Les chefs de corps


INFANTERIE DE MARINE

3e RIMa TOULON (création 1838)


Colonel Melchior Marie FOURNIER 
Chef de corps du 3e RIM du 1/6/1839 au 1/5/1841

Né le 29 mai 1780 à Brest (Finistère). 
Entre à l’administration de la marine du 23 mars 1795 au 5 avril 1798 comme coursier extraordinaire au port de Brest aux appointements de 600 livres par an (pour mémoire des services ne devant compter que de l’âge de seize ans). Entre dans l’artillerie de marine et est nommé lieutenant en deuxième le 5 avril 1798. A la 7ème demi-brigade d’artillerie de marine à Brest du 5 avril 1798 au 11 novembre 1798. A la 1ère demi-brigade de l’artillerie de marine du 21 novembre 1798 au 20 juin 1803. Du 18 septembre au 10 décembre 1799 embarqué sur le vaisseau le Tyranniède. Du 14 mars au 6 décembre 1800 embarqué sur le vaisseau l’Océan. Du 6 décembre 1800 au 2 décembre 1801 passe sur le vaisseau l’Indomptable (plusieurs combats dont un à Algésiras qui lui a valu le grade de lieutenant en premier pour la bonne conduite qu’il a eu au combat, a fait le siège de Porto Ferrajo). Du 2 décembre 1801 au 3 avril 1802 embarqué sur le vaisseau le Saint-Gérard. Du 3 avril au 6 juin 1802 passe sur le vaisseau le Scipion (a fait la campagne de Saint-Domingue). Lieutenant en premier le 9 juin 1803. Adjudant major le 20 juin 1803. Au 1er régiment d’artillerie de marine du 20 juin 1803 au 21 septembre 1814. Du 14 juillet 1806 au 3 juillet 1809 à l’armée de Boulogne au 1er corps de réserve. Capitaine en deuxième le 30 mai 1808. Du 20 juillet 1809 au 23 avril 1810 à l’armée d’Allemagne (fait partie de l’état-major du général Vandamme). Du 3 mai 1810 au 30 avril 1811 à l’armée de Boulogne au 1er corps de réserve. Du 2 juillet 1811 au 5 avril 1812 en garnison à Anvers. Du 15 juin 1812 au 5 février 1813 en garnison à Rochefort. Du 29 mars au 10 octobre 1813 à la grande armée d’Allemagne (campagne de Lützen le 2 mai 1813, à Bautzen le 20 mai, à Vürchen le 21 mai, à Dresde le 27 août, à Leipzig où il reçut deux coups de lance l’un à la tête l’autre à la cuisse). Capitaine commandant le 1er avril 1813. Chevalier de l’ordre de la légion d’honneur le 17 mai 1813. Du 16 octobre 1813 au 20 septembre 1814 prisonnier de guerre en Russie. A Brest du 20 septembre 1814 au 6 mai 1815. Au 1er régiment des canonniers de l’artillerie de marine du 21 septembre 1814 au 1er avril 1816 à Rochefort. A fait la campagne de 1815 comme commandant la 5ème compagnie du 2ème bataillon du 1er régiment d’artillerie de marine. Au 3ème bataillon d’artillerie de marine de Rochefort du 1er avril 1816 au 16 novembre 1821. Au 2ème bataillon de l’artillerie de marine du 16 novembre 1821 au 1er décembre 1822. Au 2ème RIM du 1er décembre 1822 au 26 mars 1823 à Rochefort. Chef de bataillon le 26 mars 1823. Au 1er RIM de Cherbourg du 26 mars 1823 au 1er octobre 1827. Officier sans troupe du 1er octobre 1827 au 1er janvier 1828. Au dépôt général des équipages de ligne du 1er janvier 1828 au 1er juin 1839 à Brest. Lieutenant-colonel le 21 octobre 1832. Colonel le 25 décembre 1838. Embarque sur la frégate Amazone du 3 au 22 mars 1839. Au 3ème RIM de Toulon du 1er juin 1839 au 1er mai 1841. Décédé le 4 mai 1855 à Brest (Finistère).
Décorations:
• Officier de la légion d’honneur le 1er mars 1831
• Chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis le 23 avril 1817.

 

Colonel André Barthélémy L’ELEU de la VILLE aux BOIS 
Chef de corps du 3RIMa 
1841-1844 

André-Barthélémy Leleu de La Ville aux-Bois, dit Leleu-Salon, capitaine d'infanterie de marine, quatrième fils de Claude-Antoine Leleu de La Ville-aux-Bois (né en 1709, mort en 1798), André-Barthélémy Leleu ayant épousé, le 9 juillet 1825, à
Paris,  Marie-Elisabeth Fenn, de Rochefort, et étant mort avant elle, sans enfants (avril 1851). En 1827 chef de bataillon à la direction du port de Rochefort. De 1828 à 1832, chef de bataillon à Toulon officier d’infanterie attaché aux équipages de ligne. Lieutenant-colonel de 1832 à 1836 au dépôt de Landerneau. Le 4 août 1836 colonel commandant le 2ème RIM en Guadeloupe. Le 25 septembre 1837  commandant militaire de la Guadeloupe. Le 18 février 1840 infirmité temporaire en convalescence. Le 14 septembre 1840 reprend ses fonctions de commandant militaire de la Guadeloupe. Au 1er janvier 1841 à Paris en mission. De 1841 à 1844 chef de corps du 3ème RIM à Toulon. 
Décorations:
• Officier de la légion d’honneur

Colonel Marie Bon Ezéchiel de BAROLET de PULIGNY 
Chef de corps du 3e RIMa de 1844 à 1847 

Né le 7 février 1803 à Oster-Kappeln (Westphalie). En 1831 il est au 51ème régiment d’infanterie de ligne. De 1832 à 1837, capitaine au 2ème RIM en Guadeloupe. Chef de bataillon en 1839 au 3ème RIM à l’île Bourbon. Lieutenant-colonel le 8 octobre 1840. De 1840 à 1842 au 3ème RIM à l’île Bourbon. En 1842 au 2ème RIM. Colonel le 3 juillet 1842. Au 1er février 1843 colonel au 1er RIM en Guadeloupe. De 1848 à 1855, commandant militaire à la Réunion. Durant cette période il est nommé gouverneur par intérim de la Réunion du 8 mars  au 15 avril 1850.  En 1856 général de brigade. De 1857 à 1867 inspecteur général de l’arme. En 1868 général de division de réserve.
Décédé le 14 avril 1877 à Paris.
Décorations: 
• Grand officier de la légion d’honneur le 14 août 1866.

Colonel Jacques BRUNOT 
Chef de corps du 3e RIMa de 1848 à 1851 

Né le 25 mars 1799 à Chagny (Saône et Loire).
Sous-lieutenant le 30 septembre 1823. 
Venant du 36ème régiment d'infanterie de ligne et nommé lieutenant le 29 février 1832 et muté au 2ème RIM en Guadeloupe.
Chevalier de la légion d’honneur le 30 avril 1833. 
Capitaine depuis le 8 juin 1834. Capitaine au 2ème RIM en Guadeloupe en 1836. de 1837 à 1839 au 2ème RIM en Martinique. Chef de bataillon le 8 octobre 1840. De 1840 à 1842, adjudant major au 2ème RIM à la Martinique. Au 1er février 1843 chef de bataillon au 1er RIM à la Martinique. Au 10 février 1844 au 2ème RIM à la Martinique. 
En 1844  et 1845 lieutenant-colonel au 3ème RIM à Toulon. De 1846 à 1847, lieutenant-colonel au 3ème RIM à l’île Bourbon. De 1848 à 1851, commande le 3ème RIM Toulon. Officier de la légion d’honneur le 10 octobre 1850. 
De 1853 à 1855 colonel commandant militaire en Martinique. Du 16 juillet au 23 septembre 1853 gouverneur par intérim de la Martinique. De 1856 à 1858, commande le 4ème RIMa. 
Général de brigade en 1859. En 1860 inspecteur général adjoint de l’arme. 1862, retraite en 2ème section du cadre de réserve. Décédé le 30 août 1883.
Décorations:
• Commandeur de la légion d’honneur le 11 août 1855

Colonel Léandre Adolphe Joseph BERTIN du CHATEAU 
Chef de corps du 3e RIMa de 1853 à 1855 

Né le 9 vendémiaire An 13 ( 1er octobre 1804) à Cérences (Manche).
Elève du roi le 24 août 1820. Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr du 24 août 1820 au 1er octobre 1823. Caporal le 1er octobre 1822. Fourrier le 28 novembre 1822. Sergent le 18 décembre 1822. Sergent major le 31 décembre 1822.
Sous-lieutenant le 1er octobre 1823 et affecté au 38ème régiment d'infanterie de ligne. Du 7 août au 3 octobre 1831 en Belgique en guerre.
Capitaine le 25 février 1838. Nommé capitaine adjudant-major le 1er juin 1839 et affecté au 3ème RIMa. Capitaine de grenadier le 12 juin 1840. Le 26 février 1840 embarque sur la "Junon" et débarque à l'île Bourbon le 23 juin 1840. Au bataillon du 3ème RIMa. Embarque le 31 juillet 1843 sur l'"Andromède" et débarque le 29 novembre 1843 en France et rejoint le 3ème RIMa à Toulon. Embarque le 22 juin 1844 sur le vaisseau "Jemmapes" pour l'expédition du Maroc (campagne contre le Maroc, bombardement de Tanger et Mogador, combat et prise de l’île de Mogador). Rentre le 25 septembre 1844. Chevalier de la légion d’honneur le 17 octobre 1844.
Chef de bataillon le 31 août 1846. Affecté au bataillon du 3ème RIMa du Sénégal le 8 août 1846 au 1er décembre 1848. Officier de la légion d’honneur le 19 décembre 1847. Nommé gouverneur par intérim de la colonie le 30 avril 1848. Participe au sauvetage suite au naufrage du "Caraïbe", côtes occidentales de l’Afrique.
Lieutenant-colonel le 8 septembre 1848. Embarque sur l'"Eldorado" et débarque à Toulon le le 3 janvier 1849, rejoint le 3ème RIMa le jour-même. Le 6 février 1850 désigné comme commandant supérieur des troupes expéditionnaires de la Plata (artillerie et infanterie de marine), embarque sur la "Pomone" et débarque à Montévidéo le 1er août 1850. Participe à la campagne de Montévidéo avec le 3ème RIMa jusqu'au 17 mars 1852 jour où il embarque pour la France sur le brick le"Hussard". Le 5 juin 1852 débarque à Toulon et rejoint le 3ème RIMa. 
Colonel le 19 février 1853. Le 31 mars 1854 embarque sur le vaisseau "Jean Bart" à destination de Gallipoli, débarque le 18 avril 1854. A l'armée d'Orient avec le 3ème RIMa jusqu'au 19 juin de la même année. Embarque à Constantinople sur le "Montézuma" et débarque à Varna le 21 juin 1854. Le 1er septembre 1854 embarque sur le vaisseau "l'Alger" à destination de la Crimée. Participe à la bataille de l'Alma le 20 septembre 1854. Le 10 novembre 1854 embarque à Sébastopol sur le paquebot "Egyptus" à destination de Constantinople. Embarque sur le paquebot le "Nil" le 20 novembre 1854 à destination de Marseille où il débarque le 1er décembre de la même année. Au 3ème RIMa jusqu'au 15 décembre 1854 qui devient le 4ème RIMa.
Membre de la société de sauvetage de France en 1865.
Décédé le 15 août 1884 à Vernon.
Décorations:
• Commandeur de la légion d’honneur le 11 août 1855
• Commandeur de la Rose du Brésil le 5 octobre 1855
• Commandeur du Medjidié de Turquie le 8 juillet 1856
• Médaille d’Angleterre le 19 juillet 1856

 Devient 4e RIMa à TOULON (création 1854)


Filiation 2e RIMa de ROCHEFORT

Lieutenant-colonel Pierre MASSOT 
Chef de corps du 2e RIMa 1831

Né à Bastia le 18 décembre 1782. Epouse Marie Sennequier.
Elève au Prytanée Militaire de Saint-Cyr jusqu'au 3 fructidor an 11.
Fourrier à la 73ème demi-brigade le 3 fructidor an 11. Sergent le 19 thermidor an 12 au 23ème régiment de ligne.
Sous-lieutenant le 1er prairial an 13 au 23ème régiment de ligne. Campagne d'Italie an 14. Campagne de Dalmatie 1806
Lieutenant le 1er octobre 1807 au 23ème régiment de ligne.
Capitaine  le 23 octobre 1811 au 23ème régiment de ligne. Campagne d'Italie et d'Allemagne en 1807, 1808 et 1809.
Chef de bataillon le 19 novembre 1813 au 23ème régiment de ligne. Grande Armée 1813 et 1814. Chevalier de la légion d'honneur le 14 juin 1813. Chef de bataillon au 93ème régiment d'infanterie de ligne le 13 août 1814.
Lieutenant-colonel  le 1er octobre 1830. Venant du 46ème régiment d'infanterie de ligne et affecté au 2ème RIM en 1832. 
Colonel le 8 juin 1834 commandant le 2ème RIM en Guadeloupe. Commandant militaire de la Guadeloupe le 4 août 1836. 
Décédé le 18 septembre 1836.
Décorations: 
• Officier de la légion d'honneur le 1er mai 1831
• Chevalier de Saint-Louis le 27 août 1814

Colonel Louis AURANGE
Chef de corps du 2e RIMa 1832

Né le 12 février 1772 à Basse-Terre (Guadeloupe). Fils d'Antoine et d'Elisabeth Munios.
A fait le service comme colon dans la milice de la colonie de la Guadeloupe depuis 1788 jusqu'à son entrée le 3 février 1791. Canonnier dans la compagnie Félix le 3 février 1791. Prisonnier de guerre par les anglais à l'île de la Guadeloupe le 19 floréal an 2. Caporal dans la compagnie de canonniers du 1er bataillon des Antilles organisé à Brest par le représentant du peuple, Lyon le 1er vendémiaire an 3. Passé à la Guadeloupe, aussitôt après son organisation pour faire le siège de Sainte-Lucie. sergent le 13 vendémiaire an 3.
Lieutenant en service dans la même compagnie le 20 ventôse an 3.
Capitaine dans la 4ème compagnie de canonniers de l'île de Saint-Lucie par le commissaire du gouvernement Goiraud le 14 floréal an 3. Prisonnier de guerre par les anglais à Sainte-Lucie le 7 floréal an 4. Rentré sur parole le 21 brumaire an 6. Mis à la suite de la 1ère demi-brigade de ligne par ordre du ministre de la guerre du 2 thermidor an 6. Mis en activité dans la 59ème demi-brigade par arrêté du directoire exécutif le 17 brumaire an 7. Chevalier de la légion d'honneur par décret impérial du 14 avril 1807 sous le numéro: 16347. Fait prisonnier par les russes aux combats de Gattstadt le 5 juin 1807. Rendu par échange le 21 août 1807. Rentré au corps le 30 septembre 1807.
Nommé chef de bataillon par décret impérial du 19 décembre 1808. Nommé officier de la légion d'honneur par décret impérial du 27 juin 1809. Nommé major au 155ème régiment de ligne par décret impérial du 12 avril 1813.
En 1828 commandant la place de l'île de Marie-Galante (Guadeloupe).
En 1836 colonel commandant militaire en Guadeloupe. Le 4 août 1836 admis en retraite.
Décorations: 
• Commandeur de la légion d'honneur le 4 août 1836

Colonel Pierre MASSOT
Chef de corps du 2e RIMa 1834

Voir biographie ci-dessus.

Colonel André Barthélémy L’ELEU de la VILLE aux BOIS 
Chef de corps du 2e RIMa 1836

Voir biographie ci-dessus.

Colonel Chrétien KRAUSSE
Chef de corps du 2e RIMa 1838

Né à Strasbourg vers 1783. Fils de Jean Chrétien et de Marguerite Salomé Baumgartner. Marié au Lamentin (Martinique) le 9 février 1843 avec Catherine Sophie Platelet de Lagrange.
Lieutenant adjudant major le 15 octobre 1817.
Capitaine adjudant major le 15 octobre 1821 au 34ème régiment de ligne.
Colonel le 31 octobre 1837. Commandant le 2ème RIM en Martinique en janvier 1840.
Décorations: 
• Ordre royal du mérite militaire
• Officier de la légion d'honneur le 28 avril 1841

Colonel Jean Baptiste François PASCAL
Chef de corps du 2e RIMa 1843

Capitaine le 13 novembre 1822.
26 mars 1923 au 2ème RIM.
Lieutenant-colonel le 31 octobre 1837. Présent au 2ème RIM de la Martinique en 1840.

Colonel Jacques Amédée Philippe FIERON
Chef de corps du 2e RIMa 1847

Voir biographie ci-dessous.

Colonel Joseph Marie Agnés Jacques LAW de CLAPERNOU
Chef de corps du 2e RIMa 1849

Lieutenant-colonel le 28 novembre 1833. Présent au 1er RIM en janvier 1840.
Colonel le 18 février 1840 et nommé commandant militaire de l'île Bourbon.
Décorations:
• Officier de la légion d'honneur 

Colonel Auguste Lazare LABOREL
Chef de corps du 2e RIMa 1851

Né le 9 septembre 1798 à Saint-Tropez (Var).
Lieutenant en 2ème le 11 septembre 1816. Entré en service dans l'artillerie de marine le 11 septembre 1816 à terre en paix. Lieutenant le 13 octobre 1822. Du 30 juin 1824 au 30 juillet 1826 embarqué sur la frégate "La Marie-Thérèse", bâtiment de l'état en paix. Du 1er août 1826 au 30 septembre 1826 embarqué sur 'L'Alacity" bâtiment de l'état en paix. Du 1er octobre 1826 au 12 octobre 1826 en station à Rochefort, à terre en paix. Du 12 octobre 1826 au 1er octobre 1827 au régiment de Toulon à terre en paix. Le 1er octobre 1827 aux équipages de ligne, à terre en paix. 
Capitaine en 2ème le 30 octobre 1829. Le 20 juin 1837 muté au 2ème régiment de la marine. Chevalier de la légion d'honneur le 30 mai 1837.
Décorations:
• Officier de la légion d'honneur le 8 mai 1852.

Colonel Jacques Amédée Philippe FIERON
Chef de corps du 2ème RIMa 1852
Voir biographie ci-dessous.

A partir du 2e RIM de Rochefort création du 3e RIMa le 31 août 1854 
Garnison ROCHEFORT

Colonel Jacques Amédée Philippe FIERON
Chef de corps du 3e RIMa  1854-1857

Né à Valence le 18 août 1796, de Charles François, négociant, et de Marie Chovet, s'engagea à 16 ans et fit les campagnes de 1812 et à 1814 en qualité d'employé dans les équipages militaires et de commis à l'intendance de la grande armée. 
Sous-lieutenant (8 août 1816) dans la région de la Guadeloupe.
Lieutenant  (10 octobre 1821). 
Capitaine (20 octobre 1825) d'infanterie de ligne depuis quatre ans, lorsqu'il reçut la croix de Saint-Louis le 30 octobre 1829. Chef de bataillon de zouaves le 27 avril 1838, il passa six ans après, en qualité de major, dans l'infanterie de marine. Lieutenant-colonel, le 14 août 1845.
Colonel le 24 novembre 1847, il était depuis peu de temps (1er septembre 1848), gouverneur de la Guadeloupe, lorsqu'il eut de graves démêlés avec le procureur général Bayle-Mouillard qu'il embarqua d'autorité pour la France, parce qu'il prenait contre lui la défense des noirs. Aussi l'éloigna-t-on de cette colonie à l'expiration de son mandat (8 décembre 1851). Il fut même alors mis en disponibilité; mais, appelé ensuite à commander le 2ème régiment d'infanterie de marine, puis le 3ème régiment d'infanterie de marine, il fit à la tête des détachements de ces  régiments la campagne de la Baltique, en 1854. Général de brigade le 16 août 1856, cet officier passa dans le cadre de réserve deux ans après.
Il est décédé à Montpouillant (Lot-et-Garonne), le 15 décembre 1871.
Décorations:
• Commandeur de la légion d'honneur le 12 août 1854

Colonel Elie Jean de VASSOIGNE
Chef de corps du 3e RIMa  22 décembre 1856-1859

Né le 27 mai 1811 à Rivière Salée (Martinique). Descendant d'une vieille famille saintongeoise.
Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr à 18 ans en 1827 10ème promotion (1827-1829). 
Sous-lieutenant au 45ème régiment de ligne. En mai 1831, à la création de l'infanterie de marine, rejoint le 1er régiment de cette nouvelle arme et sert pendant plus de 20 ans aux Antilles (1er et 2ème RIMa). Lieutenant le 27 décembre 1831. Capitaine le 23 novembre 1836. Chef de bataillon le 10 février 1844. Chevalier de la légion d'honneur le 26 avril 1846. Lieutenant-colonel le 28 décembre 1848. Il s'est illustré dans la Baltique en 1854 contre les Russes (Campagne de Bomarsund), puis commanda de 1854 à 1856 le corps d'occupation de la Grèce durant la guerre de Crimée. Officier de la légion d'honneur le 12 août 1854. Commandeur de la légion d'honneur le 29 décembre 1858. Puis, en 1859-1860 il part en campagne en Chine commandant le 3ème régiment de marine (de la réforme de 1857, ce régiment comprend 17 compagnies à Rochefort, 9 compagnies à Cayenne) de la brigade du général Collineau, puis il est envoyé au Tonkin, en Annam et en Cochinchine de 1860 à 1861. Le 27 février 1861, lors de l'attaque des forts de Ki-Hoa, il est gravement blessé par une flèche.  Après la victoire sur les forts du Pei-Ho où il se distingue par sa bravoure, il est promu général et nommé commandant de troupes de marine, il est chargé en 1860 de défendre le fort de Takov à Tientsin lors de la seconde guerre de l'opium menée par un corps franco-anglais en Chine. En 1861, sous les ordres de l'amiral Léonard Charner, il est blessé à Ki-Hoa, lors de la prise par un corps franco-espagnol du camp retranché du fort des Mandarins (région de Saïgon), verrou qui commandait le passage vers la ville de Saïgon (Cochinchine). Le 7 novembre 1861, il est nommé général de brigade inspecteur général adjoint de l'infanterie de marine. Général de division en 1868, il devient inspecteur général de l'arme. En 1870, il commande la 3ème division de marche de l'infanterie de la marine impériale (la division bleue) appartenant au douzième corps d'armée du général Lebrun chargé de défendre Sedan. La division bleue est composée de fantassins de marine les marsouins et d'artilleurs de marine (les bigors), qui se distingue particulièrement à la bataille de Beaumont et celle de bataille de Bazeilles reprenant trois fois le village au Ier corps d'armée bavarois du général Von der Tann-Rathsamausen. Interné à Dresde après la capitulation de Sedan, il est libéré le 14 mars 1871. Il reprend ses fonctions d'inspecteur général de l'infanterie de marine. Le 1er mai 1876 il est admis dans les cadres de réserve, mais continue à exercer ses fonctions d'inspecteur jusqu'au 20 février 1880, date à laquelle il prend définitivement sa retraite.
Décédé le 3 novembre 1891 à Versailles (Yvelines). Inhumé au Père Lachaise.
Blessures:
 Blessé le 24 février 1861 à l'attaque des forts de Ki-Hoa par un biscaïen qui lui a traversé le bras gauche et fait une profonde   blessure au côté
Décorations:
• Grand officier de la légion d'honneur le 10 juin 1871
• Médaille de la Baltique
• Médaille de l'expédition de Chine
• Grand officier de l'ordre royal du Cambodge
• Grand officier de l'ordre d'Isabelle la catholique

Colonel Joseph Vincent Christophe COLOMB
Chef de corps du 3e RIMa  1859-1860

Né le 7 janvier 1814 à Toulon (Var).
Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr 14ème promotion (1831-1833).
Entre dans l'infanterie de marine le 21 novembre 1831.
Sous-lieutenant le 27 décembre 1833 au 25ème régiment d'infanterie de ligne.
Lieutenant de 2ème classe le 5 mai 1839. Au 1er juin 1840 à Rochefort,
Capitaine le 8 octobre 1840. Au 1er janvier 1841, attaché au 2ème RIMa, détachement de la Martinique. Au 1er janvier 1842 au 2ème RIMa Rochefort. Au 1er janvier 1849, même affectation, adjudant-major à Rochefort. Chevalier de la légion d'honneur le 14 août 1852. 
Chef de bataillon le 16 février 1853. Officier de la légion d'honneur le 28 mai 1853. Au 1er janvier 1857, attaché au 2ème RIMa de Brest.
Lieutenant-colonel le 20 mai 1857. Au 1er janvier 1860, attaché au 3ème RIMa de Rochefort commandant le détachement à la Guyane. Adjoints : Jean Desnous, Joseph Plane, chefs de bataillon; Jean Godebert, capitaine major; Victor Reveillère, capitaine adjudant-major; Pierre Jacquot, officier payeur, Jean Baptiste Roux, officier d'habillement et d'armement, lieutenants; Esprit Berville, Jean Vialet, Médecins. Aux 1er janvier 1863 et 1864, même affectation,
Colonel le 14 mars 1864. Au 1er janvier 1869, hors-cadre, commandant supérieur de Mayotte et Dépendances. Adjoints : Joseph Hayes, commissaire de la Marine, commandant particulier à Nossi-Bé; Louis Chériner, commandant la compagnie indigène, capitaine d'infanterie de marine; Léon Le Guay, ordonnateur; Alfred Grenet, chef du Service de santé. 
Au 1er janvier 1873 au 1er RIMa de Cherbourg,
Général de brigade à l'état-major hors cadre le 16 octobre 1873. Commandant supérieur des troupes (novembre 1873) en Cochinchine. Admis à la retraite le 3 août 1878,
Décédé le 25 novembre 1887 (vendredi) , à l’âge de 73 ans.
Décorations:
• Commandeur de la légion d'honneur le 9 mars 1867.

