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Le Fort Paté


Maillon indispensable du Verrou Vauban, le Fort Pâté se dresse, imperturbable, sur son île au milieu de l'estuaire. Pendant la Fronde et à plusieurs reprises, Claude et Saint-Simon, Gouverneur de Blaye, émet l'idée de fermer la Gironde, important passage par mer, à hauteur de la ville. Vauban officialise ce projet en 1685, à l'issue de son unique visite de la place, et François Ferry le réalise.

"Île de Blaye", en cours de formation, est mentionnée pour la première fois, vers 1650, par Clerville. Chaque Forte marée la recouvrant, Ferry s'oblige à la ceinturer d'une digue, en 1690. Le fort de 12 mètres de haut et de forme ovale, permet une surveillance sur 360°. Une salle de garde en son sommet, une poudrière en son coeur, une grande salle circulaire dont les murs extérieurs font 4 mètres d’épaisseur et quelques puits en font l’essentiel de ce bâtiment.

La défense de l'estuaire est assurée par deux batteries d'artillerie, l'une au sommet du "Pâté", la seconde, organisée autour de l'édifice et protégée par un glacis de courte largeur. La construction a la particularité de posséder une assise en charpenterie co

mposée d'un vaste "grillage" de bois de pin reposant sur des pieux.

L'ensemble équilibre les masses pour que la construction ne s'enfonce pas dans la terre instable. Les travaux de fondation du fortin démarrent début 1691. Les travaux de maçonnerie débutent et se termineront en 1693.

Vers 1705, l'édifice s'enfonce de deux mètres dans la terre, sans dommages. Cela rend cependant inutilisables les 32 fenêtres de tirs destinées à protéger les abords immédiats du fort. L'île ayant perdu près de la moitié de sa superficie est de nouveau consolidée entre 1726 et 1730.

Le Fort Pâté est aujourd'hui une propriété privée.