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BOIS SAINTE MARIE ND de la Nativité
























L'église Notre-Dame-de-la-Nativité est située à Bois-Sainte-Marie en Saône-et-Loire.

Le chœur date de environ 1050, et le transept et la nef du début du XIIe siècle.

L'église possède un chevet composé d'une abside semi-circulaire ornée de bandes lombardes et entourée d'un déambulatoire semi-circulaire moins élevé, rythmé par des colonnes engagées surmontées de chapiteaux sculptés. La corniche du déambulatoire, soutenue par des modillons géométriques supporte une toiture en tuiles rouges; c'est le seul déambulatoire du Brionnais.

La croisée du transept est surmontée d'un élégant clocher roman octogonal orné de baies cintrées simples et triples aux étages. Les baies triples du dernier niveau sont séparées par des colonnettes doubles.

La façade occidentale tripartite est compartimentée par de puissants contreforts portant des colonnes engagées surmontées de chapiteaux sculptés.Les chapiteaux des parties basses de la façade sont encore romans : des animaux musiciens à gauche du portail, des oiseaux à droite du portail et des feuillages corinthiens aux arcatures latérales. L’arcature à gauche conserve un bas-relief sculpté effacé qui représente la Vierge à l’Enfant. Les chapiteaux des parties hautes de la façade, dont un représente des anges musiciens, sont des copies modernes. Le petit portail sud de la nef porte un tympan sculpté d'une Fuite en Égypte qui ne date que du 19e siècle. Le petit portail nord, plus simple encore, a deux corbeaux. Les chapiteaux des colonnes du chevet, également refaits, sont décorés d’anges, de têtes vomissant, de personnages et de feuillages. Un seul chapiteau serait encore d’origine : il représente l’intercession d’un ange en faveur des victimes du péché enchaînées par les démons. Les modillons sculptés de la nef et du chevet présentent des têtes humaines et des motifs géométriques.

La travée centrale est percée d'un portail et d'une baie à colonnes dont les voussures sont ornées de claveaux rouges et blancs.
Chacune des travées latérales est ornée d'une baie cintrée aveugle encadrée de colonnes à chapiteaux.
Dans le bas-côté sud, sur le premier pilier du côté ouest, deux chapiteaux représentent des scènes de combat, dont celui des lutteurs se livrant corps à corps. Sur le deuxième pilier on rencontre deux aigles et Daniel dans la fosse aux lions. Sur le troisième pilier, le fameux chapiteau du châtiment du bavard, où on admire le péché de la langue d’un damné par le démon, et le chapiteau des deux pleureurs, qui se tiennent la tête à deux mains, représentant le désespoir. Dans le bas-côté nord, on trouve une sirène, des têtes vomissant, un duel de deux guerriers dont un chevalier en costume militaire médiéval, des oiseaux affrontés et deux chapiteaux de pilastres à feuillages.

Bien que l'édifice soit très restauré ou même partiellement reconstruit par l'architecte Millet, au milieu du 19e siècle, l'ensemble est toujours parmi les plus intéressantes constructions romanes de cette partie de la Bourgogne où l'art roman est d'une qualité remarquable.

















































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