Colonel François REBOUL
Chef de corps du 3e RIMa  1860-1861

Né le 22 janvier 1815 à Fort-de-France (Martinique).
Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr 15ème promotion 1832-1835. 
Sous-lieutenant le 20 avril 1835 au 18ème régiment d'infanterie lègère. 
Lieutenant le 20 novembre 1840. Le 20 novembre 1840, il est affecté au 2ème RIMa, détachement de la Martinique. 
Capitaine le 22 octobre 1843. Capitaine officier d'ordonnance du gouverneur de la Guadeloupe le 10 octobre 1848. Au 2ème RIM le 21 avril 1849. Capitaine officier d'ordonnance du gouverneur de la Guadeloupe le 20 septembre 1849.Chevalier de la légion d'honneur le 14 août 1852. 
Chef de bataillon au 3ème RIM le 7 septembre 1853. Aide de camp du général de division inspecteur général le 8 juillet 1853. Au 2ème RIMa le 20 août 1855 (corps d'occupation en Grèce). Au bataillon d'apprentis marins fusiliers de Lorient le 6 décembre 1856.Au 1er janvier 1857, hors-cadre. 
Lieutenant-colonel le 20 août 1858. Le 12 janvier 1860, attaché au 3ème RIMa de Rochefort. Officier de la légion d'honneur le 10 août 1861. 
Colonel le 25 juin 1862. Au 1er janvier 1863, attaché au 3ème RIMa, en Cochinchine. Au 1er janvier 1864, commandant le 4ème RIMa de Toulon. Colonel commandant supérieur des troupes en Cochinchine le 14 août 1866. Général de brigade de l' infanterie de marine et inspecteur adjoint le 16 octobre 1867. Au 1er janvier 1869, attaché à l'état-major, inspecteur général adjoint de l'arme auprès d'Élie de Vassoigne, général de division. Commandeur de la légion d'honneur le 30 décembre 1869. En captivité en Allemagne du 2 septembre 1870 au 8 mars 1871.Général de division le 10 juin 1871 ,admis à la retraite le 7 décembre 1876. Décédé le 14 mars 1893, à l'âge de 78 ans. Inhumé au cimetière du Père Lachaise à Paris.
Décorations:
• Grand officier de la légion d'honneur le 5 décembre 1876
• Grand officier de l'ordre royal du Cambodge
• Commandeur de l'ordre de Charles III d'Espagne

Colonel Jean Antoine Thomas REYBAUD
Chef de corps du 3e RIMa  1861-1864

Né le 7 mars 1804 à Montagnac Montpezat (Alpes de Haute Provence).
Ancien sergent au 3ème régiment d'infanterie de l'ex-garde. Entre dans l'infanterie de marine le 1er octobre 1831,
Sous-lieutenant le 27 décembre 1831,
Lieutenant le 23 janvier 1836,
Capitaine le 16 décembre 1839. Au 1er juin 1840 au 2ème RIMa à Rochefort. Au 1er janvier 1841, attaché au 2ème RIMa, en détachement à la Martinique. Au 10 février 1844 au 2ème RIMa de Rochefort
Chef de bataillon le 14 mars 1847. Au 1er janvier 1849, même affectation, participe à la campagne de Bomarsund. Chevalier de la légion d'honneur le 26 avril 1849. Officier de la légion d'honneur le 31 octobre 1853.
Lieutenant-colonel le 25 juillet 1855. Aux 1er janvier 1857 et 1860, attaché au 4ème RIMa de Toulon, participe à la campagne de Bomarsund,
Colonel le 26 janvier 1861, général de brigade à la retraite.
Décédé le 12 juin 1888.
Décorations:
• Commandeur de la légion d'honneur le 13 août 1863
 Medjidié de 4ème classe (Turquie) 10 mars 1855
 Chevalier de l'ordre du bain (Angleterre) 16 juin 1857
 Chevalier de l'ordre de Ferdinand d'Espagne 2 août 1861
 Chevalier de l'ordre de la valeur militaire (Italie)

Colonel Jean Baptiste CHARVET
Chef de corps du 3e RIMa  1864-1869

Né le 13 décembre 1811 à Paris (Seine).
Marié le 2 août 1870, à La Tour du Pin (Isère) avec Marie Louise Alexandrine Mollard née en 1845.
Entre dans l'infanterie de marine le 17 décembre 1829,
Sous-lieutenant le 25 mars 1835,
Lieutenant le 25 décembre 1838,
Capitaine le 8 octobre 1840. Au 1er janvier 1840, attaché au 2ème RIMa, détachement de la Martinique. Au 1er février 1843 au 1er RIM Martinique. Chevalier de la légion d'honneur le 28 avril 1847. Au 1er janvier 1849, même affectation, adjudant-Major à Cherbourg. 
Chef de bataillon le 6 janvier 1855 avec rang du 30 décembre 1854. Aux 1er janvier 1857 et 1860, attaché au 4ème RIMa de Toulon, détachement de la Réunion. Officier de la Légion d'Honneur le 31 décembre 1860,
Lieutenant-colonel le 9 octobre 1861. Commandant le 2ème RIMa de 1863 à 1865. 
Au 1er janvier 1863, commandant le détachement du 2ème RIMa à la Guadeloupe, détaché au Mexique.  
Colonel le 31 décembre 1863. Commandant le 3ème RIMa de Rochefort (De la refonte de 1869, le régiment comprend 17 compagnies à Rochefort, 5 compagnies en Cochinchine, 4 compagnies à la Réunion, 5 compagnies à la Nouvelle-Calédonie, 1 compagnie à Tahiti). Adjoints : Jean Coquet, lieutenant-colonel; Jacques Guyho, chef de bataillon; Paul Ligier, chef de bataillon; Charles Delasalle, chirurgien-major; Jacques Ruillier, lieutenant-colonel, commandant le détachement à la Nouvelle-Calédonie; Octave Chomet, chef de bataillon, commandant le détachement à la Guyane; Auguste Chaudière, chef de bataillon, commandant le détachement en Cochinchine; Alexandre Chéron, capitaine, commandant la 23ème compagnie à la Réunion. Au 1er janvier 1864, commandant le 2ème RIMa de Brest. Pendant la guerre de 1870, et particulèrement du 16 novembre au 4 décembre, nommé général de brigade auxiliaire, chef de la 2ème brigade d'infanterie, 1ère division du 18ème corps d'armée de l'Armée de Loire.
Décédé le 7 novembre 1873 à La Tour du Pin (Isère).
Décorations:
• Commandeur de la légion d'honneur le 29 décembre 1866
• Officier de l'ordre de Guadalupé (Mexique) décembre 1864

Lieutenant-Colonel Jean Pierre Hubert COQUET
Chef de corps du 3e RIMa  1869-1870

Voir biographie ci-dessous.

Colonel Edouard Auguste LE CAMUS
Chef de corps du 3e RIMa  1870

Voir biographie ci-dessous.

Lieutenant-colonel Jacques Eugène Barnabé RUILLIER
Chef de corps du 3e RIMa  1871

Né le 24 février 1819 à Anse Bertrand (Guadeloupe).
Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr promotion "de Mazagran" 1839-1841.
Sous-lieutenant le 3 octobre 1841 au 1er RIMa (détaché en Guadeloupe de 1843 à 1845), lieutenant le 29 janvier 1845. De 1846 à 1850 en Océanie à Tahiti. De 1852 à 1853 en Guadeloupe.
Capitaine le 9 septembre 1853 au 2ème RIMa (de 1853 à début 1854 en Martinique, 1854 campagne de la Baltique), chevalier de la légion d'honneur le 7 juillet 1854, affecté le 12 octobre 1854 au 1er RIMa, muté le 17 janvier 1857 au 2ème RIMa comme capitaine adjudant major (de 1857 à 1862 détachement de la Guadeloupe).
Chef de bataillon le 27 décembre 1862, affecté au bataillon d'apprentis fusiliers à Lorient le 8 mars 1864. Revient au 2ème RIMa le 8 juin 1864 (de 1864 à 1867 détachement de la Guadeloupe), officier de la légion d'honneur le 10 août 1866, au 4ème RIMa le 3 août 1867.
Lieutenant-colonel le 8 janvier 1868 au 2ème RIMa (de 1868 à 1870 détachement de la Nouvelle-Calédonie). A rempli les fonctions de gouverneur de la Nouvelle-Calédonie du 12 mars au 26 août 1870. Affecté au 3ème RIMa le 13 août 1869.
Colonel au 2ème RIMa le 8 mai 1872. A l'état-major de l'arme le 9 mai 1874 (de 1874 à 1877 en Guyane à Cayenne), a rempli les fonctions de gouverneur de la Guyane du 3 mai au 9 décembre 1875. De 1872 à 1874 et de 1877 à 1879 chef de corps du 2ème RIMa.
Décorations:
• Commandeur de la légion d'honneur le 30 juillet 1898

Colonel  Edouard Auguste LE CAMUS
Chef de corps du 3e RIMa  1871-1873


Né le 25 avril 1821 à Paris (Seine).
Entre dans l'infanterie de marine le 21 octobre 1841, 
Sous-lieutenant le 1er octobre 1844, 
Lieutenant le 14 juin 1850, 
Capitaine le 30 janvier 1856, au 1er janvier 1860, hors-cadre, fonctions inconnues, au 14 juin 1850: 2ème RIMa.
Chef de bataillon le 22 juin 1863, officier de la légion d'honneur le 23 décembre 1865. 
Lieutenant-colonel le 16 septembre 1868. 
Au 1er janvier 1869, en résidence au Sénégal, commandant le bataillon des tirailleurs sénégalais (Gouverneur Jean Marie Pinet Laprade, colonel du génie); Adjoints : Jules Frémiet, capitaine de tir; Joseph Bonnet, Léon Joyau, Louis Lebon, Pierre Maurial, Antoine Nouet, Louis Pauvert, Jules Salmon, François Symphor, commandants de compagnie, capitaines d'Infanterie de marine.
Etat-major général de l'armée le 20 décembre 1870.
Général de brigade.
Retraite le 10 mars 1873. Se retire à Rochefort (Charentes-Maritime).
Décédé le 24 février 1892.
Décorations:
• Commandeur de la légion d'honneur le 2 juillet 1871

Colonel Henri Gaëtan Ernest BOSSANT
Chef de corps du 3e RIMa  1873-1875

Né le 10 octobre 1826 à Basse Terre (Guadeloupe).
Père nourricier : Joseph Faron, général de division de l'infanterie de marine 1819-1881.
Enfant élevé : Florimond de Manceau, officier de l'infanterie de marine 1830-1891.
Enfant élevé : Théodore Ernest Collignon d'Ancy lieutenant de l'infanterie de marine né en 1853.
École spéciale militaire de Saint-Cyr promotion "d'Isly" (1843-1845).
Sous-lieutenant le 1er octobre 1845 et affecté au 9ème bataillon de chasseurs à pied, dont le dépôt tenait garnison à Toulouse, pendant que la portion principale se trouvait à Mostaganem, avait pour commandant M. de Négrier, qui devint plus tard général de brigade. Il passa deux ans à Toulouse, puis fut envoyé à Mostaganem au mois de janvier 1847. On se battait beaucoup à cette époque dans la province d'Oran, le général Lamoricière poursuivait Abd-el-Kader avec un acharnement sans égal et le 9ème bataillon de chasseurs était plus souvent en expédition qu'à la caserne.
Après trois années de campagnes non interrompues, M. Bossant passa lieutenant le 27 février 1850 au 5ème chasseurs à pied, en garnison à Ténez. Le nord de l'Algérie commençait à s'apaiser un peu, on put alors faire rentrer en France quelques troupes et le 5ème bataillon de chasseurs fut appelé à faire partie de l'armée de Paris. M. Bossant fut promu capitaine le 29 décembre 1853 et rejoignit son nouveau corps, le 16ème chasseurs à pied, au camp de Saint-Omer. Deux ans après, il partait avec son bataillon pour la Crimée, où il resta pendant huit mois. Enfin, au commencement de l'année 1857, il quittait l'armée de terre pour passer au 2ème RIMa à Brest. Son tour colonial arriva bientôt et, le 28 décembre 1857, le capitaine Bossant s'embarquait pour la Guadeloupe, où il tint garnison pendant quatre années consécutives. Il partit ensuite avec sa compagnie pour Véra-Cruz. La campagne du Mexique commençait et M. Bossant y prit une part active. Il se distingua à plusieurs reprises, à la première attaque contre Puebla, puis au siège de cette ville, il se fit également remarquer à Toya et à Chiquirite. 
Au 1er janvier 1860, attaché au 2ème RIMa de Brest, chevalier de la légion d'honneur le 10 août 1861, c
hef de bataillon le 28 août 1862. Le 18 août 1863, il était cité à l'ordre du jour de l'armée "pour avoir fait preuve d'autant d'énergie que de coup d'œil dans l'attaque et la prise du village d'Altamira". Ce fait d'armes lui valut la croix d'officier de la légion d'honneur le 9 septembre 1863 et, cinq mois plus tard, le brevet de lieutenant-colonel le 31 décembre 1863.
Rentré en France en mars 1864, il servit successivement à Brest et à Cherbourg, puis il partit pour la Martinique, d'où il revint colonel le 9 février 1868. Au 1er janvier 1869, commandant le 1er RIMa de Cherbourg (De la réforme de 1868, le régiment comprend 17 compagnies à Cherbourg, 5 compagnies en Cochinchine, 5 compagnies à la Martinique, 6 compagnies au Sénégal). Adjoints: Louis Huet, lieutenant-colonel; Alexandre Outré, major, chef de bataillon; Alexandre Bouet, Jacques Larroque, Xavier Sasias, chefs de bataillon; Jean Loubère, lieutenant-colonel, commandant le détachement à la Martinique; Baptiste Delaplane, chef de bataillon, commandant le détachement en Cochinchine. Jusqu'à son premier départ pour la Cochinchine, en juin 1870, il fut mis successivement à la tête des 1er et 4ème régiments d'infanterie de marine. A son retour, il fut placé à la tête du 3ème RIMa, à Rochefort.
Commandeur de la légion d'honneur le 27 décembre 1872, et repartit pour Saïgon, le 6 décembre 1874. C'est en Cochinchine qu'il reçut son brevet de général de brigade le 22 avril 1876. Il prit aussitôt le commandement supérieur des troupes et fut même, pendant quelque temps, gouverneur général par intérim. Rentré en France à la fin de l'année 1877, le général Bossant eut, au cours des années suivantes, à passer l'inspection de plusieurs de nos colonies: en 1878 et en 1880, il parcourut les Antilles et la Guyane. En 1879, il dut se rendre à l'île Bourbon.
Au 1er janvier 1881, inspecteur général adjoint de l'infanterie de marine, auprès du général de division de l'infanterie de marine, Joseph Faron. Son aide de camp :  Théodore Ernest Collignon d'Ancy, lieutenant d'infanterie de marine.
Général de division le 21 novembre 1881 et nommé inspecteur général de son arme, M. Bossant a visité, à plusieurs reprises, nos ports militaires (1882-1883-1885-1887) et n'en a pas moins continué ses tournées dans les colonies : en 1882 et 1883, il était au Sénégal, en 1884 et 1886, il se rendait successivement à la Guadeloupe, à la Martinique et à Cayenne. 
Décédé le 9 mai 1894.
Décorations:
• Grand-officier de la légion d'honneur le 5 juillet 1887
• Médaille du Mexique (1866) 
• Grand-officier de l'Ordre du Cambodge 
• Officier de l'Ordre de Notre-Dame de Guadalupe (Mexique)

Colonel Louis Eugène ALLEYRON
Chef de corps du 3e RIMa  23 juin 1875-22 avril 1876


Né le 10 novembre 1825 à Grenoble (Isère).
Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr en 1846 promotion de "Djemmah" (1844-1846).
Sous-lieutenant d'infanterie de marine : 1er octobre 1846.
Muté à l"île de la Réunion le 6 février 1847, il fut envoyé à Mayotte pour y tenir garnison et le transport "l'Oise", sur lequel il était embarqué avec sa compagnie, se trouva faire escale à Nossi-Bé. L'île était en pleine insurrection et Hellville, sa capitale, se trouvait assiégée par plus de six mille Sakalaves. On fit débarquer nos troupes et le sous-lieutenant Alleyron contribua à chasser les indigènes rebelles, non seulement de l'île qu'ils avaient envahie, mais encore de Passandava, où ils s'étaient réfugiés en dernier lieu. Cette expédition terminée, il continua sa route vers Mayotte, où il résida jusqu'au printemps de l'année 1851. 
Dès sa rentrée en France le 24 février 1851, il fut envoyé à l'école de tir de Vincennes. Il en sortit dans les premiers et fut promu lieutenant le 4 novembre 1852, au moment où il venait de s'embarquer sur le vaisseau "la Ville-de-Paris" avec un détachement de quarante voltigeurs de son régiment. "La Ville-de-Paris" portait le pavillon du vice-amiral Hamelin, qui allait prendre dans les mers du Levant le commandement en chef de l'escadre française. La guerre avec la Russie allait bientôt éclater et, tandis que nos marins attendaient avec impatience le moment de combattre, M. Alleyron fut chargé de propager dans toute l'escadre l'instruction militaire et l'exercice du tir. Il assista au bombardement d'Odessa, fut spectateur obligé des croisières dans la mer Noire, et eut l'honneur de commander la première troupe française débarquée en Crimée. Ce fut en effet sa section qui sauta à terre la première, en même temps qu'une section de fusiliers et un détachement de marins, qui formaient une petite troupe sous le commandement supérieur du capitaine de frégate de Dompierre d'Hornoy, second de "la Ville-de-Paris". Trois semaines plus tard, il fut envoyé au camp de la marine, à Kamiesch, où il resta jusqu'au mois de juin 1855. Il prit part à la bataille d'Inkermann, aux combats des 7 et 8 juin et s'y distingua de telle façon qu'il fut nommé capitaine le 11 juillet 1855 et mis à la tête de l'une des compagnies qui combattaient sous les murs de Sébastopol.
Il passa au 4ème d'infanterie de marine lors de la création de ce régiment, fut envoyé à Iénikalé et devint bientôt, adjudant-major de son bataillon. Pendant l'hiver de 1855, il assista aux différentes opérations qui eurent lieu en avant de Kertch et rentra en France à la fin du mois de juin 1856. Le 1er février 1857, sept mois seulement après son retour de Crimée, il repartait pour les mers de Chine sur la frégate "la Némésis", qui portait le pavillon de l'amiral Rigault de Genouilly. Le capitaine Alleyron participa à la prise de Canton et, pendant la première moitié de l'année 1858, il commanda le poste avancé de la porte nord de cette ville, où il dut repousser à plusieurs reprises les attaques de l'armée chinoise. Son dévouement et sa valeur ne passèrent point inaperçus, car le commandant en chef lui fit remettre, le 30 décembre suivant, la décoration de chevalier de la légion d'honneur. Peu de temps après, il s'embarquait pour la Cochinchine et coopérait, le 17 février 1859, à la prise de Saïgon, ainsi qu'aux différentes affaires qui eurent lieu le long du fleuve et autour de la ville, puis il revint à Tourane et prit part à l'attaque des lignes de Kien-Chan. Il revint ensuite à Saïgon, à la défense de laquelle il participa avec les débris de sa compagnie et, dès que la place eut été dégagée et que les renforts arrivèrent, M. Alleyron, qui venait d'être porté au tableau d'avancement, reçut l'ordre d'embarquer sur la corvette "le Phlégéton" et de rentrer en France (31 janvier 1861).
Chef de bataillon: 5 décembre 1861. 
Huit mois plus tard, il partait pour une nouvelle campagne. Cette fois, ce n'était plus en Europe, ni en Asie, qu'il allait combattre : c'était au delà de l'océan Atlantique, à Véra Cruz (Mexique). Il prit place, le 11 novembre 1861, sur le transport" le Montezuma" et c'est dans les premiers mois de janvier 1862 qu'il mit, un des premiers, le pied sur la terre mexicaine. Son brevet de chef de bataillon, qui avait été signé pendant qu'il était en route, l'avait rejoint à la Havane et ce n'était plus une seule, mais bien six compagnies, qu'il allait mener au feu. Il commanda pendant quelque temps le camp de la Tejeria, à 12 kilomètres d'Orizaba, l'amiral Jurien de la Gravière y avait installé les troupe. Le corps expéditionnaire français était cantonné à Tehuacan, endroit fort sain, à l'abri de l'épidémie qui sévissait. Malheureusement, il n'avait pu se procurer les mulets et les chariots nécessaires à l'organisation des convois malgré ses réclamations au gouvernement et malgré ses efforts pour en avoir aux Antilles ou aux États-Unis. Dans ces conditions, la traversée des terres chaudes fut terrible pour nos troupes. Obligés d'emporter sur eux quatre jours de vivres, affaiblis par le climat, au milieu d'un pays sans eau, nos soldats endurèrent les plus atroces souffrances. Le cabinet français ignorait certainement qu'une des causes du succès des Américains contre le Mexique, en 1847, fut la bonne organisation de leurs convois, ils avaient amené à Véra-Cruz quinze mille mulets et trois mille chariots souffrances. Deux hommes d'infanterie de marine succombèrent à des insolations ; il y eut des moments où les autres, indisposés pour la plupart, ne pouvaient plus avancer, et la colonne mit seize heures à faire dix-sept kilomètres. L'amiral commandant les forces anglaises, apprenant que son gouvernement désapprouvait l'achat d'un matériel de transport, céda celui-ci à l'amiral Jurien, qui chargea le commandant Alleyron de conduire ce convoi à Tehuacan. Celui-ci dut faire la route à petites journées, afin de ne point fatiguer les hommes ni les animaux et put ramener environ six cents traînards qu'il rencontra sur la route. Ce convoi comprenait, outre des approvisionnements considérables, 200 mules toutes harnachées, 54 chevaux, 5 chariots à quatre roues, 14 chariots à deux roues, 2 diligences et 1 voiture d'ambulance. Quelques semaines après, il était autorisé à se rendre à Véra Cruz et à s'embarquer sur la frégate" le Labrador", avec laquelle il rentra en France, le 14 juin 1862. 
Pendant toutes ces longues campagnes, il n'avait vu la France qu'à deux reprises et n'y avait passé que quinze mois au plus. Un long séjour dans une de nos préfectures maritimes lui était bien dû, afin qu'il pût refaire sa santé quelque peu ébranlée par neuf années de campagnes consécutives. Il servit d'abord à Rochefort, puis, au bout d'un an, il fut envoyé à Lorient pour y prendre le commandement d'un bataillon d'apprentis-marins. Il ne resta qu'une année dans ce port. On l'envoya de nouveau en Cochinchine et le gouverneur de la colonie lui confia, dès son arrivée, la province de Bien-Hoa. Quelques mois plus tard, après la mort du lieutenant-colonel Marchaisse, le commandant Alleyron était mis à la tête du cercle de Tay Ninh, au nord de Saigon et au milieu de populations hostiles. Il avait sous ses ordres un demi-millier de soldats, ce qui lui permit de former des colonnes expéditionnaires de trois à quatre cents hommes et les mois de juin, juillet et août 1864, furent employés à disperser des bandes de rebelles. Le 2 juillet, à midi, au moment où sa colonne venait de faire balte au milieu d'une vaste clairière, située non loin de Tra Viong, le chef Phu Combô essaya de la surprendre. Nos troupes, formées en carré, ripostèrent vigoureusement et un peloton de vingt-cinq spahis, sous les ordres du lieutenant Béchade, balaya en quelques minutes les forces ennemies, qui laissèrent plus de deux cents cadavres sur le lieu de l'action. Le lendemain 3 juillet, nouvel engagement; une bande de trois cents annamites fut surprise et mise en déroute. Dix jours plus tard, M. Alleyron apprenant que Phu-Combô et les siens s'étaient fortifiés à Bao Viong au moyen de palissades et d'ouvrages en terre, opéra une nouvelle sortie et infligea à l'ennemi un échec épouvantable. Le gouverneur, M. de la Grandière, dans son ordre du jour du 5 septembre, y citait en tête le commandant Alleyron et demandait pour lui au ministre de la marine le grade de lieutenant-colonel.
Lieutenant-colonel : 7 novembre 1866. Officier de la légion d'honneur le 30 décembre 1868. M. Alleyron ne tarda pas à rentrer en France et fut mis, après un court passage au 2ème régiment à Brest, à la tête des bataillons d'apprentis-marins fusiliers, qu'il commanda jusqu'à sa nomination de colonel. 
Colonel : 16 mars 1870.
Il passa alors au 2ème d'infanterie de marine, qu'il conduisit à l'armée de Châlons et à la tête duquel il se trouvait au combat de Bazeilles et à la bataille de Sedan. Prisonnier de guerre par le fait de la capitulation du 2 septembre, il resta en captivité jusqu'au 15 mars 1871, époque à laquelle il rejoignit son régiment à Brest. Dirigé sur la Nouvelle-Calédonie comme commandant militaire le 28 avril 1872,  il fit l'objet d'un ordre du jour, où figurent également l'adjudant-major Bégin, le sergent-major Bossus, le lieutenant de Colbert, le lieutenant d'artillerie Révillion,  qui se terminait de la façon suivante : « Le vice-amiral, gouverneur et commandant en chef, adresse des félicitations particulières à M.  Alleyron pour l'intelligence militaire, le courage, la persévérance, dont il a fait preuve dans l'exercice de l'important commandement qu'il lui a confié. ». Il reçut, quelques mois plus tard, la croix de commandeur de la légion d'honneur, en récompense de sa belle conduite à Bazeilles. L'année suivante, après le départ du gouverneur, départ motivé par différents incidents, il fut chargé de l'administration de cette colonie. Rentré en France au mois de juin 1875, le colonel Alleyron commanda le 3ème régiment à Rochefort et fut appelé à Paris, le 25 avril 1876, pour prendre au ministère de la marine la direction du bureau des troupes, qu'il conserva jusqu'à sa promotion au grade de général de brigade, le 29 janvier 1881.
Depuis cette époque, après avoir rempli les fonctions de commandant supérieur des troupes en Cochinchine, M. Alleyron devint inspecteur général adjoint. Il meurt le 30 avril 1891 à Rochefort.
Son nom a été donné au quartier de l'état-major interarmées des forces armées en Nouvelle-Calédonie situé sur la pointe de l'artillerie à Nouméa. 
Décorations:
• Commandeur de la légion d'honneur le 5 mars 1874
• Médaille de Crimée (1856)
• Médaille de Chine (1861)
• Médaille du Mexique (1864)
• Officier de l'instruction publique (1878)
• Grand Officier de l'ordre du Cambodge, 
• Chevalier de l'ordre de Charles III (Espagne)
• Chevalier de l''ordre de Pie IX (Vatican)


Colonel Alexandre Frédéric OUTRE
Chef de corps du 3e RIMa  1876-1878

Né le 5 avril 1828 à Saint Servan Sur Mer (Ile et Vilaine).
Parents: Alexandre Jacques Outré né en 1795 et Euphémie Désirée Bonifacio née en 1805.
Soldat au 1er RIMa le 6 avril 1846. Caporal le 11 octobre 1846. Sergent fourrier le 13 avril 1847. Sergent le 18 août 1847. Sergent major le 7 octobre 1848.
Sous-lieutenant le 10 décembre 1850. Sous-lieutenant officier d'habillement le 17 avril 1852. Le 24 avril 1852 embarque à Toulon sur le"Forte", débarque à Cayenne le 21 mai 1852.
Lieutenant le 30 septembre 1853 au 3ème RIMa (détachement de Guyane). 
Capitaine le 17 octobre 1857 au 1er RIMa (détachement de Guyane). Après plus de six ans de séjour en Guyane rembarque le 17 mars 1858 sur le "Grenoble" et débarque le 21 mars 1858 en Martinique en escale, rembarque à Saint-Pierre sur le "Nièvre le 3 avril 1858 et débarque à Brest le 3 mai 1858. Capitaine major le 17 janvier 1862 au 4ème RIMa. Le 18 mars 1862 embarque au Havre sur le "St Charles" et débarque à Saint Denis de la Réunion le 13 juin 1862. 
Chevalier de la Légion d'Honneur le 20 décembre 1864. Fin de séjour à la Réunion, embarque le 19 février 1866 sur le "Mozambique" à Saint Denis et débarque le 16 mars 1866 à Marseille. le 9 octobre 1866 embarque à Marseille sur le "Saïd", arrive le 4 décembre 1866 à Saint Denis de la Réunion. En fin de séjour le 19 avril 1868, embarque sur "l'Hermione" et débarque le 25 mai 1868 à Marseille.
Chef de bataillon au 2ème RIMa le 15 mai 1868. Au 1er RIMa le 19 septembre 1868.
Lieutenant-colonel au 1er RIMa le 27 décembre 1872.
Colonel le 21 décembre 1876.
En 1881, commandant le 1er RIMa de Cherbourg. Adjoints: Anicet Edmond Justin Bichot (Cherbourg), Guy Bruzard (Martinique), lieutenants-colonels; Louis Pons, chef de bataillon, commandant le détachement du 1er RIMa au Sénégal; Marie François Sériot, chef de bataillon commandant le détachement du 1er RIMa en Cochinchine; Auguste Paul Albert Duchemin, Roch Miramond, Saturnin Eugène Page, Jean Gaspard Richard, Charles Alcibiade Brutus Vergès, Jean Emmanuel Vouaux, chefs de bataillon (Cherbourg); Alphonse Delmas, médecin-major.
Décédé le 25 juin 1912 à Pau.
Décorations:
• Officier de la légion d'honneur le 5 février 1871

