Quelles sont les causes psychologiques et physiologiques du rire

    Le rire est alimenté par des causes psychologiques. Le déclenchement du rire est différent d'un homme à un autre, et est influencé par son vécu, ses expériences personnelles ou encore sa culture.

    On rit douze fois moins lorsqu'on est seul qu'en présence d'autres personnes, ce qui prouve donc que le rire a un rôle social. En effet, les circonstances engendrant le rire sont très proches de celles favorisant la parole. On déduit de tout cela que le rire est un signal social et qu'il à tendance à rapprocher les gens.
    Le rire, tout comme les pleurs, semble se transmettre entre les personnes. Selon un neurologiste américain spécialiste mondial du rire (Robert Provine), le fou rire ne serait qu’une forme de mimétisme mettant en jeu deux circuits de neurones : l’un détecte le rire dans l’entourage, l’autre le produit. Ce phénomène s'appliquer également pour le bâillement.
    Un phénomène très répandu s'appelle le rire contagieux : lorsqu'on entend quelqu'un rire, on est poussé à rire avec celui-ci pour entrer en contact. Cette réaction involontaire permet la levée de nombreuses barrières sociales et humaines.
    En 1962, une étrange épidémie se déclara dans un collège religieux pour jeunes filles en Tanzanie. En quelques semaines, des fous rires à répétition se succédèrent au fil des jours chez les jeunes filles et duraient parfois jusqu’à deux semaines d’affilée. Le collège dû fermer ses portes et les jeunes filles arrivées chez elles contaminèrent leurs familles, ce qui répandit le fou rire à plusieurs villages alentours. Pendant 2 ans et demi, 14 écoles furent atteintes et il aura fallu mettre les villages contaminés en quarantaine pour stopper l’épidémie… Comme aucune cause toxique n’a pu être mise en évidence, on en conclut que la cause devait être psychologique, déclenchée par un mécanisme de synchronisme social.
    Les blagues ont été crées dans un seul but : faire rire ceux qui les écoutent. Les blagues se divisent en deux groupes :
    - l
es blagues cognitives, qui font appel au raisonnement et à la réflexion. Celles-ci stimulent la région du cerveau qui s'occupe du décryptage du langage.
    - l
es blagues phonétiques, qui sont rattachées aux sons. Celles-ci stimulent la région du cerveau qui analyse les sons.
    En conclusion, chaque type de blague est traité différemment par le cerveau.

                                    

    Les causes physiologiques se rapportent quant à elle aux fonctionnements physiques de l'organisme, c'est à dire que le rire est déclenché sans avoir besoin d'un raisonnement intellectuel. Le rire est déclenché de façon immédiate et sans pour autant être voulu ou pensé.
    Le chatouillement est la plus ancienne façon de déclencher le rire, c'est une forme de communication primitive. Il déclenche le rire, non pas lors du contact corporel, mais à cause de l'effet de surprise. Les chatouilles sont dues à une réponse sensorielle envoyée au cerveau et provoquée par un contact avec la peau. Il n'y a aucun signal social lors d'un rire provoqué par ce moyen.
    Une étude faite en 1997, à l'Université de Californie, montra que le rire lors de chatouilles était un réflexe et non pas un acte social. En effet, des patients ayant les yeux bandés ont été chatouillés soit par un homme soit par un robot, en étant préalablement informés de l'origine de chacune des stimulations. En réalité l'ensemble des chatouilles ont été réalisées par un assistant caché sous la table. Pourtant, malgré cela, ils ne purent, dans tous les cas, résister aux stimulations.
Les chatouilles à la plante des pieds peuvent être un véritable supplice pour les personnes y étant sensibles. Elles peuvent être pratiquées à l'aide des doigts ou bien d'objets tel une plume, un pinceau, une brosse qui seront destinés à caresser la plante des pieds de la victime. D'ailleurs un supplice autrefois consistait à faire lécher la plante des pieds enduites de sel par une chèvre afin de faire parler le ou la supplicié(e). La plupart des personnes ne résistent pas en subissant un tel traitement et supplient très rapidement... Dans les dessins animés, on retrouve souvent cette pratique afin de faire parler les victimes.
    20% des garçons seraient chatouilleux à la plante des pieds contre 90% des filles. De plus, lorsque les chatouilles se prolongent, il peut y avoir apparition de maux de ventre ou d'une envie pressante d'uriner dans le pire des cas.
Cependant, tentez de vous chatouiller vous-même, vous n'aurez évidemment pas le même résultat que si un ami vous chatouille : sourire, rire ou fou rire, incapacitant plus ou moins selon la sensibilité. On en déduit donc qu'il faut procéder par surprise pour que les chatouilles fassent leur effet.


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