Bristlecone Pine

 

©  Annie Molinet
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Bristlecone pine, pin bristlecone

Ordre Pinales Famille Pinaceae Genre Pinus

Le plus vieil organisme vivant sur terre (5000 ans)

Arbre rare et vulnérable, menacé d'extinction

 

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Fiche descriptive

  • Conifère de l'Ouest américain (Californie, Nevada, Utah, Colorado)
  • Altitude: entre 2300 et 3500 m, sur sols pauvres et secs
  • Croissance de 2.5 cm par siècle
  • Taille moyenne, souvent trapue, de 6 à 20 m de hauteur
  • Tronc massif et torturé pouvant atteindre près d'un mètre de diamètre pour les plus anciens 
  • Branches partiellement vivantes ou mortes sur un même individu
  • Racines souvent très développées et apparentes
  • Couronne arrondie mais souvent incomplète si branches sèches
  • Aiguilles vert jaune, regroupées par 5, disposées en forme de "rince-bouteille" retombant
  • Chatons dressés, rougeâtres, apparaissant au printemps
  • Cônes de 2.5 cm en hauteur, couverts de piquants (bristles)
  • Bois résineux très dense résistant aux maladies et aux intempéries
  • Les arbres secs tombés restent intacts pendant des siècles, sans se décomposer
  • Croissance possible seulement durant les trois mois d'été
  • Le plus ancien pin bristlecone a près de 5000 ans. 

Espèce découverte officiellement dans les années 1950 par Edmund Schulman, célèbre dendrologue de l'Université de l'Arizona:
"The capacity of these trees to live so fantastically long may, when we come to understand it fully, perhaps serve as a guidepost on the road to understanding of longevity in general" 
"La capacité de ces arbres à vivre si incroyablement longtemps peut, si nous réussissons à la comprendre entièrement, nous servir de guide et nous aider à comprendre la longévité en général"

 
 

Ma petite prose de voyage ©  Annie Molinet

White Mountains, Californie, juin 1996 

Inyo National Forest

Ancient Bristlecone Pine Forest

La Forêt des vieux pins bristlecone  

Les vieux pins bristlecone! Dès l'instant où nous avons entendu parler de leur existence plusieurs fois millénaire, nous sommes accourus du bout du monde avec la ferveur de pélerins vers un lieu saint. Et nous les avons trouvés...

 

Nous quittons Owens Valley et l'US 395 à la sortie des quelques maisons endormies de Big Pine. Rapidement, la route se met à grimper dans les White Mountains en lacets successifs, au milieu de montagnes aux croupes arrondies. Des pins de taille modeste et des genévriers en tapissent les versants comme une toison touffue. Moutonnement un peu monotone de frondaisons vert sombre. Jusqu'ici, malgré notre oeil à l'affût du premier vieux bristlecone pine, rien de particulièrement excitant. 

 

Placés à intervalles réguliers au cours de l'ascension, des panneaux nous mettent en garde: "Attention! Pas d'approvisionnement en carburant !". Plus aucune habitation, plus aucun commerce. Juste la cabane d'accueil au Parc, vide, et, à Schulmann Grove, une minuscule station de rangers ... sans rangers! Pourtant, nous sommes à la mi juin et la "saison" est officiellement commencée, puisqu'elle va du Memorial Day (dernier lundi de mai) à la fin octobre. Seuls les mois d'été permettent d'accéder à ces endroits que la neige isole le reste de l'année.

 

Nous sommes prévenus aussi: pas de sources pour se désaltérer, pas de ruisseaux ni de lacs à proximité. Tout est sec et aride. Avez-vous votre gallon d'eau? Nous sommes dans une nature très sauvage. Non hostile pourtant, malgré sa rugosité. Préservée par ses plantes et arbustes aux griffes piquantes et ses cailloux. D'une beauté qui se révèle au fur et à mesure que nous montons et que l'horizon se dégage.