Colonel Charles Auguste Frédéric BEGIN
Chef de corps du 3e RIMa  1878


Né le 2 juillet 1835 à Marie-Galante (Guadeloupe). 
Fils d'un commissaire de la marine, et après avoir commencé ses études au lycée de la Pointe-à-Pitre, qu'il vint terminer à Paris, il fait l'école spéciale militaire de Saint-Cyr promotion "de Crimée-Sébastopol" (1854-1856) et est promu sous-lieutenant le 1er octobre 1856 au 2ème RIMa. 
Six semaines après sa nomination d'officier, au lieu de partir pour la Crimée, comme il avait le droit de s'y attendre, il reçut l'ordre de s'embarquer sur le paquebot "la Cléopâtre", à destination de la Basse-Terre. M. Bégin passa cinq années consécutives à la Guadeloupe, où il reçut le 19 septembre 1859 son brevet de lieutenant. Revenu en France en 1861, il est incorporé dans le bataillon d'apprentis marins-fusiliers en garnison à Lorient.
Nommé capitaine le 13 mai 1863 au 4ème RIMa, puis au 3ème RIMa le 10 octobre 1863, il embarque pour la Cochinchine et arrive à Saïgon en janvier 1864. Il est alors placé comme adjudant major dans le bataillon d'infanterie coloniale du 2ème RIMa commandé par Brière de l'Isle et fait partie d'un petit corps expéditionnaire qui réprime une insurrection dans la province de Tay Ninh. Il y est cité en septembre 1866 et recoit la croix de chevalier de la légion d'honneur le 9 mars 1867. Revenu en France en 1868, il entre comme officier de tir au bataillon d'apprentis-fusiliers le 23 mars 1869.
Chef de bataillon le 16 mars 1870 au 3ème RIMa, puis au 2ème RIMa le 14 mai 1870, il repart pour la Cochinchine en juin et exerce les fonctions de commandant supérieur dans les provinces occidentales de la Colonie. En 1872, il doit réprimer une insurrection dans les cercles de Mocay, de Travinh et de Vinh Long et reçoit une nouvelle citation pour sa conduite "intelligente et énergique". Il est officier de la légion d'honneur le 25 juillet 1872.
Lieutenant-colonel le 10 mars 1873, il revient en France et sert quelques mois au 3ème RIMa de Rochefort. Il part l'année suivante le 15 juin 1874 au Sénégal comme commandant supérieur des troupes. Durant ses deux années à Saint Louis, il combat à plusieurs reprises les tribus rebelles du Cayor, du Toro et du Dimar. Il revient en France le 16 octobre 1876 au régiment de marche de Paris. Au 1er RIMa le 1er janvier 1877. 
Il est promu colonel le 13 août 1878 au 3ème RIMa et commande le 4ème régiment colonial le 30 octobre 1878, date de la prise de la photo ci-dessus. Un mois plus tard, il retourne en Cochinchine le 19 novembre avec le 2ème RIMa pour deux nouvelles années 
sous les ordres du général de Trentinian, puis revenu en France, il prend le commandement du 2ème régiment d'infanterie de marine le 19 octobre 1882. 
Général de brigade le 24 décembre 1882, il est inspecteur général adjoint de son arme et reçoit la croix de commandeur de la légion d'honneur le 28 décembre 1884. Après avoir visité nos colonies de la Réunion et de la Nouvelle-Calédonie, le 20 mars 1885 il est nommé commandant supérieur des troupes en Cochinchine.Il sert même durant quelques mois du 27 juillet 1885 au 19 juin 1886 comme gouverneur intérimaire en l'absence de M. Thomson, qui venait d'être rappelé à ParisGénéral de division le 30 novembre 1887. Revenu brièvement en France y exercer des fonctions d'inspecteur, il retourne une nouvelle fois à Saïgon comme commandant en chef des troupes de l'Indochine du 3 janvier 1888 au 24 mars 1889.En juillet 1889, il revient en France comme inspecteur général adjoint de son arme et est nommé grand officier de la légion d'honneur le 29 décembre 1889. Nommé inspecteur général de l'infanterie de marine.
Il meurt en juillet 1901.
Décorations:
• Grand croix de la légion d'honneur le 6 juin 1899
• Commandeur de l'Ordre du Cambodge le 12 août 1880

Colonel Jean Pierre Hubert COQUET
Chef de corps du 3e RIMa  1879-1881

Né le 13 mai 1822 à Le Thour (Ardennes). Marié le 7 août 1865 à Toulon (Var) avec Elisa Ruinat.
Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr promotion "du Tremblement" 1842-1844. 
Sous-lieutenant le 1er octobre 1844 au 13ème régiment de chasseurs. Au 3ème RIMa le 17 novembre 1844. Le 27 novembre 1845 embarqué sur le "Narval" pour les côtes d'Afrique et du Sénégal. Le 3 novembre 1847 retourne à Toulon sur "l'Amable". Le 23 mai 1848 embarque à Toulon sur "l'Oise" pour les côtes d'Afrique et du Sénégal, revient le 1er janvier 1849 sur le "Perdrix" à Toulon. 
Lieutenant le 14 juin 1850. Au 2ème RIMa le 26 juin 1850. Au 3ème RIM le 16 juillet 1850. Le 14 décembre 1850 embarque à Toulon sur le "Perdrix" pour le Sénégal, opération de Grand Bassam en Côte d'Ivoire et de Podor au sénégal. Chevalier de la légion d'honneur le 31 décembre 1852. 
Capitaine le 8 juillet 1854  au 2ème RIMa. Au 3ème RIMa le 19 octobre 1854. Revient à Toulon le 6 février 1855 sur la "Capricieuse". Au 4ème RIMa le 9 novembre 1855. Du 3 décembre 1855 au 29 mai 1856 en Crimée. Embarque à Toulon le 15 novembre 1857 pour le Sénégal. Fin de séjour le 12 février 1859. Au 3ème RIMa le 8 juillet 1861. En 1861 part pour la Cochinchine. 
Chef de bataillon le 25 juin 1862 au 1er bataillon indigène de Cochinchine. Officier de la légion d'honneur le 11 janvier 1863. Au 4ème RIMa le 18 avril 1864. Rentre de Cochinchine le 3 mai 1864. Le 9 juin 1866 embarque à Marseille pour la Réunion. 
Lieutenant-colonel le 8 janvier 1868 au 2ème RIMa. Au 3ème RIMa le 18 janvier 1868. Rentre le 15 avril de la Réunion. Au 4ème RIMa le 22 février 1870. Campagne contre l'Allemagne du 8 au 10 août 1870. Au 3ème RIMa le 12 août 1870. Campagne contre l'Allemagne à l'intérieur du 26 novembre 1870 au 2 février 1871.
Colonel le 10 juin 1871 à l'état-major de l'arme. Le 8 septembre 1871 embarque à Saint-Nazaire pour Cayenne. Au 2ème RIMa le 9 mai 1874. Fin de séjour en Guyane le 24 juillet 1874.Au 4ème RIMa le 20 octobre 1874.
En 1881, commandant le 3ème RIMa à Rochefort. Adjoints : Charles Dinesnematin-Dorat, lieutenant-colonel (Rochefort), Paul Emmanuel Billès,lieutenant-colonel, commandant le détachement à la Nouvelle-Calédonie, Paul Léon Vidal, chef de bataillon commandant les bataillons expéditionnaires du 3ème RIMa en Cochinchine; Jean Antoine Pizon, capitaine, commandant le détachement à Tahiti et les Iles de la Société, Edmond Aignan Jouenne, major, Jean Baptiste Victor Marie Brionval, Charles d'Enerville, Marie Alphonse Charles Long, Jean Martz, Edmond Alfred Pujol, chefs de bataillon (Rochefort).
En novembre 1881, général de brigade à l'état-major de l'arme.
Décédé le 23 mars 1882 à Paris, à l’âge de 59 ans.
Décorations:
• Commandeur de la légion d'honneur le 11 janvier 1876
• Chevalier de l'ordre d'Isabelle la catholique d'Espagne le 16 juin 1866
• Cité à l'ordre du jour par Mr le gouverneur du Sénégal pour avoir fait preuve de bravoure et de dévouement aux intérêts du         pays dans l'attaque des populations qui bordent la lagune d'Ebrié au Sénégal.
• Cité particulièrement le 3 juin 1854 par le commandant en chef de l'expédition pour avoir escaladé le premier la palissade au   fort de l'action à l'attaque de Podor au Sénégal.
• A reçu le 18 mai 1858 du ministre de la marine un témoignage particulier de satisfaction pour sa belle conduite à                   l'expédition de Niomré au Sénégal.

Colonel Jean Victor Régis Albert BOURCHET
Chef de corps du 3e RIMa  1881-1882

Né le 10 août 1839 à Loriol sur Drôme (Drôme).
Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr promotion "de 
Djurdjura" 1856-1858. 
Sous-lieutenant le 1er octobre 1858 au 1er RIMa. Au 3ème RIMa le 8 août 1861.
Lieutenant au 4ème RIMa le 9 octobre 1861. Séjour en Cochinchine, départ le 9 septembre 1861 de Toulon sur "l'Eldorado", arrive à Saïgon le 26 décembre 1861. 
Capitaine le 14 septembre 1864.  Au 3ème RIMa le 13 janvier 1865. A l'état-major de l'arme le 1er avril 1865. Fin de séjour en Cochinchine, embarque le 26 décembre 1866 sur le "Creuse", débarque à Marseille le 16 novembre 1866. Repart en Cochinchine, embarque à Toulon sur les Messageries Maritimes le 19 février 1867. Chevalier de la légion d'honneur le 16 octobre 1867. Fin de séjour en Cochinchine, embarque le 18 juillet 1868 sur "l'Orne", arrive à Toulon le 2 septembre 1868. Au 1er RIMa le 7 février 1869. Au 4ème RIMa le 23 mars 1869. Au bataillon des apprentis fusiliers marins à Lorient le 1er mai 1870. Au 3ème RIMa le 27 juillet 1870. Du 8 août au 2 septembre 1870 en guerre contre l'Allemagne. Prisonnier de guerre du 2 septembre 1870 au 7 mars 1871. Au bataillon des apprentis fusiliers marins à Lorient le 5 août 1871.
Chef de bataillon le 30 décembre 1871 au 1er RIMa. Séjour en Nouvelle-Calédonie, départ de Toulon le 20 avril 1872 sur le "Danaé", débarque à Nouméa le 5 novembre 1872. Au 3ème RIMa le 23 avril 1872. Fin de séjour en Nouvelle-Calédonie le 10 septembre 1874, embarque sur "l'Egmond", arrive à Marseille le 23 décembre 1874. Au 4ème RIMa le 11 janvier 1875. Au 2ème RIMa le 5 février 1875. Au 4ème RIMa le 15 avril 1875. Au 3ème RIMa le 20 août 1875. 
Lieutenant-colonel le 26 octobre 1875 au bataillon des apprentis fusiliers marins de Lorient. Au 3ème RIMa le 11 décembre 1877.  Au bataillon de tirailleurs sénégalais le 28 février 1878. Séjour au Sénégal, embarque le 20 janvier 1879 à Bordeaux sur le "Gironde", débarque à Dakar le 28 janvier 1879. Au 2ème RIMa le 26 novembre 1880. Au 3ème RIMa le 12 janvier 1881. 
Colonel le 1er février 1881. Fin de séjour au Sénégal, rembarque à Dakar le 28 février 1881 sur "l'Equateur", débarque à Bordeaux le 9 mars 1881. Rejoint le 3ème RIMa à Rochefort. 
Décédé le 14 mars 1885.
Décorations :
• Officier de la légion d'honneur le 4 juillet 1882.

Colonel Emmanuel François DUJARDIN
Chef de corps du 3e RIMa  1883

Né le 6 novembre 1833 à Brest (Finistère).
Entre dans l'infanterie de marine le 9 novembre 1850.
Sous-lieutenant le 19 septembre 1859. Au 1er janvier 1860, attaché au 4ème RIMa de Toulon (Marie Charles Maurice De Cappe, colonel, chef de corps). 
Lieutenant le 7 mai 1862. 
Capitaine le 11 août 1865. Au 1er janvier 1869, attaché au 3ème RIMa de Rochefort. Chevalier de la légion d'honneur le 14 mars 1869. Capitaine-trésorier ( Jean Baptiste Charvet, colonel, chef de corps), 1870 au 1er RIMa.11 juillet 1871 au 3ème RIMa. Au 30 décembre 1872 au 1er RIMa.
Chef de bataillon ou major le 10 novembre 1873. 
Lieutenant-colonel le 7 mai 1878. En 1881, commandant le détachement du 2ème RIMa auprès du gouverneur de la Guadeloupe, Jean Laugier. Adjoint : Edouard Buisson, chef de bataillon.
1884 au 3ème RIMa détachement du Tonkin.
1887 au 2ème RIMa. Colonel en retraite en 1905.
Décédé le 11 janvier 1915 à Brest.
Décorations :
• Officier de la légion d'honneur le 28 décembre 1884

Colonel Paul Emmanuel Jean BILLES
Chef de corps du 3e RIMa  1884-1886

Né le 29 août 1828 à Pézilla de la Rivière (Pyrénées-Orientales).
Engagé le 7 août 1849 au 62ème régiment d'infanterie de ligne. Caporal le 18 juin 1850. Caporal fourrier le 19 novembre 1850. Sergent fourrier le 23 mai 1851. Sergent le 14 novembre 1851. Sergent major le 16 janvier 1853.
Sous-lieutenant le 17 février 1855 au 47ème régiment d'infanterie de ligne. Sous-lieutenant adjoint au trésorier le 16 février 1856. Du 14 mars 1855 au 28 juin 1856 en Orient.
Lieutenant le 2 août 1858. Au 102ème régiment d'infanterie de ligne le 2 juin 1859. Au 17ème régiment d'infanterie de ligne le 22 novembre 1859. Mis en non activité le 25 novembre 1859. Au 1er régiment étranger le 26 novembre 1859.  Du 5 février 1860 au 7 janvier 1861 en Afrique. A la 4ème compagnie disciplinaire des colonies le 8 mai 1861. 
Capitaine le 27 décembre 1862 à la 1ère compagnie disciplinaire des colonies. De 1861 à 1863 à la Réunion. Capitaine de 1ère classe le 22 décembre 1865. Chevalier de la légion d'honneur le 14 août 1866. De 1863 à 1868 en Nouvelle-Calédonie. De 1868 à 1869 à la Réunion. De 1870 à 1872 à la Réunion. 
Chef de bataillon le 8 mai 1872 au 1er RIMa. Au 4ème RIMa le 31 mai 1872. Au 3ème RIMa le 18 février 1873. Au dépôts des compagnies disciplinaires des colonies le 23 novembre 1873. Au 4ème RIMa le 18 septembre 1875. Au 3ème RIMa le 17 novembre 1875. Au 4ème RIMa le 26 janvier 1876. De 1876 à 1878 au Tonkin et en Cochinchine. Officier de la légion d'honneur le 21 août 1877. 
Lieutenant-colonel le 13 août 1878 au 2ème RIMa. Au 1er RIMa le 26 novembre 1880. Au 3ème RIMa le 23 décembre 1880.
Colonel le 23 décembre 1883. Affecté au 4ème RIMa le 8 janvier 1886. Au 1er RIMa le 16 décembre 1887. 
En retraite le 29 août 1888 et se retire à Paris. Décédé le 22 mars 1899. 
Décorations :
• Commandeur de la légion d'honneur le 5 juillet 1888
• Médaille de de sa majesté la reine d'Angleterre (Crimée) 

Colonel Louis Damas Joseph Arthur PONS
Chef de corps du 3e RIMa  1886-1887

Né le 12 décembre 1839 à Perpignan (Pyrénées-Orientales).
Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr promotion "de l'Indoustan" 1857-1859.  
Sous-lieutenant le 1er octobre 1859. Embarque à Brest le 18 décembre 1859 sur le "Dugay-Trouin", arrive le 20 septembre 1860 à Tahiti. Rembarque à Tahiti le 2 décembre 1860 sur le "Dugay-Trouin, arrive à Rochefort le 24 mai 1861. En non activité le 20 mars 1861 par retrait d'emploi. Rappelé sous-lieutenant au 1er RIMa le 9 octobre 1861. Le 15 septembre 1862 embarque à Cherbourg sur "le Sibilly", débarque au Mexique à Vera-Cruz.
Lieutenant le 27 décembre 1862 au 4ème RIMa. Revient de la campagne du Mexique le 16 janvier 1863. Au 3ème RIMa le 10 octobre 1863, embarque le même jour à Toulon sur "l'Ardèche" à destination de la Cochinchine. Au 1er RIMa le 4 novembre 1865. Au 3ème RIMa le 12 avril 1866, regagne la France sur "l'Oran" et débarque à Toulon le 1er juin 1866. Au bataillon d'apprentis fusiliers à Lorient le 11 mars 1867. 
Capitaine le 3 août 1867 au 2ème RIMa. Au 1er janvier 1869, attaché au 2ème RIMa de Brest, en service à la Nouvelle-Calédonie, commandant la 20ème compagnie. Au 3ème RIMa le 1er juillet 1870. Capitaine adjudant major au 2ème RIMa le 4 janvier 1871. Du 31 janvier au 6 mars 1871 campagne contre l'Allemagne. Au 3ème RIMa le 11 mars 1871. Du 18 mars au 6 juin 1871 à l'armée de Versailles, campagne à l'intérieur contre l'Allemagne. Au 2ème RIMa le 13 juin 1871. Chevalier de la légion d'honneur le 31 janvier 1872. Au bataillon des apprentis fusiliers à Lorient le 6 novembre 1872. Au 3ème RIMa le 18 septembre 1874. Le 27 septembre 1874 embarque à Marseille sur un paquebot des messageries maritimes et débarque à Saint-Denis de la Réunion le 26 octobre 1874.
Chef de bataillon le 11 décembre 1875 au 1er RIMa. Le 4 mars 1876 embarque à Saint-Denis sur un paquebot des messageries maritimes  et débarque à Marseille le 1er avril 1876. Le 23 janvier 1879 embarque à Toulon sur "l"Entreprenante" et débarque à Dakar le 21 février 1879. Rembarque à Dakar le 26 juin 1882 sur le"Congo", débarque à Bordeaux le 5 juillet 1881. Au 2ème RIMa le 21 mai 1881. 
En 1881, inscrit au tableau d'avancement; commandant le détachement du 1er RIMa, auprès du gouverneur du Sénégal, Louis Brière de l'Isle.
Colonel le 29 avril 1884.
Décédé le 3 mars 1891.
Publie un ouvrage:
• 1883: Etude sur le tir d''infanterie.
Décorations :
• Officier de la légion d'honneur le 6 juillet 1881

Colonel Jacques Marie Benjamin Arthur ORTUS
Chef de corps du 3e RIMa  5 mai 1887-1889

Né le 8 mai 1843 à Clermont l'Hérault (Hérault).
Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr promotion"du Mexique" 1861-1863. 
Sous-lieutenant au 4ème RIMa le 1er octobre 1863.
Lieutenant le 22 décembre 1865. Le 18 juillet 1866 est dirigé sur la Cochinchine, embarque à Toulon sur "l'Ardèche", arrive le 4 novembre 1866 à Saïgon. 
Capitaine le 15 mai 1868 au 1er RIMa. Capitaine de tir le 22 septembre 1869 au 2ème RIMa. Revient au 1er RIMa le 27 novembre 1869. Fin de séjour embarque à Saïgon sur "l'Aveyron", arrive à Toulon le 20 mars 1870. Au 4ème RIMa le 19 février 1870. Au 1er RIMa le 18 mars 1870. Chevalier de la légion d'honneur le 10 juin 1871.
Chef de bataillon le 27 avril 1875, en 1877 en Guyane. Affecté au régiment de tirailleurs sénégalais.
Lieutenant-colonel le 22 août 1881. Affecté en nouvelle-Calédonie au 3ème RIMa  et gouverneur par intérim.
Colonel le 5 mai 1887. En 1889 commandant supérieur des troupes au Tonkin. Admis à la retraite le 8 octobre 1891.
Publie plusieurs ouvrages:
• 1875: Histoire du feu de l'infanterie, 
• 1878: Le tir réel du fusil Mle 1874, 
• 1879: Historique du feu de l'infanterie et de son influence sur les formations tactiques et le sort des combats, 
• 1880: Valeur comparée pour le combat du fusil actuel de l'infanterie européenne, 
• 1880: Bataillon d'apprentis fusiliers marins de Lorient, 
• 1891: Lebel contre Manlicher et Vetterli dans la prochaine guerre, 
• 1895: Madagascar et les moyens de la conquérir, 
• 1911: De l'efficacité du tir sur mer avec les projectiles inricochables, 
• 1895: Le fusil de guerre de l'avenir.
Blessures:
Blessé le 1er septembre 1870 à la bataille de Sedan par une balle qui est entrée dans la clavicule droite et qui est ressortie par l'omoplate.
Décorations :
• Officier de la légion d'honneur le 26 décembre 1885

Colonel Oscar Marcellin ROMOUIL
Chef de corps du 3e RIMa  2 février 1889-1891

Né le 29 mai 1842 à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe). Epoux d'Eugénie-Anna Bourguignon.
Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr promotion "de Puebla" 1862-1864.
Entre dans l'infanterie de marine le 6 novembre 1862, 
Sous-lieutenant le 1er octobre 1864 au 4ème RIMa, puis au 1er RIMa le 20 novembre 1865,
Lieutenant le 3 août 1867 au 3ème RIMa, 
Capitaine le 13 août 1872 au 4ème RIMa, au 3ème RIMa le 12 décembre 1873, au 2ème RIMa le 17 janvier 1878, au 1er RIMa le 23 février 1878, au 3ème RIMa le 3 juillet 1878.
Chef de bataillon le 1er juillet 1880, chevalier de la légion d'honneur le 28 décembre 1882,muté au 2ème RIMa le 3 mars 1883, au 3ème RIMa le 13 juillet 1883, puis au 1er RIMa.
Lieutenant-colonel le 17 juillet 1884 au 3ème RIMa, au 4ème RIMa le 27 août 1885, au 3ème RIMa le 16 décembre 1887
Colonel le 2 février 1889 et affecté au 3ème RIMa..
Campagnes:
18 juillet 1866, départ pour la Cochinchine, de Toulon sur "l'Ardèche", arrivée à Saïgon le 3 septembre 1866, retour le 1er octobre 1867 de Saïgon sur "l'Orne", arrivée à Toulon le 26 janvier 1868.
6 janvier 1869, départ pour la Nouvelle-Calédonie, de Toulon sur le "Néréïde", arrivée le 20 mai 1869 à Nouméa, retour le 3 février 1873 de Nouméa, arrivée le 1er juillet 1873 à Calais.
20 mai 1876, départ pour la Cochinchine, de Toulon sur le "Tarn", arrivée à Saïgon le 29 juin 1876, retour le 20 mars 1878 de Saïgon, sur "l'Aveyron", arrivée à Toulon le 25 avril 1878.
19 septembre 1880, départ pour la Nouvelle-Calédonie, de Marseille sur "l'Ora", arrivée à Nouméa le 25 novembre 1880, retour le 18 juin 1883 de Nouméa sur le" Natal", arrivée à Marseille le 13 août 1883.
20 mai 1885, départ pour la Réunion, de Toulon sur le "Garonne", arrivée le 9 juillet 1885 à Saint-Denis, en mission de guerre à Madagascar du 18 juillet 1885 au 12 mai 1886, retour le 12 février 1888 de Saint-Denis sur le "Salazie", arrivée à Marseille le 1er mars 1888.
En retraite le 20 juin 1895 à Rochefort, président du comité de la société de secours aux blessés militaires des armées de terre et de mer, secrétaire général adjoint de la société de géographie.
Décédé le 21 octobre 1900 à Rochefort.
Décorations :
• Officier de la légion d'honneur le 29 décembre 1889
• Médaille commémorative de Madagascar

Lieutenant-colonel Charles Théodore LACROIX
Chef de corps du 3e RIMa  1891
Voir biographie ci-dessous.

