Les céréales



Site scientifique à but non lucratif créé par Riad BALAGHI et Mohammed JLIBENE chercheurs à l'INRA (Maroc)

Leçons de cette campagne
Campagne 2013-2014
La campagne 2013-2014 a démarré avec un retard de pluie; les mois de septembre et octobre n'ont enregistré que 34 mm, contre une demande atmosphérique ET0 de 300 mm. Ce retard ressemble à celui de la campagne 1994-1995. 

Campagne 2012-2013
La campagne 2012-2013 a démarré normalement par une pluviométrie d'une vingtaine de mm en fin septembre qui a permis la levée des adventices et les labours, suivie d'une phase humide à la dernière décade d'octobre (70 mm) et durant le mois de novembre qui a enregistré une centaine de mm en 14 jours. Les semis ont été effectués à l'arraché. Le mois de décembre a été relativement sec jusqu'à la dernière semaine où il a plu. 
A fin décembre, les semis précoces (de fin octobre à mi-novembre) sont au stade début tallage à mi tallage. Les semis de décembre sont au stade 1- 3 feuilles. Les opérations de désherbage des champs de céréales peuvent être effectuées au stade 3-feuilles de la culture, en utilisant les herbicides appropriés. On peut enchaîner par une application d'azote de couverture.
Il faut rompre avec l'habitude de désherber et d'appliquer l'azote tard si l'on veuille améliorer les rendements. Plus on retarde le désherbage plus les dégâts sont élevés pouvant dépasser 50% des pertes. L'azote est plus utile entre début tallage et montaison. Il y a une période de deux mois pour appliquer tout l'azote qu'il faut pour le rendement visé.

Les semences

La gamme actuelle de variétés n’est pas efficacement exploitée. Les variétés nouvelles sont capables de transformer les autres facteurs de production en grain avec une grande efficacité, même en conditions difficile de stress hydrique, thermique, minéral ou biologique.  L’agriculteur doit cultiver la variété qui convient le mieux à son milieu.  Il y a des variétés qui profitent des intrants plus que d’autres donc qui profitent des bonnes campagnes plus qu’ils ne le font durant les mauvaises campagnes. A l’opposé, il y a des variétés qui produisent moins durant les bonnes campagnes mais mieux durant les campagnes mauvaises. L’agriculteur est amené à choisir entre la variété productive  et la variété stable.  Celui qui a la possibilité de faire des traitements phytosanitaires en cas d’attaque de maladies foliaires ou insectes, pourra utiliser les variétés productives même s’ils sont sensibles aux maladies.  Pour plus d’information sur les variétés contacter les services concernés à l’INRA.

Il est conseillée d’utiliser la semence sélectionnée et traitée. Si l’agriculteur n’en a pas les moyens, il doit utiliser la semence sélectionnée, au moins une fois tous les trois ans, ou bien une semence traitée. On pourra se permettre de renouveler la semence à une fréquence plus grande si on économise sur la dose de semis. Les risques d’une semence non traitée et non certifiée sont énormes: la fonte de semis, le retour des maladies systémiques (charbons, caries, helmintosporioses), les mauvaises herbes nouvelles et d’autres problèmes. Cependant, toutes les variétés sont sensibles au charbons et caries.

 

Les engrais

La fertilisation est recommandée actuellement pour l’azote et le phosphore principalement.  Le potassium parait être disponible dans le sol en quantité suffisante.  Des petites quantités sont quand même recommandées.

Mode d’application: il y a deux types d’application, comme engrais de fond ou engrais de couverture.  L’engrais de fond est enfouis dans le sol, au semis ou avant.  Il y a des semoirs combinés qui peuvent semer à la fois l’engrais et la semence.  Les engrais sont sous forme de granule ou poudre.  Dans certains pays l’engrais liquide est utilisé.  Les engrais contiennent généralement, l’azote, le phosphore et le potassium, séparés ou en mélange selon des proportions indiquées.  L’engrais de fond se décompose lentement et il n’est pas sujet à des pertes importantes.  L’engrais de couverture est appliqué après la levée, autant de fois qu’il y a des chances ou chutes de pluie. 

 

Les machines et outils