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A.R.T.E.  : Atelier de Recherches sur le Trauma et ses Ecritures
Responsable et créateur du groupe : Marc Amfreville
Université Paris-Sorbonne

Lancement à la rentrée 2010, dans le cadre de V.A.L.E (VOIX ANGLOPHONES LITTERATURE ET ESTHETIQUE, Paris IV) ,  d'un groupe de réflexion sur les représentations littéraires anglo-américaines du trauma qui rassemblera enseignants-chercheurs et doctorants venus de plusieurs  universités.

Il est envisagé pour l'instant cinq rencontres annuelles, avec  présentations, lectures partagées, débats théoriques, rencontres avec praticiens (psychanalyse, psychiatrie.) qui pourront déboucher sur l'organisation de journées d'études et d'un colloque annuel.

Il s'agit de créer en France le premier séminaire de recherches sur cette question pour faire pendant aux Trauma Studies, déjà bien implantées aux Etats-Unis et qui voient peu à peu le jour en Europe (Grande-Bretagne, Espagne, Belgique, notamment) et susciter thèses et publications dans ce domaine.

Sera privilégiée la dimension d'écriture fictionnelle, et l'atelier s'attachera à repérer, présenter, analyser les textes littéraires qui mettent en scène cette figure archétypale de la blessure psychique. On entrevoit d'entrée de jeu deux directions : les traumas individuels (tels que violence et agressions ayant laissé des marques indélébiles en sont le premier modèle dans les tout premiers écrits de Freud), mais aussi tous les traumas inscrits dans les catastrophes de l'histoire (Shoah, explosion atomique, guerres,11 septembre.) Dans les deux cas, on se fixera pour but de dégager les modalités de l'inscription du trauma dans la forme littéraire.

Le trauma psychique opère lui aussi selon deux directions : une absence totale de traces mnésiques de l'événement traumatisant, ou au contraire, la hantise douloureuse par le surgissement d'images obsédantes, de cauchemars.
 
On voit d'emblée comment la littérature a pu de tous temps se pencher sur cette question, et avec les moyens qui lui sont propres : ellipse, suspens de l'information, jeu sur les signifiants, rimes, d'une part et de l'autre, obsessions, répétitions, explosions  métaphoriques, spectralité, dédoublements et même fragmentation..

Sur les deux versants donc, du vide ou du trop plein, la fiction avait  bien avant les premières théorisations, représenté le trauma, et le séminaire, loin de toute démarche de psychanalyse appliquée, visera précisément à dégager les modalités des intuitions et du « savoir » de la littérature.

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