Lieutenant-colonel Edouard KLIPFEL
Chef de corps du 3e RIMa  1891

Né le 25 février 1850 à Lyon (Rhône). Marié le 6 octobre 1887 à paris avec Joséphine Bossant.
Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr promotion "de la revanche" (1870-1872),
Entre dans l'infanterie de marine le 12 octobre 1870, 
Sous-lieutenant le 1er septembre 1871,
Lieutenant le 8 janvier 1875, 
Capitaine le 3 avril 1879,
Au 1er janvier 1881, hors-cadre, en résidence au Sénégal, aide de camp du gouverneur Louis Brière de l'Isle.
1884 au Tonkin à l'état-major du général de Brière de l'Isle. 
Chef de bataillon le 29 avril 1884. Sert à l'état-major hors cadres au Tonkin. Chevalier de la légion d'honneur le 13 juin 1884.
1886  en Guadeloupe.
Lieutenant-colonel le 15 décembre 1888. Aide de camp du général de division Bossant inspecteur général de l'infanterie de marine.  
Membre de la société des archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis.
Décédé le 1er novembre 1891 à l'hôpital maritime de Rochefort.
Décorations :
• Officier de la légion d'honneur le 20 décembre 1886

Lieutenant-colonel Charles Théodore LACROIX
Chef de corps du 3e RIMa  1891-1892
Né le 1er novembre 1846 à Reims (Marne).
Engagé volontaire au 2ème régiment de zouaves le 30 novembre 1863. Engagé comme soldat au 2ème RIMa le 24 janvier 1865. Caporal le 7 septembre 1865. En Afrique de 1863 à 1865. De 1866 à 1869 en Cochinchine. Sergent le 5 août 1867. Sergent major le 11 octobre 1869. En guerre contre l'Allemagne. En captivité du 2 au 16 septembre 1870.
Sous-lieutenant le 12 octobre 1870.
Lieutenant le 20 décembre 1870.
En Guadeloupe de 1873 à 1875. Capitaine au 4ème RIMa le 14 mai 1875. Capitaine adjudant major le 12 août 1875. Affecté au 1er RIMa le 5 novembre 1878. En Cochinchine de 1879 à 1881. Au 2ème RIMa le 23 septembre 1880. Au 4ème RIMa le 4 août 1881. Au 3ème RIMa le 21 décembre 1882. Chevalier de la légion d'honneur le 4 décembre 1883: "Capitaine adjudant-major au 2ème régiment d'infanterie de la marine, vingt ans de service, quinze campagnes dont six de guerre. S'est particulièrement distingués dans les journées des 26 juin et 19 juillet 1883 (combats de Can Giay, Tonkin), où il a enlevé trois canons à l'ennemi". De 1883 à 1884 au Tonkin".
Chef de bataillon le 9 janvier 1884. En opération à Formose avec le 2ème RIMa  du 9 septembre 1884 au 1er avril 1885. Au 4ème RIMa le 22 août 1885. Au 2ème régiment de tirailleurs annamites (Tonkin) le 25 juillet 1887. 
Lieutenant-colonel le 25 juin 1889. Affecté au retour au 3ème RIMa, puis au 2ème RIMa. En retraite le 3 septembre 1892. Colonel en retraite et de réserve le 20 juin 1895.
Décorations :
• Officier de la légion d'honneur le 29 décembre 1887
• Médaille commémorative du Tonkin

Colonel Alexandre Henri Frédéric DUMAS
Chef de corps du 3e RIMa  1892-1893


Né le 26 novembre 1845 à Aubenas (Ardèche).
Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr promotion "de Vénétie" (1865-1867).
Sous-lieutenant le 1er octobre 1869.
Lieutenant le 6 octobre 1870. 
Capitaine le 16 septembre 1871. En 1876 est au 39ème de ligne.
Au 1er janvier 1881, en résidence à Cherbourg, adjudant-major au 1er RIMa ( Alexandre Outré, colonel).
Chef de bataillon le 31 août 1881
En 1884 au 4ème RIMa. Chevalier de la légion d'honneur le 8 juillet 1884. 
Lieutenant-colonel le 4 janvier 1887. En 1889 au 3ème RIMa. Officier de la légion d'honneur le 9 juillet 1889. 
Colonel le 2 juin1891. Affecté au 1er régiment de tirailleurs tonkinois. Commandeur le 5 février 1896.
Général de brigade le 27 octobre 1898. Au Tonkin.
Général de division le 13 juillet 1902 commandant le 2ème division d'infanterie coloniale à Toulon.
Général de division commandant la 2ème division des troupes de l'Indochine.
En retraite et disparu le 28 octobre 1911 à Boulogne sur Seine.
Décorations:
• Grand officier de la légion d'honneur le 24 juillet 1907

Colonel Raoul Louis BOUGUIE
Chef de corps du 3e RIMa  1893-1895


Né le 25 juillet 1849 à Maisons-sur-Seine (Maisons-Laffite, Seine et Oise) de Raoul Bouguié et' Adèle Bertin. Marié avec Joséphine Fouré le 12 octobre 1887 à Cayenne. 
Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr promotion "de Mentana" 1867-1869. 
Sous-lieutenant et muté au 1er RIMa le 1er octobre 1863. 
Lieutenant le 7 novembre 1866.Du 8 août au 2 septembre de 1870 campagne contre la Prusse. En captivité du 2 septembre 1870 au 15 avril 1871. 
Capitaine le 24 décembre 1870. En mer du 14 juin au 23 juillet 1871 sur "l’Européen" affecté au Sénégal au bataillon de tirailleurs sénégalais du 24 juillet 1871 au 15 décembre 1873. Le 19 février 1872 lieutenant. En mer du 16 au 23 décembre 1873 sur le "Mendoza". Affecté le 10 novembre 1873 au 4ème RIMa. En mer sur le "Corrèze" du 19 juillet au 28 août 1876. Le 18 janvier 1877 capitaine au 2ème RIMa. En Cochinchine du 29 août 1876 au 19 juillet 1878. En mer sur "l'Annamite" du 20 juillet au 23 août 1878. Affecté le 17 juin 1878 au 1er RIMa. 
Chef de bataillon le 1er septembre 1880. En mer du 20 au 30 octobre 1881 sur le "Gironde". Affecté le 10 août 1881 au corps de tirailleurs sénégalais au Sénégal. Le 21 septembre 1881 en état-major hors cadre du commandant supérieur du Haut-Sénégal à Kati (Soudan Français). Chevalier de la légion d'honneur le 23 août 1882: "Capitaine à l'état-major hors cadre au Sénégal, quinze ans de service, neuf campagnes. Brillante conduite pendant l'expédition du Haut-Fleuve au Sénégal". Du 29 juin au 24 juillet en mer sur le "Richelieu". Affecté le 19 octobre 1883 au 2ème RIMa. Le 1er mars 1884 capitaine major. En mer sur le "Rio Négro" du 10 août au 19 septembre 1884. Le 26 novembre 1884 au 1er RIMa au Tonkin. Du 17 mars au 9 mai 1885 en mer sur le "Nive". En mer du 21 septembre au 14 octobre 1885 sur le "Ville de Bordeaux". Au 1er septembre 1885 au 4ème RIMa en Guyane à Cayenne. En mer sur un paquebot transatlantique du 3 au 24 décembre 1887. Le 11 août 1887 au 2ème RIMa. 
Lieutenant-colonel le 23 mars 1885 au 2ème RIMa et muté au 1er RIMa. Officier de la légion d'honneur le 3 mai 1889. En mer sur "l'Annamite" du 1er août au 14 septembre 1890. Le 1er juillet 1890 muté comme chef de corps au 9ème RIMa au Tonkin. 
Colonel le 1er avril 1890. En mer sur un paquebot des Messageries Maritimes du 26 novembre au 29 décembre 1892. Affecté le 18 juillet 1892 au 2ème RIMa. Muté le 7 décembre 1892 au 7ème RIMa. Affecté le 27 mai 1893 au 3ème RIMa comme chef de corps. Muté 20 avril 1895 à Madagascar pour prendre le commandement du 13ème RIMa. Du 27 septembre 1896 au 24 juillet 1897, gouverneur de Tananarive. Sous-chef du bureau des troupes de marine au ministère de la marine et des colonies du 28 octobre 1898 au 1er mai 1900. 
Général de brigade le 10 juin 1899. Commandant la 3ème brigade en Cochinchine, commandant la défense du point d'appui de la flotte à Saïgon-Cap Saint-Jacques. Commandant la 6ème brigade d'infanterie coloniale à Toulon en 1903. En retraite le 1er octobre 1907.
Décédé le 13 mai 1914.
Décorations :
• Commandeur de la légion d'honneur le 30 décembre 1895:"Colonel du 13ème RIMA, vingt-huit de service, dix-sept                   campagnes dont huit de guerre. Officier du 3 mai 1889. Madagascar 1895"
• Médaille commémorative du Tonkin
• Commandeur de l'ordre impérial du Dragon d'Annam le 14 juillet 1890
• Commandeur de l'ordre royal du Cambodge le 1er janvier 1892
• Commandeur de l'ordre de l'étoile d'Anjouan le 14 juillet 1898

Colonel Marie Auguste Alfred CHAPELET
Chef de corps du 3e RIMa  1895-1896

Né le 17 février 1847 à Ronchamp (Haute-Saône).
Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr promotion "de Vénétie" 1865-1867.
Sous-lieutenant le 1er octobre 1867 au 2ème RIMa. Le 2 décembre 1867 embarque à Toulon sur le "Néréïde", arrive le 25 mai 1868 à Nouméa. 
Lieutenant le 2 août 1870. A l'état-major de l'arme le 10 septembre 1871. Fin de séjour en Nouvelle-Calédonie le 13 mars 1873, embarque à Nouméa sur le "Var", arrive à Toulon le 22 août 1873. Au 3ème RIMa le 21 août 1873. 
Capitaine le 8 janvier 1875 au 2ème RIMa. Le 20 mars 1875 embarque à Toulon sur le "Sarthe", arrive à Saïgon le 3 mai 1875. Capitaine adjudant major le 28 juin 1875 au 4ème RIMa. Au 2ème RIMa le 22 février 1877. Fin de séjour en Cochinchine le 19 mars 1877, embarque à Saïgon sur le "Tarn", arrive à Toulon le 26 avril 1877. Au 3ème RIMa le 30 octobre 1877. A l'état-major de l'arme comme aide de camp du gouverneur du Sénégal le 3 septembre 1878. Embarque le 5 septembre 1878 à Bordeaux sur la "Gironde", arrive à Saint Louis du Sénégal le 17 septembre 1878. Fin de séjour au Sénégal, embarque le 12 janvier 1881 à Dakar sur le "Niger", débarque le 22 janvier 1881 à Bordeaux. Au 2ème RIMa le 5 janvier 1881. 
Chef de bataillon le 26 août 1883 au 3ème RIMa. Désigné pour servir en Cochinchine, embarque le 17 janvier 1885 sur "l'Annamite", débarque à Kilung le 18 mars 1885, rembarque sur le "Tonkin" le 21 juin 1885, arrive à Saïgon le 6 juillet 1885. Au régiment de tirailleurs annamites le 15 juillet 1885. Embarque à Saïgon sur le "Thiber" le 17 mai 1886, arrive à Toulon le 28 juin 1886. Au 1er RIMa le 23 août 1886. Au régiment de tirailleurs annamites le 14 février 1888. Au 1er RIMa le 21 février 1888. Au 4ème RIMa le 14 mai 1888. Au 3ème régiment de marche (Cochinchine) le 1er juillet 1888. Chevalier de la légion d'honneur le 5 juillet 1888. Au 14 mai 1891 au 6ème RIMa. Au 1er juillet 1892 au 4ème RIMa. Au 1er janvier 1893 au 1er régiment de tirailleurs tonkinois, puis au 3ème régiment de tirailleurs tonkinois. A l'état-major hors cadre du Tonkin.
Colonel le 13 juillet 1894 en 1895 au 2ème RIMa, puis au 3ème RIMa. 
En retraite le 23 août 1896. Colonel de réserve le 11 septembre 1896.
Décédé le 4 janvier 1908  à Velleminfroy (Haute-Saône).
Décorations :
• Officier de la légion d'honneur le 3 juillet 1895:"Colonel d'infanterie de marine, trente ans de service, dix-huit campagnes dont six de guerre, une blessure. Fait de guerre au Tonkin. Chevalier du 5 juillet 1888"
• Médaille commémorative du Tonkin 
• Officier de l'ordre royal du Cambodge le 12 mars 1887

Lieutenant-colonel Ernest Louis André AMAR 
Chef de corps du 3e RIMa  1896

Voir biographie ci-dessous.

Chef de bataillon Aloys Théodule LAGARDE
Chef de corps du 3e RIMa  1896

Né le 11 mai 1854 à Mouaville (Meurthe).
Engagé volontaire au 1er RIMa le 6 décembre 1872, caporal le 1er juillet 1873, sergent le 1er juillet 1875, sergent fourrier le 14 septembre 1875, sergent major le 19 novembre 1876. Du 16 mars au 9 juillet 1879 au Sénégal à Dakar.
Sous-lieutenant au 2ème RIMa le 8 mai 1879. Du 19 mai 1880 au 13 juin 1882 en Cochinchine à Mytho.
Lieutenant au 1er RIMa le 18 octobre 1881. Au 2ème RIMa le 15 février 1882. Du 1er juin 1883 à 1885 en Cochinchine. Au 1er régiment de tirailleurs tonkinois le 2 juin 1884. Au 3ème RIMa le 22 novembre 1884 portion secondaire à Thian An (Tonkin). 
Capitaine le 22 juillet 1885. Au 3ème régiment de tirailleurs tonkinois au 1er janvier 1889. Au 1er RIMa à Cherbourg le 1er juillet 1889.1893 et 1894 au Tonkin. 1895 au 1er RIMa, puis au 3ème RIMa. 1897 en Cochinchine au régiment de tirailleurs annamites. 
Chef de bataillon le 27 octobre 1897. Le 1er juillet 1898 au 1er RIMa.
En retraite le 27 octobre 1899.
Décédé le 4 novembre 1903 à Baigts (Basses-Pyrénées).
Blessures:
• Un coup de feu au bras gauche au combat de Ynoc (Tonkin) le 2 mars 1885.
Décorations: 
• Chevalier de la légion d'honneur le 7 juillet 1885

Colonel Auguste Gaston Joseph VINCKEL-MAYER
Chef de corps du 3e RIMa  1896- 25 avril 1898


Né 21 février 1851 à Rambouillet (Seine et Oise).
Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr promotion "du 14 août 1870" 1869-1870. 
Sous-lieutenant le 14 août 1870 et affecté au 20ème régiment de ligne. Du 11 août 1870 au 11 avril 1871 campagne contre l'Allemagne. 
Lieutenant le 3 mars 1873 au 98ème régiment d'infanterie de ligne. 
Capitaine le 19 décembre 1878 au 87ème régiment d'infanterie de ligne. Au 1er RIMa le 21 août 1879. Au 4ème RIMa le 3 novembre 1879. En Cochinchine du 1er décembre 1879 au 19 mars 1881. Au 1er RIMa le 21 juillet 1881. Capitaine adjudant major le 22 août 1881. Au Sénégal du 15 mars 1883 au 21 décembre 1884.
Chef de bataillon le 26 novembre 1884. Au 1er régiment de tirailleurs tonkinois (Tonkin) le 7 novembre 1885.  Au 3ème RIMa le 19 octobre 1887. Chevalier de la légion d'honneur le 29 décembre 1887. Au 7ème RIMa le 1er avril 1890. Au 2ème RIMa le 1er juillet 1890. Au 2ème régiment de tirailleurs tonkinois le 15 août 1890.
Lieutenant-colonel le 1er janvier 1891 au 3ème régiment de tirailleurs tonkinois. Au 3ème RIMa le 15 août 1892. A la disposition du général commandant en chef des troupes de l'Indochine le 12 novembre 1894. Au régiment de tirailleurs annamites le 16 mars 1895.
Colonel le 4 mai 1896, il prend le commandement du 3ème RIMa le 6 mai 1896. Officier de la légion d'honneur le 30 décembre 1897. Il commande le 1er régiment de tirailleurs malgaches en 1898 et commandant le territoire des Betsimisarakas du sud dans le cercle de Fort-Dauphin. Commandeur de la légion d'honneur le 4 mars 1898.
Nommé général de brigade le 8 mars 1901, il commande la 3ème brigade d'infanterie coloniale à Rochefort en 1902, puis la 2ème brigade d'infanterie de marine au Tonkin de 1903 à 1905. Commandeur de la légion d'honneur le 29 décembre 1904. Du 19 avril 1909 au 19 avril 1911, il est commandant supérieur des troupes d'Afrique Orientale et de Madagascar. En 1912, en résidence libre.
Au déclenchement de la guerre de 1914, il est rappelé de la réserve et prend le commandement de la réserve général de la place de Maubeuge, comprenant notamment les 31ème et 32ème régiments d'infanterie de marine. Il est fait prisonnier lors de la capitulation de la place et témoignera au procès après la guerre qui jugera le comportement du commandant de la place le général Fournier.
Il meurt le 9 novembre 1934 à Montreux (Suisse).
Blessures: 
• A la main gauche  par suite d'éclat d'obus à la bataille de Sedan le 1er septembre 1870
Décorations:
• Grand officier de la légion d'honneur le 13 juillet 1912
• Médaille commémorative du Tonkin
• Officier de l'ordre royal du Cambodge
• Commandeur de l'ordre impérial du dragon d'Annam

Colonel Jean Baptiste POULNOT
Chef de corps du 3e RIMa  25 avril 1898 au 9 mai 1900

Né le 8 octobre 1846 à Denèvre (Haute-Saône).
Engagé comme soldat au 3ème RIMa  le 15 mai 1865. Caporal le 15 novembre 1865. Sergent fourrier le 13 août 1866. Sergent le 21 avril 1868. Sergent major le 18 novembre 1868. En Cochinchine du 2 décembre 1869 au 12 mars 1870. Le 5 juillet 1870 départ pour le Sénégal. 
Sous-lieutenant le 6 août 1870. 
Lieutenant le 10 novembre 1873 au 1er RIMa. Le 30 novembre 1875 retour du Sénégal. Embarque le 16 juillet 1878 pour la Nouvelle-Calédonie. 
Capitaine le 9 janvier 1880 au 3ème RIMa. Au 1er janvier 1880, en résidence à la Nouvelle-Calédonie, 3ème RIMa (Paul Billès, lieutenant-colonel, commandant le détachement). Au 2ème RIMa le 5 avril 1881. Au 1er RIMa le 18 août 1882. Le 19 novembre 1882 au 6 juillet 1883 en Cochinchine. Au Tonkin du 7 juillet 1883 au 31 mai 1884. 
Chef de bataillon le 13 mai 1891 au 4ème RIMa.  Au 3ème RIMa le 9 octobre 1884. En Cochinchine du 10 mai 1884 au 10 janvier 1885. Au régiment de marche N°3 le 1er juillet 1888. Au 3ème RIMa le 19 octobre 1888. Chevalier de la légion d'honneur le 5 juillet 1887: "Chef de bataillon d'infanterie de marine, vingt-deux ans de services, treize campagnes dont cinq de guerre. S'est distingué dans les combat sautour d'Hanoï et la prise de Sontay". Au 2ème régiment de tirailleurs tonkinois le 8 juin 1891. En Cochinchine du 31 décembre 1891 au 9 septembre 1893. 
Lieutenant-colonel au régiment de tirailleurs annamites le 8 octobre 1891. Au 8ème RIMa le 13 juin 1893. Au 3ème RIMa le 27 juin 1893. Au 7ème RIMa le 13 avril 1894. Au régiment de tirailleurs sénégalais à Saint-Louis (Sénégal) le 14 mai 1895. 
Colonel le 8 avril 1898 au 7ème RIMa.
Décorations :
• Officier de la légion d'honneur le 29 décembre 1896: "Lieutenant-colonel d'infanterie de marine, trente et un an de services,     dix-neuf campagnes dont quatre de guerre. Chevalier du 5 juillet 1885"
• Médaille coloniale avec agrafe "Sénégal Soudan" et" Nouvelle Calédonie"
• Médaille commémorative du Tonkin

Colonel Théophile Clément GAILLARD
Chef de corps du 3e RIMa  9 mai 1900 - 1er novembre 1900

Né le 27 février 1852 à Dompierre (Charentes Inférieure).
Engagé dans l'infanterie de marine au 3ème RIMa le 22 novembre 1870 comme soldat, caporal le 14 décembre 1870, s
ous-lieutenant à titre provisoire le 13 décembre 1870.
Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr promotion "de la Revanche" 1871-1872.
Sous-lieutenant le 1er novembre 1872 (rang du 1er septembre 1871) au 3ème RIMa. 
Lieutenant le 22 mai 1876  au détachement de Nouvelle-Calédonie. 
Capitaine le 8 mai 1879, revient de Nouvelle-Calédonie le 31 mars 1880. Au détachement au Tonkin le 18 septembre 1884. Chef de bataillon le 18 avril 1885. Affecté au 1er régiment de tirailleurs tonkinois le 23 février 1886. Au 2ème RIMa le 22 juin 1886. Revient du Tonkin le 9 octobre 1886. Au 3ème RIMa le 26 juin 1887. Au 2ème RIMa le 22 décembre 1888. Au 3ème RIMa le 11 janvier 1889. Au 3ème régiment de tirailleurs tonkinois le 29 janvier 1889. Chevalier de la légion d'honneur le 10 juillet 1890. Au 7ème RIMa le 16 février 1891.
Lieutenant-colonel le 29 mars 1893. Au 3ème RIMa le 18 mai 1893. Au régiment de tirailleurs sénégalais au Sénégal le 24 août 1893. Le 14 mai 1895 affecté au 7ème RIMa. En service en Indochine le 1er mai 1897. Le 12 septembre 1897 affecté au 10ème RIMa. Rejoint le 3ème RIMa le 13 août 1898. 
Colonel le 31 octobre 1898.
En retraite le 1er novembre 1900. Se retire à Rochefort.
Décorations :
 Officier de la légion d'honneur le 30 octobre 1900
 Médaille coloniale avec agrafe "Nouvelle Calédonie"
 Médaille commémorative du Tonkin
 Officier de l'ordre du Dragon d'Annam le 14 juillet 1888
 Officier de l'ordre royal du Cambodge le 14 juillet 1890
 Commandeur de l'étoile noire du Bénin

INFANTERIE COLONIALE

Colonel Adrien GOUTTENEGRE 
Chef de corps du 3e RIC  1900-1901

Voir biographie ci-dessous.

Colonel Maurice Pierre Charles MAROT
Chef de corps du 3e RIC  1901-1902

Né le 12 décembre 1847 à Bellac (Haute-Vienne).
Engagé comme soldat le 5 janvier 1865 au 3ème RIMa. Part pour la Réunion le 18 mai 1865. Caporal le 26 juillet 1865. Sergent de 2ème classe le 1er juin 1866. Sergent de 1ère classe le 5 février 1868. A la 1ère compagnie de disciplinaires des colonies le 26 octobre 1868. Au dépôt des compagnies disciplinaires des colonies le 14 juillet 1870. Fin de séjour à la Réunion le 30 août 1870. Au 3ème RIMa le 11 septembre 1870. Sergent major le 21 octobre 1870. 
Sous-lieutenant le 23 novembre 1870. Du 25 septembre 1870 au 1er février 1871 en campagne contre l'Allemagne. Du 2 février au 17 mars 1871 en captivité. Du 30 janvier 1872 au 1er décembre 1875 en Nouvelle-Calédonie. 
Lieutenant le 26 octobre 1875. Du 18 janvier 1877 au 25 avril 1879 en Cochinchine. Au 4ème RIMa comme lieutenant d'armement le 16 juillet 1879. Au 3ème RIMa comme lieutenant adjoint à l'officier d'habillement capitaine Ambroise Baumann (Jean Coquet, colonel) le 6 août 1879.
Capitaine le 16 avril 1881. Capitaine d'habillement le 13 mai 1881. Capitaine major au 4ème RIMa le 1er mars 1884. Du 1er avril 1884 au 11 septembre 1885 à la Réunion. Du 12 septembre 1885 au 30 avril 1886 à Madagascar. Du 1er mai  au 28 juin 1886 à la Réunion. Au 3ème RIMa le 17 août 1886. Du 25 octobre 1887 au 2 mars 1889 en Cochinchine. Au régiment de tirailleurs annamites le 20 septembre 1887.   
Commandant le 31 mars 1887. Commandant major au 2ème RIMa le 29 octobre 1888. Chevalier de la légion d'honneur le 29 décembre 1889: "Major au 2ème RIC, vingt-cinq ans de service, seize campagnes dont une de guerre". Au 3ème RIMa le 20 mars 1890. Au 7ème RIMa le 1er avril 1890. Au détachement de la Guyane le 9 août 1892 jusqu'au 22 mai 1894. Au 7ème RIMa le 17 mai 1894. Au corps des disciplinaires de la marine le 1er juillet 1894. 
Lieutenant-colonel le 24 octobre 1895 au 3ème RIMa. Commandant supérieur des troupes à la Martinique le 9 mai 1896 jusqu'au 12 août 1898. Au 3ème RIMa le 14 août 1898. A la disposition du général commandant en chef les troupes de l'Indochine le 28 avril 1899. Commandant le 2ème régiment de tirailleurs tonkinois à Sept Pagodes le 1er juin 1899. 
Colonel le 4 juillet 1900. En 1903 commandant supérieur des troupes en Nouvelle-Calédonie. En 1905 commandant le 6ème RIC.
Décédé le 2 février 1928 à Oran (Algérie). 
Décorations :
 Officier de la légion d'honneur le 11 juillet 1899
 Médaille de Madagascar
 Commandeur de l'étoile d'Anjouan le 30 novembre 1912
 Officier de l'ordre royal du Cambodge le 15 mai 1900

Colonel Ernest Louis André AMAR
Chef de corps du 3e RIC  1902-1904

Né le 14 août 1850 à Guillestre (Hautes-Alpes).
Engagé comme soldat au 77ème régiment d'infanterie de ligne le 12 septembre 1870 pour combattre contre l'Allemagne. 
Sous-lieutenant au 80ème régiment d'infanterie de ligne le 5 décembre 1870. Au 35ème régiment d'infanterie de ligne le 23 janvier 1871. Au 86ème régiment d'infanterie de marche le 1er février 1871.
Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr promotion  "de la Revanche" (1870-1872).
Sous-lieutenant le 1er septembre 1871. au 104ème régiment d'infanterie de ligne. 
Lieutenant le 7 novembre 1874.
Capitaine le 2 mai 1881 au 31ème régiment d'infanterie de ligne. Au 1er RIMa le 1er juillet 1884. A l'état-major du 19ème corps d'armée le 17 décembre 1884 en Algérie. Au 2ème régiment de tirailleurs tonkinois (Tonkin) le 12 juin 1886. Chevalier de légion d'honneur le 7 novembre 1887: "Capitaine d'infanterie de marine, dix-sept ans de services, cin campagnes dont trois de guerre et deux blessures. Belle conduite dans les expéditions de guerre (Tonkin)". Au 4ème régiment de tirailleurs tonkinois le 22 juin 1888.
Chef de bataillon le 10 juillet 1888 au 4ème RIMa. A l'état-major hors cadre (aide de camp du préfet maritime) le 5 avril 1889. Au 4ème RIMa le 11 avril 1892. Au 9ème RIMa le 18 juin 1892. Au 2ème régiment de tirailleurs tonkinois (Tonkin) le 12 janvier 1893.
Lieutenant-colonel le 5 avril 1894. Au 7ème RIMa le 11 avril 1894. Au 3ème RIMa le 27 décembre 1894. A l'état-major de l'infanterie de marine le 16 janvier 1897. Officier de la légion d'honneur le 30 décembre 1897: "Lieutenant-colonel d'infanterie de marine, vingt-sept ans de services, huit campagnes dont sept de guerre, deux blessures de guerre. Chevalier du 7 novembre 1887".
Colonel le 31 octobre 1898 au 4ème RIMa. A l'état-major des troupes de l'Indochine au Tonkin (chef d'état-major) du janvier 1899 au 30 octobre 1890. Au 2ème régiment de tirailleurs tonkinois (colonel commandant le territoire militaire) le 7 novembre 1900. Au 4ème régiment de tirailleurs tonkinois (même fonction) le 10 novembre 1900. Au 5ème RIC le 26 novembre 1901. Au 3ème  RIC le 12 juillet 1902. Désigné pour servir aux Antilles le 13 février 1904. Commandant de la défense de la place de Fort-de-France le 15 octobre 1904. Au 2ème RIC le 9 juin 1906. 
Général de brigade le 22 décembre 1906, à l'état-major général 1ère brigade d'infanterie coloniale le 31 décembre 1907.
Décédé en 1916.
Blessures:
 Atteint d'un coup de feu à la cuisse droite le 11 octobre 1870 au combat des Ormes (Loiret)
 Blessé le 6 janvier 1887 au combat de Ba-Dinh (Tonkin) sur la partie moyennes de la cuisse gauche
Décorations :
 Commandeur de la légion d'honneur le 31 décembre 1907
 Officier d'académie
 Médaille commémorative du Tonkin
 Médaille commémorative de l'expédition de Chine 1900
 Officier de l'ordre royal du Cambodge le 14 juillet 1893
 Commandeur du dragon d'Annam le 2 février 1894

Colonel Louis Gabriel Martin MESSAGER
Chef de corps du 3e RIC  1904-1905

Voir biographie ci-dessous.

