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historique



vue aérienne

Clocher
clocher vu du sud


portail sud


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Intérieur Cathédrale

Ancien Orgue


























































































 

Historique de la Cathédrale d’Orange et de l’orgue

Dés la fin du IVe siècle et pour neuf siècles, Orange fut le siège d'un évêché. Deux de ses évêques, aux temps paléochrétiens, sont rentrés dans la légende: Saint Eutrope et Saint Florent. Il semble que la basilique, mentionnée lors du concile qui se tint dans la ville en 529, se trouvait au centre de l'agglomération, près de l'actuelle cathédrale. Cette dernière, bâtie au XIIe siècle, consacrée en 1208, fut remanié à plusieurs reprises au cours des siècles, victime d'une histoire religieuse tumultueuse et sanglante où alternèrent des périodes d'affrontements des communautés catholiques et protestantes et des périodes de paix confessionnelle.

L'église s'ouvre au sud sur la Place Clemenceau par un portail du XIIe siècle, modifié au XVIIe siècle par l'adjonction d'une double porte couronnée d'un fronton triangulaire. L'édifice roman se compose d'une nef unique à quatre travées, couverte d'une voûte en arc brisé, souligné par des arcs-doubleaux retombant sur des pilastres entre lesquels s'ouvrent les chapelles. Monseigneur du Tillet, dernier évêque d'Orange, fit restaurer la cathédrale et l'enrichit de stalles du chapitre et d'un maître-autel en marbre. Le décor peint de l'église fut plusieurs fois remanié. Il est pour le chœur et l'arc triomphal, l'œuvre des peintres Zanetti et Perratoni qui l'exécutèrent en 1809. Un porche néo-classique, installé au XIXe siècle, marque l'entrée occidentale qui donne dans la rue Notre Dame. En 1877, les cinq cathédrales du Vaucluse ont perdus leurs évêchés. Elles sont intégrés sous la coupe de l'évêque d'Avignon.

La Cathédrale fut classée Monument Historique par arrêté du 4 Janvier 1921.

L'orgue

Le document le plus ancien faisant état de la présence d’un orgue à la Cathédrale date de 1551; Jean GAMON de TOURNON effectue une réparation pour un montant de 326 florins. Le 20 décembre 1561, lors de la mise à sac de la ville par les protestants l’orgue est brûlé.

En 1637, un orgue neuf, offert par Monseigneur de TULLE, évêque d’Orange, est construit par les Frères Eustache, facteurs d’orgues à Marseille. Ils l’installèrent sur une tribune érigée dans l’absidiole/chapelle. (en face de la sacristie). C'était un petit instrument de 9 jeux de 49 notes et un pédalier de 8 marches. Sa composition était : prestant 4', bourdon 8', flûte 4', quinte 2' 2/3, doublette 2', sesquialtera II, larigot 1' 1/3, fourniture 2 à 3 rangs, flûte 8' en pédale.

En 1671, l'orgue est déplacé, on ne sait où ? Le facteur Boisselin rajoute un jeu de trompette. La tribune actuelle, offerte par Monseigneur du Tillet, dernier évêque d'Orange, a été construite en 1775. Par manque d'argent, il est fort possible qu'aucun orgue ne se trouvait sur cette tribune. En effet des peintures imitant des tuyaux d'orgue sont visibles sur le mur du fond en tribune.

Pendant la période révolutionnaire, l’orgue participe aux cérémonies de la Déesse RAISON à qui la Cathédrale était consacrée. L’orgue des Frères Eustache est remplacé par un instrument de 10 jeux, acheté en 1862 au conseil de fabrique de la Cathédrale de Digne, pour la somme de 5000 francs.

En 1911, l’orgue, devenu inutilisable, est repris et démonté par le facteur toulousain Théodore Puget qui, en 1912, reconstruit l’instrument actuel.

Pour ce faire, Puget utilise les jeux anciens et complète l’orgue avec des jeux de facture industrielle, essentiellement à caractère romantique. Il garde le buffet central peut-être d’origine italienne du facteur Piantanida, auquel il rapporte deux tourelles latérales, moins fines, pour y loger les tuyaux les plus graves.

Cet instrument à transmission pneumatique tubulaire, comprend 21 jeux répartis sur deux claviers manuels de 56 notes et un pédalier de 27 notes.

L’ensemble du buffet composite reste cependant peu homogène eu égard à la grandeur de l’édifice. De même l’assemblage hétéroclite des tuyaux de Piantanida et de Puget donne une harmonie sonore de l’ensemble peu satisfaisante.

Actuellement cet instrument n’est plus utilisable : la transmission pneumatique est défectueuse, les notes ne parlent plus ou arrivent en retard.

L’orgue, inscrit dans l’inventaire de 1905, mais n’est pas classé. 

Les 18 jeux manuels sont répartis en deux claviers : 3 jeux sont au pédalier

1er clavier (grand orgue) 56 notes
2e clavier (récit) 56 notes
  pédalier 27 marches
bourdon 16' gambe 8'  
  flûte 16'
bourdon 8' (emprunt sur le 16 pieds) voix céleste 8'   flûte 8'
salicional 8' flûte harmonique 8'   soubasse 16'    (emprunt au bourdon 16')
flûte 8' flûte octaviante 4'
montre 8' octava 2'
prestant 4' trompette 8'
doublette 2' basson/hautbois 8'
plein jeux II à VI rangs voix humaine 8'
trompette 8'
clairon 4'



















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