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Les Morts pour la France

Par manque de renseignements historiques très précis, il est difficile d'établir un tableau exhaustif des pertes au combat du 3ème de marine depuis sa création.
Toutefois les chiffres suivants méritent d'être cités :
- lors de la campagne de Cochinchine en 1859-61, les pertes estimées pour les douze compagnies engagées à Ki-Hoa             (Tonkin) s'élèvent à 587 morts ;
- au cours de la guerre de 1870-71, les pertes estimées sont de 964 morts ;
- pendant la grande guerre, le régiment perd 4 617 hommes ;
- durant le deuxième conflit mondial, en 1940, 405 morts sont recensés en un mois.
 
Depuis 1963, le régiment ne cesse de consentir de lourds sacrifices à la gloire de la France et pour l'honneur de l'Arme:

Adjudant Jean-Louis ALLOUCHE
Mort pour la France le 19 mai 1978 à Ati (Tchad). 
Le 6 avril 1947, Jean Louis Allouche voit le jour à Marrakech. Fils d’une famille de pieds noirs, il passe toute son enfance au Maroc. Au moment de l’indépendance du Maroc, sa famille s’installe dans le nord de la France. Le 5 mai 1967, il est appelé au service militaire actif et rejoint le 3ème RIMa stationné à Vannes. D’emblée, il se distingue, par son calme et son efficacité. Il suit le peloton des élèves gradés puis le peloton d’élèves sous-officiers au sein du régiment. Le 1er mai 1968, il reçoit son premier galon de sous-officier. En août 1968, il arrive à la fin de son service militaire mais il ne peut se résoudre à arrêter. La qualité de son commandement lui permet de souscrire un engagement avec le grade de sergent. 
Le 4 août 1970, il est désigné pour continuer son service outre-mer et il est affecté au bureau d’aide Militaire du Tchad. Il débarque à Fort-Lamy quelques jours plus tard. Pendant un an, il va œuvrer au sein de la toute jeune armée tchadienne se plaisant dans son action d’instructeur. Affecté à la Garde Nomade, il rayonne à partir de Mongo où il est basé. D’un caractère ouvert, il est tout de suite accepté et apprécié des goumiers tchadiens. Le 1er janvier 1971, à peine deux ans et demi après son premier galon de sous-officier, il est nommé sergent-chef. A son retour du Tchad, il est affecté au 1er RIMa à Granville. Il va mettre à profit les deux années qui suivent à se perfectionner. A la fin de l’année 1973, il accède à ce qu’il désire le plus : le commandement d’une section. A 26 ans, il est le seul sergent-chef, chef de section du régiment. Une section dont l’indicatif Jaune 3 ne le quittera plus. Le 1er avril 1975, il est nommé au grade d’adjudant : il a 28 ans. Par deux fois, en 1975 et 1977, il effectue des séjours de quatre mois au sein de la compagnie tournante du 6ème BIMa au Gabon. Pendant ces périodes découpées par les gardes et les tournées de brousse, il vit au plus près de ses hommes. Le 18 avril 1978, l’Armée Nationale Tchadienne durement éprouvée par une offensive venue du nord sollicite l’aide de la France. L’opération "Tacaud" est déclenchée. Le 22 avril 1978, le 3ème RIMa en alerte "Guépard" est dirigé sur le Tchad.
La 3ème Cie se porte sur Mongo, puis à partir de sa position, rayonne en envoyant des patrouilles. Le 18 mai 1978 vers 22h00, un message arrive à Mongo : Ati, situé à 180 km au nord, est tombé. La 3ème Cie fait mouvement sur la ville. Le 19 mai 1978 vers 11h00 la compagnie débarque à 1500m du village et commence sa progression. "En avant" hurle l’adjudant Allouche. Comme un seul homme, sa section bondit derrière ce chef qu’elle aime tant. Au moment ou Jaune 3 atteint son objectif, un feu extrêmement violent se déclenche, l’adjudant Allouche est en tête. A quelques mètres de lui, un obus de mortier explose. Il trébuche et tombe. Un éclat vient de lui sectionner l’artère fémorale. Avec ce calme qui l’a toujours caractérisé, il donne ses derniers ordres. Avec efficacité il place ses groupes, encourageant l’un, rectifiant la position d’un autre. Il fait déclencher les tirs qui déjà infligent de lourdes pertes à l’ennemi. Puis, comme si sa mission était remplie, il transmet le commandement à son adjoint et s’affaisse. Inconscient, il est évacué et les infirmiers l’embarquent dans l'hélicoptère Puma sanitaire. Mais il est trop tard. L'adjudant Allouche a été au bout de son contrat : il a fait le sacrifice suprême. Quelques jours plus tard, la France salue l’attitude courageuse de ce sous-officier qui, au plus fort du combat, a su par sa détermination et son sens du sacrifice préserver ses hommes au mépris de sa vie et lui concède la médaille militaire à titre exceptionnel ainsi que la croix de la valeur militaire avec palme. En 1994 il est le parrain de la 156ème promotion de l'école nationale des sous-officiers d'active de Saint-Maixent. Une pièce de la salle d’honneur du 3ème RIMa de Vannes porte son nom.

