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La meilleure façon d'anticiper, c'est de pratiquer un traitement de désinfection légionellose


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Légionellose. Cas mortel isolé au centre René-Gauducheau à Saint-Herblain

Santé mardi 10 janvier 2012
  • Le plus souvent, on contracte la légionellose au contact d’eau contaminée via les douches.

    Le plus souvent, on contracte la légionellose au contact d’eau contaminée via les douches.

    Une femme de 81 ans, hospitalisée au centre de lutte contre le cancer René-Gauducheau, près de Nantes, est décédée le vendredi 6 janvier, sans doute des suites de la légionellose. Il s’agit d’un cas isolé. Après avoir subi une intervention chirurgicale lourde mi-décembre à Saint-Herblain, elle a été accueillie à Pontchâteau au Bodio, un centre de soins de suite et de réadaptation.

Quelques jours plus tard, souffrant notamment d’une forte fièvre puis d’une infection respiratoire, elle a été de nouveau admise au centre Gauducheau. Le 5 janvier, les analyses révélaient chez elle la présence de légionelles. L’Agence régionale de santé procède actuellement à des enquêtes dans les lieux de santé fréquentés par la patiente pour tenter de découvrir la source de contamination. Des mesures de protection ont été mises en place dans les établissements concernés.

La légionellose peut se développer en respirant des légionelles contenues dans des micro-goutelettes d’eau contaminée via les douches et les tours aéroréfrigérantes. La légionellose n’est pas une maladie contagieuse.

 

 


Légionellose à l'hôpital de Sarlat : Amendes et prison pour l'ex-directeur.
LE PARISIEN.fr -
Publié le 14.09.2011

La cour d'appel de Bordeaux a condamné mardi à trois mois de prison avec sursis et 2.000 euros d'amende l'ancien directeur de l'hôpital de Sarlat (Dordogne) où un patient atteint de légionellose était décédé en 2002, a-t-on appris mercredi auprès de la cour. Pour sa part, l'hôpital devra payer 12.000 euros d'amende. En première instance, le directeur de l'hôpital, Jacques Romon, l'établissement hospitalier ainsi que les sous-traitants avaient été acquittés mais deux parties civiles ainsi que le parquet avaient fait appel de ce jugement.
L'origine de la contamination, qui avait fait un mort et atteint quinze autres personnes, était liée à un mauvais nettoyage d'eau stagnante dans la canalisation de la tour réfrigérante du bloc opératoire.
La légionellose est une maladie provoquée par une bactérie qui vit en milieu humide et se caractérise par une forte fièvre et une infection pulmonaire.

 


La légionellose se répand et les spécialistes s’interrogent

Les sources de contaminations restent difficiles à définir /Photo d’illustration MAXPPP

Les sources de contaminations restent difficiles à définir /Photo d’illustration MAXPPP
Publié le 07/09/2011 LE PROGRES.fr

Santé. Cette maladie, qui connaît un pic l’été, a fortement progressé en 2010 surtout dans l’est de la France. Sans que le centre national de référence, basé à Lyon, comprenne pourquoi…
 

Traditionnellement, c’est en août et en septembre, au retour des vacances, que les cas de légionellose sont les plus nombreux. Mais la bactérie, qui aime les eaux tièdes et les milieux humides, garde bien des mystères, et sa brusque poussée l’an passé suscite de nombreuses questions.

Alors que le nombre de cas déclarés était tombé de 1 527 en 2005 à 1 206 en 2009, il est en effet remonté à 1 540 cas l’année dernière (+28 %), selon l’Institut de veille sanitaire (Invs). Et c’est l’Est de la France qui a été le plus touché avec 6,2 cas pour 100 000 habitants en Franche-Comté, 4,1 en Auvergne et 3,8 en Rhône-Alpes pour seulement 0,6 malade sur 100 000 chez les Bretons !