 

A 2736 mètres d'altitude le "Sierra Overlook" est un splendide point de vue orienté vers l'ouest, face à la Sierra Nevada qui s'étire dans toute la splendeur de ses 300 kilomètres de falaises abruptes. Bleutée, couronnée de cimes blanches. Bonjour, au loin, le Mont Whitney! Avec ses 4406 mètres, presque un Mont Blanc! Un défi pour les randonneurs chevronnés. C'est le sommet le plus haut de la Californie, le plus haut des Etats-Unis même, si l'on oublie les géants blancs de l'Alaska à l'autre bout du continent. 

 

La végétation se fait plus rare et devient rocailleuse, se parant de façon surprenante, à cette altitude élevée, de plantes grasses et de cactus comme égarés, encore frileusement en boutons en ce mois de juin. Août sera le mois des fleurs en fête, promettent les guides. Mais des fleurs minuscules et ravissantes nous accueillent déjà en avant-première. Quel peut bien être leur nom ? Nous avons beau connaître les fleurs des Alpes sur le bout des doigts, celles-ci jouent aux belles inconnues dont il faudra faire la connaissance. Elles s'agrippent dans les interstices des rochers, s'aplatissent sur le sol, frissonnent dans le vent et se nourrissant d'un symbole de pluie car la Haute Sierra, en face, accroche jalousement tous les nuages venant du Pacifique et les empêche de venir les humecter de façon régulière.

 

Puis nous atteignons des plateaux d'altitude inondés de soleil, presque riants s'ils n'étaient aussi vides de tout. De belles prairies étendent leurs immenses tapis verts sur un sol nivelé et apaisé. Les  marmottes s'abandonnent à la douceur de l'instant sans trop s'éloigner de leur trou. Impossible de les approcher: elles sont aussi farouches que les nôtres! Et hop! Disparues dans un refuge invisible après un sifflement de chef de gare affolé!

 

Toute cette belle approche pour arriver là-haut, à l'Ancient Bristlecone Pine Forest! Au fur et à mesure que nous nous élevons, l'air se fait plus vif, plus sec, le soleil plus éclatant et le ciel de plus en plus bleu. Presque marine, avec logé dedans, très haut, un petit point blanc malicieux qui nous suit partout. Devinez? La lune en plein jour! Les White Mountains, bien que toutes en rondeurs, montent très haut et comptent le troisème sommet le plus élevé des Etats-Unis continentaux, le White Mountain Peak, 4360 mètres. Le point culminant est inaccessible en ce début de saison car la route reste coupée au-delà de Schulman Grove. Frustration de ne pouvoir accéder à ces immenses paysages dénudés, battus par les vents, où la NASA a, paraît-il, testé en son temps ses engins destinés à la première mission sur la lune.

 

D'un coup, sans prévenir, après un dernier tournant de la route, ils sont enfin là les vieux pins bristlecone!. Les uns à côté des autres, dressés de façon théâtrale et pathétique sur un versant pierreux et escarpé. Torses et bras burinés tendus vers le ciel. Retenus dans leur envol par leurs invraisemblables racines noueuses. Debout, penchés ou couchés, ils sont tous des contorsionnistes extravagants. Connaissant leur grand âge, il y a de quoi s'inquiéter: sont-ils vivants, sont-ils morts? Sont-ils seulement de magnifiques squelettes ou contiennent-ils une parcelle de vie? En fait, la plupart sont bien vivants et le prouvent par une belle couronne de branches vertes et touffues. Pour d'autres, une simple houppette clairsemée d'aiguilles ébouriffées sur un tronc dénudé nous dit que la vie continue timidement, cou ci, cou ça. Alors que les aiguilles des pins, suivant les espèces, tombent au bout de quelques années, celles des pins bristlecone peuvent durer plus de quarante ans. Elles aident l'arbre à subsister même dans des conditions défavorables. Attention, pieds sensibles: dès que ses racines se dénudent, l'arbre devient plus vulnérable et se met à dépérir.