Lieutenant-colonel Jean Arnaud DAGNEAUD
Chef de corps du 3e RIC  1905

Né le 15 septembre 1852 à Coutras (Gironde).
Engagé le 8 janvier 1874 au 3ème RIMa comme 2ème classe. Caporal le 15 juillet 1874. Caporal fourrier le 6 décembre 1874. Sergent fourrier le 8 janvier 1875. Sergent le 19 juin 1875. Sergent major le 20 octobre 1875. 
Sous-lieutenant au 2ème RIMa le 12 décembre 1878. Au détachement de la Cochinchine du 19 mai 1879 au 20 août 1881.
Lieutenant 15 juin 1881 au 1er RIMa. Au 4ème RIMa le 9 août 1883. Au détachement de la Guyane du 14 septembre 1883 au 21 juin 1885.
Capitaine au 2ème RIMa le 18 avril 1885. Au détachement de la Martinique du 22 juin 1885 au 19 juillet 1885. Au 4ème RIMa le 18 décembre 1885. Au régiment de tirailleurs annamites en Cochinchine le 21 mai 1887. Au 3ème RIMa détachement de Cochinchine le 3 décembre 1888. Au 7ème RIMa le 1er avril 1890. Au régiment de tirailleurs tonkinois (Tonkin) le 8 juin 1891. Revient au 3ème RIMa le 20 juin 1893.
Chef de bataillon le 26 janvier 1895. Retourne au 2ème RIMa le 29 janvier 1895. Au 7ème RIMa le 8 mars 1895. Au régiment de tirailleurs soudanais le 4 septembre 1895. A l'état-major hors cadre du Soudan français le 30 septembre 1895. au 7ème RIMa le 26 juin 1897. Au 3ème corps des disciplinaires de la marine à Oléron le 26 avril 1898. Muté au 7ème RIMa le 5 octobre 1900. 
Lieutenant-colonel le 4 octobre 1900. Au 1er régiment de tirailleurs sénégalais (Dakar) le 29 décembre 1900. A l'état-major de l'infanterie coloniale (Afrique occidentale Française) le 7 octobre 1902 (campagne de Côte d'Ivoire et au Soudan). Au 3ème RIC le 12 octobre 1903. Au 6ème RIC le 27 juin 1904. Réaffecté au 3ème RIC le 19 octobre 1904. Désigné pour servir en Cochinchine le 25 mai 1906. Commandant le 2ème régiment de tirailleurs annamites (Cochinchine) le 22 juillet 1906. Commandant le 1er régiment de tirailleurs annamites le 11 juin 1907. En 1908 affecté au 7ème RIC. Membre de la société de géographie de Rochefort.
Décédé le 7 décembre 1908 à Libourne (Gironde).
Décorations :
 Officier de la légion d'honneur le 10 juillet 1907
• Médaille coloniale avec agrafe " Sénégal Soudan" et "Afrique Occidentale Française"
 Médaille commémorative du Tonkin le 2 octobre 1892
 Chevalier de l'ordre royale du Cambodge
 Officier de l'ordre impérial du dragon d'Annam le 14 juillet 1892

Colonel Adrien GOUTTENEGRE 
Chef de corps du 3e RIC  1905-1906

Né le 18 août 1849 à Metz (Moselle).
Soldat au 9ème bataillon de chasseurs à pied le 1er mai 1868. Caporal le 8 mai 1869. Caporal fourrier le 26 octobre 1869. Sergent fourrier le 16 novembre 1869. En Afrique du 8 janvier 1869 au 21 juillet 1870. Sergent le 29 mai 1870. Sergent major le 1er août 1870. Adjudant le 5 septembre 1870.  Du 28 juillet au 28 septembre 1870 guerre contre l'Allemagne. En captivité du 29 septembre 1870 au 23 janvier 1871.
Sous-lieutenant le 27 mars 1873. En Afrique de 1875 à 1879.
Lieutenant au 7ème RIMa le 21 décembre 1878. En Tunisie d'avril à juin 1881.
Capitaine au 30ème RIMa le 8 mai 1883. Affecté au 3ème RIMa le 1er juillet 1884. Capitaine adjudant major le 1er novembre 1884. A Formose le 17 juillet 1885. Au 4ème RIMa commandant en second au détachement de Cochinchine le 19 août 1885. Au 3ème régiment de tirailleurs tonkinois le 20 mars 1888. Chevalier de la légion d'honneur le 17 avril 1889:"Capitaine au 2ème régiment de tirailleurs tonkinois, 21 ans de services, quatorze campagnes dont six de guerre. Deux blessures. Blessé deux fois au combat de Cho-Moï, il reste néanmoins à la tête de sa troupe pendant toute la durée de l'engagement"Au 3ème RIMa le 26 avril 1889. Au 3ème régiment de tirailleurs tonkinois (Tonkin) le 15 septembre 1889. 
Chef de bataillon le 15 septembre 1890. Au 2ème RIMa le 10 mars 1891. Au 2ème bataillon d'infanterie de marine de Paris le 
17 juillet 1891. Au 2ème régiment de tirailleurs tonkinois le 15 novembre 1892. Officier de la légion d'honneur le 5 mars 1895:"Chef de bataillon d'infanterie de marine, vingt-sept ans de services, dix-sept campagnes dont onze de guerre, quatre blessures. Faits de guerre au Tonkin. Chevalier du 17 avril 1889"Au 1er régiment de tirailleurs tonkinois le 23 avril 1893. Au 2ème RIMa le 18 avril 1895. A l'état-major hors cadre à Madagascar le 10 février 1897. 
Lieutenant-colonel le 21 octobre 1897. Au 3ème RIMa le 28 décembre 1899. 
Colonel le 2 novembre 1900. Au 3ème RIC le 1er janvier 1901, en résidence libre le 1er janvier 1902. Désigné pour servir au Tonkin comme commandant du territoire le 16 avril 1902. Au 18ème RIC comme commandant la brigade de réserve de Chine le 19 juin 1902. Au 4ème régiment de tirailleurs tonkinois le 17 septembre 1902. Au 2ème régiment de tirailleurs tonkinois le 21 octobre 1902. Commandant 3ème régiment de tirailleurs tonkinois et le 1er territoire militaire le 20 janvier 1903. Début 1905 commande le 4ème régiment de tirailleurs tonkinois. Au 3ème RIC le 8 juillet 1905.
Chef de corps du 24ème RIMa en 1906 et 1907.
Décédé le 27 juillet 1907 à Paris.
Blessures: 
A Cho-Moï (Tonkin) le 17 janvier 1889
A Long-Baï (Tonkin) le 11 janvier 1895
Décorations :
 Commandeur de légion d'honneur le 30 décembre 1908
 Médaille coloniale avec agrafe "Tonkin", "Tunisie", "Madagascar"
 Médaille commémorative du Tonkin
 Officier de l'ordre impérial du dragon d'Annam
 Officier de l'ordre royal du Cambodge
 Commandeur de l'étoile d'Anjouan le 1er décembre 1898

Colonel Victor Charles Emile DAIN
Chef de corps du 3e RIC  1906-1908

Né le 26 juin 1855 à Gourbeyre (Guadeloupe).
Engagé le 15 août 1875 au 85ème de ligne comme 2ème classe.
Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr promotion "de Plewna"1876-1878.
Sous-lieutenant le 1er octobre 1878 au 2ème RIMa. A l'état-major de l'arme le 6 octobre 1879. En Guyane du 6 décembre 1879 au 23 décembre 1880. Au 2ème RIMa le 28 janvier 1881. 
Lieutenant le 16 avril 1881 au régiment de tirailleurs annamites en Cochinchine. Au 4ème RIMa le 28 avril 1883 au Tonkin. Chevalier de l'ordre royal du Cambodge le 7 juillet 1883.
Capitaine au 1er RIMa le 9 juillet 1883 en Cochinchine. Capitaine de tir le 19 mai 1884. Capitaine le 6 mai 1886. A l'état-major de l'arme le 12 mai 1886. Au 1er régiment de marche d'infanterie de marine le 11 mai 1889 en Annam. Au 10ème RIMa le 1er juillet 1890. 
Chef de bataillon le 3 octobre 1890. Au 2ème RIMa le 1er mai 1891. Du 3 mars au 19 septembre 1891 au Tonkin en guerre. Au 1er RIMa le 27 novembre 1891. Au 5ème RIMa le 16 janvier 1893. Au 3ème régiment de tirailleurs tonkinois le 3 juin 1893. Chevalier de la légion d'honneur le 12 juillet 1893:"Chef de bataillon d'infanterie coloniale, dix-huit ans de services, huit campagnes dont quatre de guerre". Au régiment de tirailleurs annamites le 12 août 1893. Du 12 août 1894 au 18 juillet 1895 au Siam en guerre. Au 1er RIMa le 14 mai 1895 en Cochinchine. 
Lieutenant-colonel le 18 février 1897. Au 5ème RIMa le 20 mars 1897. Au 11ème RIMa le 1er mai 1897 en Cochinchine. Au 6ème RIMa le 21 avril 1899. 
Colonel le 3 février 1900. Colonel au 6ème RIC le 3 février 1900. A l'état-major de l'arme le 23 janvier 1901. En Martinique du 9 juin 1901 au 15 août 1902. Au 4ème RIC le 25 septembre 1902. Au 8ème RIC le 26 décembre 1902. Officier de la légion d'honneur le 20 mai 1903:"Colonel d'infanterie coloniale, chevalier du 12 juillet 1893, services exceptionnels rendus à l'occasion de la catastrophe de la Martinique le 8 mai 1902". Au 1er régiment de tirailleurs annamites le 29 novembre 1903 en Cochinchine. Au 6ème RIC le 30 décembre 1905 en Cochinchine. Au 3ème RIC à Rochefort le 23 juillet 1906. 
Général de brigade des troupes coloniales le 10 novembre 1908. Commandant la 6ème brigade d'infanterie coloniale. En 1915 commandant la 3ème brigade, les subdivisions militaires territoriales de Saïgon et de Phnom-Penh et la défense du point d'appui de la flotte Saïgon-Cap Saint-Jacques à Saïgon.
Décédé le 24 avril 1927 à Nice (Var).
Décorations :
 Commandeur de légion d'honneur le 29 décembre 1910
 Médaille commémorative du Tonkin
 Commandeur de l'ordre impérial du dragon d'Annam le 7 janvier 1899
• Officier de l'ordre royal du Cambodge le 18 février 1897

Colonel Louis Gabriel Martin MESSAGER
Chef de corps du 3e RIC  1908-1911

Né le 5 juin 1852 à Tonnerre (Yonne). Fils d'un ingénieur du PLM, il visa d'abord l'école polytechnique  ou l'école centrale dans les études qu'il fit aux lycées de Mâcon et de Dijon; mais ses goûts le portèrent vers la vie militaire et après la guerre de 1870, il passa au lycée Saint-Louis, à Paris.
Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr promotion "du Shah" 1872-1874 le 13 novembre 1872.
Sous-lieutenant le 1er octobre 1874 au 2ème RIMa. De 1877 à 1881 au détachement de Guadeloupe.
Lieutenant le 12 décembre 1878. Affecté au  1er RIMa le 15 juillet 1881. Du 1er août au 21 mai 1886 au Sénégal.
Capitaine le 18 octobre 1881. Capitaine adjudant major le 5 novembre 1881. Affecté au 3ème RIMa le 29 mars 1884. Au régiment de tirailleurs sénégalais le 18 avril 1885. Au 3ème RIMa le 28 avril 1885. Au 4ème RIMa le 10 octobre 1885. En Guyane de mai 1886 à mai 1888. Au 3ème RIMa le 16 octobre 1887. Commandant le détachement de la Martinique le 16 février 1891.
Chef de bataillon le 8 octobre 1891. Chevalier de la légion d'honneur le 30 décembre 1891. Au 6ème RIMa le 29 février 1892. Au régiment de tirailleurs sénégalais à Dakar le 23 août 1892. Au 5ème RIMa le 27 novembre 1893. Au 7ème RIMa le 2 mars 1894. Au 9ème RIMa au Tonkin le 1er mai 1896. Au 3ème régiment de tirailleurs tonkinois le 1er décembre 1897. Au 7ème RIMa au Tonkin le 30 mars 1898.
Lieutenant-colonel le 5 mai 1898. Au 11ème RIMa en Cochinchine le 15 juillet 1900. Devient le 11ème RIC le 28 décembre 1900. Au 6ème RIC le 12 septembre 1902. Au 3ème RIC le 28 octobre 1902.
Colonel le 12 juillet 1903. Officier de la légion d'honneur le 24 décembre 1904. Au 2ème régiment de tirailleurs tonkinois le 3 septembre 1905. Au 4ème régiment de tirailleurs tonkinois le 26 juillet 1906. Au 2ème RIC le 26 octobre 1907. Au 3ème RIC le 26 décembre 1907. Commande la brigade coloniale de Rochefort. Victime d'un grave accident de cheval qui l'obligea à prendre la retraite le 26 décembre 1911, il se retire à Rochefort. Membre du conseil d'administration de société de géographie de Rochefort depuis le 23 janvier 1885.
Décédé le 4 décembre 1915 à Rochefort.
Décorations :
 Commandeur de la légion d'honneur le 30 décembre 1911
 Médaille coloniale avec agrafe "Sénégal Soudan"
 Officier d'académie le 10 janvier 1892
 Commandeur de l'ordre royal du Cambodge le 30 décembre 1910

Colonel Jules Alfred TOQUENNE
Chef de corps du 3e RIC  1911-1912

Né le 31 octobre 1854 à Bouchavesnes (Somme).
Engagé au 2ème RIMa le 25 septembre 1875. Caporal 25 mars 1876. Caporal fourrier le 11 octobre 1876. Sergent fourrier le 26 novembre 1876. Sergent 12 février 1877. Sergent major le 12 octobre 1877. Adjudant le 6 février 1880. 
Ecole militaire de l'infanterie de Saint-Maixent en 1879.
Sous-lieutenant le 3 avril 1880 au 1er RIMa. En Martinique du 25 février 1881 au 15 mars 1883.
Lieutenant le 15 novembre 1882. Au régiment de tirailleurs annamites le 4 août 1884. En Cochinchine de 1884 à 1887. Au 11ème RIMa le 22 juin 1886. Chevalier de la légion d'honneur le 20 décembre 1886.
Capitaine le 6 avril 1887 au 4ème RIMa. Au 2ème régiment de tirailleurs tonkinois le 2 juillet 1889. De 1889 à 1891 au Tonkin. Au 7ème RIMa le 11 juin 1891. Au 3ème bataillon d'infanterie de marine le 1er juin 1892. Au 9ème RIMa le 14 mars 1894. De 1894 à 1895 au Tonkin.  Au 4ème RIMa le 21 juin 1895. Au régiment de tirailleurs malgaches le 10 février 1897. A Madagascar de 1897 à 1900. A l'état-major hors cadre le 26 mai 1897. Officier de la légion d'honneur le 30 décembre 1898. 
Chef de bataillon le 24 février 1899. Au 6ème RIMa le 23 juin 1900. Devient le 6ème RIC le 4 janvier 1901. A la disposition du général commandant en chef à Madagascar le 10 mai 1902. Au 2ème régiment de tirailleurs malgaches le 10 mai 1902. A Madagascar de 1902 à 1904. Au 3ème RTS le 1er décembre 1902. 
Lieutenant-colonel le 30 mars 1904. Au 6ème RIC le 30 juin 1904. Au Tonkin de 1907 à 1909. Au 3ème régiment de tirailleurs tonkinois le 15 juin 1908. Au 9ème RIC le 23 juin 1909.  
Colonel au 3ème régiment de tirailleurs tonkinois le 24 juin 1909. Au 3ème RIC le 31 juillet 1909. Le 17 janvier 1915 prend le commandement du 54ème régiment d'infanterie territorial.
Décédé le 10 juillet 1928 à Château d'Oléron (Charente Inférieure).
Blessures: 
Le 1er juin 1894 a été atteint de deux coups de feu à la main gauche et à l'abdomen dans l'affaire Lang Poua (Tonkin).
Décorations:
 Commandeur de la légion d'honneur le 11 juillet 1912
 Croix de guerre 1914-1918 avec étoile de vermeil (54ème RIT)
  "Régiment de braves gens, animé par son chef, le colonel Toquenne ; a, pendant trente mois de présence au front, donné      des preuves de patriotisme fait de volonté, d'abnégation, de sacrifice. Aux tranchées, comme dans les travaux                      d'organisation, a marché "quand même", sans compter son âge ni ses fatigues. Modèle constant de courage stoïque qui        subit tout, sans avoir toujours l'occasion de riposter, parce que c'est pour la patrie"
 Médaille du Tonkin
 Médaille coloniale avec agrafe "Madagascar"
 Chevalier de l'ordre royal du Cambodge le 18 octobre 1888
 Officier de l'ordre impériale du dragon d'Annam
 Chevalier de l'ordre impérial et royal de Russie de Saint Stanislas de 2ème classe
 Officier de l'ordre d'Anjouan et des Comores le 1er décembre 1898

Colonel Charles RONDONY
Chef de corps du 3e RIC  1912-1913
(mort au champ d'honneur)


Né le 6 mars 1856 à Prats de Mollo de la Preste, petit village des Pyrénées Orientales situé à 735 m d’altitude, à proximité de la frontière espagnole.
Ses parents, Bonaventure Rondony son père, et Julie Tardieu sa mère, exerçaient la profession de négociants.
Soldat de 2ème classe au 22ème régiment d'infanterie légère le 5 novembre 1875. Caporal le 7 mai 1876. Sergent fourrier le 11 novembre 1876. Sergent le 26 février 1877. Sergent major le 14 octobre 1877. Adjudant le 6 novembre 1879. 
Ecole militaire de Saint-Maixent (1879-1880)). Affecté au 4ème RIMa le 6 octobre 1880.
Sous-lieutenant le 10 octobre 1880. En Cochinchine du 19 janvier 1883 au 28 mai 1883. Au régiment de tirailleurs annamites le 25 mai 1883. Au Tonkin du 29 mai 1883 au 28 février 1885 au 4ème régiment de tirailleurs tonkinois. 
Lieutenant le 25 mai 1883. Au 1er régiment de tirailleurs tonkinois le 18 mai 1884. Au 2ème régiment de tirailleurs tonkinois le 16 juin 1885. Au 2ème RIMa le 24 septembre 1885. A la 2ème compagnie du corps des disciplinaires le 10 janvier 1887. Du 8 février 1887 au 2 mars 1889 au Sénégal. Au régiment de tirailleurs sénégalais le 21 mai 1887. Chevalier de légion d'honneur le 16 juin 1887:"Lieutenant d'infanterie de marine, onze ans et six mois de service, trois campagnes dont deux de guerre, une blessure reçue à l'assaut de Goumbof (Sénégal)"
Capitaine au 1er RIMa le 21 février 1888. Capitaine adjudant major le 2 décembre 1889. Au 4ème RIMa le 11 août 1890. Au 3ème régiment de tirailleurs tonkinois le 16 février 1891. Du 15 mars 1891 au 1er août 1893 au tonkin. Au 5ème RIMa le 3 mars 1893. Au 8ème RIMa le 1er avril 1894. 
Chef de bataillon le 13 juillet 1894. Au 4ème RIMa le 19 juillet 1894. Du 5 octobre 1895 au 21 juillet 1897 au Tonkin. Au 3ème régiment de tirailleurs tonkinois le 11 janvier 1896. Au 2ème régiment de tirailleurs tonkinois le 22 juin 1896. Au 7ème RIMa le 29 juillet 1897. 
Le 18 octobre 1897, il épouse à Les Peintures, Marie Marguerite Milhade, fille du minotier de Sablons. De cette union naissent deux enfants , Marcel et Pierre Yvan dit Jean . Ce dernier mourut en 1944 dans de dramatiques conditions. 
En 1899, il repart pour la Chine et participe à la guerre contre les "Boxers" secte ultra –nationaliste chinoise, avec son régiment le 3ème régiment d’infanterie coloniale.
Lieutenant-colonel le 8 mars 1900. Au 7ème RIMa le 1er juillet 1900 en Chine. A cette date et jusqu'au 18 mai 1902 en Extrême-Orient. Mis à la disposition du général commandant en chef des troupes de l'Indochine le 24 septembre 1901. Au 3ème régiment de tirailleurs tonkinois le 1er février 1902. Au 3ème RIC le 31 mai 1902. Au 23ème RIC le 16 septembre 1902. Officier de la légion d'honneur le 13 juillet 1903. A Madagascar le 10 juillet 1804. Au 13ème RIC le 30 septembre 1904
Colonel le 24 décembre 1904. Au 1er régiment de tirailleurs malgaches le 17 janvier 1905. Au 7ème RIC le 25 août 1906. Commandant la 2ème brigade des troupes du groupe de l'Indochine et la subdivision militaire territoriale de bac-Ninh le 25 janvier 1910. Commandant le 3ème RIC le 27 janvier 1912. 
Le 18 mars 1913, il est promu général de brigade. Le 18 mars 1913 il prend le commandement de la 3ème brigade d'infanterie coloniale à Rochefort.
En 1914 au départ du conflit armé avec l’Allemagne, il part avec sa brigade pour défendre les frontières belges contre l’envahisseur. 
C’est lors de la bataille de Rossignol, en Belgique, à St Vincent, le 22 août qu’il est tombé sous les balles ennemies à la tête de la 3ème brigade d'infanterie coloniale en défendant farouchement le quartier des ambulances où gisaient des milliers de poilus.
Cette bataille restera dans la triste mémoire de cette guerre sur le plan historique, un des plus grand désastre de la bataille des frontières. Le bilan sera lourd : deux généraux tués (Rafenel et Rondony), trois chefs de bataillons, tous les officiers du 3ème RIC et plus de 5000 hommes de troupe.
Blessures:
Blessé à l'épaule gauche le 15 mai 1885 à l'attaque du fort des rochers de Dong-Laï (Tonkin) par un éclat de roche.
Coup de feu à l'épaule gauche le 23 septembre 1892 au combat de Lieng Da à 10kms sud-est de Dong Khé (Tonkin).
Atteint le 11 décembre 1892 par un coup de feu à l'épaule gauche au combat de Tiayan 10kms au nord de Tung Khaï (Tonkin).
Décorations:
• Commandeur de la légion d’honneur le 10 juillet 1914
• Médaille militaire
• Croix de guerre 1914
  "A secondé avec activité et intelligence le colonel commandant les troupes qui ont pris part à l'occupation de Pao-Ting-Fou    et des tombeaux impériaux de Si-Ling"
  "Tombé glorieusement le 22 août 1914"
• Médaille coloniale avec agrafe "Sénégal Soudan"
• Médaille du Tonkin
• Commandeur de l'ordre impérial du dragon d'Annam le 4 juillet 1897
Pour en savoir plus sur ce grand militaire, sur son dernier baroud d’honneur il suffit de lire les rapports du commandant Laurens ou celui du clairon du 3ème RIC Paul Failin (voir onglet"Centenaire de la grande guerre" sur ce site).

PREMIERE GUERRE MONDIALE

Colonel Grégoire Ignace Dominique Marie LAMOLLE
Chef de corps du 3e RIC de 1913 au 8/09/14


Né le 8 août 1855 à Mauléon Barousse ( Hautes-Pyrénées).
Engagé comme soldat au 3ème RIMa le 2 juillet 1876. Caporal le 1er mai 1877. Sergent le 8 décembre 1877. Sergent fourrier le 28 décembre 1877. Le 1er janvier 1879 au 4ème RIMa. Sergent major le 10 avril 1879.
Ecole militaire de l'infanterie le 1er avril 1881. 
Sous-lieutenant le 13 mars 1882 et affecté au 4ème RIMa, puis au 2ème RIMa le 6 décembre 1882. 
Lieutenant le 2 mai 1884. Affecté le 31 mai 1884 au 3ème RIMa. Rejoint le régiment de tirailleurs annamites le 22 janvier 1885. En fin de séjour, rejoint le 4ème RIMa le 26 janvier 1887. Le 23 juillet 1888 rejoint le 1er régiment de marche d'infanterie de marine d'Indochine.
Capitaine le 28 mars 1889. Rejoint le 6 août 1889 le 1er régiment de tirailleurs tonkinois. Le 10 janvier 1890 retourne au 1er régiment de marche d'infanterie de marine d'Indochine. En fin de séjour le 1er juillet 1890, il rejoint le 3ème RIMa. Le 9 février 1893, il est affecté au Bataillon de Diégo Suarez, puis au détachement de Tananarive (Madagascar). Le 6 novembre 1894 il est fait chevalier de la légion d'honneur. Le 23 février 1895, il rejoint le 4ème RIMa, puis le 13ème RIMa le 18 avril de la même année.
Chef de bataillon le 1er février 1896, il retourne au 4ème RIMa le 11 mars de la même année puis revient au 13ème RIMa. Au 5ème RIMa le 25 juillet 1899, il est décoré de la croix d'officier de la légion d'honneur le 2 mars 1901. Il retourne au 13ème RIC le 10 mai 1902 puis au 3ème RTS le 19 juin de la même année.
Lieutenant-colonel le 13 juillet 1902. Affecté au  7ème RIC le 23 janvier 1904, puis au 23ème RIC le 30 avril et au 4ème RIC le 29 décembre (trois affectations la même année). Il rejoint l'état-major du Niger le 10 mai 1905, commandant le territoire autonome français de Zinder 1906-1907, le 8ème RIC le 13 avril 1907, le 3ème RIC le 24 mai de la même année. 
Colonel le 24 septembre 1907 au 22ème RIC de Hyères comme chef de corps, il rejoindra le 1er régiment de tirailleurs tonkinois le 3 juillet 1910, le 5ème RIC le 10 août 1912 et le 3ème RIC 15 avril 1913. Le 8 septembre 1914 il prend le commandement par intérim de la 3ème brigade d'infanterie coloniale.
Le 27 octobre 1914 il est nommé général de brigade des troupes coloniales.
Décède en 1925.
Décorations:
• Commandeur de la légion d'honneur le 22 septembre 1914
• Croix de guerre 1914-1918
 Croix du combattant
• Médaille coloniale avec agrafe "Madagascar" et "Afrique Occidentale Française"
• Chevalier de l'ordre royale du Cambodge (1887)
• Commandeur de l'étoile d'Anjouan (1904)
• Médaille du Tonkin
• Médaille de Madagascar (1894)

Lieutenant-colonel Charles Auguste Louis François CONDAMY 
Chef de corps du 3e RIC du 8/09/14 au 25/09/15
(mort au champ d'honneur)


Né le 19 mai 1865 à Avricourt (Meurthe). 
Fils de Antoine Marie Louis Condamy, facteur enregistrant au chemin de fer et Eugénie Marie Caroline Guérin.
26 septembre 1886: 2ème canonnier servant au régiment d'artillerie de marine.
Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr promotion "Grand Triomphe" 1888-1890.
Sous-lieutenant le 1er octobre 1890 au 1er RIMa. Affecté au 1er régiment de tirailleurs tonkinois le 14 avril 1892. 
Lieutenant le 1er octobre 1892. Muté au 9ème RIMa le 2 octobre 1893. Dirigé sur le 7ème RIMa le 13 avril 1894. Arrivé au 3ème RIMa (Bataillon de Paris) le 20 février 1895. Désigné pour servir à Madagascar le 27 avril 1898. Au 2ème régiment de tirailleurs malgaches le 2 août 1898. Au régiment colonial le 21 novembre 1898. 
Capitaine le 10 mars 1899. A l'état-major hors cadre de Madagascar le 21 avril 1899. Affecté au 7ème RIMa le 13 juillet 1900. Chevalier de la légion d'honneur par décret du 5 octobre 1900. A l'état-major particulier (section technique) le 29 avril 1901. Capitaine officier d'ordonnance à l'état-major particulier du général commandant en Chine le 16 avril 1902. Au 1er RIC le 29 décembre 1904. A l'état-major particulier de l'arme le 24 avril 1905.
Chef de bataillon au 4ème RIC le 23 juin 1908. A l'état-major de Paris le 9 juillet 1908. Au 3ème régiment de tirailleurs malgaches du 1er novembre 1908 au 6 mars 1909 comme commandant de bataillon. Commande le bataillon de l'Emyrne du 21 mars 1909 au 30 juin 1910. Etat-major particulier  des troupes de l'Afrique Orientale à Madagascar le 23 avril 1910. Du 1er juillet 1910 au 20 août 1913 chef d'état-major du groupe de l'Afrique Orientale.
Affecté au dépôt des isolés des troupes coloniales à Marseille le 20 août 1913. Affecté le 23 septembre 1913 au 7ème RIC. A l'état-major particulier des troupes coloniales le 23 décembre 1913. Sous-chef d'état-major du corps d'armée colonial le 23 juin 1914. 
Lieutenant-colonel le 12 juillet 1914. Prend le commandement du 3ème RIC le 8 septembre 1914.
Mort pour la France à l'ouvrage Pruneau près de Ville sur Tourbe le 25 septembre 1915 (offensive de Champagne).
Publie plusieurs ouvrages:
• 1898: Guerres coloniales 1866-1896, Custozza-Adoua, opération du général Baratieri contre le négus Ménélik,
• 1904: Une méthode de guerre coloniale, la conquête du Mériabé à Madagascar 1857-1900,
• 1905: Colonisation militaire,
• 1906: La loi de deux ans et la leçon du conflit franco-allemand à propos du Maroc,
• 1906: Habitations coloniales,
• 1907: Stérilisation de l'eau en colonne aux colonies,
• 1907: Etude sur les différents systèmes de colonisation militaire expérimentales en France et à l'étranger, 
• 1914: L'insurrection dans le sud de Madagascar.
Blessures:
Blessé le 15 septembre 1899 à Ankalalobé (Madagascar) "Dans une reconnaissance qu'il commandait s'est fortement contusionné l'épaule gauche en faisant une chute".
Décorations:
• Officier de la légion d'honneur le 13 juillet 1915:" Nombreuses annuités et campagnes antérieures. Sur le front depuis le début de la campagne. S'est fait remarquer par son énergie et a été cité à l'ordre de l'armée. 
• Croix de guerre 14-15 avec deux palmes:
 " A montré les plus belles qualités militaires au combat de Malmy le 15 septembre 1914, où il a dirigé avec vigueur et             décision l'offensive de deux de ses bataillons au nord de cette localité"
 "Est tombé bravement face à l'ennemi en entraînant son régiment à l'assaut et au moment où il pénétrait dans les tranchées   allemandes"
• Médaille commémorative du Tonkin
• Médaille coloniale avec agrafe "Madagascar"
• Officier d'académie le 1er mars 1902

 

Chef de bataillon Emilien Vital Gustave MONTEGU
 Chef de corps du 3e RIC du 25/09/15 au 9/10/15

Voir biographie ci-dessous.