Caporal Joseph Armel LENEPVEU 
Mort pour la France le 19 mai 1978 à Ati (Tchad).
Né le 30 avril 1958 à Saint-Joseph, île de la Réunion. Il est le dixième enfant d'une famille habitant le quartier des Jacques. Après des études élémentaires àl'école du Butor et au collège de Sang-Dragons, il est affecté au 3ème RIMa pour y effectuer son service militaire. Il se fait remarquer pour son excellent esprit et son goût de l'effort. Il passe le certificat technique élémentaire (CTE) choc et feu. A la fin des ses obligations légales, il s'engage. Il est nommé caporal et se porte volontaire pour faire partie d'un détachement opérationnel du 3ème RIMa au Tchad à Mongo dans le cadre de l'opération Tacaud.
Il est tué alors qu'il montait à l'assaut avec son équipe pour libérer la ville d'Ati. Il est décoré de la médaille militaire à titre exceptionnel et de la croix de la valeur militaire avec palme. Ses obsèques ont eu lieu à Saint-Joseph le 5 juin 1978 avec les honneurs militaires. Le docteur Guy Hoareau et son conseil municipal décident alors de donner le nom de Lenepveu à la nouvelle école primaire du quartier de La Cayenne et au boulevard qui longe le front de mer. 

Marsouin de 1ère classe Christian Marcel Guy JOLIBOIS 
Mort pour la France le 14 février 1979 à Abéché (Tchad).
Né le 3 juillet 1959 à Joigny (Yonne). Engagé le 4 janvier 1977 au 3ème RIMa et affecté à la 11ème compagnie. Affecté à la 4ème compagnie le 5 avril 1977. Nommé 1ère classe le 1er février 1978. Désigné avec sa compagnie pour participer au détachement de Moussoro dans le cadre de l'opération Tacaud du 21 avril au 8 juillet 1978. Affecté à la CCS le 10 juillet 1978. Désigné le 20 janvier 1979 pour un deuxième séjour dans le cadre de l'opération Tacaud avec la 1ère compagnie à Abéché. Tué par balle le 14 février 1979. Citation à l'ordre de l'armée:"Participant pour la deuxième fois à des opérations dans un pays auquel la France est liée par des accords de coopération, s'est distingué par ses qualités d'allant et de courage. A été grièvement blessé par balle le 14 février 1979 en rejoignant les positions françaises. Son comportement en tous points exemplaire, a grandement servi le renom des troupes de marine". Il est décoré de la médaille militaire et de la croix de la valeur militaire avec palme.