D'autres sont encore dressés, comme figés en pleine action, alors que l'étincelle de vie les a déjà quittés. Non morts, mais comme pétrifiés dans une attitude étonnamment dynamique. Même vaincus, même à terre, ils restent sublimes, impérissables. Leur bois, formé par le suc solide des millénaires, endurci par les intempéries, en fait des sculptures coriaces défiant l'imagination et le temps. Toujours plus polis et plus lisses dans leur gros habit gris boudiné, rayé de brun, jaspé d'ambre et taché de miel, ils égalent en créativité les plus beaux chefs-d'oeuvre de la terre. John Muir, ce fou de nature sauvage, ce découvreur amoureux de l'Ouest américain a déjà, en son temps, été fasciné par l’extravagance pittoresque de ces arbres "offrant à l'artiste une série de formes plus riches et variées qu'aucune espèce que j'aie vue jusqu'à ce jour...".

 

Une grande émotion nous gagne face à ces sculptures vivantes de quatre mille ans ou plus, les "êtres "vivants les plus anciens du monde sans doute!  Même les séquoias géants, avec leurs 2000 ou 3000 ans ne sont que des jeunots à côté d'eux ! Qui était là il y a 4800 ans, âge présumé du doyen des pins bristlecones, nommé "Mathusalem"? Quelles tribus préhistoriques, pré-amérindiennes puis amérindiennes erraient alentour au fil des siècles? Quels étaient leur rapports avec ces arbres déjà étonnants à des époques lointaines? Allez, je me laisse aller à un cliché: j''entends la fête, les tambours, les flûtes, les grelots et des chants émouvants. Je ferme les yeux et je vois les riches parures colorées et les danses sacrées pour célébrer avec vénération la Nature, la Mère !

 

Quel long film de l'histoire du monde s'est déroulé pendant qu’une sève nourricière parcimonieuse faisait croître leur diamètre torturé d'un pouce à peine (2.54 cm) en cent ans? Brillantes ou obscures, quelques-unes de nos civilistions sont passées. Et ces troncs noueux, leurs contemporains d’un moment, sont toujours là, eux. Glorieux, superbement modelés par le soleil brûlant, le vent, la poussière, le gel mordant, les lourdes charges de la neige des hivers sans fin. Rassemblant une fabuleuse énergie dans la torsion extraordinaire de leurs troncs, ils tendent leurs bras vers l'azur intense et pur de cette belle journée de juin. Désir ou imploration? Qui peut le dire? Ont-ils un cœur? Des sentiments? Ils nous parlent dans un langage gestuel muet auquel nous répondons à notre tour par un silence respectueux.

 

Nous qui les admirons aujourd'hui, nous ne sommes que de tout petits bonshommes éphémères d'un siècle qui représente si peu en temps pour eux. Nous sommes venus les saluer depuis notre courte trajectoire de vie, eux, un bout d'éternité en comparaison de nous! Quand nous aurons disparu, ils seront sans doute toujours là et tendront encore longtemps leurs bras vers les visiteurs des siècles à venir...                                                                               


De Promothée à Mathusalem 

C'est dans les montagnes du Parc National de Great Basin, Nevada (crée en 1986) que l'on a identifié le plus ancien pin bristlecone. Il était considéré comme l'organisme vivant non cloné* le plus vieux du monde. Il vivait tranquille, bien à l'écart, en bordure des moraines du glacier du Wheeler Peak (3982m).  Découvert au cours d'une campagne de recensement de pins blancs remarquables du Nevada entre 1658 et 1961, il fut le 114e sur la liste et devint la célèbre référence WPN-114 (White Pine Nevada). Cela se passait dans le cadre d'une étude sur le changement climatique et du recul des glaciers dont les effets pouvaient se lire sur la croissance des cernes du bois (science de la dendrochronologie).

