Carrefour des humanités Paul Ricœur

Nos conférences ont lieu dans la salle Paul Ricœur, amphithéâtre de 300 places prêté par le Lycée Dupuy de Lôme, à Lorient. Ces conférences gratuites sont financées par les cotisations de nos adhérents. Le nom de l'amphithéâtre, et celui de l'association, font référence au philosophe Paul Ricœur, qui enseigna au lycée Dupuy de Lôme. Pour en savoir plus sur Paul Ricœur, consultez le site du fonds Ricœur.

Actualité

Conférences annulées : le 5 mars, le 12 mars , et le 19 mars 2020

(de nouvelles dates seront communiquées ultérieurement)


Marie-Françoise Fleury, géographe

Stefan Lalonde, géochimiste

Josiane Cillard, biologiste.

Alain Houlou, historien

Pierre Avenas, chimiste

Arnaud Tisserand, informaticien

Michel Tissier, historien

Jean-Christophe Gay, géographe

Catherine Larue, biologiste

Jacques Treiner, physicien

Désiré N'Galieu, ingénieur agronome

Marc Maillot, égyptologue

Gildas Le Lidec, diplomate

Benoît de Tréglodé, historien

Sandrine Codis, astrophysicienne

Louis Le Ruyet, ingénieur naval

Jacques Ténier

Programme de la 9e saison (2019/2020)


Jeudi 5 septembre 2019 à 20 h salle Ricœur

Le Brésil, puissance du XXIe siècle ?

Marie-Françoise Fleury (Géographe, Université de Lorraine, Metz)


Le Brésil n’est pas que le pays du football, du carnaval et des plages de sable blanc… « Pays émergent » appartenant aux BRICS, ce pays a connu une croissance exemplaire lui permettant aujourd’hui d’être devenu la 8 ème puissance économique mondiale. Le Brésil est le cinquième pays le plus vaste au monde avec ses 8,5 millions de kilomètres carrés. C’est également le pays le plus peuplé de l’Amérique latine avec ces 210 millions d’habitants. Ces 3 critères lui confèrent une place de géant sur ce continent mais aussi une place à part à l’échelle mondiale. Pourtant, le Brésil reste un pays très inégalitaire et connaît des disparités régionales très importantes, en termes de transports, de réseaux de villes, d’espaces de faible ou de forte densité : on dit qu’il possède ses colonies à l’intérieur. Son immensité quasi continentale est à la fois un atout de taille pour s’imposer à l’échelle mondiale mais aussi un défi de gestion d’échelle. Pays immense, pays des paradoxes…

Jeudi 12 septembre 2019 à 20 h salle Ricœur

Aux origines de la vie sur Terre

Stefan Lalonde (géochimiste, CNRS, Université de Bretagne Occidentale)

Avant les humains, avant les dinosaures, avant même la vie multicellulaire, la Terre était colonisée par une biosphère riche, constituée exclusivement de microbes. Les preuves géologiques de leur présence et de leur activité remontent dans les archives sédimentaires à plusieurs milliards d’années. Nous allons découvrir ensemble les premières traces de la vie sur Terre, comment vivaient ces premiers microbes, et comment ils ont influencé l’évolution chimique de l’environnement terrestre.


Jeudi 26 septembre 2019 à 20 h salle Ricœur

Biologie cellulaire et moléculaire : stress oxydant et maladies dégénératives

Josiane Cillard (professeur émérite de l'Université Rennes 1, Faculté des Sciences pharmaceutiques et biologiques)


L’oxygène indispensable à notre vie est aussi un poison environnemental : c’est le paradoxe de l’oxygène. Dans notre organisme, sous l’effet de différents facteurs endogènes et environnementaux, il provoque des dommages oxydatifs, ce que l’on appelle « Stress Oxydatif ». Ce stress oxydatif est impliqué dans de nombreuses maladies dégénératives liées au vieillissement telles que la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson, les maladies cardiovasculaires, le diabète, les maladies chroniques inflammatoires telles que l’arthrite rhumatoïde, la dégénérescence maculaire liée à l’âge, les cancers. Peut-on réduire ou prévenir le stress oxydant ? C’est le challenge des années à venir pour vieillir en bonne santé.

