Rôle et fonctionnement de la

Fédération Française de Généalogie

Par Yvon AUPIED,

Membre du CGBAPB et actuel administrateur du collège C

La Fédération Française de Généalogie (FFG) qui fêtera ses 50 ans en 2018 vient d’être reconnue d’utilité publique au mois d’avril 2017.

Cette décision consacre la reconnaissance au plus haut niveau par les pouvoirs publics du « rôle national de la Fédération dans la coordination et la promotion des activités généalogiques et annexes, la représentation de ses membres auprès des pouvoirs publics, des organismes étrangers analogues ou des instances nationales ou internationales, la mise en œuvre d'actions ou de réalisations d'intérêt général, un rôle de conseil, d'information, de défense et d'assistance, tant pour ses membres que pour la généalogie en général ».

Ses fondateurs ont non seulement participé à l’implantation de structures associatives généalogiques pérennes mais surtout à la coopération de celles-ci entre elles. Ils ont par ailleurs favorisé la création d’une presse spécialisée.

L’organisation actuelle fédère un peu plus de 150 cercles. Ceux-ci élisent un conseil d’administration tous les trois ans, soit sur une base géographique (les Unions Régionales), soit au sein de collèges spécialisés (par exemple les cercles issus du milieu professionnel), soit directement au sein du collège C (le CGBAPB fait partie du collège C).

Le conseil d’administration a les pouvoirs les plus étendus pour agir au nom de la fédération, notamment :

-        délègue au bureau (qu’il élit parmi les administrateurs), les pouvoirs nécessaires à la gestion au quotidien,

-        vote le budget, arrête les comptes présentés aux Assemblées générales,

-        désigne les membres des sept commissions dont l’action est essentielle à la vie de notre réseau associatif.

La commission Juridique aide les présidents de cercles dans leurs décisions. Ainsi en 2012, la CNIL est intervenue dans les modalités de publications de relevés (qui sont des données à caractère personnel ayant un traitement automatisé) au nom du respect de la vie privée. Il est évident que l’on ne peut faire de la généalogie sur des relevés nominatifs qui seraient rendus anonymes ! La FFG a ainsi proposé de débattre de cette question avec les parties prenantes (CNIL, archivistes, généalogistes) pour trouver les solutions les moins pénalisantes.

La commission École propose par exemple le Brevet de jeune généalogiste et des outils pédagogiques aux enseignants.

La commission Héraldique conseille les cercles pour éviter les usurpations volontaires ou involontaires ;

Les autres commissions sont celles de la Communication, des Congrès (nationaux : Le Havre en septembre 2017 et internationaux : la FFG organise le prochain en 2018), de la Formation, et surtout celle du Web.

En quinze ans, la façon de faire de la généalogie a été bouleversée par les nouveaux moyens de communication, l’internet, le web. Ces technologies ont aboli les distances grâce à :

-        la mise en ligne par les Archives Départementales de l’État civil,

-        les média sociaux (forum, questions réponses,),

-        le travail collaboratif, l’enrichissement perpétuel des recherches.

Mais, il y a un point noir : le travail du généalogiste se fait de plus en plus de manière individuelle ;

Plus besoin de se déplacer dans les associations pour y trouver de l’aide et des conseils

Plus besoin de faire des relevés pour la satisfaction de tous.

Et pourtant !

« C’est formidable internet ; y a tout ; On ne sait ce qu’on cherche et on trouve tout ce qu’on ne cherche pas » dit l’humoriste Anne Roumanoff.

Cela va créer de nouveaux besoins. Comment les associations peuvent-elles aider les néophytes pour partir à l’aventure de la toile ?                                                                                                                        

Il convient d’envisager des soutiens personnalisés car il y a plusieurs publics ; et ces publics ne connaissent ni les outils et méthodes indispensables, ni les termes anciens source de contresens, ni bien souvent le territoire de leurs ancêtres, et donc le cercle généalogique concerné.

Mais le cadre législatif évolue aussi. Afin de simplifier la réutilisation des données publiques, le Parlement a voté deux lois sur la gratuité et les modalités de réutilisation des informations du secteur public (loi Valter) et pour une « république numérique » (loi Lemaire). Ces lois ont des conséquences inattendues : elles offrent la possibilité à toute personne de réutiliser les données sans en informer le service producteur.

On pourrait également citer la suppression du deuxième exemplaire du registre de l’État-civil remplacé par une copie électronique qui pose la question de l’authenticité de l’acte. Là encore la FFG a interpellé les instances nationales concernées.

Il est évident que la FFG avec les associations fédérées ont un défi à relever. C’est ce qui a été rappelé récemment : «le modèle jusque-là en place est à ce point remis en cause qu’il nous faut partager un état des lieux () puis dessiner un nouveau projet () de nouveaux moyens communs».

L’anniversaire des 50 ans de la FFG est l’occasion de renforcer le secteur associatif auquel nous appartenons tous.

[source : le site de la FFG et son blog : www.genefede.eu]

http://www.genefede.eu/

  
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