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Percal

 
1943





Percal...

¿Te acuerdas del percal?
Tenias quince abriles,
anhelos de sufrir y amar,
de ir al centro, triunfar
y olvidar el percal.
Percal...
Camino del percal,
te fuiste de tu casa...
Tal vez nos enteramos mal.
Solo se que al final
te olvidaste el percal.

La juventud se fue...
Tu casa ya no está...
Y en el ayer tirados
se han quedado
acobardados
tu percal y mi pasado.
La juventud se fue...
Yo ya no espero más...
Mejor dejar perdidos
los anhelos que no han sido
y el vestido de percal.

Llorar...
¿Por qué vas a llorar?...
¿Acaso no has vivido,
acaso no aprendiste a amar,
a sufrir, a esperar,
y también a callar?
Percal...
Son cosas del percal...
Saber que estás sufriendo
saber que sufrirás aún más
y saber que al final
no olvidaste el percal.
Percal...
Tristezas del percal.

Paroles : Homero Expósito
Musique : Domingo Federico


"Percal" fut un des grands succès d'Alberto Podestá, qui a chanté toute sa vie le tango et réalisé notamment son rêve de jeunesse de chanter avec Di Sarli.




Percale

Tu t’ rappell’ la percale ?
Tu avais quinze avrils
des désirs, de souffrir, d’aimer,
d’aller dans le centre, arriver,
oublier la percale.
Percale
Chemin de la percale
t’es partie de chez toi...
Peut-être avons-nous compris mal.
J’sais seul’ment qu’après ça
t’as oublié la percale.

La jeunesse est enfuie...
Ta maison n’est plus là...
Et dans l’oubli jetés
sont demeurés
effarouchés
ta percale et mon passé.
La jeunesse est enfuie...
Et moi je n’attends pas ...
Mieux vaut laisser perdus
tous les désirs qui ne sont plus
et la robe de percale.

Pleurer
Pourquoi vas-tu pleurer ?...
Tu n’as donc pas vécu,
tu n’as pas appris à aimer,
à souffrir et à espérer,
et à ne plus parler ?
percale...
Ce sont chos’ de percale...
Savoir que toi tu souffres
que plus encor’ tu souffriras
et savoir qu’après ça
tu t’rapell’ la percale
Percale...
Tristesses de percale.


Traduit par Jacques Ancet



Auteur des paroles de "Percal", mais aussi de "Yuyo Verde", Homero Expósito est avec Homero Manzi et Enrique Santos Discépolo l'un des plus importants paroliers-poètes du tango.

    Sa carrière fut plus longue que celle d'Homero Manzi (1918-1987). Plus libre qu'Homero Manzi dans son écriture (il pratique souvent le vers libre alors que le premier reste dans la tradition du vers compté), il en est proche par sa rigueur, son exigence, et par son appartenance à la veine romantique des années 40.