Lieutenant-colonel Jean BILLECOCQ
Chef de corps du 3e RIC du 9/10/15 au 9/11/15

Né le 11 mars 1867 à Paris (XVIème).
Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr promotion "de Châlons" 1886-1888.
Sous-lieutenant le 1er octobre 1888.
Lieutenant le 20 juillet 1891 en Guadeloupe.
Capitaine le 1er août 1898.  En 1901 à l'état-major du général commandant le corps expéditionnaire en Chine.
Chef de bataillon le 27 septembre 1906, à l'état-major à Paris. Au 4ème régiment de tirailleurs tonkinois en 1905.
En retraite en 1912. 
Lieutenant-colonel de réserve commandant un groupement d'unité.
Décédé le 17 mars 1944 à Chatou.
Décorations:
• Officier de la légion d'honneur le 10 juillet 1918
• Officier de l'étoile d'Anjouan
• Chevalier du Nicham Al Anouar


Chef de bataillon Alexis Marie Frédéric BERNARD 
Chef de corps du 3e RIC du 9/11/15 au 9/12/15
(engloutit sur le Provence II torpillé)

Né le 23 juillet 1865 à Saillans (Drôme).
Soldat au 22ème régiment d'infanterie de ligne le 4 mars 1884. Caporal le 2 octobre 1884. Sergent le 24 septembre 1885. Présent au 4ème RIMa le 9 décembre 1885. Affecté e
n Cochinchine au régiment de marche n°3 le 1er avril 1889 puis au 4ème RIMa le 23 juillet 1890 et au  2ème RIMa le 12 août 1890. 
Intègre l'école militaire de l'infanterie comme sous-officier élève le 23 avril 1891.
Sous-lieutenant au 5ème RIMa le 1er avril 1892. Rejoint le 1er RIMa le 30 avril 1892. Chef de section au 1er bataillon du 1er RIMa détaché à Paris le 23 avril 1893. Rejoint 3ème régiment de tirailleurs tonkinois au Tonkin le 10 octobre 1893.
Lieutenant de 2ème classe le 15 avril 1894. Passe au 5ème RIMa le 4 octobre 1895 puis 1er régiment de tirailleurs tonkinois  le 30 mars 1897. Lieutenant de 1ère classe le 1er octobre 1897 et affecté au 3ème régiment de tirailleurs tonkinois le 11 novembre 1897. 
Capitaine de 2ème classe le 3 février 1900. Rejoint le 7ème RIMa le 29 mars 1900, puis le 8ème RIMa le 27 juillet 1900. A l'état-major du corps expéditionnaire de Chine le 30 décembre 1900. Attaché au 3ème régiment de tirailleurs tonkinois au Tonkin le 30 juin 1901. Capitaine adjudant major le 22 juillet 1901. Chevalier de la légion d'honneur le 12 décembre 1901. Rejoint le  5ème RIC le 14 février 1904 puis le 3ème régiment de tirailleurs tonkinois en 1907, le  8ème RIC le 23 mars 1907 et enfin le 2ème régiment de tirailleurs tonkinois en 1910. Repasse au 2ème RIC le 26 janvier 1911 puis au 5ème RIC le 2 juin 1911. En fin de séjour rejoint le 8ème RIC à Toulon en 1911. Repart au Tonkin le 29 février 1912.
Chef de bataillon au 3ème RIC 1915. Commandant le 3ème bataillon du 3ème RIC 1916.
Mort pour la France au cours du torpillage du "Provence II" au large du cap Matapan (Grèce) le 26 février 1916. 
Décorations:
• Officier de la légion d'honneur le 11 janvier 1916:"Chef de bataillon commandant le 3ème RIC. Nombreuses annuités et           nouveaux titres de guerre en cours de campagne. A déjà reçu la croix de guerre"
• Croix de guerre 1914-1918 avec étoile d'argent
  "Blessé le 7 septembre à Beauzée où il commandait son bataillon du 34ème RIC avec beaucoup de  distinction, est revenu    sur le front dès sa guérison et a commandé à Chauvoncourt le régiment dont la belle conduite a valu au 2ème Bataillon une    citation à l’ordre de  l’armée" 
• Médaille coloniale avec agrafe "Tonkin"
• Chevalier de l'ordre royal du Cambodge le 14 juillet 1895
• Officier de l'ordre du dragon d'Annam le 12 mai 1911


Lieutenant-colonel Jules Eugène DUHALDE
Chef de corps du 3e RIC du 9/12/15 au 26/02/16
(engloutit avec le drapeau sur le Provence II torpillé)


Né le 21 septembre 1861 à Reims au n°13, rue Cérès (Marne). Fils de Jean Jacques Jules Eugène, négociant, et de Sophie Aline Célina Cazier. Epoux d'Hélène Marie Aline (1886-1978).
Soldat au 4ème RIMa le 30 octobre 1881. Caporal le 1er mai 1882. Muté au 3ème RIMa le 1er août 1883. Sergent le 28 août 1883.
Ecole militaire de l'infanterie de Saint-Maixent promotion "Tuyen-Quan"1885-1886. 
Sous-lieutenant au 4ème RIMa le 19 mars 1886. Au 2ème RIMa le 8 novembre 1886.
Lieutenant le 8 septembre 1888 alors au 2ème RIMa détachement de la Réunion. Affecté au 3ème RIMa le 11 mai 1889. Séjour en Indochine au 3ème régiment de tirailleurs tonkinois le 31 mars 1891. Au 4ème RIMa le 14 octobre 1892. Au bataillon de tirailleurs Haoussas (Dahomey) le 25 août 1894.
Capitaine le 21 avril 1895 et dirigé sur le régiment de tirailleurs sénégalais à Dakar. Affecté au 6ème RIMa le 25 juillet 1895. Commandant de la compagnie de tirailleurs Haoussas du Dahomey le 10 juillet 1897. Rejoint le 6ème RIMa le 13 avril 1898. Affecté au 13ème RIMa le 25 février 1899. Au bataillon de la Réunion le 1er juin 1899. Retourne au 13ème RIMa le 1er mars 1900. Dirigé sur le 3ème RTS le 1er mars 1901. Affecté au 23ème RIC en 1902. Affecté à l'état-major de l'AOF à Dakar le 13 novembre 1903. 
Chef de bataillon le 8 juillet 1904 et muté au 1er RTS. Au 1er RIC en 1905 chef de bataillon. Au 23ème RIC en 1907. A Madagascar en 1908. Au 22ème RIC à Hyères en 1909. Au 4ème RTS en juillet 1910. 
Lieutenant-colonel le 23 décembre 1912 alors au 1er RIC. En octobre 1914 muté au 5ème RIC. Du 12 mai au 21 septembre 1915 chef de corps du 6ème RIC.
Mort pour la France au cours du torpillage du "Provence II" au large du cap Matapan (Grèce) le 26 février 1916.
Décorations:
• Chevalier de la légion d'honneur le 30 décembre 1900:"Capitaine au 13ème RIMa. Dix-neuf ans de service, onze campagnes   dont trois de guerre"
• Croix de guerre 1914-1916 avec palme
  "Est resté sur la passerelle de la Provence II aux côtés du commandant qu'il n'a pas voulu quitter et a été englouti avec lui.    Ayant jusqu'au dernier moment collaboré au maintien de l'ordre et au sauvetage du personnel"
• Médaille commémorative du Tonkin
• Médaille coloniale avec agrafe "Madagascar"
• Officier de l'étoile d'Anjouan le 30 mars 1903

Chef de bataillon Marie Joseph Edouard René NOIROT
Chef de corps du 3e RIC du 26/02/16 au 17/03/16

Né le 17 août 1866 à Cherbourg (Manche).
Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr promotion "de l'Annam" (1885-1887).
Sous-lieutenant le 1er octobre 1887 au 1er RI.
Lieutenant le 1er mai 1891. En garnison au 37ème RI.
Capitaine le 21 septembre 1898 au 28ème RI. Muté au 113ème RI le 18 mars 1901, puis au 47ème RI le 13 juillet 1902, au 70ème RI le 4 juin 1903, au 115ème RI le 23 juin 1903, au 90ème RI le 12 juillet 1903, au 102ème RI le 31 décembre 1903, au 56ème RI le 2 février 1904, au 63ème RI le 19 janvier 1905, au 20ème RI le 9 février 1905. Affecté au ministère des colonies le 20 mars 1907 (Misions en Turquie, en Syrie, au Liban, en Macédoine). Chevalier de la légion d'honneur le 30 décembre 1909. Rejoint le 61ème RI le 24 décembre 1910, puis capitaine major au 104ème RI le 27 mars 1911. 
Chef de bataillon le 23 septembre 1913 au 15ème RI. Affecté au 22ème RIC le 26 octobre 1913. Rejoint le régiment malgache (Madagascar) le 23 juin 1913. En fin de séjour passe au dépôt du 23ème RIC le 14 septembre 1915. Rejoint le bataillon d'infanterie coloniale du corps expéditionnaire d'Orient le 27 septembre 1915. Venant de Ténédos (Grèce) rejoint le 3ème RIC le 26 février 1916 pour en prendre provisoirement le commandement après le torpillage du Provence II. Nommé gouverneur de la presqu'île de Karoubouroum (commande les passes de Salonique) le 17 mars 1916. Muté au 284ème RI  le 15 mai 1916, puis au 1er RIC le 12 juin 1916. Rejoint le dépôt du 1er RIC le 21 novembre 1916. Passe à la réserve personnelle du commandant d'étapes du corps d'armée (114ème régiment d'infanterie territoriale, dépôt du 3ème RIC le 24 avril 1917). Placé à la tête du bataillon de marche N°2 le 30 mars 1918. Détaché au dépôt du 5ème RIC le 17 septembre 1918. 
Affecté à l'état-major de l'armée d'Orient le 6 novembre 1918, puis au 2ème RIC le 9 octobre 1920.
En 1921 chef de bataillon au 23ème bataillon de tirailleurs sénégalais à Marseille.
En retraite il traduit en 1931 traduit des ouvrages études, romans: allemand, bulgare, grec moderne, polonais et serbe.
Décorations:
• Officier de la légion d'honneur le 10/07/1920
• Médaille de bronze de la mutualité
• Mérite militaire d'Espagne
• Osmaniye de Turquie
• Lialat de Turquie

Colonel Paul René BORDEAUX 
Chef de corps du 3e RIC du 17/03/16 au 27/03/16
(assure en même temps le commandement d'une brigade)


Né le 24 août 1871 à Granville (Manche).
Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr promotion "de Cronstadt" (1890-1892). 
Sous-lieutenant le 1er octobre 1892.
Lieutenant de 1ère classe en poste au 6ème RIC. En 1898 en poste comme lieutenant au 2ème régiment de tirailleurs sénégalais (Soudan Français). 
Capitaine le 21 novembre 1899. 
A l'état-major particulier des troupes coloniales de 1903 à 1905. Du 10 octobre 1906 à 1908 commandant la 4ème Cie du Kanem (Tchad).
Chef de bataillon le 27 décembre 1907. Muté au 1er RIC. Le 23 avril 1909 reçoit la médaille d'argent du prix Alphonse Milne-Edwards de la société de géographie pour son exploration de l'Ennedi et du Borkou. Chevalier de la légion d'honneur le 2 avril 1912.
Lieutenant-colonel le 24 septembre 1912 au 3ème RTS à Grand Lahou (Côte d'Ivoire), puis muté au 1er RIC. Le 7 août 1914 commandant en second du 6ème RIC. Du 20 août 1914 au 7 février 1915 chef de corps du 6ème RIC. Le 19 juin 1915 prend le commandement du 7ème régiment mixte d'infanterie coloniale qui devient le 57ème RIC le 16 août 1915. 
Colonel le 3 septembre 1915. Le 15 mars 1916 quitte le commandement du 57ème RIC. Le 17 mars 1916 commande provisoirement puis définitivement le 4 avril la 2ème brigade coloniale de la 17ème division d'infanterie coloniale dont fait partie le 3ème RIC. Chef de la 34ème brigade coloniale. Officier de la légion d'honneur le 12 juillet 1917: "Général commandant la 34ème brigade coloniale, excellent commandant de brigade, intelligent, actif et énergique. Rend d'excellents service"
Commandant la 11ème division d'infanterie coloniale du 4 octobre au 15 juin 1918. Général de brigade à titre temporaire le 4 novembre 1917. Commandant la 17ème division d'infanterie coloniale du 1er janvier au 29 mai 1918. Général de brigade des troupes coloniales à titre définitif le 26 juin 1918.
Chef du camp d'instruction de Fréjus. Chef de la mission militaire auprès du G.Q.G. Grec.
Après la guerre:
De 1920 à 1923 commande la brigade sénégalaise à l'armée du Levant. Du 10 décembre 1924 au 28 décembre 1925 commandant supérieur des troupes du Congo français et de l'Afrique Equatoriale Française. En 1926 en retraite et versé dans la réserve. Décédé le 27 septembre 1951 à Thonon (Haute-Savoie).
Décorations:
• Commandeur de la légion d'honneur le 16 juin 1920
• Croix de guerre 1914-1918
 Croix du combattant

Chef de bataillon Emilien Vital Gustave MONTEGU 
Chef de corps du 3e RIC du 27/03/16 au 4/04/16

Sous-lieutenant le 20 mars 1895. Affecté au 4ème bataillon d'infanterie lègère d'Afrique.
Lieutenant le 20 mars 1897. Attaché au 9ème RIMa au Tonkin. Lieutenant de 1ère classe le 19 mars 1899. 
Capitaine le 1er octobre 1902. Au 3ème RIC en 1903. Au 18ème RIC de 1905 à 1907. Le 2 août 1914 commande la 7ème compagnie du 2ème bataillon du 3ème RIC. En 1916: Commande le 2ème bataillon du 3ème RIC,
Le 1 mai 1916: Muté au 54ème RIMa, officier de la légion d'honneur le 10 juillet 1917: "Chef de bataillon au 54ème RIC. Officier supérieur brave et énergique. Blessé deux fois. deux citations. Nombreuses campagnes coloniales"
Au 17 mars 1918: Commande le 39ème bataillon de tirailleurs sénégalais rattaché au 42ème RIC,
Du 19 septembre à 12h00 au 27 septembre, puis du 29 septembre au 19 novembre 1918 : chef de corps du 42ème RIC,
19 novembre 1918: mis à la disposition du général commandant la 11ème DIC.
Lieutenant-colonel de réserve le 16 novembre 1920.
Décorations:
• Commandeur de la légion d'honneur le 9 décembre 1924
• Croix de guerre 1914-1918 avec deux palmes:
  "A pris le commandement du 3ème RIC dans une circonstance délicate et difficile. A su grouper rapidement les éléments        épars des unités éprouvées par de fortes pertes, et, grâce à son énergie et son bel allant,  a réussi à s'emparer d'un              important réseau de tranchées allemandes par une lutte à la grenade et pied à pied, qu'il a personnellement dirigée"
  "Régiment d'élite (42ème RIC auquel est rattaché le 39ème BTS) comptant parmi les meilleurs de l'armée coloniale, qui          vient d'ajouter,sous les ordres du chef de bataillon Montégu, une nouvelle page à sa belle histoire militaire, en rompant le      front bulgare-allemand sur Ist Cerna et en poursuivant par des marches forcées l'ennemi, qu'il n'a cessé de talonner              pendant trois semaines en l'empêchant de rétablir son front. En particulier le 4 octobre, par un raid audacieux de 40              kilomètres magnifiquement réussi à travers les montagnes serbes, s'est emparé de tous les convois de l'armée allemande    en Macédoine, lui enlevant 45 canons, la plupart de gros calibre, de nombreuses mitrailleuses, plus de 100 camions              automobiles, 23 fours de campagne, 1.500 voitures et des parcs de toute sorte. A fait au cours de cette opération 150          prisonniers, dont 5 officiers"
 Croix du combattant

Lieutenant-Colonel Auguste Marie Louis René DEBIEUVRE
Chef de corps du 3e RIC du 4/04/16 au 1/05/16


Commande le régiment, mais ne le rejoint pas.
Né le 12 septembre 1868 à Fumay (Ardennes).
Engagé volontaire le 22 avril 1887 au 69ème RI. Caporal le 23 septembre 1887. Sergent le 26 septembre 1888.
Ecole militaire de l'infanterie le 24 avril 1891. 
Sous-lieutenant au 139ème RI le 1er août 1891. 
Lieutenant le 1er avril 1894. Au 14ème régiment de chasseurs à pied le 14 avril 1895. Instructeur à l'école militaire d'infanterie le 26 novembre 1900. Au 2ème régiment de zouaves (école militaire de l'infanterie) le 30 décembre 1900.
Capitaine le 12 juillet 1903 au 4ème régiment de zouaves en Tunisie. Muté au 30ème RI le 1er août 1904. Au 8ème RIC le 21 août 1904. Au 4ème RTS le 5 novembre 1904 en Côte d'Ivoire. Chevalier de la légion d'honneur le 3 décembre 1905.
1907 au 6ème RIC,1908 à l'état-major particulier de la 3ème DIC,1910 au 2ème RIC,1911 au 7ème RIC.
En mai 1913 commande le 2ème bataillon de tirailleurs sénégalais d'Algérie en formation à Dakar, puis à OrléansvilleOfficier de la légion d'honneur le 10 avril 1915. Commandant le 58ème régiment de tirailleurs sénégalais à compter du 22 août 1915. Commandant militaire de l'île de Mytilène le 14 février 1916. Chef de corps du 53ème RIC le 25 avril 1917. Intoxiqué le 10 octobre 1917. Chef de corps du 34ème RIC du 4 avril au 25 septembre 1918. Chef de corps du 42ème RIC du 27 au 29 septembre 1918. Commande l'infanterie divisionnaire de la 11ème DIC du 29 septembre au 19 novembre 1918. Reprend le commandement du 42ème RIC du 19 novembre au 16 décembre 1918.
Chef de corps le 1er avril 1919 du 17ème régiment de tirailleurs sénégalais à Orléansville (Algérie), part en opération au Levant (débarque à Mersine en Cilicie, côte sud de la Turquie actuelle, face à Chypre).
Général de brigade le 6 septembre 1923.
En retraite le 1er août 1924.
Décédé le 15 janvier 1942 à l'hôpital militaire de Marseille.
Décorations:
• Commandeur de la légion d'honneur le 16 juin 1920
• Croix de guerre 1914-1918:
  "Colonel du 42ème RIC, commandant l'infanterie d'un détachement de toutes armes. Officier supérieur de tout premier            ordre,possédant au plus haut degré les qualités de savoir, de coup d'oeil, de sens des réalités, de volonté. Au cours des        opérations contre les armées bulgare et allemande (septembre et octobre 1918), s'est montré un commandant d'infanterie      tout a fait remarquable, harassant l'ennemi sans trève, sur plus de 200 kilomètres de Prilep à Pristina, obtenant de sa            troupe des effets prolongés extraordinaires. Par ses qualités manoeuvrières, a grandement contribué aux résultats                définitifs obtenus: occupation d'Uskub, de Mitrovitza et de Pristina, capture des convois de la 11ème armée allemande et      d'un important matériel de voie ferrée intact, 45 canons, près de 200 prisonniers"
 Croix du combattant

Lieutenant-colonel Jean Henri Jules Félix CALISTI
                                                    Chef de corps du 3e RIC du 30/04/16 au 26/05/16

Né le 17 décembre 1871 à Vouziers (Ardennes).
Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr promotion "du Siam" 1892-1894.
Sous-lieutenant le 15 novembre 1894 au 2ème RIMa. Muté au 3ème régiment de tirailleurs tonkinois (Tonkin) le 5 juin 1895. Lieutenant le 1er septembre 1896. Revient au 2ème RIMa le 30 mars 1897 (Opération en Crète). Au 4ème RIMa le 8 octobre 1898. Au 3ème RIMa le 22 novembre 1898. Affecté au régiment de tirailleurs soudanais à Bamako  (Soudan Français) le 24 décembre 1898. Devient le 2ème RTS le 1er juin 1900. Rejoint le 4ème RIMa le 5 novembre 1900 qui devient 4ème RIC le 1er janvier 1901. 
Capitaine le 12 octobre 1901. Muté à l'état-major particulier le 6 septembre 1902. Au 4ème RIC le 17 septembre 1904. En service à Madagascar le 26 octobre 1904. Au 3ème régiment de tirailleurs malgaches le 10 décembre 1904. Au 3ème RTS le 16 mai 1905. Au 24ème RIC en juin 1906. Au 22ème RIC le 22 septembre 1906. Affecté au bataillon du Moyen-Congo le 25 juillet 1909. Au bataillon N°2 de l'Afrique Equatoriale Française le 1er janvier 1910. Au 24ème RIC le 15 juin 1911. Au 23ème RIC le 25 janvier 1912. 
Chef de bataillon le 23 décembre 1912 alors au 23ème RIC. Au 2ème RTS du Maroc le 5 mai 1913. Au 6ème RIC du Maroc (6ème bataillon de tirailleurs sénégalais) le 1er juillet 1913. Chevalier de la légion d'honneur le 31 octobre 1913. Au 4ème RIC en 1914. Commande provisoirement le 54ème régiment mixte d'infanterie coloniale du corps expéditionnaire d'Orient en 1915.
Officier de la légion d'honneur le 12 mai 1915.
Colonel le 24 septembre 1918. Chef de corps du 43ème RIC du 8 juin 1916 à février 1919. Commandant le camp de Saint-Raphaël en 1920. Colonel en retraite et de réserve le 25 septembre 1920.
Décédé le 1er août 1921.
Décorations:
• Commandeur de la légion d'honneur en 1920.
• Croix de guerre 1914-1918:
  "Lieutenant-colonel commandant le 43ème RIC. Chef de corps de valeur, dont les qualités militaires se sont affirmées à          nouveau dans l'organisation et la défense d'une position très importante, constamment bombardée, bouleversée, et contre    laquelle de nombreux coups de main ont été tenté par l'ennemi acharné à le reprendre. Blessé au cours d'une                        reconnaissance en première ligne, a refusé de se laisser évacuer et à conservé son commandement"
 Croix du combattant
• Médaille coloniale avec agrafe "Sénégal Soudan" et "Afrique Equatoriale Française"
• Chevalier du Dragon d'Annam
• Chevalier de l'Etoile Noire du Bénin le 25 novembre 1911

Chef de bataillon René Emile COLAS dit BAUDELAIRE
                                       Chef de corps à titre provisoire du 3e RIC du 26/05/16 au 27/07/16
                                                                     (mort au champ d'honneur)


Né le 6 décembre 1866 à Paris.
Engagé volontaire pour cinq ans à la mairie de Lille le 28 avril 1887. Affecté comme soldat au 1er RIMa, caporal le 11 novembre 1887, sergent le 26 juillet 1888. Le 5 mars 1889 affecté au Sénégal, à la portion central, puis au régiment de tirailleurs sénégalais. Le 11 février 1890 sergent fourrier. En opération de guerre au Dahomey du 1er mai au 5 novembre 1890. Le 6 novembre 1890 affecté au 2ème RIMa, le 30 novembre 1890 libéré du service actif. Le 1er mai 1891 sergent au 3ème RIMa.
Elève à l'école militaire d'infanterie de Saint-Maixent le 1er avril 1892.
Sous-lieutenant le 15 avril 1893 et affecté au 5ème RIMa. Le 18 octobre 1893 affecté au 1er RIMa. Affecté au 1er régiment de tirailleurs malgaches à la 4ème compagnie le 14 janvier 1895. 
Lieutenant le 15 avril 1895. Le 4 mars 1897 il est dirigé sur le 7ème RIMa. Le 9 mars 1897 il est fait chevalier de la légion d'honneur puis affecté au 4ème RIMa le 20 septembre 1897. En 1898 il rejoint le 3ème RIC, puis en 1899, le régiment de tirailleurs soudanais à Bamako. Il est ensuite affecté au 1er RTS au Sénégal comme capitaine le 15 juin 1900, puis en 1901 au 6ème RIC, puis au 4ème RIC.
Capitaine à la 3ème compagnie du bataillon d'infanterie coloniale de Diégo-Suarez en 1907, le 6/05/1908 affecté à la 9ème compagnie du 2ème régiment de tirailleurs malgaches à Tamatave. Le 19 juin 1910 affecté au dépôts des isolés de Marseille, puis muté au 8ème RIC.
Chef de bataillon le 5 mai 1915 alors au 3ème régiment de tirailleurs malgaches. En 1916, commande le 1er bataillon du 3ème RIC.
Mort pour la France le 9 décembre 1916 devant Vlakar (Serbie).
Décorations:
• Officier de la légion d'honneur (11 janvier 1916): 
  "Beaux états de service, s'est toujours signalé et plus particulièrement dans des circonstances difficiles par son entrain,        son énergie et son esprit de décision"
• Croix de guerre 1914-1917 avec deux palmes:
 "Officier d'un allant exceptionnel. A entraîné vigoureusement son bataillon à l'assaut des positions ennemies, qu'il a                conquises par ses dispositions intelligentes. A assuré la conservation de la position"
  "Officier supérieur d'un courage exceptionnel, ayant commandé plusieurs mois un régiment avec autorité
    et succès. Tombé glorieusement à l'attaque des tranchées ennemies, le 9 décembre 1916"
• Médaille coloniale avec agrafe"Centre Africain" (1903)
• Médaille du Dahomey (1893)
• Médaille de Madagascar (1895)

Lieutenant-colonel Jacques Léon PINCHON 
                                                    Chef de corps du 3e RIC du 27/07/16 au 4/05/17 

Voir biographie ci-dessous.