« C’est très étonnant que cela monte tout d’un coup », commente Sophie Jarraud, co-directeur du Centre national de référence (CNR) des légionelles, basé à Lyon. Est-ce que des disparités de diagnostic — avec des médecins plus ou moins sensibilisés à la maladie — se cachent derrière ces disparités d’incidence ? C’est la question à laquelle doit répondre à la fin de l’année une enquête menée par l’Invs.

Mais ce n’est pas la seule énigme à résoudre pour les chercheurs. Pourquoi est-ce en janvier que l’on a enregistré la plus forte hausse (+117 %) et non en août-septembre (+73 %) ? « Il y a peut-être une co-infection virale avec la grippe ou un autre virus. Mais ce n’est pas du tout prouvé », commente Sophie Jarraud. En l’absence totale de cas groupés en 2010, les chercheurs se perdent aussi en spéculations sur les sources de contamination. À la fin des années 90 et jusqu’au milieu des années 2000, la plupart des épidémies avaient pour origine des tours réfrigérées — comme la première identifiée en 1977 aux États-Unis lors d’un congrès de légionnaires. Mais depuis, la réglementation, la prévention et les contrôles se sont accrus. Dans le Rhône, ces tours ont été soupçonnées mais finalement aucun coupable n’a été identifié lors des deux dernières épidémies — une trentaine de cas au printemps 2005 et une dizaine en août 2008. Les climatiseurs individuels, boostés par la canicule de 2003, ne seraient pas des appareils à risque, selon le CNR. L’augmentation des courts voyages sous l’effet RTT, l’engouement pour les spas à domicile et les cures thermales ou, dans un autre registre, l’accroissement de la prise en charge des apnées du sommeil avec des appareils à pression positive continue jouent-ils un rôle important dans cette hausse ? Toutes ces hypothèses doivent être étudiées et vérifiées, face à l’échec du plan français qui prévoyait une baisse de 50 % de l’incidence de la légionellose entre 2004 et 2008.

Sylvie Montaron

Légionellose : une femme hospitalisée dans un état grave à Limoges
(AFP) – 30 août 2011

LIMOGES — Un cas de légionellose a été déclaré en Haute-Vienne où une patiente de 52 ans est hospitalisée dans un état grave au CHU de Limoges, a-t-on appris mardi auprès de la préfecture et de l'agence régionale de santé (ARS) du Limousin.

La patiente, originaire de Limoges, est en réanimation "dans un état grave", a indiqué Jean Jaouen, directeur de la santé publique à l'ARS.

Elle aurait manifesté les premiers symptômes entre le 20 et le 24 août.

"Selon l'ARS, il s'agit d'un cas isolé qui, s'il est grave, ne nécessite pas l'activation d'une cellule particulière par les services de l'Etat. Une contamination collective serait bien plus préoccupante", a estimé Philippe Jallet, du cabinet du préfet.

"Il s'agit d'un cas à comptabiliser parmi la dizaine de cas sporadiques qui se déclarent chaque année en Haute-Vienne. Le temps d'incubation maximum étant de quatorze jours, s'il y avait eu une contamination collective d'autres malades auraient été admis à l?hôpital", a poursuivi M. Jaouen, expliquant que les services de l'ARS allaient "enquêter dans l'environnement immédiat de cette patiente afin d'établir la source de sa contamination", pour l'heure inconnue.

En février, un cas de légionellose avait été déclaré à Limoges où des légionelles avaient été retrouvées dans le réseau d'eau chaude approvisionnant les douches de la patinoire de la ville.

La légionelle, qui s'attrape par voies respiratoires, survit et se développe dans l'eau de condensation des systèmes de climatisation et dans l'eau chaude, entre 37 et 50°. Chaque année, sur les 2.000 cas recensés en France, environ 15% des patients décèdent.


