Un peu d'histoire...





Quelque soit l’origine du Qi Gong pratiqué, les éléments communs sont la relation homme/nature, le développement de l'esprit, l'apaisement du coeur, le travail sur le mental. Par contre, les objectifs de chacun sont différents.

Pour les taoïstes, la pratique du Qi Gong est d’abord l’aspect médical permettant de vivre le plus longtemps possible, la notion de longévité est très forte. Ils utilisent ces techniques corporelles, respiratoires, la concentration et la visualisation, la méditation pour nourrir et développer l’énergie vitale.




Pour les bouddhistes, la pratique est principalement axée sur la méditation, afin de parvenir à la voie de la libération.

Pour les confucianistes, c’est la culture de l’esprit, utiliser ces méthodes afin de parler et de penser dans le sens de la sagesse.

Mais principalement, les deux maîtres fondateurs sont Bodhidharma (bouddhisme) et Chang San Feng (taoïsme).



Bodhidharma, moine bouddhiste originaire du sud de l’Inde, aurait créé et enseigné certains qi gong au monastère

de Shaolin (au sud de la Chine), berceau des arts martiaux chinois dits « externes ou durs ». Il a notamment créé

le très connu « Yi Jin Jing » ou « les exercices des paysans », travaillant principalement sur la colonne vertébrale,

et à l’époque en vue de renforcer la condition physique des moines.


Chang San Feng, ermite taoïste du nord de la Chine sur le mont Wu Dang, lieu de référence de la tradition taoïste,

et aussi des écoles dites « internes ou souples ». Après être passé par le monastère de Shaolin sans en avoir été

convaincu, il a rencontré un sage taoïste qui l’a pris comme disciple. Plus tard, Chang San Feng a créé les styles

internes et souples, considérant que le calme l’emporte sur l’agressivité et le souple l’emporte sur la rigidité.