Marsouin de 1ère classe Marcel AMARU
Mort pour la France le 27 mai 1995 à Verbanja (Bosnie-Herzégovine).
Le marsouin de 1ère classe Marcel Amaru est né le 20 décembre 1970 à Uturoa dans l’île de Raïatea (Polynésie Française). Il entre en service au 3ème RIMa en novembre 1992. Affecté à la 2ème section de la 1ère compagnie en tant que pilote VAB et tireur 12,7, il a notamment participé à l’opération Turquoise au Rwanda. Volontaire pour participer au mandat de la FORPRONU à Sarajevo, il rejoint avec sa section le bataillon d’infanterie n°4 (BATINF 4), le 12 mai 1995. Sa citation à l’ordre de l’armée évoque les circonstances de sa mort : "Le 27 mai 1995, à 09 heures, au poste du cimetière juif nord à Sarajevo, appuyant, avec une mitrailleuse 12,7 mm, l’assaut mené sur le poste d’observation de Verbanja pris par les serbes le matin même, a été grièvement blessé à la tête par balle. Est décédé des suites de ses blessures". Il est décoré de la médaille militaire à titre exceptionnel et de la croix de la valeur militaire avec palme. En 2015 il est conjointement avec le marsouin Jacky Humblot, le parrain pour toutes les incorporations de l'année en cours des jeunes engagés du centre de formation initial des militaires (CFIM) de la 9ème brigade d'infanterie de marine à Coëtquidan.

Marsouin Jacky HUMBLOT 
Mort pour la France le 27 mai 1995 à Verbanja (Bosnie-Herzégovine).
Le marsouin Jacky HUMBLOT est né à Angoulême le 6 octobre 1976. Engagé pour trois ans au titre du 3ème RIMa, il rejoint son régiment le 6 décembre 1994. Affecté à la 1ère section de la 1ère compagnie comme grenadier-voltigeur, il se porte volontaire pour servir au sein de la FORPRONU. Il rejoint le bataillon d’infanterie n°4 (BATINF 4) le 12 mai 1995. Le marsouin HUMBLOT a été cité à l’ordre de l’armée : "Le 27 mai 1995, à 09 heures, participant sur le pont de Verbanja à Sarajevo à un assaut mené en vue de reprendre le poste d’observation pris par les serbes le matin même, a été mortellement blessé par balle à l’abdomen". Il est décoré de la médaille militaire à titre exceptionnel et de la croix de la valeur militaire avec palme. En 2015 il est conjointement avec le marsouin de 1ère classe Marcel Amaru, le parrain pour toutes les incorporations de l'année en cours des jeunes engagés du centre de formation initial des militaires (CFIM) de la 9ème brigade d'infanterie de marine à Coëtquidan.

Caporal-chef Anthony BODIN 
Mort pour la France le 1er août 2009 en Kapisa (Afghanistan).
Originaire de Dinan dans les Côtes d’Armor, Anthony Bodin s’engage au 3ème régiment d’infanterie de marine à Vannes, le 1er février 2006. Très vite, il fait preuve de belles qualités militaires et prend part, dès sa première année de service, à l’opération Licorne en République de Côte d’Ivoire d’octobre 2006 à février 2007. De janvier à mai 2008, il participe à l’opération Trident au Kosovo. Il s’y distingue lors des affrontements autour du tribunal de Mitrovica le 18 mars 2008. De retour en Métropole, il est nommé caporal. Marsouin exemplaire, serviable et chaleureux, il est estimé de ses chefs et de ses camarades pour ses profondes qualités humaines, et se distingue par sa ferme volonté. Déployé en Afghanistan au sein de la Task Force Korrigan, à compter du 9 juillet 2009, il participe à une vaste opération en vallée de Ghayne dans la province de Kapisa le 1er août 2009. Dans la localité de Ghayne Pain, son groupe est pris à partie par des insurgés. Alors qu’il s’expose pour appuyer ses camarades fixés sous le feu adverse, dont certains sont blessés, Anthony Bodin est mortellement touché à la tête à l’âge de 22 ans. Il est nommé caporal-chef à titre posthume et se voit décerner les insignes de chevalier de la légion d’honneur, la médaille militaire et la croix de la valeur militaire. Le caporal-chef Anthony Bodin avait le courage de celui qui fait ce qu’il dit. Il a agi en connaissant le danger ; il a placé le sens du devoir au-dessus de son intérêt propre et à fait la démonstration d’un dévouement qui force l’admiration. Pour son action, il s’inscrit dans la lignée des héros de son régiment.