Jeudi 3 octobre 2019 à 20 h salle Ricœur

La laïcité, de l’Antiquité à la loi de 1905.

Alain Houlou (historien du droit, Université de Lille, président IHEDN Bretagne occidentale)


Partant de l’Antiquité pour suivre l’évolution du concept de laïcité jusqu’à la loi de 1905, l’exposé portera aussi sur les conséquences de cette loi. Les conflits actuels, franco-français, ne font pas partie du sujet de la soirée mais seront abordés si des questions s’y rapportent pendant les échanges avec le public.


Jeudi 10 octobre 2019 à 20 h salle Ricœur

Dans le cadre de la fête de la science et de l'année internationale du tableau périodique des éléments (UNESCO)

Promenade à travers le tableau périodique des éléments chimiques

Pierre Avenas (Société Chimique de France)


Quel est le rapport entre l’hémoglobine, Mars et Iron Man, le nickel, le cobalt et les 7 nains, le tungstène et le loup-garou, l’iode et la violette ou encore entre le polystyrène et Raymond Queneau ? C’est ce que vous pourrez découvrir grâce à Pierre Avenas, ingénieur des Mines et chimiste, rédacteur dans la revue l’Actualité Chimique. Il nous montrera ainsi que l’étymologie révèle la manière dont les éléments ont été découverts, depuis l’Antiquité jusqu’à l’époque moderne, comme on peut le retrouver dans son dernier ouvrage : La prodigieuse histoire du nom des éléments (EDP Science/SCF, 2019).


Jeudi 17 octobre 2019 à 18 h salle Ricœur

Assemblée générale annuelle de l'association


Jeudi 17 octobre 2019 à 20 h salle Ricœur

Cybersécurité et puces électroniques

Arnaud Tisserand (directeur de recherche CNRS, Lab-STICC, Université Bretagne Sud)


La lutte contre le piratage et l’espionnage des systèmes informatiques et électroniques est un enjeu crucial pour les particuliers, les entreprises et l’état : communications sur Internet, commerce électronique, formalités administratives sur le web, etc. La cybersécurité est l’une des disciplines qui traite de ces aspects. À la base, tout système informatique s’exécute sur une puce électronique comme un processeur d’ordinateur. Ces puces sont souvent considérées comme difficilement piratables, mais ceci n’est pas toujours vrai. Après une introduction sur la cybersécurité, nous présenterons quelques techniques pour espionner ou falsifier des informations sensibles qui se trouvent, en théorie, bien à l’abri dans la puce. Nous présenterons aussi quelques techniques de protection.


Jeudi 7 novembre 2019 à 20 h salle Ricœur

À quoi sert le droit en Russie ?

Un parcours historique : XIXe - début du XXIe siècle.

Michel Tissier (maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université Rennes 2)


La place du droit dans l’histoire russe suscite souvent la perplexité d’un point de vue « occidental ». Pourtant les Russes parlent du droit et de (leurs) droits et y tiennent. Telle manifestation de soldats pendant la « révolution de Février », en 1917, se prévaut de la lutte des gens du peuple pour leurs droits. D’un autre côté, les régimes successifs invoquent le droit dans un esprit plus souvent opposé à la reconnaissance de droits individuels, dans le sens libéral qui nous paraît aller de soi. Le droit n’est-il alors qu’un rideau servant à masquer une réalité brute faite de force et de corruption ? Faut-il chercher dans l’histoire russe un rapport spécifique, opposé au nôtre, entre droit et valeurs collectives ? Nous traiterons ces questions en prêtant attention à la diversité des points de vue à l’intérieur de la société russe, dans une perspective historique qui nous mènera de la remise en cause du « servage » et de son abolition (en 1861) jusqu’à la Russie contemporaine.


