TAICHI CHUAN

 

"La force devient souplesse, tandis que la souplesse devient force."
Parole taoïste.

Dans la culture des arts martiaux chinois, le Taichi chuan appartient à la tradition des "arts internes", car la discipline repose sur la mobilisation du "qi" ~ l'énergie vitale ~ et non sur celle de la force musculaire. Ainsi, la pensée joue un rôle essentiel dans la pratique du Taichi chuan, car c'est par elle que s'harmonisent intériorité et extériorité, que s'accordent respiration, "qi" et gestuelle. C'est également grâce à l'intensité de la concentration que les mouvements, pratiqués en lenteur, expriment malgré tout une force. Le Taichi chuan est un art de la dualité : fondé sur le concept du Yin et du Yang, il réunit subtilement les principes antagoniques et complémentaires de la force et de la souplesse, du calme et de l'explosivité, de la sérénité et de l'esprit martial.

La pratique du Taichi chuan est bénéfique à de nombreux égards : physiquement, elle permet d'améliorer la souplesse du corps, de renforcer les muscles et les articulations ; physiologiquement, elle agit sur les organes, les méridiens et sur les points d'acupuncture, renforçant ainsi la résistance aux maladies. Mais si le Taichi possède d'indéniables vertus médicales et peut être pratiqué dans une simple optique d' "entretien", il n'en reste pas moins que cet art martial à part entière peut également être pratiqué comme une discipline sportive de très haut niveau. Ainsi, le Taichi s'adresse à tous les âges et à tous les tempéraments.

L'art du Taiji Quan se décline selon cinq grands styles dont les noms renvoient aux familles qui les ont fondés, à savoir les styles Chen, Yang, Hao, Wu et Sun.