Caporal-chef Johan NAGUIN 
Mort pour la France le 4 septembre 2009 en Kapisa (Afghanistan). 
Originaire de l’île de la Réunion, Johan Naguin s’engage au 3ème régiment d’infanterie de marine à Vannes le 1er mai 2005. Dans la pure tradition des troupes de marine, sa trop brève et prometteuse carrière est jalonnée par plusieurs opérations extérieures. D’octobre 2006 à février 2007, il participe à l’opération Licorne en République de Côte d’Ivoire. En octobre 2007, il est nommé caporal. Au début de l’année 2008, il prend part à l’opération Boali en République Centrafricaine. Chaleureux, excellent camarade, enjoué et loyal, il est très apprécié de ses pairs comme de ses chefs. Déployé en Afghanistan au sein de la Task Force Korrigan à partir du 27 mai 2009, il occupe sur le théâtre afghan la fonction de pilote d’engin blindé. Le 4 septembre 2009, alors que son groupement Korrigan assure une mission de sécurisation sur l’axe Bagram-Nijrab, le véhicule de l’avant-blindé qu’il conduit est détruit par un engin explosif improvisé dissimulé sous la chaussée et déclenché à son passage par des insurgés. Johan Nagin est tué sur le coup. Il est nommé caporal-chef à titre posthume et se voit décerner les insignes de chevalier de la légion d’honneur, la médaille militaire et la croix de la valeur militaire. Le caporal-chef Johan Naguin était âgé de 24 ans. Il était marié et père d’un petit garçon.

Sergent Thomas ROUSSELLE
Mort pour le France à l’hôpital américain de Landsthül en Allemagne le 6 septembre 2009 des suites de ses blessures en Kapisa (Afghanistan). 
Originaire de la région parisienne, Thomas Rousselle s’engage au 3ème régiment d’infanterie de marine à Vannes le 1er avril 1998. Chef d’équipe à la 1ère compagnie de combat des "Forbans", il parcourt de nombreux territoires et s’illustre sur de nombreux théâtres en dix ans d’une riche carrière dans les troupes de Marine. En 2000, il enchaîne ainsi deux opérations, en ex-Yougoslavie d’une part au sein de la SFOR, puis dans le Golfe de Guinée dans le cadre du déploiement Corymbe. En 2001, il part en Guyane. En 2004, il effectue sa première mission en terre afghane dans le cadre de l’opération Pamir. Il s’envole quelques mois plus tard pour la République de Côte d’Ivoire pour le mandat 7 de l’opération Licorne. En 2005, il retrouve les Balkans pour l’opération Trident au Kosovo. En 2006, il foule de nouveau le sol ivoirien, et prend part aux actions du GTIA 2 Licorne (mandat 13). En 2008, il participe à l’opération Boali en République Centrafricaine. Cadre de contact solide et respecté, il sert avec abnégation sa compagnie et son régiment. Proche de ses hommes, il démontre tout au long de sa carrière de solides aptitudes au commandement et un remarquable sens de l’écoute. Déployé en Afghanistan au sein de la Task Force Korrigan à compter du 27 mai 2009, il se trouve aux côtés du caporal-chef Naguin lors du déclenchement d’un engin explosif improvisé sous leur véhicule de l’avant blindé le 4 septembre 2009. Grièvement blessé, il est transporté à l’hôpital militaire de Kaboul, puis transféré à l’hôpital américain de Landsthül en Allemagne. Il y succombe à ses blessures le 6 septembre 2009, entouré de membres de sa famille. Tombé au champ d’honneur au service de la France, il se voit décerner les insignes de chevalier de la légion d’honneur, la médaille militaire et la croix de la valeur militaire à titre posthume. Âgé de 30 ans, le sergent Thomas Rousselle était marié et père de deux enfants.