Albi. La légionellose est sous contrôle
Publié le 18/08/2011 07:40 | R.R

hôpital
À la suite de la découverte d'un cas de légionellose (lire l'édition du 10 août) touchant une patiente du service long séjour du centre hospitalier, des prélèvements avaient été effectués dans la foulée sur les circuits d'eaux froide et chaude. Les résultats sont désormais connus. « Ils sont curieux, estime Marie Gabrielle Vaissière, directrice-adjointe de l'hôpital, car ils font apparaître une colonie de bactéries dans le circuit d'eau froide, alors qu'en général c'est dans l'eau chaude que cette bactérie se développe ». Fort de ce constat, des mesures radicales ont été prises par la direction du centre hospitalier.

Purge des circuits
« Les douches sont interdites et celles, collectives, qui sont utilisées sont équipées de filtre, les lavabos des patients qui se lavent seuls également, ajoute la directrice-adjointe qui tient aussi à préciser que, le bâtiment touché est celui qui abrite les patients du long et moyen séjour. Paradoxalement la partie réservée aux internes n'est pas contaminée ».

Autre mesure radicale : la purge des circuits. La vidange de l'eau froide a été effectuée mardi 11 août. De l'eau fortement chlorée a été injectée dans le circuit et maintenue en l'état pendant 12 heures avec interdiction d'ouvrir les robinets. Une opération similaire a concerné le circuit d'eau chaude hier soir. « On aurait pu s'abstenir de purger le circuit d'eau chaude puisqu'aucune bactérie n'y a été détectée, mais on ne veut prendre aucun risque, poursuit Marie-Gabrielle Vaissière. Et pour un meilleur confort des patients, eu égard au goût javellisé de l'eau courante, des bouteilles d'eau minérale leur ont été fournies. Aujurd'hui, de nouveaux prélèvements d'eau dans les différents circuits sont prévus avec des résultats attendus pour mercredi 24 août.

Quant à la patiente qui avait contracté la maladie, elle va nettement mieux et a pu réintégrer sa chambre. Enfin, les médecins redoublent de vigilance lorsque l'un de leurs patients montre des signes annonciateurs de la légionellose.


Côte-d'Or : 3 cas de légionellose
Par M.B avec BP - Publié le 12/08/2011 | 17:55
Des contrôles sont effectués régulièrement sur les installations pour prévenir l'apparition de legionellose

   Des contrôles sont effectués régulièrement sur les
   installations pour prévenir l'apparition de legionellose

Les services de santé du département tentent de trouver, dans chaque cas, l'origine de l'infection
3 personnes sont atteintes de légionellose dans le département, dont l’une a été plongée dans un coma artificiel. Une enquête est en cours pour déterminer l’origine de la bactérie mais c’est une tâche difficile et qui n’aboutit pas toujours. La France compte 1.500 cas de légionellose depuis le début de l’année, la Côte-d’Or 10 cas.

La légionellose est une maladie soumise à déclaration aux autorités sanitaires. Qui doivent mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour tenter de savoir d’où vient cette infection. C’est ce que font actuellement le service Santé Environnement de l’ARS (agence régionale d’hospitalisation).

Les legionella sont des bactéries qui se développent dans les milieux humides. Tous les lieux dans lesquels il y a de l’eau sont donc en cours de contrôle dans les endroits où ont été les 3 malades dans les 15 derniers jours. Les douches, les systèmes de climatisation de leurs maisons mais également des lieux que les malades ont pu fréquenter dans cette période.

Les lieux qui reçoivent du public, comme les hôtels, sont soumis à une réglementation stricte pour prévenir les risques (par exemple l’eau dans les ballons est chauffée à 70° sachant que les legionella ne supportent pas les températures au-delà de 60°). Par ailleurs, des contrôles sont effectués deux fois par an sur les installations et des prélèvements faits.


La légionellose fait son retour en 2010
lequotidiendumedecin.fr 19/07/2011

Alors que le taux d’incidence de la légionellose diminuait régulièrement ces 4 dernières années, 2010 signe une recrudescence importante, de l’ordre de 28 %, du nombre de cas (1 540). L’Institut de veille sanitaire*, dans le « Bulletin épidémiologique hebdomadaire » (19 juillet), appelle les acteurs à rester sensibilisés, les sources de contamination restant méconnues.

