Comment le rire fonctionne-t-il ?

A - Un peu de vocabulaire

    Tout d'abord, il est important de savoir que le cerveau humain se divise en deux hémisphères avec :

          - d'un côté l'hémisphère droit, contrôlant principalement les activités musicales et artistiques.

    - de l'autre, l'hémisphère gauche, possédant les facultés de logique et d'analyse.


    Le système limbique est un groupe de noyaux (se trouvant dans la partie inférieure du prosencéphale) qui régule les émotions et le comportement humain.

    Le prosencéphale est une partie du cerveau particulièrement développée chez l'homme. Siège de plusieurs habiletés spécifiques aux humains. Elles sont liées à la mémoire, à la planification, à la déduction et à la fabrication.

    L'hypothalamus est le noyau de neurones situé à la base du cerveau. Il s'occupe de nombreuses fonctions vitales telles que la soif, la faim, le sommeil, etc... Il est en connexion avec le système limbique et aussi avec les centres végétatifs.

    Le système nerveux autonome peut modifier la fonction d'un organe de façon importante et soudaine. Grâce aux centres végétatifs, il gère les systèmes nerveux sympathique et parasympathique.

    Les systèmes nerveux sympathique et parasympathique interviennent dans la régulation générale du corps et font partie du système nerveux autonome. La partie parasympathique favorise le ralentissement corporel et l'économie d'énergie, alors que la partie sympathique met l'individu en état d'alerte et augmente les dépenses d'énergie. On peut dire qu'elle excite notre corps.


B - Dans le cerveau

    Notre cerveau capte, grâce à nos organes sensitifs, un stimulus (un son, une image etc...) qui, à terme, enclenche le rire. Dans tous les cas, les aires sensorielles de notre cerveau analysent le signal électrique qui est ensuite renvoyé vers le centre cortical situé dans le lobe pré-frontal. Cette zone choisit l'intensité du comportement face à des situations de contacts humain. Elle transfère l'information au système limbique qui mettra le comportement en action.
    Pour le rire, suivant l'intensité du signal envoyé par le lobe pré-frontal, le système limbique déclenchera un rire étouffé ou un fou rire. De plus, le système limbique a la capacité de déconnecter le cortex qui s'occupe de notre conscience. C'est pourquoi certains rires sont incontrôlés et inexpliqués.
Néanmoins, le système limbique ne fait que décider de l'action, il ne lui reste plus qu'à envoyer l'information aux muscles de notre corps pour que ceux-ci effectuent ce qu'on leur demande.




C - Les répercussions :

    - sur les muscles :

    Le système limbique, qui élabore l'intensité du rire, envoie un signal spécifique aux aires motrices du cortex cérébral reliées au mouvement.
Dans un premier temps, les aires motrices communiquent avec les centres de la respiration situés dans le tronc cérébral. Ceux-ci envoient des influx nerveux aux muscles intercostaux et au diaphragme, qui sont responsables de la respiration. Sous l'effet des muscles de la respiration, les épaules sont secouées et les autres zones musculaires se détendent.
    De plus, les aires motrices du cortex cérébral envoient des signaux vers plusieurs autres muscles. Ces signaux passent par le tronc cérébral et le cervelet avant d'être envoyés aux muscles concernés. En outre, le rire déclenche le jeu d'un grand nombre de muscles dits striés. Les petits muscles du visage, les muscles du visage, du larynx, de l'abdomen ainsi que les muscles des membres antérieurs et postérieurs sont stimulés.
Les muscles du visage créent l'expression rieuse. Les muscles des mâchoires sont relâchés. Le rire libère les muscles du larynx, la tête se balance, les mains s'ouvrent et les jambes se relaxent : tout le corps fini par se détendre.



    - sur le cerveau :

    Entretemps, le système limbique communique aussi avec l'hypothalamus lors du rire. Avec le système nerveux autonome, ceux-ci travaillent ensemble afin de modifier les fonctions de régulations.
    Le signal nerveux part de l'hypothalamus, passe dans le système nerveux autonome (et plus particulièrement dans les centres végétatifs) et atteint les organes ciblés au travers des systèmes sympathique et parasympathique.
Le rythme cardiaque augmente en premier lieu puis il ralentit rapidement et pendant longtemps. La pression artérielle diminue car les muscles des artères se dilatent à cause du rire. Les bronches peuvent s'ouvrir davantage, ce qui augmente la ventilation pulmonaire.
Parfois, le rire peut entraîner la production de larmes et occasionner certaines surprises, car il contracte la vessie et relâche le sphincter anal.



    - sur la biochimie :

    Comme dit précédemment, le rythme cardiaque augmente puis ralentit rapidement. Ceci est dû à la libération d'hormones par les glandes surrénales. Dans ces hormones, il y a majoritairement de l'adrénaline qui augmente l'activité de l'organisme. L'activité du corps est accompagnée par une libération accentuée du glucose. C'est pourquoi, dans un premier temps, le coeur accélère en même temps que la pression artérielle.
En effet, notre organisme subit une double excitation : une hormonale avec l'adrénaline et une autre électrique, grâce au système nerveux sympathique. Le rire est donc un phénomène amplificateur dans notre corps.

    Au final, le système limbique agit sur l'hypothalamus ce qui entraîne, à terme, la sécrétions d'endorphines. Les cellules endocrines sont stimulées et la production d'endorphines est décuplée. Celles-ci sont mises en circulation dans le système sanguin lorsque l'adrénaline a fini d'être dégradée. Elles ont un effet analgésiques et elles ralentissent la respiration en plus de provoquer un sentiment de bien-être.


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