Caporal Kevin LEMOINE 
Mort pour le France le 27 septembre 2009 en Kapisa (Afghanistan). 
Originaire de Savigné sur Lathan, dans la région tourangelle, Kévin Lemoine s’engage au 3ème régiment d’infanterie de marine à Vannes le 1er avril 2008. Au cours des six premiers mois de sa formation militaire il mûrit et conforte ce choix si particulier et exigeant du métier des armes. Il rejoint ensuite les Forbans de la 1ère compagnie de combat et effectue avec les camarades de sa section dix mois de préparation individuelle et collective à la projection en Afghanistan, sa première opération extérieure. Excellent camarade et très agréable à commander, il est un jeune soldat volontaire au potentiel prometteur qui montre dès le début de belles qualités de soldat, en particulier d’endurance et de persévérance. Engagé à partir du 28 mai 2009 comme tireur fusil mitrailleur au sein du groupement tactique interarmes de Kapisa – dit Korrigan, dans le cadre de l’opération Pamir, il y confirme ces belles qualités militaires. Il affronte ainsi le feu de l’adversaire à plusieurs reprises avec un courage et une aptitude au combat exemplaires. Il se distingue notamment le 1er août dans la vallée de Ghayne au cours des combats qui voient la mort de son camarade Anthony Bodin. Pris à partie par des insurgés, il riposte sur les positions adverses, contribuant ainsi à la mise en échec des assaillants. Le 27 septembre - le jour de ses 20 ans, lors d’une d’infiltration nocturne à pied en zone hostile dans la vallée d’Afghanya dans le cadre d’une opération de lutte contre les poseurs de bombes artisanales, il est mortellement frappé par la foudre au milieu de ses camarades de combat. C’est pour ses actions, autant que pour son sacrifice, que le caporal Kévin Lemoine est cité à titre posthume à l’ordre du corps d’armée et que lui ont été attribuées la croix de la valeur militaire avec étoile de vermeil et la médaille militaire.

Sergent-chef Johann HIVIN-GERARD 
Mort pour le France à Paris le 8 octobre 2009 des suites de ses blessures en Kapisa (Afghanistan). 
Originaire de Maubeuge dans le Nord, Johann Hivin-Gérard s’engage au 3ème régiment d’infanterie de marine à Vannes le 5 octobre 1999. D’abord militaire du rang, il gravit les échelons et accède au corps des sous-officiers par le rang le 1er août 2004, grâce à ses belles qualités militaires et de meneur d’homme. Le remarquable parcours professionnel de ce sous-officier est jalonné de nombreuses opérations extérieures. En 2000, il est dans le Golfe de Guinée avec la mission Corymbe. En 2001, il part au Tchad dans le cadre de l’opération Epervier. En 2002 il intervient dans les Balkans au Kosovo pour l’opération Trident. En 2003, il prend part à l’opération Artémis en République Démocratique du Congo. En 2004, il est à nouveau sur le continent africain, en République de Côte d’Ivoire, lors du mandat 7 de l’opération Licorne. En 2005, il est envoyé en mission en Guyane. En 2006, il retourne en Côte d’Ivoire (mandat 13 opération Licorne). En 2008, il participe à l’opération Boali en République Centrafricaine. Volontaire et motivé, le sergent-chef Hivin-Gérard a toujours fait preuve d’un professionnalisme sans faille dans l’exercice de ses fonctions. Doué de remarquables qualités de chef, il brillait par son exemplarité et par ses compétences techniques. Déployé en Afghanistan au sein de la Task Force Korrigan, à partir du 27 mai 2009 comme chef de groupe, il commande le véhicule de l’avant blindé attaqué le 4 septembre 2009 sur l’axe Bagram-Nijrab par un engin explosif improvisé déclenché à son passage. Ses subordonnés, le caporal-chef Johan Naguin et le sergent Thomas Rousselle, sont mortellement touchés par cette attaque. Lui-même,gravement blessé, est transporté à l’hôpital militaire de Kaboul, puis transféré à l’hôpital américain de Landsthül en Allemagne. Il est ensuite pris en charge à l’hôpital Percy de Clamart. Il meurt des suites de ses blessures le 8 octobre 2009. Rejoignant la cohorte des illustres soldats morts pour la France, il s’est vu décerner les insignes de chevalier de la légion d’honneur, la médaille militaire et la croix de la valeur militaire à titre posthume. Âgé de 29 ans, le sergent-chef Johann Hivin-Gérard était marié et père de deux enfants. Le samedi 11 octobre 2014, au cours d'une cérémonie la ville de Saint-Avé a baptisé le parc du quartier des étangs: " Parc sergent-chef Hivin-Gérard".