Jeudi 14 novembre 2019 à 20h salle Ricœur

Ce que le tourisme doit au Grand Océan : pour une géohistoire du tourisme dans l’océan Pacifique

Jean-Christophe Gay (professeur des universités en géographie, Université de Nice - Sophia Antipolis)


Le tourisme contemporain doit beaucoup aux îles du Pacifique. En dépit de leur modeste fréquentation et de leur “touristification” tardive au XXe siècle, elles ont joué un rôle essentiel dans l’évolution des pratiques et des imaginaires touristiques. Hawaï, en particulier, avec la plage de Waikiki, est le lieu incubateur des 3 S (Sea, Sand & Sun). Un nouveau rapport à l’eau, avec le bain hédonique dans une mer chaude ou le surf, et une nouvelle esthétique du corps, avec le bronzage, y apparaissent. Le bikini en découle et porte le nom d’une île micronésienne. Le Club Med va utiliser des éléments polynésiens ( paréo, collier de fleurs, danse…) dans la nouvelle forme de vacances, décomplexée et en plein-air, qu’il développe dans ses villages.

Voir aussi : 6èmes JOURNÉES de GÉOPOLITIQUE DES ESPACES MARITIMES DE LORIENT


Jeudi 21 novembre 2019 à 20 h salle Ricœur

Homme biologique, Homme réparé, Homme augmenté ...

Catherine Larue (biologiste, Directrice Affaires Externes, Biobanque du Luxembourg)


L’homme : qui est-il finalement entre ses propres cellules et le « microbiote » qu’il héberge généreusement si ce n’est le contraire ? Ses réparations mécaniques ou biologiques, à l’échelle de ses tissus et organes comme à celle de ses gènes, le transformeront-elles fondamentalement dès lors que l’on pourra peut-être télécharger sur un disque dur le contenu de son esprit ? Est-ce possible et utile de repousser le grand âge à 150 ans ou plus tel que le prédisent les transhumanistes ? Quelles différences peut-on faire en homme réparé et homme augmenté ? Cet homme réparé ou augmenté sera-t-il également un homme qualitativement amélioré ? Allons-nous vers une hybridation homme machine ? A quel moment autoriser ou refuser l’accès à nos données personnelles, code génétique compris ? Ces thèmes seront présentés lors d’une conférence tout à fait abordable par le grand public. Un débat autour des problématiques soulevées et l’ébauche de solutions seront proposés avec le public.


Jeudi 28 novembre 2019 à 20 h salle Ricœur

Le désir de comprendre

Jacques Treiner (physicien, président du Comité d'experts du Shift Project)


Depuis le petit enfant qui joue jusqu’au chercheur dans son laboratoire, l’être humain est capable de passer beaucoup de temps à essayer de comprendre le monde. Pourquoi ? Est-ce parce que, comme le disait Einstein, ce qui est incompréhensible, c’est que le monde soit compréhensible ? Comprendre, c’est repérer des invariants. A quoi cela sert-il ? Sans doute à transformer notre environnement. Cela permet de nous protéger, mais ça ne va pas sans danger. C’est ce que nous explorerons au cours de la conférence, à travers les exemples les plus divers.


Jeudi 12 décembre 2019 à 20 h salle Ricœur

4 milliards d’Africains subsahariens à nourrir pour 2100

Un défi économique, écologique et géostratégique

Désiré NGalieu (Agroéconomiste, Enseignant à l’université de Rennes 2)

La population du continent africain s’accroît rapidement : estimée à 140 millions en 1900, elle atteignait un milliard d’habitants en 2010. Elle en comptera 2,5 milliards en 2050 et plus de 4 milliards en 2100 selon les Nations Unies. Un humain sur 6 habite aujourd’hui en Afrique. En 2050, ce sera 1 sur 4, et plus d’1 sur 3 en 2100, selon ces mêmes projections. À quoi tient cette forte croissance ? Se poursuivra-t-elle ? Le quadruplement d’ici la fin du siècle est-il inévitable ?

