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BCN

Ces « classiques » que l’on a tendance à oublier
(Reproduction d'un article paru dans le Bulletin IC 94 n° 90 de juillet 2012,
avec l'autorisation verbale de l'auteur, que nous remercions)

  Le Brevet de Cyclotourisme National (BCN)  

par Roger Baumann, président d'honneur du CODEP 94

Poursuivant notre opération de retour aux sources, il nous a paru nécessaire de nous attarder quelques courts instants sur l’une des manifestations les plus caractéristiques du calendrier fédéral. En la présentant dans ses grandes lignes, notre objectif reste identique à celui exposé dans le précédent numéro de notre gazette associative : faire découvrir aux cyclotouristes val-de-marnais des randonnées permanentes aux multiples pôles d’intérêt, accessibles à tous mais que la plupart méconnaissent vraisemblablement et dont nous nous portons garants qu’elles sont porteuses d’impérissables souvenirs. Embarquement immédiat avec l’Hexagone en point de mire.

Créé dès la fin du second conflit mondial, le Brevet de Cyclotourisme national (BCN) a pour vocation la découverte partielle ou totale de la France sous son aspect touristique et culturel. Pour y parvenir la Fédération française de Cyclotourisme, qui venait de refaire surface après quatre longues années de mise en sommeil, proposa, sous l’impulsion de Charles ANTONIN, premier président fédéral de l’après-guerre, une randonnée enrichissante propre à appréhender chacun des départements français, Corse y compris. Ce qui n’alla pas sans poser problèmes à ceux qui boudaient une traversée de la Méditerranée ! De nos jours, l’Île de Beauté fait encore obstacle à certaines réalisations complètes du BCN…

En fait, le mode d’emploi de cette envolée à travers l’Hexagone est simple. Il suffit, en référence à une liste de contrôles, de se faire apposer un tampon humide – lisible de préférence – sur des cartes de route personnalisée que la FFCT homologuera en fin de saison au terme, bien sûr, d’une rigoureuse vérification. Rien, par ailleurs, ne s’oppose à ce que la conquête des contrôles BCN se fasse en parallèle avec une autre manifestation. La preuve nous en a été donnée lors de la Rand’oh 2012, dont les participants se souviennent peut-être que le parcours traversait Blondefontaine, contrôle BCN de la Haute-Saône.

La carte de route n° 1 fut délivrée à son créateur, Charles ANTONIN, tandis qu’André ASTEIX, secrétaire général de la FFCT – avant d’être l’omniprésent animateur de la Ligue Ile-de-France – étrenna le tableau d’honneur après avoir consacré trois années seulement à investir les 90 départements. Un tableau qui, au cours des six décennies passées, épousera la courbe ascendante des adhérents à la FFCT. Au total 937 lauréats figurent aujourd’hui au palmarès du Brevet de Cyclotourisme national et le millésime en cours laisse augurer l’atteinte du premier millier à la fin de la présente année. Parmi les récentes promotions : le président de la Fédération, Dominique LAMOULLER – et Brigitte, son épouse – ainsi que Martine CANO, vice-présidente fédérale. Nous ne manquerons pas d’y ajouter André BIGNARD qui, sous le maillot de Boissy-Cyclo-Club sauva en 2011, l’honneur du Codep 94 ! Et nous l’en félicitons.

Privilégiant l’espace et la nature, ce brevet au long cours, dont la distance globale est variable selon la situation géographique des départements visités par rapport à l’éloignement du lieu de résidence des candidats au titre de "Cyclotouriste complet", s’adresse aux pédaleurs de tout poil, pas forcément confirmés mais motivés par l’aspect itinérant de notre discipline. Sa formule, emprunte de souplesse, n’exige ni dispositions physiques particulières ni préparation spécifique. De plus, elle ignore les contraintes de temps et de distances. C’est la randonnée à vélo à l’état pur, placée sous le vocable d’une totale liberté. Pouvant s’effectuer seul ou en groupe, elle est la base même du cyclotourisme authentique. Celui qui se doit de concrétiser l’essentiel de nos chevauchées.
Bien que national au niveau de son appellation, le BCN s’est internationalisé au fil du temps compte tenu que s’y illustrèrent des Belges, des Anglais, des Espagnols, quelques Canadiens, autant d’Australiens et un Finlandais. Mais n’est-ce pas là une heureuse conséquence de la mondialisation ?

Roger BAUMANN



Pour en savoir davantage, n’hésitez pas à contacter le délégué fédéral, en charge du BCN, Pierre CAZALIÈRES. Vous pourrez le joindre par correspondance en adressant votre courrier 13, rue des Tilleuls – 18390 Saint-Germain-du-Puy ; en lui téléphonant au 02 48 30 64 42 ou encore, si vous êtes doté de matériel informatique, en composant l’adresse e-mail suivante : jf.cazalieres@wanadoo.fr. Nous garantissons la qualité de l’accueil qui vous sera réservé.
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