En 2004, les autorités gouvernementales ont mis en place un plan de prévention des légionelloses pour endiguer l’augmentation continue de la maladie infectieuse depuis 1997. Succès : le nombre de cas n’a cessé de baisser jusqu’en 2010, où l’InVS observe une inversion de tendance inquiétante : 1 540 cas ont été répertoriés, sur la base des données de la déclaration obligatoire recueillies par les agences régionales de santé (ARS). C’est une augmentation de 28 % après une diminution de 21 % entre 2005 et 2009. Le taux d’incidence, de 2,4 pour 100 000 habitants, est même revenu au niveau de 2005.

Si l’interprétation de cette brutale explosion est difficile, l’InVS note la stabilité des caractéristiques des cas ainsi que des personnes atteintes au cours de la période 2005-2010. Ainsi, le gradient Ouest-Est s’est accentué, avec une forte augmentation dans l’Est (en particulier dans les régions Franche-Comté et Alsace, avec des incidences respectives de 6,2 et 5,4 pour 100 000). Les malades restent des personnes vulnérables : l’âge médian des cas est de 62 ans et celui des cas décédés de 72 ans. L’incidence est proportionnelle au vieillissement (elle est de 7,4 pour 100 000 chez les plus de 80 ans). La légionellose a par ailleurs touché 369 femmes et 1 171 hommes.

Trois quarts (74 %) des cas présentent au moins un facteur de risque connu, au premier rang desquels le tabagisme (pour 43 % d’entre eux), le diabète (18 %), une hémopathie, un cancer, ou une immunosuppression. La létalité stagne autour de 11,7 % (159 décès), comme les autres années.
                                                                                                                                                                                                                            COLINE GARRÉ


Légionellose : hausse de 28% du nombre de cas en 2010

 RelaxNews le mardi 19 juillet 2011 à 00:00:01
Légionellose : hausse de 28% du nombre de cas en 2010- Après une baisse constante du nombre de cas entre 2005 et 2009, la légionellose a repris du terrain en France en 2010 avec une augmentation de 28% du nombre de patients malades par rapport à l'année précédente. Selon le dernier Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de l'Institut de veille sanitaire (InVS), publié mardi 19 juillet, 1.540 cas ont été enregistrés pour la seule année 2010, soit une incidence nationale de 2,4 cas pour 100.000 habitants.

Selon l'étude publiée par l'InVS, le nombre de cas de légionellose, maladie respiratoire provoquée par une bactérie, a progressé de 28% en 2010 après avoir reculé de 21% entre 2005 et 2009. Cette hausse a notamment été marquée en janvier 2010 (+117%), ainsi qu'en août et septembre (+73%) par rapport aux même mois de l'année précédente.
Certaines régions ont tout particulièrement été touchées par la légionellose l'année dernière. Il s'agit de la Franche-Comté (6,2 cas pour 100.000 habitants) et de l'Alsace (5,4 cas pour 100.000 habitants). D'une façon générale, la maladie a été beaucoup plus présente dans les régions de l'Est de la France que sur le reste du territoire français.
Les patients atteints par la légionellose avaient généralement au moins un facteur de risque connu (74% des cas). Les plus courants étaient le tabagisme (667 cas), le diabète (284 cas), un cancer (161 cas) ou encore une immunosuppression (136 cas).
"L'augmentation importante du nombre de cas observée en 2010 pose de nombreuses questions quant à notre connaissance de la légionellose. Pour mieux comprendre la dynamique de l'incidence de cette maladie et l'ensemble de ses déterminants, il est primordial que des recherches soient lancées pour contribuer à la définition de nouvelles stratégies de prévention et de contrôle des installations à risque", concluent les auteurs de l'étude.