Publication récente : L'INDUSTRIALISATION RAISONNÉE DE L'AGRICULTURE AFRICAINE, Une clé pour l'émergence, L’Harmattan, 2015.


Jeudi 19 décembre 2019 à 20 h salle Ricœur

En partenariat avec la Section française de la direction des antiquités du Soudan

L'archéologie française au Soudan, 50 ans d'histoire

Marc Maillot (archéologue, directeur de la Section française de la direction des antiquités du Soudan, Ambassade de France à Khartoum)

En 2019, la Section française de la direction des antiquités du Soudan (SFDAS) célèbre ses cinquante ans d’existence.

Depuis un demi-siècle, la SFDAS (Section française de la Direction des antiquités au Soudan) est le seul institut de recherche permanent en archéologie installé au Soudan. Intégrée au Service des antiquités, elle coordonne des projets entre la France et le Soudan dans les domaines de l’archéologie de terrain, de la muséographie et de la formation des professionnels du patrimoine. Son fondateur, le professeur Jean Vercoutter, occupa peu après l’indépendance le poste de Directeur des antiquités du Soudan, avec pour mission de mettre en place un service capable de gérer un patrimoine exceptionnel et encore peu connu aux yeux du monde. La SFDAS accueille chaque année une centaine de chercheurs, archéologues, épigraphistes, anthropologues, botanistes, photographes, restaurateurs, conservateurs et étudiants dans le cadre de ses projets au Musée national et de ses missions de fouille sur l’ensemble de la vallée du Nil, en propre ou en soutien logistique pour les missions internationales. De par son action, la SFDAS contribue à l’étude de l’histoire du Soudan ancien, à la mise en valeur du patrimoine archéologique, à sa protection et sa présentation au grand public.

La conférence, donnée par un spécialiste de renommée internationale, en retracera l'histoire, illustrée par de magnifiques exemples de découvertes.

Marc Maillot a été chercheur-pensionnaire à la Section Française de la Direction des Antiquités du Soudan (SFDAS), membre de la mission archéologique d’el-Hassa et de l’île de Saï. Prix Max Serres de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres pour l’ouvrage Palais et grandes demeures du royaume de Méroé, PUPS/SFDAS, 2016. Il dirige actuellement la SFDAS à Khartoum (Soudan).

Une idée de cadeau de Noël... Lors de cette conférence, vous pourrez acheter et faire dédicacer deux beaux livres :

  • Histoire et civilisations du Soudan : De la Préhistoire à nos jours, Ed. SOLEB Bleu autour, 2017 (976 pages, 49 €)
  • Palais et grandes demeures du royaume de Meroe, Presses Universite Paris-Sorbonne, 2016 (736 pages, deux volumes présentés en coffret, 64 €)


Jeudi 9 janvier 2020 à 20 h salle Ricœur

Le Japon peut-il se sauver lui-même ?

Gildas Le Lidec, diplomate, ancien Ambassadeur de France à Tokyo entre 2006 et 2008

Quel est l’avenir de ce pays qui fut le troisième "Grand" , mais qui, aujourd’hui, face à la montée en puissance de la Chine, est en train de perdre du terrain du fait notamment d’une très sévère décroissance démographique et de sa dépendance politique vis-à-vis des États-Unis ? La conférence exposera brièvement l’histoire du Japon depuis son ouverture au monde occidental à l’ère Meiji, décrira la montée du nationalisme nippon jusqu’à la défaite de 1945 et expliquera les problématiques auxquelles ce pays est aujourd’hui confronté.

Gildas Le Lidec est diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris et de l’École nationale des langues orientales vivantes. Sa carrière dans la diplomatie française l’a amené à être nommé six fois ambassadeur de France, notamment à Tokyo de 2006 à 2008. Il a vécu près de dix ans dans la capitale japonaise et est devenu un spécialiste de la politique asiatique.