Chef de bataillon Eugène Auguste SIMONIN
Chef de corps du 3e RIC du 4/05/17 au 29/05/17

Né le 26 juillet 1863 à Daillecourt (Haute-Marne).
Engagé volontaire au 4ème bataillon de chasseurs à pied le 13 novembre 1883. Caporal le 16 mai 1884. Caporal fourrier le 11 août 1884. Sergent le 10 décembre 1884. Sergent fourrier le 21 mars 1885. Sergent major le 21 septembre 1885.
Ecole militaire de Saint-Maixent le 29 avril 1887.
Sous-lieutenant le 12 mars 1888 et affecté au 3ème RIMa. Muté au 2ème RIMa au détachement de la Réunion le 19 août 1889. Au 4ème RIMa le 1er janvier 1890, puis muté au 1er RIMa le 10 avril 1891.
Lieutenant le 30 mai 1891. Muté au 5ème RIMa le 1er janvier 1893. Lieutenant de 1ère classe le 23 juillet 1893 et muté au 9ème RIMa (Tonkin) le 5 décembre suivant. Revient au 5ème RIMa (Tonkin) le 13 décembre 1895. Affecté au 2ème régiment de tirailleurs tonkinois (Tonkin) le 29 décembre 1897.
Capitaine le 8 avril 1898. Revient une nouvelle fois au 5ème RIMa le 11 mars 1900. En service à Madagascar le 27 août 1901, au 1er régiment de tirailleurs malgaches le 10 octobre 1901, au bataillon de tirailleurs sénégalais de Diégo-Suarez le 3 avril 1903, au 15ème RIC le 27 avril 1903, au 3ème RTS le 27 juillet 1903 et enfin retourne en métropole au 1er RIC le 31 août 1903. Le 29 décembre 1903 il reçoit la croix de chevalier de la légion d'honneur. En 1905 il rejoint le 2ème régiment de tirailleurs annamites, puis le 1er régiment de tirailleurs annamites à Mytho l'année suivante.
Chef de bataillon le 24 décembre 1909 alors au 1er régiment de tirailleurs tonkinois. En 1910 il est au 9ème RIC à Hanoï (Tonkin). En 1913 il se trouve au  2ème régiment de tirailleurs sénégalais au Soudan Français. Il prend provisoirement le commandement comme chef de corps du 2ème RTS du 13 février 1914 au 23 octobre 1914. En novembre, décembre 1915 Colonne Simonin, opération de la boucle de la Volta. Le 1er juin 1916 il quitte le 2ème RTS (Kati au Soudan) retour en métropole. Affecté au dépôt des 6ème et 56ème RIC à Lyon. Du 1er juillet au 28 septembre 1917 commande le 1er bataillon du 3ème RIC. Au 2ème RIC Le 25 novembre 1918: commande le dépôt des convalescents sénégalais à Menton
Décorations:
• Officier de la légion d'honneur le 10 juillet 1917: "Chef de bataillon au 3ème RIC. Officier supérieur vigoureux et sérieux. Nombreuses annuités"
 Croix du combattant
• Officier de l'étoile noire le 29 janvier 1918

Lieutenant-colonel Jacques Léon PINCHON 
Chef de corps du 3e RIC du 29/05/17 au 1/01/19

Né le 2 juillet 1870 à Maisons-Lafitte (Seine-et-Oise).
Incorporé au 76ème RI comme engagé conditionnel d'un an à la mairie de Rouen. Arrivé au 76ème RI le 15 novembre 1888.
Caporal le 15 novembre 1889. Placé dans la disponibilité le 15 décembre 1889. Au 55ème RI le 12 mars 1890. Nommé sergent le 8 octobre 1890. Admis à l'école militaire de l'infanterie le 6 avril 1893.
Sous-lieutenant le 1er avril 1894 et affecté au 2ème régiment d'infanterie de ligne. Affecté au 5ème RIMa le 25 juin 1895. Le 4 septembre 1895 affecté au régiment de tirailleurs soudanais. 
Lieutenant de 2ème classe le 1er avril 1896. Affecté au 1er RIMa le 1er septembre 1897. Chevalier de la légion d'honneur le 7 avril 1898. A l'état-major hors cadre au Soudan le 30 septembre 1898. Lieutenant de 1ère classe le 25 avril 1899. Réaffecté au 5ème RIMa le 5 novembre 1900. 
Capitaine le 16 mai 1901. Affecté à l'état-major particulier de l'AOF le 31 mai 1902 commandant le cercle de Kankan (Haute Guinée). Revient au 5ème RIC le 23 février 1904. Au 12ème RIC (Cochinchine) le 23 juillet 1905. Au 8ème RIC le 12 janvier 1907. Au 5ème régiment de tirailleurs tonkinois le 23 juin 1907 (Tonkin). Au 4ème régiment de tirailleurs tonkinois le 1er mars 1908. Au 1er RIC le 19 juillet 1910. Au 22ème RIC le 9 septembre 1910. Au 1er RTS (Sénégal) le 24 mars 1911. Au 2ème RTS (Soudan) le 23 mai 1911. Au 4ème RTS le 1er octobre 1911. A la 4ème brigade de Guinée le 15 janvier 1916. Au 1er RIC le 13 mai 1914.
Chef de bataillon le 18 décembre 1914.
Lieutenant-colonel à titre temporaire et affecté au 3ème RIC le 28 juillet 1916. Lieutenant-colonel à titre définitif le 26 juin 1918. Affecté au dépôt du 4ème RIC le 12 mars 1919. Affecté au régiment du Cameroun le 28 mai 1919. Commandant du corps d'occupation de l'armée au Cameroun le 22 juin 1919.
Lieutenant-colonel de réserve le 2 juillet 1923.
Blessures:
• Le 11 juillet 1896 (seconde révolte du Macina, région de Bandiagara) un coup de feu au combat de Bambia en conduisant le feu de son peloton (Soudan Français).
• Le 17 octobre 1896 d'un coup de feu à la joue gauche au combat de Barribou Oriboua en chargeant à la baïonnette avec son   détachement (Soudan Français).
• Le 2 août 1915 par éclats d'obus.
Décorations:
• Officier de la légion d'honneur
• Croix de guerre 1914-1918 
  à l'ordre du régiment (1er RIC) le 13 juillet 1915 
  à l'ordre de l'armée  le 15 juillet 1915
  à l'ordre du régiment (1er RIC) le 25 septembre 1915
  "Avoir maintenu son bataillon aux tranchées du 6 au 17 juillet 1915 sous un violent bombardement et avoir repoussé deux      contre-attaques allemandes"
  à l'ordre de l'armée le 22 février 1917
  "Chef de corps énergique et consciencieux. A largement payé de sa personne au combat du 9 décembre 1916, en                  conduisant son régiment à l'assaut et en s'accrochant au terrain conquis malgré le tir précis et meurtrier des fusils et des      mitrailleuses ennemies"
   Citation sans croix à l'ordre des troupes de l'AOF
 Croix du combattant
• Médaille coloniale avec agrafe "Sénégal Soudan"
• Chevalier de l'étoile noire du Bénin
• Commandeur de l'aigle blanc avec glaives de Serbie

Lieutenant-colonel  Maurice François Hippolyte THOMASSIN
Chef de corps du 3e RIC du 1/01/19 à 1/12/1919

Né le 7 février 1873 à Bordeaux.
Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr promotion "du Siam" 1892-1894.
Sous-lieutenant le 15 novembre 1894 au 4ème RIMa de ToulonEn 1895 désigné pour servir à Madagascar au 13ème RIMa puis au régiment de tirailleurs malgaches, participe aux opérations de Majunga et contre l'insurrection de l'Emyrne.
Lieutenant le 1er octobre 1896, affecté à l'état-major (1er bureau) du général Gallieni, en fin de séjour en 1898, embarque à "Tamatave" le 4 juin 1898 et débarque à Marseille le 26 juin 1898. En congé de fin de campagne. Muté au 4ème RIMa de Toulon le 15 décembre 1898. Désigné hors cadre pour l'état-major à Madagascar le 15 janvier 1899, embarque à Marseille sur le "Yang-Tsé" le 10 février 1899, débarque le 5 mars 1899 à Tamatave, arrive à Tananarive le 15 mars 1899. Lieutenant de 1ère classe le 13 juin 1899. Fin de séjour en avril 1901. En congé de fin de campagne six mois et trois mois de congés sans solde.
Capitaine le 31 janvier 1902. 
Muté le 8 février 1902 au 8ème RIC à Toulon. Affecté au bataillon de Shanghaï, embarque à Marseille le 1er juin 1902 sur le "Cachar", escale à Djibouti le 16 juin 1902, à Colombo le 23 juin 1902, à Saïgon le 30 juin 1902, rembarque à Saïgon sur le vapeur "Yarra" le 13 juillet 1902, à Hong Kong le 16 juillet 1902, débarque à Shanghaï le 18 juillet 1902. Du 9 octobre au 20 novembre 1902 assiste au Japon à de grandes manoeuvres comme observateur. En décembre 1902 évacuation de Shanghaï par les forces internationales, le 27 décembre transféré au 18ème RIC à Quang-Tchéou-Wan dans le sud de la Chine. Fin de séjour en 1904, rentre par voie privée escale et visite à Saïgon, Singapour, Colombo, Pondichéry, Madras, Calcutta, Djibouti, Alexandrie, Le Caire. Affecté au 22ème RIC à Hyères le 20 février 1905, commande la 3ème compagnie. En séjour au Sénégal de 1906 au 19 juillet 1907 (rapatrié sanitaire). Affecté au 4ème RIC à Toulon. Désigné pour Madagascar, embarque à Marseille sur le "Yang-Tsé" le 25 août 1908, atteint Madagascar le 12 septembre 1908, commande la 6ème compagnie du 3ème régiment de tirailleurs malgaches à Diego-Suarez, puis à Majunga, celle-ci devient le 1er janvier 1910 la 3ème compagnie du 1er régiment de tirailleurs malgaches. Au 8ème RIC à Toulon en septembre 1910. Chevalier de la légion d'honneur le 31 décembre 1910. Affecté au 1er RIC de Cherbourg en mars 1911, puis au 23ème RIC à la caserne Lourcine à Paris en juillet 1911. Le 25 avril 1912 embarque sur la "Cordillère" à Bordeaux (Gironde), à Dakar le 2 mai 1912, embarque sur "l'Afrique" le 8 mai 1912, à Conakry le 10 mai 1912 , à Monrovia le 12 mai 1912 , à Tabou le 13 mai 1912, à Grand-Bassam le 14 mai 1912, à Cotonou le 15 mai 1912,  muté hors cadre au territoire militaire du Niger au cercle de Madaoua. 
Chef de bataillon le 23 décembre. Le 6 janvier 1913 muté au commandement du groupe des brigades indigènes de Côte d'Ivoire, rapatrié le 26 mai 1914, placé en congé de fin de campagne, muté le 1er août 1914 au 22ème RIC à Marseille. Dans le cadre de la mobilisation affecté le 12 août 1914 au 313ème RI de réserve à Blois, rejoint ce régiment sur le front à Danvilliers près de Verdun comme commandant en second, puis le 3 septembre 1914 comme chef du 6ème bataillon en remplacement du commandant de Cugnac tué. Blessé le même jour et muté après sa convalescence le 1er mars 1915 à l'état-major du gouverneur militaire de Paris le général Gallieni. Le 25 novembre 1915 nommé commandant de deux bataillons de tirailleurs sénégalais en formation pour la guerre à Rufisque au Sénégal, embarque à Bordeaux le 10 décembre 1915 et débarque à Dakar le 23 décembre 1915. 
Lieutenant-colonel le 22 mai 1916 et muté au commandement du régiment du Cameroun. Embarque le 22 juin 1916 sur "l'Afrique" et débarque le 30 juin 1916 à Douala. Nommé également commandant militaire du Cameroun, devenu en date du 31 mai 1917 commandant du corps d'occupation du Cameroun. Le 1er juillet 1918 quitte son régiment et embarque le 20 juillet 1918 à Douala, débarque à Bordeaux le 18 août 1918. Le 5 novembre est affecté à l'armée d'Orient. Le 11 novembre quitte Paris pour Marseille. Le 13 novembre mis en place par voie ferrée, le 15 novembre à Gènes, le 17 novembre à Rome, le 22 novembre à Tarente, le 24 novembre sur le vapeur "Timgad", le 25 novembre escale à Corfou, le 26 novembre débarque à Itéa (Grèce), le 27 novembre à Delphes, le 29 novembre Salonique où il est nommé futur commandant du 3ème RIC. Le 29 novembre en mer et débarque à Constantinople le 30 novembre. Mis en route par chemin de fer le 8 décembre, le 10 décembre à Andrinople (Turquie), le 13 décembre à Sofia (Bulgarie), le 15 décembre à Lom Palanka (Bulgarie), le 20 décembre à Calafat sur le bord du Danube, le 21 décembre sur le vapeur "Giorgiu", le 22 décembre escale à Turnu-Séverin (Roumanie), le 24 décembre à Orsova (Hongrie), le 28 décembre débarque à Belgrade. Le 1er janvier 1919 reçoit le commandement du 3ème RIC à Semlin sur le bord du Danube face à Belgrade. En février 1919, le 3ème RIC est à Esseg sur la Drave en Serbie. En avril 1919 le 3ème RIC est à Arad en Hongrie. En juin 1919 le 3ème RIC est à Magyar-Kanitza en Hongrie. Le 15 septembre 1919 le 3ème RIC est à Makrykeuil à une quinzaine de kilomètres de Stamboul. Hospitalisé à Constantinople le 1er octobre 1919. Le 15 novembre 1919 fait ses adieux au 3ème RIC. En convalescence en France. Le 30 janvier 1920 mis à la disposition du général Charpy, gouverneur de la Thrace en Grèce. Affecté à la province d'Andrinople comme inspecteur des formations. Rapatrié en France en juillet 1920. Le 1er novembre 1920 réaffecté en Orient reçoit le commandement du 12ème RTS à Stamboul (portion centrale et un bataillon), un bataillon à Salonique, un bataillon dans la presqu'île de Gallipoli et un bataillon à Tchataldja (défense avancée du Bosphore). Le 27 décembre reçoit également le commandement de la presqu'île de Gallipoli. Le 23 juin 1922 rapatrié en France. Hospitalisé pendant neuf mois et rattaché administrativement au 22ème RIC. Le 23 mai 1923 embarque à Bordeaux sur "l'Afrique", le 14 juin 1923 débarque à Libreville et prend le commandement du bataillon indigène du Gabon. Le 15 décembre 1925 rejoint la France et, est muté au 2ème RIC de Brest, puis 23ème RIC à la caserne Lourcine à Paris pour administration. 
Colonel le 1er avril 1926 et prend sa retraite le jour même. Affecté dans la réserve au 21ème RIC.
Publie un ouvrage:
• Matho, soldat colonial 1946 (pseudo Thomas Saint-Maur). En réalité ce sont ses mémoires.
Blessures:
Le 3 septembre 1914 blessé au genou droit d'un éclat d'obus en portant secours à un de ses soldats.
Décorations:
• Officier de la légion d'honneur le 12 juillet 1917
• Deux citations à l'ordre de l'armée du corps d'occupation de Madagascar durant son premier séjour en 1896 et 1897 dont       une pour l'occupation de Béravina, l'affaire d'Andonaka et la destruction des approvisionnements du roi Tsimamitra
 Croix du combattant
 Médaille coloniale avec agrafe "Madagascar"
 Médaille commémorative de l'expédition de Madagascar en 1895
 Officier d'académie en janvier 1923
• Chevalier de l'étoile noire d'Anjouan
 Commandeur de l'aigle blanc avec glaives de Serbie
 Croix de guerre de la Grèce

Colonel Pierre BENEZECH
Chef de corps du 3e RIC 1920

Né le 26 juin 1867 à Cette (Hérault). 
Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr promotion "du Soudan" 1891-1893. 
Sous-lieutenant au 4ème RIMa le 1er octobre 1893. Affecté au 2ème régiment de tirailleurs tonkinois en Cochinchine le 3 septembre 1894. Du 23 janvier 1895 au 5 avril 1897 il est au 2ème régiment de tirailleurs tonkinois au Tonkin . 
Lieutenant le 1er octobre 1895. rejoint le 3ème RIMa le 4 septembre 1896. Lieutenant adjoint à l'officier d'approvisionnement le 13 août 1897. A la disposition du général commandant en chef à Madagascar le 30 septembre 1898. Lieutenant de 1ère classe le 1er octobre 1898. Désigné pour l'état-major hors cadre le 13 décembre 1898. Rejoint le 2ème régiment de tirailleurs malgaches le 13 mai 1899, puis l'état-major hors cadre le 19 septembre 1899. 
Capitaine le 30 mai 1900. Au 8ème RIMa le 5 septembre 1900. Devient 8ème RIC le 1er janvier 1901. Désigné pour servir au Tonkin au 9ème RIC le 1er mars 1903. Passe au 10ème RIC le 1er juin 1904. Au 6ème RIC le 24 décembre 1904. Au 24ème RIC le 24 février 1905. Au 1er régiment de tirailleurs malgaches le 25 mai 1908. Au 24ème RIC le 4 octobre 1909. 
Chef de bataillon le 24 décembre 1910. Désigné pour servir au Tonkin au 2ème régiment de tirailleurs tonkinois le 16 juillet 1911. Chevalier de la légion d'honneur à Sept Pagodes le 4 avril 1912.
Du 16 avril 1917 au 18 février 1919, chef de corps du 33ème RIC. Officier de la légion d'honneur le 29 décembre 1917. 
Colonel le 24 septembre 1918. En 1919 affecté au 15ème puis au 21ème bataillon de tirailleurs sénégalais. En 1920 colonel affecté hors cadre commandant le cercle de la moyenne Moulouya subdivision de Taza au Maroc. En 1921 il rejoint le 24ème RIC, puis en 1922 le régiment de tirailleurs annamites. 
Décorations:
• Commandeur de la légion d'honneur le 16 juin 1920
• Croix de guerre 1914-1918
 Croix du combattant
• Médaille coloniale avec agrafe "Tonkin" et "Madagascar"
• Chevalier de l'ordre impérial du dragon d'Annam le 15 avril 1897
• Chevalier de l'étoile d'Anjouan le 19 février 1900

Colonel Charles Eugène Louis EXPERT-BEZANCON
Chef de corps du 3e RIC 1920 à 1921

Ecole militaire de Saint-Cyr promotion "du Siam"1892-1894. 
Sous-lieutenant le 1er octobre 1894. Affecté au 8ème RIC.
Lieutenant le 1er octobre 1896 alors au 5ème RIC. Chevalier de la légion d'honneur le 30 décembre 1897:
"Lieutenant d'infanterie de marine, cinq ans de service, deux campagnes de guerre, une blessure de guerre. Faits de guerre à Madagascar. Blessé au genou gauche le 13 juin 1896 à la tête de sa section, à l'attaque du village d'Andranomalaza, s'est vigoureusement comporté à la tête de sa troupe"
Lieutenant de 1ère classe le 13 juin 1899 alors au 2ème RIC.
Capitaine le 16 novembre 1900 affecté à l'état-major particulier à l'école de guerre à Paris. En 1901 à l'état-major du général commandant le corps expéditionnaire en Chine.
Lieutenant-colonel le 6 mai 1915 alors au 9ème bataillon de marche du Maroc, puis au 34ème RIC.
Colonel le 11 août 1916 alors au 42ème RIC. Du 18 janvier 1916 au 7 janvier 1917 chef de corps du 42ème RIC. Officier de la légion d'honneur le 12 janvier 1916. Le 7 janvier 1917 commandant la 21ème brigade. Le 1er février 1917 chef d'état-major de l'armée d'Orient.
Décorations:
• Grand officier de la légion d'honneur 
• Croix de guerre 1914-1918 
  "Colonel chef d'état-major de l'armée française d'Orient et officier supérieur de la plus haute valeur, dont les qualités                d'organisation, de décision et de prévoyance se sont affirmées à nouveau au cours des opérations contre les forces              bulgaro-allemandes. A assuré avec la plus grande intelligence, la plus grande activité, la plus grande énergie,                        l'exécution de la manoeuvre qui a amené l'encerclement de l'armée ennemie et la poursuite de ses éléments jusqu'en            Albanie et au Danube"
 Croix du combattant
 Officier d'académie

Colonel Charles Marius ROUSSEL
Chef de corps du 3e RIC 1922 à 1924

Né en 1871.
Ecole militaire de Saint-Cyr promotion "du Dahomey"1889-1891. 
Sous-lieutenant le 1er octobre 1893. Affecté au régiment de tirailleurs annamites.
Affecté au 5ème RIMa. Il se retrouve ensuite en Cochinchine, au Tonkin, en Chine, en AOF, puis de nouveau au Tonkin. En 1907 il est attaché militaire à la légation de France à Tokyo. Il participe à la guerre de 1914-1918 comme lieutenant-colonel.
Colonel le 25 mai 1917, muté du 23ème RIC au 7ème RIC. Chef de corps brave, dynamique et doté d'un entrain communicatif, aussi bien sur le front de France que celui de Macédoine. Commandeur de la légion d'honneur le 16 juin 1920. Le colonel Roussel est en Orient en 1920, puis à la tête du 3ème RIC. 
Promu général au Tonkin en 1925, il commande avec distinction la 1ère brigade jusqu'en 1928; il prend sa retraite en 1930 après avoir été pendant deux ans à la tête de la brigade malgache.
Décédé le 13 septembre 1959 à Paris à l'âge de 88 ans.
Décorations:
• Grand officier de la légion d'honneur le 1er janvier 1931
• Croix de guerre 1914-1918 avec six citations
  "Colonel commandant l'infanterie divisionnaire de la 17ème division d'infanterie coloniale. Officier supérieur actif et plein           d'entrain. A fait preuve des qualités militaires les plus solides depuis dix-huit mois, à la tête d'une brigade, puis d'une           infanterie divisionnaire, notamment au cours de l'attaque victorieuse du 15 septembre 1918, où deux de ses régiments          furent cités à l'ordre de l'armée, puis, dans la poursuite qui suivit la rupture du front bulgare et qui amena par des marches     rapides, malgré des difficultés de toute nature, les troupes françaises sur le Danube"
 Croix du combattant
• Officier de l'ordre du Cambodge le 23 mars 1907

Colonel Eugène Arthur MILOT
Chef de corps du 3e RIC 1925 à 1927

Né le 14 octobre 1874 à Douai (Nord).
Ecole spéciale militaire Saint-Cyr promotion "Alexandre III" 1894-1896.
Sous-lieutenant au 64ème RI le 1er octobre 1896.
Lieutenant le 1er octobre 1898. Le 10 août 1900 au 64ème RI, passe dans l'infanterie de marine. Le 1er novembre 1900 en Cochinchine au régiment de tirailleurs annamites. Le 21 septembre 1902 au 8ème RIC. Fin de séjour en Cochinchine le 19 janvier 1903. Le 25 juillet 1904 au 3ème régiment de tirailleurs malgaches à Madagascar. 
Capitaine le 31 décembre 1904. Le 25 juin 1906 au 1er RIC. Le 29 mars 1907 au 5ème RIC. Le 25 juin 1909 au 2ème régiment de tirailleurs sénégalais à Kati (Soudan Français). Le 15 février 1908 hors cadre à l'état-major du Niger. Le 25 septembre 1909 au 1er RIC. Le 26 août 1910 hors cadre à l'état-major du Haut Sénégal et Niger. Le 25 novembre 1913 au 7ème RIC. Au 8 août 1914 commande la 11ème compagnie du 3ème bataillon du 7ème RIC. Chevalier de la légion d'honneur le 20 novembre 1914. 
Chef de bataillon le 22 février 1915 au 33ème RIC. Le 1er mars 1916 au 7ème RIC. Le 1er septembre 1916 au 49ème bataillon de tirailleurs sénégalais. Le 28 décembre 1916 en Algérie. Le 2 mai 1917 au 52ème RIC. Le 29 mai 1917 au 33ème RIC. Du 18 janvier au 17 novembre 1917 corps d'occupation à Corfou. 
Lieutenant-colonel le 29 septembre 1917. Le 14 octobre 1917 au 23ème RIC. Le 26 novembre 1917 en AOF et Sénégal. Le 28 novembre 1917 au 4ème régiment de tirailleurs sénégalais. Du 10 octobre 1918 au 21 février 1919 au Dahomey. Le 13 juillet 1919 au 7ème RIC. Le 10 juin 1920 à l'état-major particulier de l'infanterie coloniale. En 1921 à l'état-major du 20ème corps d'armée service des transports militaires à Bordeaux.
Au 16 janvier 1923 commandant le 3ème bataillon de tirailleurs sénégalais à Zinder (Niger). 
Décédé le 23 juin 1932.  
Blessures:
• Blessé le 4 septembre 1914 à Domrémy (Meuse) atteint par du 80 qui lui ont causé une blessure à la main gauche
• Blessé le 25 septembre 1914 à Souain par balle plaie du front avec lésuion oculaire de l'oeil gauche. 
Décorations:
• Officier de la légion d'honneur le 10 mars 1921:"Lieutenant-colonel au 7ème RIC, quarante-cinq ans de service, vingt-et-une     campagnes, deux blessures, deux citations. Chevalier du 20 novembre 1914".
• Croix de guerre 1914-1918 avec deux palmes et une étoile de vermeil:
  "A montré les meilleures qualités militaires dans toutes les opérations où son unité a été engagée depuis le début des            opérations. Blessé le 6 septembre 1914 à la fin d'une journée où il avait donné le plus bel exemple de bravoure et de sang     froid à sa troupe"
  "Officier supérieur de grande valeur a vigoureusement entraîné son bataillon à l'attaque et a été grièvement blessé en             enlevant la première ligne allemande" 
  "A montré les meilleurs qualités militaires dans toutes les opérations ou son unité a été engagée depuis le début des              opérations blessé le 6 septembre à la fin d'une journée où il avait donné le plus bel exemple de bravoure et de sang froid à    sa troupe"
 Croix du combattant
• Médaille coloniale avec agrafe"Sahara"

