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Les voies Romaines


Seine Inférieure historique et Archéologique - Abbé cochet (1866 - 1868)

Les voies romaines convergeant vers Cailly mettaient en rapport le pays des Vellocasses - au nord,  l’extrémité septentrionale du pays des Calètes - à l’ouest, la Gaule Belgique - à l’est et Lutèce.

Elles reliaient Arques - capitale du Talou (comme le dit la tradition « c’est pour aller au Baile d’Arques que les fées quittaient la ville de Rouen »), Lillebonne, Rouen - capitale de la seconde lyonnaise, Amiens, Radepond et Paris. (cf Seine Inférieur historique et archéologique de l’abbé Cochet).

Il est encore possible de suivre les anciennes traces de ces voies sur les cartes au 1/25000 de l’Ign et la carte de Cassini sur le Géoportail, aidé en cela par l’évocation de leurs existences avec la présence des vocables dans le nom des localités comme Rue (Rue Saint-Pierre, la Vieux Rue, Longuerue …), Chaussée ou fées.

Ainsi on allait de Cailly vers Rouen en passant par Saint André, aux hameaux du Boulevey et de Carqueleu, le hameau du Bosc de Cailly à Quincampoix puis Quincampoix, la loge aux Pauvres (la route de Neufchâtel), puis se confondant avec le chemin d’Incarville à la Halte de Préaux, le Mont Perreux pour descendre dans la vallée dans Saint Martin du Vivier et reprendre un chemin en cavée à partir de la Route de Maromme à Darnétal (« Recherches archéologiques en Gaule » page 275 – Raymond Lantier 1944 – Vol 2)

Une autre voie reliait Radepont à Arques. Après Radepont on se dirigeait vers Auzouville sur Ry, La Vieux Rue, Morgny, la Rue Saint Pierre et Cailly pour ensuite poursuivre par Cottévrard (plusieurs débris ont été retrouvés au hameau de Dreules), Bracquetuit, Crécy, Cropus, Le Catelier, Les Cents Acres, Sainte Foy, la Chaussée, Aubermesnil, Beaumais et enfin Arques. Des débris, tuiles à rebord, cercueils, motte antique ont été identifiés sur ce trajet.

D’autres tracés ont été signalés par Wilhem Martin dans son ouvrage intitulé : « Recherche sur les voies romaines de la Seine Inférieure ». Il cite ainsi, en plus des 2 voies dont il est question ci-dessus, les voies allant de :

·         De Rouen à Eu : Bois-Guillaume, Quincampoix, Saint-André sur Cailly, Cailly (étape), Yquebeuf, Saint-Saëns.

·         De Rouen à Saint Valéry sur Somme, Abbeville ou Amiens: Saint-André sur Cailly (étape).

·         De Lillebonne à Forges ou Amiens : Caudebec, Fréville, Pavilly, Montville, Fontaine le Bourg, Cailly et Saint-André (étape), Bosc Bordel.

La forte présence romaine à Cailly et à Saint André est de plus, corroborée par la découverte au 18 et 19ème siècle de vestiges, débris, mosaïques et amphithéâtre, et d’un « trésor » gallo-romain, visibles au Musée des Antiquités à Rouen. La présence du Capitole et la tradition nous rappelle que le « chemin des Fées a été construit en une nuit ».

Cailly est, de ce fait, un point antique important et, comme l’affirme l’abbé Cochet, il ne constitue alors, avec Saint André, qu’une seule localité : le militaire sur le plateau, le culte et le commerce dans la vallée.