Publication récente : « De Phnom Penh à Abidjan : fragments de vie d’un diplomate », L’Harmattan, 2014.



Jeudi 16 janvier 2020 à 20 h salle Ricœur

De l’indépendance à nos jours, le Vietnam est-il encore un pays communiste ?

Benoît de Tréglodé (Institut de recherche stratégique de l’école militaire)

Depuis le lancement de sa politique d’ouverture économique (le « Doi Moi » de 1986), le Viêt Nam s'est profondément transformé et n'a plus grand-chose à voir avec les clichés formés autour du mythe de l'Indochine coloniale qui continuent de lui coller à la peau en France. Après une brève tentative de retour dans les années 1990, l'influence de la France a fortement diminué dans ce pays. Pourtant le Viêt Nam continue d'attirer des candidats fascinés par l'émergence économique de cette région d'Asie... et par le romantisme trompeur des clichés indochinois. Très ancré dans sa région depuis vingt ans, émancipé de ses alliés et ennemis d'hier (la France, la Russie ou les Etats-Unis), dépendant de ses grands voisins et perméable aux idéologies occidentales, le Viêt Nam poursuit sa recherche de l'équilibre entre la Chine et l’Occident.

Benoît de Tréglodé est actuellement directeur de recherche à l’Institut de recherche stratégique de l’École militaire (IRSEM), et chercheur au CASE (Centre Asie du Sud-Est, EHESS-CNRS). Il a dirigé auparavant l’Institut de recherche sur l’Asie du Sud-Est contemporaine (IRASEC) à Bangkok.


Vendredi 24 janvier 2020 de 9h à 17h30 salle Ricœur

La radicalisation, du risque à la prévention : enjeux politiques, enjeux de société, enjeux éducatifs

Colloque coorganisé par le Carrefour des Humanités Paul Ricœur, l’IHEDN – Bretagne occidentale, l’AMOPA 56 et le Lycée Dupuy de Lôme,

avec le soutien de Lorient-Agglomération.

Ce colloque se fixe comme objectif de donner les outils de compréhension nécessaires au décryptage des enjeux politiques, des enjeux de société et des enjeux éducatifs de la radicalisation des plus jeunes. L’approche de cette journée est pluridisciplinaire, réunissant universitaires, enseignants chercheurs, (historiens, sociologues, psychiatre, juriste …) et acteurs institutionnels. L’analyse prendra en compte aussi bien la dimension internationale du phénomène qu’une approche plus locale.

Programme et inscription obligatoire avant le 8 janvier 2020.


Jeudi 6 février 2020 à 20 h salle Ricœur

Les terres du ciel, de Flammarion à aujourd'hui

Sylvain Bouley, maître de conférences, Université Paris Sud, laboratoire GEOPS.

De l’eau sur Mars aux exoplanètes, Camille Flammarion avait ces intuitions qui ont fait de lui un visionnaire. Plus de 150 ans après ses premières observations, notre vision de l’Univers et du système solaire a évolué au cours des décennies. Comment l’eau qui ruisselait sur Mars a aujourd’hui disparu ? Comment les volcans lunaires se sont transformés en cratères d’impact ? Où sont passés ces millions d’êtres vivants décrits par Camille Flammarion ?

Sylvain Bouley est planétologue et spécialiste de Mars et des cratères d'impact, maître de conférences en Géosciences à l'Université Paris Saclay. Il s'occupe notamment de la mise en place du réseau humain et de l'installation des caméras FRIPON.


