Cour des comptes - Finances public- Rapport sur les universités

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Imaginez que vous tenez dans la main un euro, fruit de votre labeur et destiné à satisfaire vos prochains désirs. Manipulez-le ; puis posez cet euro privé et remplacez-le par un euro qu’un comptable du Trésor aura accepté de vous prêter pour un bref instant. Soupesez cet euro public. Il est lesté des efforts de ceux qui l’ont gagné, et de leur déception d’avoir été privés d’en jouir. Il est encore alourdi de la servitude qui le grève : ne servir d’autre maître que l’intérêt collectif. Vous prenez alors conscience d’un fait d’apparence paradoxale : un euro public pèse plus lourd qu’un euro privé.
L’euro public possède une autre caractéristique. Nul ne le détient pour en disposer au gré de sa fantaisie. Un euro public n’a pas de propriétaire, il n’a que des gérants. Et tout gérant doit rendre compte à son commettant. C’est pourquoi, aussi loin qu’on remonte dans le temps, le maniement des deniers publics s’accompagne de comptes, qui gardent la trace des opérations effectuées.

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florent tetard,
15 févr. 2011 11:51
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florent tetard,
15 févr. 2011 12:19
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florent tetard,
15 févr. 2011 12:45
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