La piscine d'Ath sera encore fermée une semaine à cause de la légionellose
vendredi 20 mai 2011 à 10h38
(Belga) A la suite d'un taux trop élevé en légionelles, la piscine d'Ath est fermée depuis mardi. Les résultats du laboratoire ne sont pas attendus avant dix jours.

Toute la semaine prochaine, la piscine communale d'Ath sera encore inaccessible au public. Le bassin a été fermé mardi dernier à la suite d'une concentration trop importante de légionelles dans les installations de douches. Alors que le taux d'UCF, unité formant des colonies, doit être inférieur à 1.000, il était de 2.600 lors du dernier contrôle. "Des prélèvements ont été opérés mardi dernier et envoyés à Mons au département "environnement et piscines" du laboratoire "Hainaut vigilance sanitaire". Ce matin, j'ai appelé le responsable de ce laboratoire afin de connaître les résultats. On m'a précisé qu'il fallait dix jours à dater du prélèvement avant de connaître les résultats. Cela nous conduit à la fin de la semaine prochaine", a expliqué vendredi matin, Patrice Mathys, le gestionnaire de la piscine. La piscine étant intégrée dans un hall sportif. "Il n'y a aucun problème pour la pratique des autres sports, d'autant qu'il n'y a pas de douches dans le bloc omnisports. Les causes de la présence de légionelles sont probablement liées à la vétusté de l'installation qui remonte aux années '70", précise encore M. Mathys. Lorsque la concentration de légionelles est trop importante, cette bactérie peut provoquer des pneumonies ou la maladie de la légionellose.

(OSN)Les établissements français déclarent la guerre aux légionelles

Rédaction le 2/07/10 dans la catégorie Santé. Surveiller les réactions RSS 2.0. Les réactions sont closes.

Depuis hier, 1er juillet, en application d'un arrêté du 1er février 2010, les établissements de santé français, ainsi que les établissements recevant du public auront l'obligation de renforcer leur prévention contre la légionellose.

En application d'un arrêté du 1er février 2010, les établissement de santé ainsi que ceux accueillant du public devront mesurer au moins une fois par an la présence de légionelles dans leurs installations d'eau sanitaire à usage collectif. Il s'agit de vérifier que le taux de légionelles reste inférieur au seuil de danger pour l'homme, soit 1.000 ufc par litre. Pour les établissements de santé, en raison de la fragilité des occupants, les mesures sont plus strictes et le taux doit être inférieur au seuil de détection.

Des échantillons seront donc prélevés et analysés sur des points d'usage à risque et envoyés vers des laboratoires agréés. Les légionelles aiment s'installer dans les circuit sanitaire d'eau chaude, ou encore les circuits de climatisation. L'inhalation de vapeur ou de gouttelettes d'eau contenant la bactérie peut alors provoquer la légionellose, maladies des voies respiratoires.

En cas de détection de la bactérie dans des concentrations trop importantes dans les échantillons prélevés, la direction de l'établissement devra donc impérativement prendre toutes les mesures nécessaires à la diminution de ce taux. Dans cette optique, le Centre d'information du cuivre recommande l'utilisation de ce matériau qui limiterait l'apparition de la légionelle.


Jaccuzi et spa : attention à la légionellose
Par Lucile - 02 juillet 2010

La fréquentation croissante des bains à remous (jacuzzis) à usage public ou collectif inquiète la direction générale de la santé, qui vient d'annoncer la survenue de plusieurs clusters de cas de légionellose reliés à ce type d'activité.

« Les spas constituent des installations à risque dont l'écologie bactérienne est fortement évolutive en fonction notamment de la qualité de la maintenance, du renouvellement et de la désinfection de l'eau. », relève le communiqué. D'autres facteurs de prolifération bactérienne sont aussi évoqués, comme le maintien de l'eau à une température comprise entre 30 et 40°, qui favorise l'évaporation partielle du chlore, l'apport de matières organiques lié à la fréquentation, l'hygiène des usagers, souvent insuffisante...

