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Mon oeuvre se construit aujourd’hui entre émerveillement et questionnement du sauvage, et forme progressivement une vision du monde où la survie intérieure est aussi importante que le corps et la peau qui l’enveloppe. 

 
 
(Perdue en Mère, 114 x 164cm, huile sur toile, 2012)

Paula Portilla interroge l'humanité des hommes et tente de retrouver les liens perdus avec ce qui le relie à la nature, à l'univers. Pour cela dans les séries précédentes de peintures elle s'est emparée des figures et images du corps: corps d'homme et de femmes sans visages, fragments, organes sexuels. Peints de manière "hyperréaliste", sa technique académique se mettait au service de corps et fragments nus et solitaires. Peints sur des peaux de vache rasées là où s'inscrirait l'image du corps. Dans ce rapprochement étrangement efficace, se disait le "versant", si souvent refoulé de l'animalité des corps. La peau de ces images retournant symboliquement dans "le chaud" d'une fourrure, retrouvaient la tendresse d'un ventre.

Au commencement, donc, était l'enfantement: l'homme futur, violemment expulsé (comme par une poussée volcanique- les volcans seront un autre thème de peintures pour l'artiste.)

Le travail de Paula Portilla se déplace sur un fil tendu au-dessus des abîmes du désir et de l'effroi, de la jouissance et de la souffrance. De façon cathartique, se joue à chaque peinture la dramaturgie du désir auquel répond la présence monstrueuse de son objet. Les moralités étroites condamnant les corps, interdisent l'accès au réel de celui-ci.

M. Kiessel
(extrait d'un texte)


EVA s’est évaporé

Quelqu’un a dit : les bonnes filles vont au ciel, et les méchantes là où elles veulent». Peu d’entre elles arrivent là où règne la Vierge des Dangers : l’Art. Selon les études de Sir Robert Hunter, la créativité féminine a ses propres sources. Mais, peut-être l’art a-t’il un SEXE ? Je préfére «Le sexe me fais rire», du grand écrivain español Jardiel Poncela.

Où se trouve le «STRING» de Sainte Thérese d’AlaVie et les culottes de Sor Juana avec lesquelles Paz jouissait - grand reniFLEUR de la fleur de garambuyo de Maria Zambrano. La transfusion créative Femelle-Mâle est plus évidente dans les Lettres que dans les Arts Visuels, quizás, quizás, quizás...(1), sauf dans le cas génial de Rrose Selavy (2).

- Musterbilder für Freunde des Schönen -
Son tableux “PEAU OUVERTE“ (colique - digestion).
Le peintre règle son compte menstruel avec son JUS-JEUX. Avec une in-FLUENCE de certaines oeuvres de Polke. Et Polké No! (3), sa jeunesse le lui permet. Sigmar m’a avoué que les études (réactions chimiques) du Dr. Runge - 1885 - avaient influencé son travail et sa manière de le regarder 
«I expect the unexpected». Il y a quelque chose d’inespéré dans le tableau d’Ana Paula. Le cadeau que j’ai reçu de Marcel Moreau, je le lui donne avec beaucoup de «susto» (4) : «On dirait un meutre, avec beaucoup d’amour dedans».
Punto G
(Guillermo Arizta)

1 «Quizás, quizás, quizás» (qui sait) est un bolero cubain, écrit en 1947 par Osvaldo Farrés.
2 Rrose Selavy est un personnage fictif créé par Marcel Duchamp en 1920. Le nom choisit évoque la phrase «Éros, c’est la vie» Il signe sous ce nom une série d’étranges calembours, par exemple: «Conseil d’hygiène intime : il faut mettre la moelle de l’épée dans le poils de l’aimée.». Le nom contient ici un jeu de mots en espagnol «yo se la vi» qui veut dire «je le lui ai vu».
3 «Y Polke No!» est un jeux de mots qui dit aussi « y por qué no» (et pourquoi pas !)
4 «susto» veut dire frayeur et contient un jeu de mots : susto - gusto (plaîsir) dans la phrase.



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