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Marilyne Mangione

Mon lien avec l'Italie
"Mon italianité allait pour moi de soi, une transmission induite, qui était même banale dans le contexte grenoblois. Mais j'en ai tiré fierté à mon arrivée à Paris pour mes études, au travers de mon professeur d'histoire de l'art. A chaque appel, il s'arrêtait sur mon nom de famille, y mettait l'accent, son coeur et on pouvait lire dans ses yeux toute l'histoire de l'art italienne. Plutôt la période de la renaissance. Il semblait lui-même d'ailleurs être le portrait d'un personnage d'une peinture de Masaccio.

Dans la vague d'immigration de 1920, mes grands-parents alors enfants sont arrivés à Grenoble avec leurs parents de Corato. Mes parents ont vécu respectivement quai Perrière et rue St Laurent et se sont mariés à l'église St Laurent.
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Princesse © Marilyne Magione


Mon travail en quelques mots

Sous l'angle du multiple
"Déjà me plait ce paradoxe d'employer au singulier ce mot multiple qui renvoie à une notion plurielle. Le même reproduit en nombre…Et c'est bien ce qui caractérise la gravure, cette technique du multiple : cette possibilité de reproduire en plusieurs exemplaires identiques.
Mais ce n'est pas tant cet aspect qui m'intéresse  que ce petit décalage que cette technique me permet d'opérer. A partir d'une même matrice arriver à des images presque identiques et cependant légèrement différentes qui forment au final une série, un fragment, un motif mis au raccord, un papier peint, une sorte de variation sur le même thème.
Justement, mes thèmes? On retrouve une forte présence du corps : les lettres qui prennent corps (de femmes) dans ABC Mademoiselle ou Cosa Mentale, le corps hybrides avec le Minotaure, les portraits des belles endormies, ces princesses, ces dames, ces belles âmes aux yeux clos abandonnées dans leur inconscience…
et revoilà un paradoxe:  traiter en image de l'inconscience alors que la création nous pousse, tend vers une plus grande conscience."

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