Les pathologies possiblement liées aux spas sont nombreuses et on peut citer les infections cutanées (folliculite notamment chez les enfants et les jeunes adultes), les infections ORL (otite externe), les infections génito-urinaires, les infections respiratoires (légionellose), voire gastro-intestinales. Il convient de rappeler que les infections à légionelles se font par l’inhalation de microgouttelettes d’eau contaminée, aussi les risques sanitaires ne concernent pas seulement les utilisateurs des spas mais également les personnes qui séjournent à proximité.

Et la direction générale de la santé de rappeler que les spas à usage public ou collectif sont soumis à la réglementation et au contrôle des piscines. Vérifiez avant de plonger !
 

Légionellose à l'hôpital de Sarlat : amendes et prison avec sursis requises

(AFP) – Juin 2010

BERGERAC — Dix-huit mois de prison avec sursis et 20.000 euros d'amende ont été requis lundi par le tribunal correctionnel de Bergerac (Dordogne) contre l'ancien directeur de l'hôpital de Sarlat, où un patient atteint de légionellose était décédé en 2002.

L'ex-directeur de l'établissement, Jacques Romon, était poursuivi pour homicide
et blessures involontaires par violation manifestement délibérée d'une obligation
de sécurité ou de prudence.

Une peine de 18 mois avec sursis, 5.000 euros d'amendes et 15 fois 1.000 euros
de dommages et intérêts a également été requise à l'encontre du responsable local
de la société chargée de l'entretien des tours réfrigérantes.

Une amende de 100.000 euros assortie de 15 fois 1.000 euros de dommages et
intérêts a été réclamée par le procureur à l'encontre de la société Suez Energie
Services, alors que 100.000 euros d'amendes ont été requis contre l'hôpital de Sarlat.

Le jugement a été mis en délibéré au 19 octobre.

Selon les experts qui ont témoigné devant le tribunal correctionnel, l'origine de la                        Une laborantine présente des particules de légionelle
contamination, qui avait fait un mort et quinze malades, était liée à un mauvais                       
nettoyage d'eau stagnante dans la canalisation de la tour réfrigérante du bloc
opératoire.

En juillet 2004, la DDASS avait identifiée 35 cas de légionellose, dont 27 avérés.

La légionellose est une maladie provoquée par une bactérie qui vit en milieu humide
et se caractérise par une forte fièvre et une infection pulmonaire.

Copyright © 2010 AFP. Tous droits réservés.

 

Des légionelles à la maison de retraite de Charny.
 
Publié le lundi 7 juin 2010 (17h24).

Un taux anormalement élevé de légionelles a été relevé le 18 mai dernier à la maison de retraite de Charny, résidence de la Vallée de l'Ouanne.

L'échantillon incriminé a été prélevé, en bout de circuit d'eau chaude, dans une salle de bain commune, « non utilisée », précise Hervé Nadot, directeur de cet établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) de 72 lits. Les légionelles prolifèrent entre 25 et 40 °C, le plus souvent dans des parties de réseau non actives.

Seuil d'alerte dépassé, eau chaude coupée

Les résultats du prélèvement dans le cadre de ce contrôle annuel n'ont été donnés que le 27 mai par le laboratoire. Ils dépassaient de dix fois le seuil d'alerte. L'eau chaude a alors immédiatement été coupée dans la maison de retraite. « Le 28, nous avons lancé un choc thermique dans le réseau en traitement curatif, explique Hervé Nadot. Conformément à la réglementation, l'eau chaude n'a été rétablie que quatre jours plus tard. Nous avons par ailleurs posé des filtres sur l'ensemble des sorties d'eau chaude de l'établissement, douches, etc. »

Depuis le 18 mai, aucun décès n'a eu lieu dans l'établissement. « Les familles, les résidants et l'équipe médicale ont été informées, assure Hervé Nadot. À ce jour, aucun symptôme d'une légionellose n'a été constaté. »