Jeudi 13 février 2020 à 20 h salle Ricœur

Les grandes structures de l’Univers

ou comment se tisse la toile cosmique

Sandrine CODIS, astrophysicienne, Institut d'Astrophysique de Paris

Les galaxies ne voguent pas de façon désordonnée dans l’Univers mais forment un véritable réseau en bulles de savon que l’on appelle la toile cosmique. Cette toile est composée de grands vides entourés par des filaments le long desquels les galaxies se meuvent avant de terminer leur course aux nœuds où de gigantesques amas de galaxies se forment. A l'occasion de cette conférence, nous arpenterons l'Univers sur des milliards d'années lumière afin de comprendre comme se tisse cette toile cosmique, quelles sont ses origines, comment elle influence la naissance et l'évolution des galaxies et en quoi elle représente une sonde cosmologique formidable nous permettant de comprendre l'Histoire et la composition de l’Univers.

Sandrine Codis a développé des outils innovants pour modéliser la distribution spatiale et l'orientation des galaxies à grande échelle. Cette question complexe est centrale, notamment pour analyser la quantité gigantesque de données qui sera produite par les futurs grands relevés de galaxies comme ceux du satellite Euclid. Cette mission spatiale Européenne est dédiée à la cartographie de la matière noire dans l'Univers et à la caractérisation de la nature de l’énergie sombre, potentiellement responsable de l'accélération de l'expansion de l'Univers. Pour cela, elle a développé de nouveaux modèles mathématiques et les a validés sur de grandes simulations numériques (Horizon). Sandrine Codis est chargée de recherche à l'Institut d'Astrophysique de Paris (IAP). Sa thèse de doctorat a été réalisée à l'IAP (diplôme octroyé par l'Université Pierre et Marie Curie en 2015), sous la direction de Christophe Pichon (IAP) et Dmitry Pogosyan (Université de l'Alberta, Canada). Elle avait obtenu en 2016 le prix de la thèse de la Société Française d'Astronomie et d'Astrophysique. Le prix MERAC de la « meilleure thèse de doctorat » en astrophysique théorique lui a été décerné en 2018 par la Société Astronomique Européenne (EAS) pour son travail portant sur l'impact de la structuration à grande échelle de l'Univers sur la formation des galaxies et la cosmologie.


Conférence annulée : Jeudi 5 mars 2020 à 20 h salle Ricœur

Histoire des sciences et techniques

De la Couronne au De Grasse : industrialisation et construction navale à l’arsenal de Lorient-Lanester (1861-1939)

Louis LE RUYET, ingénieur naval


Conférence annulée : Jeudi 12 mars 2020 à 20 h salle Ricœur

Pollution plastique dans les océans: quels risques, enjeux et pistes pour le futur ?

Ika PAUL-PONT, chargée de recherche CNRS, Laboratoire LEMAR, UBO Brest



Conférence annulée :Jeudi 19 mars 2020 à 20 h salle Ricœur

Décennie 2020 : organisation de l'Union européenne et de ses relations avec l'Afrique

Jacques TÉNIER, conseiller maître à la Cour des Comptes, enseignant associé à l’université de Rennes 2 et Sciences Po Rennes.

En dépit de plusieurs décennies de rapprochement des peuples européens, nous constatons un essoufflement : leur solidarité a été éprouvée par dix ans de crise financière, ils se sont montrés incapables de s'entendre sur l'accueil des réfugiés, ils se taisent sur de grandes questions internationales et le Royaume-Uni s'en détache.

Comment relever ensemble, Européens, les défis du XXIe siècle, comment nous organiser à cette fin ? Comment établir des relations stables et plus équilibrées avec le continent africain dont la population croît fortement et dont les richesses sont l'objet de toutes les convoitises ?

Nous explorerons les voies d'un renforcement de l'union des Européens et d'un renouvellement des relations avec les Africains à rebours des forces de division.


Jeudi 11 juin 2020 à 20 h salle Ricœur

Des exoplanètes par milliers ? (titre provisoire)

Jean Philippe BEAULIEU, directeur de recherche CNRS, astrophysicien, Institut d'Astrophysique de Paris


Les diaporamas des dernières conférences sont à consulter dans nos archives

Pour retrouver les conférences passées : https://sites.google.com/site/assochpr/conferences-passees

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