A cette époque, on aimait donner le nom d'une personnalité aux arbres et on le nomma "Prometheus" (qui d'après la Théogonie d'Hésiode, créa les hommes à partir d'une motte d'argile et leur donna le feu qu'il avait dérobé aux Dieux). Il fut coupé en 1964, par erreur ou par curiosité, cela reste obscur. Le sujet fut polémique et pour éviter d'autres initiatives regrettables de ce type, tous les pins bristlecones furent bientôt protégés, qu'il soient encore vivants et debout ou morts et à terre. Le "cadavre" de Prométhée présentait une section sur laquelle les dendrochronologues comptèrent 4844 anneaux, ce qui correspondait, corrections faites, à une estimation de 5000 ans à cette date, donc le record absolu de longévité pour un organisme vivant. La densité du bois est telle que la souche reste pour ainsi dire intacte et non décomposée de nos jours.

Promethée disparu, c'est Mathusalem qui devient le vétéran, frôlant lui aussi les 5000 ans. Il se cache sur les hauteurs arides des White Mountains, à plus de 3300 m. Les rangers ne révèlent pas le lieu où il se trouve par crainte de vandalisme. Les visiteurs curieux ne seront cependant pas frustrés puisque de magnifiques circuits de découverte officiels (courts ou longs) permettent d'approcher un grand nombre de pins bristlecones de tous âges, plus intéressants et beaux les uns que les autres.

* Plus anciennes encore sont les souches souterraines des aspens, ou peupliers faux-tremble (populus tremoloides) dont les ramifications peuvent envahir toute une montagne et se cloner à l'infini, comme c'est le cas du Pando, dans le Fishlake National Forest, au sud de l'Utah. On estime que cette colonie remonte à 80 000 ans et qu'elle attteidrait un poids de 6 millions de kilogrammes, ce qui bat tout les records du monde pour un "organisme vivant". Même les souches vivantes d'épicéas récemment découvertes en Suède sont loin derrière avec 10 000 ans environ. Quand un aspen ou épicéa meurt, il en jaillit un autre des racines et ainsi de suite, et cela continue de nos jours.
 

Et ailleurs dans l'Ouest américain?


Les pins bristlecone se rencontrent dans six Etats de l'Ouest américain: Nevada, Californie, Utah, Arizona, Colorado et Nouveau Mexique. 
 
Cedar Breaks NM, Utah, en possède une très belle colonie sur une ligne de crête exposée à tous vents, sans autres rivaux sur leur espace dénudé, entre 2500 et 3000 m. On estime l'âge des plus anciens et des plus imposants à 1700 ans environ. 

Leur couronne est encore très vivace et fournie, même si leur bois torturé a été durement maltraité par les intempéries, jusqu'à devenir gris et satiné, avec de belles veines brunes ou beiges. Une petite randonnée y mène assez facilement, sauf si givre et verglas tardifs ou précoces, ou la neige, n'interdisent l'accès de la falaise qui domine l'amphithéâtre coloré de Cedar Breaks. 

Alpine Pond Trail, sentier de découverte partant de Shessmann Ridge Overlook (3190 m) permet de les approcher aisément en bordure d'une forêt aux essences variées de caractère alpin.
 
 


Bryce Canyon NP , Utah, est lui aussi un parc d'altitude dont le Rim Trail (sentier de la falaise) s'étire sur toute sa longueur entre 2365 m (à Fairyland Point) à 2778 m (à Yovimpa Point). C'est de ce dernier point de vue, tout au bout de la route scénique, que nous trouvons le Bristlecone Loop Trail, petite boucle permettant de trouver une certaine concentration de pins bristlecone sur un belvédère boisé surplombant des à-pics impressionnants. Là se trouve l'un des plus vieux arbres du parc, âgé de 1600 ans environ. Un jeunot comparé à ceux des White Mountains de Californie! Hélas, en 2009, il nous a semblé que les plus exposés en bordure de falaise n'avaient pas l'air bien en point. Beaucoup étaient gris et secs, quelques-uns gisaient tristement sur le sol, brisés et abîmés.