Toillette à l'eau froide, mais pas de malades

L'Agence régionale de Santé (ARS) confirme qu'aucune maladie n'a été diagnostiquée sans doute parce qu'aucun résidant n'utilisait cette douche. « Quatre autres prélèvements ont été faits le 18 mai, indique l'ARS, dont deux à des douches utilisées tous les jours. Ils étaient normaux. »

Pendant quatre jours, la toilette des résidants a tout de même été faite à l'eau froide ou à l'aide de lingettes. Selon Hervé Nadot, en poste depuis un an, aucun cas de légionelle n'aurait jamais été relevé dans l'établissement.

Un prélèvement pour vérifier l'efficacité du choc thermique doit être effectué le 14 juin. L'ARS a par ailleurs demandé un autre prélèvement trois semaines après et instauré une surveillance médicale de tous les résidants. Le temps d'incubation de la légionellose est d'environ dix jours.

Alexandre Stobinsky

 

Un cas de legionellose détecté dans la résidence Les Ifs

Publié le mardi 20 avril 2010 à 14H39

Un homme est hospitalisé depuis une semaine après avoir contracté la maladie

La bactérie a été détectée chez un habitant du bâtiment A de la résidence Les ifs dans le quartier des Esperelles.La bactérie a été détectée chez un habitant du bâtiment A de la résidence Les ifs dans le quartier des Esperelles. Photo S.R.
Depuis mardi dernier, un habitant de la résidence les Ifs, dans le quartier des Esperelles, est hospitalisé dans un état assez sérieux. Il a contracté une légionellose, une maladie infectieuse due à une bactérie d'origine hydrique assez courante et connue pour se développer dans les eaux stagnantes insuffisamment chauffées. Habituellement, la legionella ne pose pas de problème. Surtout lorsque l'on est en bonne santé. Mais pour les personnes âgées, les nourrissons, les personnes immunodéprimées ou les gros fumeurs, la bactérie peut poser de graves problèmes de santé. "Les symptômes ressemblent à ceux de la grippe, explique le Dr Duponchel, médecin-inspecteur de la santé publique à la délégation territoriale de l'Agence régionale de santé (ex-DDass). La personne atteinte a de la fièvre, de la toux, des syndromes intestinaux. Souvent, le premier diagnostic du médecin est orienté vers une grippe. Mais en cas d'absence de guérison au bout de quelques jours, l'hypothèse d'une légionellose doit alors être évoquée". Le problème c'est, qu'entre-temps, la bactérie suit son chemin. Et peut devenir mortelle "dans 10 à 20% des cas si le traitement antibiotique adéquat n'est pas délivré à temps", poursuit le médecin.

Et si le patient parvient à être traité, il s'agit également de déterminer comment cette bactérie "présente partout" parvient à se développer de façon anormale. L'ARS a, ainsi, demandé au gestionnaire de la copropriété de prévenir les résidents et d'effectuer des mesures sur les eaux chauffées de la résidence. "Nous avons fait appel à une société d'expertise spécialisée, confirme le cabinet Lieutaud, son syndic. Des prélèvements ont été effectués en fin de semaine et il faut dix jours pour obtenir les résultats". Viendra, ensuite, le temps de rechercher la cause de cette contamination. "Elle peut être multiple: du tartre, le dysfonctionnement d'une chaudière, un coude dans une canalisation…, conclut le Dr Duponchel. Elle peut, aussi, provenir d'un autre endroit que de l'habitation d'où l'intérêt de croiser de nombreuses données pour tenter de déterminer son origine". En attendant, quelques conseils de prudence s'imposent. Chaque année, 20 à 40 personnes sont atteintes de légionellose dans le département.

Stéphane ROSSI (srossi@laprovence-presse.fr) / citation avec indication de l'auteur


 

 
 
 
 

 

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