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Le Capitole



Si le nom de « Capitole » laisse penser à l’Abbé Cochet que, compte tenu de l’importance gallo-romaine de Cailly, le lieu était occupé par un temple dominant ainsi la vallée et les sources, c’est avec certitude que l’on sait qu’un château a été construit sur cet éperon calcaire, coupé du plateau par une douve sèche actuellement occupée par la rue du Marché.

Nous ne connaissons pas sa date de construction mais nous savons que Ralph fut le premier seigneur des terres de Cailly données par Rollon en 912. 

En 1010, il est occupé par Osbern, seigneur du lieu et petit cousin de Guillaume le Conquérant.

Son petit-fils, Guillaume de Cailly, embarque en 1066 à la conquête de l’Angleterre avec quelques Caillais et combat aux côtés de Guillaume le Conquérant. Sa bravoure est reconnue et citée par le poète normand du XIIème Robert Wace « aimant mieux mourir que de manquer à la foi qu’il devait à son Duc »

Guillaume de Cailly fait souche outre-manche, et un de ses descendants, Thomas de Cailly, siège au parlement anglais sous Edouard II. 

Au XIIe siècle, un autre Osbern de Cailly  devait fournir douze cavaliers pour le service d"Henri II, roi d'Angleterre. Il meurt sans héritier mâle et le château, délaissé, est occupé en 1194 par un mercenaire nommé Ranufle jusqu’en 1197 date à laquelle Richard, Roi d’Angleterre et duc de Normandie, le reprend pour le réunir à sa couronne.

Suite à la confiscation du Duché de Normandie en 1202, les terres de Cailly sont rattachées à la couronne de France.

Saint Louis en fit don, en novembre 1258, à la puissante Abbaye de Saint-Ouen et un peu plus tard, Gaucher de Chatillon les donna aux Templiers. Elles retournèrent ainsi à la Couronne de France après leur confiscation, comme toutes les possessions des templiers, en 1307 par Philippe Le Bel. Il est probable que le château fut en partie détruit à cette époque.

Si des murs en ruines y étaient encore visibles au 19ème siècle, ils ont maintenant complètement disparu pour laisser la place à une maison d’habitation.