Heureusement, il existe de nombreux spécimens qui ont l'air de bien se porter ou gardent au moins leur prestance en étant secs. Maintenant que je cerne mieux leur personnalité, je dirais qu'ils ont quelques siècles, à moins que je ne sous-estime leur tout petit millénaire. Le Parc reste discret sur les localisations et les âges pour éviter le vandalisme. Je commence à avoir le coup d'oeil pour les identifier à partir de leurs branches caractéristiques, touffues et légèrement pendantes en forme de "rince-bouteille". Dans Bryce, ils n'atteignent pas l'envergure de leurs cousins de Cedar Breaks. Ceux que je connais sont plus modestes mais tout aussi attachants. Ils se rencontrent de façon isolée ou en tout petits groupes sur les parties élevées des sentiers de randonnée qui sillonnent le parc. On ne peut les manquer sur Fairyland Trail et Queen's Garden où ils exposent aux vents une silhouette maigrichonne, tout de guingois, sur de hauts mamelons dénudés rappelant les dunes du Sahara. Sur Peek-a-Boo Trail ou même plus haut, sur le Rim Trail, ils jouent aux équilibristes sur les pentes escarpées au milieu des hoodoos et de la neige qui s'y attarde souvent. Le vert sombre de leurs branches touffues en foxtail ou "queues de renard" au milieu des roches orangées forme avec eux un bien joli contraste.

Au Colorado, Mount Evans recèle deux sites remarquables de pins bristlecones. Mais surprise, non pas du type pinus longavaea comme en Californie ou en Utah. Ceux du Colorado sont des pinus aristata, une sorte quasi jumelle, mais un peu plus nordique. On les surnomme aussi Wind Timber (tronc au vent), Hickory Pine (pin hickory), Foxtail Pine "pin queue de renard" ou Krumholz, mot allemand qui veut dire "bois tordu". 

Ici, l'on fait mois de mystères autour de l'arbre mythique. Les rangers organisent régulièrement des sorties conférence. On y apprend que, le Colorado revendique la première découverte de l'existence de cet arbre, en 1853, un siècle avant Schulman, qui n'a fait que le "redécouvrir" en 1950. En effet, c'est en parcourant les Rocheuses du Colorado pour le compte du Pacific Railway que le botaniste Cruetzfeldt  tomba sur cette étonnante espèce de pins près de Cochetopa Pass, l'actuel Colorado State Highway 114. Comme c'est curieux! C'est exactement le même chiffre que celui de Schulman, NP114!  Malheureusement la plupart des membres du groupe de prospection auquel appartenait Cruetzfeldt furent tués par les Utes Pahvants dans ce que l'on appela le "Gunnison Massacre", du nom de leur capitaine, Gunnison. Le gouverneur de l'Utah, Brigham Young, que les rumeurs de l'époque rendaient responsable du meurtre, récupéra les notes et les échantillons du botaniste auprès des Utes. C'est ainsi que la découverte fut connue.  

Le premier site de pins bristlecones se trouve au Dos Chappell Nature Center, peu après l'entrée dans la Wilderness, la zone protégée du Mont Evans. Un sentier de découverte permet de voir un très beau bosquet d'arbres vent debout, décoiffés, ou tombés. Tout près, il y a comme une pépinière de "jeunes" arbres vigoureux, couverts de pommes de pins à hauteur d'homme, ce qui permet de les examiner de très près. 

Le deuxième sentier est le Pesman Trail, où les arbres rejoignent la pelouse alpine, qu'on nomme toundra aux Etats-Unis. Les arbres les plus exposés s'accrochent encore comme ils peuvent, mais beaucoup sont à terre et déjà bien délavés par les intempéries, au milieu de souches ou de moignons. Dès qu'ils sont un peu plus abrités, ils sont plus imposants et plus beaux. C'est parmi eux que se trouvent les vétérans du Mount Evans, âgés de près de 2000 ans.

Les vieux pins bristlecone, par leur aspect de sculptures ont été une source d'inspiration pour des photographies exceptionnelles.


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