Colonel Hippolyte Honoré BOUET 
Chef de corps du 3e RIC 1928 à 1930


Né le 29 mai 1872 à Mauzens-Miremont (Dordogne).
Engagé volontaire au 7ème RIMa le 14 novembre 1890. Soldat de 1ère classe le 16 juillet 1891 et affecté au 9ème RIMa le 1er mai 1891. Fait campagne au Tonkin (en guerre). Caporal le 11 février 1893. Sergent le 16 juillet 1893. Retourne au 7ème RIMa le 26 août 1893. Libéré et passe dans la réserve le 8 octobre 1893. 
Rengagé comme 2ème classe au 7ème RIMa le 31 mars 1894. Nommé caporal le 15 avril puis sergent le 10 octobre 1894. Affecté le 5 novembre 1894 au régiment de tirailleurs soudanais jusqu'à juillet 1896, puis au 6ème RIMa le 4 juillet 1896. Affecté au 3ème RIMa le 22 décembre 1896. Sergent-fourrier le 7 janvier 1897.
Elève officier à l'école militaire d'infanterie le 13 avril 1898 promotion"Fachoda". 
Sous-lieutenant le 1er avril 1899 au 7ème RIMa. Affecté au 1er régiment de tirailleurs sénégalais le 25 mars 1900 en AOF (en guerre). Lieutenant de 2ème classe le 1er avril 1901. Au 8ème RIC le 27 mars 1902. Au bataillon sénégalais de la Côte d'Ivoire le 5 janvier 1903. Chevalier de la légion d'honneur le 13 juillet 1903. Au 4ème régiment de tirailleurs sénégalais le 1er avril 1904. Au bataillon colonial de l'AOF le 11 août 1904. Au 1er régiment de tirailleurs sénégalais le 11 août 1904.
Passe lieutenant de 1ère classe le 1er octobre 1904. Au 6ème RIC le 18 septembre 1905. Au 7ème RIC le 24 novembre 1905. Etat-major particulier le 1er novembre 1906. Au 8ème RIC le 26 novembre 1907. Au bataillon de la Côte d'Ivoire le 25 février 1908. Au 4ème régiment de tirailleurs sénégalais le 11 mars 1908. Au régiment de marche sénégalais du Maroc le 11 mars 1908 comme officier comptable. Officier d'approvisionnement le 21 août 1908. Au 7ème RIC le 8 mars 1910. 
Capitaine le 23 mars 1910. Au 24ème RIC le 14 juin 1910. Au bataillon indigène de la Côte Française des Somalis le 1er janvier 1911. Au 4ème RIC le 19 mai 1914. Au 34ème RIC le 2 août 1914. Au 4ème RIC le 2 novembre 1914. Au 34ème RIC le 1er décembre 1914. Au 304ème régiment d'infanterie le 5 avril 1915. Au 255ème régiment d'infanterie le 6 avril 1915. 
Promu chef de bataillon à titre temporaire le 19 mai 1915. Officier de la légion d'honneur le 7 juillet 1915. Promu chef de bataillon à titre définitif le 24 juin 1916. Affecté au 21ème RIC le 5 novembre 1916. Désigné pour prendre le commandement du bataillon Somali du camp de Fréjus le 7 novembre 1916. Au 73ème bataillon de tirailleurs sénégalais le 25 janvier 1919. Au 22ème RIC le 28 janvier 1919. Au 3ème regiment de tirailleurs malgaches le 5 août 1919. Au 2ème régiment de tirailleurs malgaches le 9 juin 1920. Fin de campagne à Marseille le 22 juin 1922. Au 24ème RIC le 9 août 1922. Au régiment d'infanterie coloniale du Maroc le 10 novembre 1922. Lieutenant-colonel le 25 juin 1924. Au 22ème RIC le 1er février 1925. Prend le commandement du 15ème régiment de tirailleurs coloniaux le 26 août 1925. Devient 15ème régiment de tirailleurs sénégalais le 22 février 1926. 
Colonel le 25 mars 1929. Prend le commandement du 3ème RIC le 30 mars 1929.
Admis à la retraite étant atteint par la limite d'âge le 29 mai 1931. Engagé volontaire pour la durée de la guerre le 7 septembre 1938 pour servir en réserve de commandement avec le grade de colonel. Engagement résilié le 9 novembre 1939. Président du groupe de résistance "Combat" de Philippeville en Algérie Française (1943-1944).
Blessures:
• Le 27 janvier 1902 a été atteint de deux coups de feu à l'omoplate et au thorax à l'attaque d'un défilé précédant le village de
 Konadioyaokio au cours d'une reconnaissance en pays Satiakairi (Côte d'Ivoire).
• Blessé par balle à la poitrine le 26 septembre 1914 devant Thauvoncourt (Meuse).
Décorations:
• Commandeur de la légion d'honneur le 21 décembre 1926: "Lieutenant-colonel au 22ème RIC.Trente-cinq ans de service, 24   campagnes, trois blessures, trois citations. Officier du 7 juillet 1915"
• Croix de guerre 14-18 avec 3 citations à l'ordre de l'armée, 2 citations à l'ordre du corps d'armée, 1 citation à l'ordre de la       division, 2 citations à l'ordre de la brigade
 Croix du combattant
• Médaille coloniale avec agrafe "Sénégal", "Soudan", "Côte d'Ivoire", "AOF"
• Médaille commémorative du Tonkin
• Médaille commémorative du Maroc
• Médaille interalliée
• Médaille commémorative de la guerre 1914-1918
• Médaille commémorative de Verdun
• Officier d'instruction publique en 1931
• Officier de l'étoile noire de Porto-Novo 16 juin 1909
• Grand officier du Nichan El Anouar le 25 mai 1932

Colonel Eugène Charles Henri ARNOULD
Chef de corps du 3e RIC 1931 à 1932

Né le 22 juin 1879 à Agen (Lot et Garonne). 
Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr promotion" In Salah" 1899-1901. 
Sous-lieutenant au 4ème RIC le 1er octobre 1901. Au 10ème RIC le 9 novembre 1902. Dirigé sur le Tonkin  le 9 décembre 1902.
Lieutenant le 1er octobre 1903. Au 9ème RIC le 16 novembre 1903. Au 4ème régiment de tirailleurs tonkinois le 6 avril 1904. Au 4ème RIC le 6 janvier 1906. Fin de séjour au Tonkin le 6 mars 1906. Au 2ème régiment de tirailleurs tonkinois le 12 mai 1907. Au 4ème régiment de tirailleurs tonkinois le 1er octobre 1907. Au 3ème RIC le 18 juin 1910. Fin de séjour au Tonkin le 22 juillet 1910. Hors cadres à la brigade des indigènes de la Guinée le 25 mars 1911. Fin de l'opération en Guinée le 24 septembre 1912. 
Capitaine le 24 septembre 1912. Au 3ème RTS le 26 octobre 1912 en Côte d'Ivoire. Fin de séjour en Côte d'Ivoire et muté au 3ème RIC le 1er juin 1913. Au 7ème RIC le 11 août 1913. Au 9ème RIC au Tonkin le 1er septembre 1914. Au 1er régiment de tirailleurs tonkinois le 1er janvier 1915. A l'état-major du général commandant supérieur au Tonkin le 21 mai 1915. Fin de séjour au Tonkin et affecté au dépôt du 3ème RIC le 10 juillet 1916. Au 6ème RIC le 23 septembre 1916. Chevalier de la légion d'honneur le 25 décembre 1916. Au dépôt du 3ème RIC le 26 juin 1917. Au 6ème RIC le 14 août 1917. Au 62ème RI le 7 avril 1918. 
Chef de bataillon à titre temporaire le 12 mai 1918. Prisonnier de guerre le 27 mai 1918. Chef de bataillon à titre définitif le 28 juin 1918. Rapatrié d'Allemagne et affecté au dépôt du 3ème RIC le 9 janvier 1919.  Au 4ème régiment de tirailleurs tonkinois au Tonkin le 9 juillet 1919. Au 2ème régiment de tirailleurs tonkinois le 1er mai 1921. Rapatrié du Tonkin le 9 avril 1922 sur le vapeur "Amboise". Au 14ème RTS le 24 mai 1922. Au 6ème RIC le 9 août 1922. Au 44ème bataillon de chasseurs mitrailleurs indigènes coloniaux le 1er mars 1923. Au 56ème bataillon de chasseurs mitrailleurs indigènes coloniaux (ancien 44ème BCMIC) le 1er juillet 1924. Officier de la légion d'honneur le 15 janvier 1925. 
Nommé général de brigade le 28 mai 1936. Du 20 décembre 1935 au 11 septembre 1937 commandant adjoint maritime de la région N°2, gouverneur de Brest et commandant la sous-division de Brest. Du 11 septembre 1937 au 22 juin 1939 commandant adjoint de la 4ème Région Maritime et gouverneur de Bizerte. En retraite le 22 juin 1939. 
Du 1er décembre 1939 au 5 avril 1940 commandant des défenses côtières secteur de la défense de Nice. Du 5 avril 1940 au 12 avril 1940 à la disposition du ministre de la guerre. Du 12 avril 1940 au 7 août 1940 commandant 3ème brigade française Afrique de l'Ouest. Du 26 décembre 1940 au 25 janvier 1941 en congé.  Retraite définitive le 25 janvier 1941. 
Décédé le 15 mai 1960 à Paris.
Blessures:
Blessé le 21 avril 1912 en Guinée d'un coup de feu au bras droit, plaie à la cuisse gauche, 
Le 16 avril 1917 à Cerny-en-Laonnois par éclat d'obus (plaie au mollet droit, large plaie temporale gauche).
Décorations:
• Commandeur de la légion d'honneur le 30 décembre 1938
• Croix de guerre 14-18 avec 2 citations une à l'ordre du corps d'armée, l'autre à l'ordre de la  division
  "A fait preuve des plus belles qualités militaires au cours des combats du 16 avril 1917, ayant pris le commandement du        bataillon dont le chef venait d'être blessé; a été lui-même blessé très grièvement, au moment où il organisait les positions      conquises"  
  "A fait preuve des plus belles qualités de chef du 26 septembre au 9 octobre 1917 en maintenant intact le moral de sa            compagnie dans les tranchées de 1ère ligne constamment nivelées  par un bombardement continu et d'une extrême              violence"
 Croix du combattant
• Médaille coloniale avec agrafe "AOF"
• Médaille des blessés
• Médaille commémorative française de la grande guerre
• Médaille interalliée dite de la victoire
• Officier de l'étoile noire

Colonel Pierre Stéphane VIGNON
Chef de corps du 3e RIC 1933 à 1935

Né le 9 avril 1879 à Lombez (Gers). Fils de Henri et de Berthe de Clercq.
Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr promotion "Marchand" (1898-1900).
Capitaine le 25 mars 1909. Muté hors cadre en AOF. En 1914 capitaine adjoint au 3e bataillon du 1er RIC. Chevalier de la légion d'honneur le 28 septembre 1918. Affecté à l'état-major particulier de l'infanterie coloniale, chef d'état-major du territoire du Midelt.
Affecté au 4e RTS. Affecté le 28 février 1926 au RICM. Affecté au centre des troupes indigènes coloniales.
Colonel le 25 mars 1931. Affecté au 14e RTS. En 1934 commandant militaire du Niger.
Général de brigade en 2e section depuis le 9 avril 1939. Du 3 septembre au 17 novembre 1939 commandant du secteur de la défense de la Garonne. Remis en disponibilité du 17 novembre au 1er décembre 1939. Du 1er décembre 1939 au 19 mai 1940 commandant des dépôts des troupes coloniales du sud-est. Commandant du camp de Rivesaltes.
Décédé le 21 janvier 1968 à Auzay (Vendée).
Décorations:
• Officier de la légion d'honneur le 19 septembre 1926.
• Croix de guerre 1914-1918
 Croix du combattant

Colonel Fernand-Claude RABUT
Chef de corps du 3e RIC 1936 à 1937


Né en 1881.
Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr promotion "du centenaire de la légion d'honneur" 1901-1903.
Sous-lieutenant le 1er avril 1903 affecté au 2ème RIC.
Lieutenant le 13 septembre 1905. Affecté au 1er régiment de tirailleurs malgaches. Du 25 décembre 1908 au 1er mai 1910 affecté au 2ème régiment de tirailleurs malgaches.
Capitaine le 30 décembre 1914. Au 7ème RIMC en 1915 (photo ci-dessus). Chevalier de la légion d'honneur le 27 septembre 1915. Au 3ème RIC en 1916.
Chef de bataillon le 28 octobre 1918. Chef de bataillon à titre temporaire le 26 mars 1921. A l'état-major de la 34ème brigade coloniale le 12 avril 1916. A l'état-major du commandant la presqu'île de Gallipoli en 1920. Officier de la légion d'honneur le 16 juin 1920.
Lieutenant-colonel en 1928 affeté au 22ème RIC.
Colonel en 1931 affecté au 23ème RIC. A l'état-major particulier de l'infanterie coloniale, adjoint au commandement du groupe de subdivisions de Paris.
Général de brigade le 23 septembre 1938.
Commandant la 3ème brigade d'infanterie coloniale de la division d'infanterie du Tonkin du 3 septembre 1939 au 25 juin 1940.
Décédé en 1941.
Décorations:
• Commandeur de la légion d'honneur le 31 décembre 1936: "34 ans de service, 23 campagnes, 5 blessures, 3 citations".
• Croix de guerre 14-18 avec une palme
  "Officier d'un rare mérite et d'un dévouement inlassable. Chargé, au combat du 30 juin, de porter un ordre au commandant      de l'attaque et de recueillir des renseignements sur la situation, s'est parfaitement acquitté de sa mission au milieu d'une        très violente contre-attaque au cours de laquelle il a été blessé. A refusé de se laisser évacuer"
 Croix du combattant

Colonel Jean FERRAND
Chef de corps du 3e RIC 1938 à 1939

Né le 16 juin 1882 à Saint-André-du-Bois (Gironde). 
Ecole militaire de Saint-Maixent 1907-1908.
Sous-lieutenant le 1er avril 1908 et affecté au 4ème RIC de Toulon.
Chevalier de la légion d'honneur le 6 juillet 1919 capitaine au 6ème RIC.
Au 14ème bataillon de tirailleurs sénégalais à Guercif (Maroc oriental) en 1922.
Officier de la légion d'honneur le 21 décembre 1926 alors au régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad.
Chef de bataillon au 16ème régiment de tirailleurs coloniaux à Montauban en 1927. 
Lieutenant-colonel le 25 septembre 1929 au 3ème régiment de tirailleurs tonkinois.
Colonel en 1935. Muté au régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad.
Colonel en 1940 au Cambodge. En retraite en 1943. 
Décédé le 2 août 1961.  
Décorations:
 Commandeur de la légion d'honneur le 25 décembre 1940
• Croix de guerre 1914-1918:"Capitaine au 52ème RIC. Officier superbe de bravoure, de calme et de sang-froid. Pendant cinq   jours de combat, a été l'âme de sa compagnie en butte à des attaques répétées de l'infanterie allemande qui ont été toutes   repoussées. Malgré des bombardements incessants et très violents, a su maintenir intacte la ligne de défense qui lui été       confiée et à même réussi à gagner du terrain. A été grièvement blessé à son poste de combat"
 Croix du combattant

DEUXIEME GUERRE MONDIALE

Colonel Marcel DAGNAN
Chef de corps du 3e RIC août 1939 


Né en 1885.
Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr promotion "du Centenaire"1907-1909.
Sous-lieutenant le 1er octobre 1909 et affecté le au 21e RIC à Paris.
Capitaine le 1er mai 1917 au 41e RIC. Affecté à l'état-major du général de division commandant supérieur à Hanoï en 1923. 
Chef de bataillon en 1926 à l'état-major de la 30e division, puis chef d'état-major des troupes du groupe de l'Afrique Equatoriale Française en 1930.
Lieutenant-colonel le 25 janvier 1931 à l'état-major du général commandant l'AEF. Affecté au 3e RIC.
Colonel le 27 mars 1936. Nommé le même jour au  Tchad commandant le régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad. Officier de la légion d'honneur le 30 septembre 1936. Présent au stage des chefs de corps le 25 février 1939, commandant le 3e RIC. Du 16 septembre au 4 octobre 1939, colonel commandant le secteur défensif de Sarre-Union. Du 14 novembre 1939 au 15 mars 1940, colonel commandant le secteur défensif de la Sarre. Du 15 mars au 13 juin 1940, colonel commandant le secteur fortifié de la Sarre. En captivité du 23 juin 1940 à septembre 1941.
24 août 1943: Commandant la division Sénégal-Mauritanie de l'AOF. Rapatrié en 1945. Commissaire du gouvernement.
Général de division. Retraite en 1946.
Décédé en 1978.
Décorations:
 Commandeur de la légion d'honneur
 Croix de guerre 1914-1918: "Capitaine à l'état-major de la 4e brigade coloniale. Officier de tout premier plan à l'état-major   de l'infanterie d'une division d'infanterie coloniale. A fait preuve de très belles qualités militaires, en dirigeant dans des           secteurs pénibles, soumis à de violents bombardements et au cours de poursuite en pays dévastés par l'ennemi, le             ravitaillement de toute nature. A montré un dévouement, une activité, un esprit de méthode exceptionnels, qui lui ont             permis de vaincre toutes les difficultés, et d'assurer, de façon à mériter les éloges de tous, les services multiples dont il       avait la charge. Ordre du 20 mai 1919"
 Croix de guerre 1939-1945 
 Médaille coloniale 
 Croix du combattant
 Chevalier de l'étoile noire le 18 mars 1920

Lieutenant-colonel Charles Benjamin CANTEGREL
Chef de corps du 3e RIC 31/08/39 au 18/05/40 

Sergent au régiment de l'AEF le 27 mars 1912.
Séjour au Levant.
Adjudant le 1er novembre 1912 au 23ème RIC.
Adjudant-chef le 1er août 1914 au 23ème RIC.
Sous-lieutenant à titre temporaire le 30 décembre 1914 au 23ème RIC.
Lieutenant le 7 septembre 1916 au 1er RIC. 
Capitaine le 10 juin 1918. Chevalier de la légion d'honneur le 16 octobre 1918: "Capitaine au 53ème bataillon de tirailleurs sénégalais, véritable entraîneur d'hommes par l'ascendant qu'il exerce sur sa troupe, par son calme courage et son mépris du danger. Dans toutes les affaires auxquelles a pris part sa compagnie de mitrailleuses, s'est fait remarqué par les plus belles qualités militaires , se prodiguant sans cesse et se portant toujours aux points les plus menacés, pour assurer la progression du terrain conquis, communiquant à tous l'esprit de sacrifice dont il est animé. Le 1er octobre 1918, a réussi à arrêter une contre-attaque ennemie menaçant le bataillon qui venait atteindre son objectif,et, par son initiative et sa présence d'esprit, à assurer le succès de la journée. A été blessé le 7 octobre 1918. Trois blessures. Deux citations. Affecté au bataillon de tirailleurs sénégalais"
Chef de bataillon le 25 décembre 1927. Affecté au 1er RIC, puis au 14ème RTS. Affecté au Levant. Le 24 septembre 1934 muté au 14ème régiment de tirailleurs sénégalais.
Lieutenant-colonel le 25 mars 1935 au 14ème RTS.
Atteint par la limite d'âge du grade de colonel le 20 août 1940 et versé dans les réserves par arrêté du 24 août 1940.
Décorations:
• Officier de la légion d'honneur le 6 juillet 1930: "Chef de bataillon au 14ème RTS, 27 ans de service, quinze campagnes,       quatre blessures, trois citations"
 Croix de guerre 1914-1918 avec deux palmes et une étoile
 Croix de guerre 1939-1945 avec palme le 2 juillet 1941
 Médaille coloniale 
 Croix du combattant

Lieutenant-colonel Roger Joseph Marius CHAUVIN
Chef de corps du 3e RIC 18/05/40 au 22/06/40



Né le 3 mars 1895 à Croix-de-Vie (Vendée).
Sous-lieutenant de réserve le 17 janvier 1919 au 2ème régiment de tirailleurs sénégalais.
Lieutenant de réserve le 19 avril 1919 au 2ème régiment de tirailleurs sénégalais.
Lieutenant d'active le 2 juin 1919 au 2ème régiment de tirailleurs sénégalais.
Chevalier de la légion d'honneur le 16 juin 1920: "A fait preuve au feu de belles qualités de commandement, de courage et de sang froid. Titulaire de cinq citations"
Lieutenant à titre définitif le 18 août 1920 au 22ème RIC.
Capitaine le 25 décembre 1925 au 41ème régiment de tirailleurs coloniaux.
Chef de bataillon le 31 décembre 1931 au 3ème RIC et à Madagascar.
Lieutenant-colonel le 25 décembre 1939 au 14ème RTS. En 1940 au 12ème RTS.
Colonel en retraite. Décédé avant 1971 et après 1966.
Décorations:
• Officier de la légion d'honneur 
 Croix de guerre 1914-1918 cinq citations
 Croix de guerre 1939-1945 
 Médaille coloniale 
 Croix du combattant

Le régiment disparaît au combat le 22 juin 1940
à BOUZANVILLE (Meurthe-et-Moselle)
                                                           
                                                            Création le 4 novembre 1944
                                sous forme d'unité de marche Forces Françaises de l'Intérieur                                   maquis de Dordogne                             

Colonel Henri FOURTAUX
                                                  Chef de corps du 3e RIC/FFI Brigade Marsouin 
                                                                                                                                                          
Né le 4 mai 1894 à Belvès (Dordogne).
Soldat au 126ème RI le 8 avril 1914. Caporal le 25 janvier 1915. Sur le front de août 1914 à novembre 1915. Au bataillon colonial d'instruction de Saint-Raphaël le 1er novembre 1915. Au bataillon du Sénégal le 1er décembre 1915. 
Sergent le 6 décembre 1915. Au 7ème RIC le 1er août 1916. Sur le front de juillet à décembre 1916. Au 37ème RIC le 25 novembre 1916. Au corps expéditionnaire d'Orient  du 8 décembre 1916 au 1er décembre 1917. Contre l'Allemagne du 2 décembre 1917 au 16 septembre 1918.
Sous-lieutenant à titre temporaire le 5 août 1918. Au 6ème RIC le 5 août 1918. Du 17 septembre 1918 au 20 juin 1919 en Russie du nord. Sous-lieutenant à titre définitif le 17 novembre 1918. Du 21 juin au 23 octobre 1919 contre l'Allemagne. Au 7ème RIC le 5 novembre 1919. 
Lieutenant le 17 septembre 1920. Au régiment indigène du Tchad le 10 décembre 1920. Au 7ème RIC le 25 janvier 1923. Du 21 juillet au 10 novembre 1923 à l'armée du Rhin. A l'état-major particulier de l'infanterie coloniale le 25 octobre 1923. Détaché au service géographique de l'armée le 10 novembre 1923. Du 13 août au 29 décembre 1924 en Syrie. Du 1er au 16 juin 1925 en Syrie. Du 17 juin au 24 décembre 1925 en Syrie (Territoire n°4 Alaouites). Du 25 décembre 1925 au 20 janvier 1926 en Syrie. Affecté au service géographique de Madagascar le 8 février 1926. 
Rayé des contrôles du service géographique de l'armée le 10 mai 1926.
Chevalier de la légion d'honneur le 14 juillet 1926.
Décédé d'une maladie du coeur le 16 juillet 1945 à Agen (Lot et Garonne).
Blessures:
Blessé le 21 septembre 1914 par balle au genou droit
Décorations:
 Officier de la légion d'honneur le 22 juin 1945:
  "Officier supérieur de l'infanterie coloniale, blessé et deux fois cité au cours de la guerre de 1914-1918. A pris une part très    active à la résistance en organisant dès 1943 un groupement des forces françaises de l'intérieur, ayant beaucoup d'allant,      qui sous ses ordres a combattu en Dordogne contribuant à la libération de Bergerac et de la rive droite de la Garonne"          Ensuite a participé à la libération de Bordeaux, puis aux opérations de la pointe de Grave".
 Croix de guerre 1914-1918 avec une palme le 15 juillet 1915 et une étoile de bronze (brigade) à l'ordre des troupes                 françaises en Russie du nord le 15 avril 1919.
 Croix du combattant
 Chevalier de l'ordre de l'étoile noire le 18 mai 1924

Formée des éléments de Dordogne-Sud (Armée secrète) de la colonne Driant, qui après les combats de Mouleydier et avoir occupé Bergerac, a marché sur Bordeaux fin août 1944, puis poussé jusqu'à la pointe de Grave. Devient 3ème  régiment d’infanterie coloniale le 1er novembre (ou le 3 décembre) et repousse toutes les attaques ennemies. Dissoute en janvier 1945, versée dans la 2ème division coloniale d’Extrême-Orient et la 1ère Armée.
• Bataillon Bayard: 
  Chef : commandant Martin (« Bayard »). Né dans le maquis comme groupe Bayard (libération d’Agen, Bergerac,                   Marmande, Bordeaux). Sert à partir du 28 août 1944 dans la poche du Médoc, fort de 320 hommes. 
• Bataillon Marsouin: 
  Chef : commandant Couture. Compte en son sein des tirailleurs sénégalais. Fort de 285 hommes,sert à compter du 28           septembre 1944 dans le Médoc.
• Bataillon Roche: 
  Chef :commandant Roche. Fort de 562 hommes, sert à compter du 28 septembre 1944 dans le Médoc.
• Bataillon Pistolet: 
  Chef : commandant Jean Dauta. Après la libération de Bordeaux, fort de 267 hommes, sert à compter du   28 août 1944         dans le Médoc. Relevé le 12 octobre. Dissous le 31 décembre 1944.
• Bataillon Bertrand: 
  Chef : commandant Alessandri. Fort de 342 hommes, sert à compter du 12 octobre 1944 dans le Médoc.
  
  Dissolution le 15 février 1945

RETOUR A ROCHEFORT
   Création le 1er août 1945
 
Chef de bataillon Jean-Paul Marie Gérard SOREAU
                                                                Chef de corps du 3e RIC le 1/08/45 
                                                                     
Né le 4 juillet 1903.
Promotion de Saint-Cyr "chevalier Bayard" 1923-1925.
Au 1er janvier 1933: Au 2ème régiment de tirailleurs sénégalais au Soudan Français. 
Affecté à Rochefort au 3ème RIC comme chef d'état-major et chef de corps provisoire.
Officier de la légion d'honneur  le 4 novembre 1948.
Affecté le 30 mai 1950 à l'état-major de la 1ère brigade coloniale à Versailles.
Chef d'état-major de la 1ère brigade coloniale le 27 juillet 1950.
Colonel le 1er juillet 1952.
Chef de corps du 22ème RIC en 1955.
Affecté en Extrême-orient le 25 mai 1955.
Général de brigade le 20 juin 1959. Nommé le 24 juillet 1959 commandant du groupement d'instruction et de transit des troupes d'outre-mer dans la métropole à Fréjus.
Décédé en 1992.
Décorations:
• Commandeur de la légion d'honneur  le 8 septembre 1954
 Croix du combattant

Colonel Lucien Marie CARIOU 
Chef de corps du 3e RIC le 1/10/45 
           
Né le 14 janvier 1895 à Brest.
Engagé volontaire pour la durée de la guerre, et incorporé au 118ème RI, le 21 août 1914, il est promu lieutenant le 28 juin 1918. Il est blessé par éclats d'obus en 1914 et intoxiqué par obus à gaz vésicants en 1917 devant le fort de la Malmaison. 
Admis à l'école spéciale militaire de Saint-Cyr en 1919 promotion "des croix de guerre" 1919-1920, il en sort un an plus tard et est affecté dans l'infanterie coloniale. Chevalier de la légion d'honneur le 16 juin 1920: "Lieutenant au 118ème RI. Officier énergique, actif et plein d'allant, ayant eu dans toute les circonstances la plus belle attitude au feu. Titulaires de cinq citations dont une à l'ordre de l'armée, deux blessures". Il sert successivement au 2ème RIC, au RTST (régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad), et stationne en AEF, de 1922 à 1925. A l'issue d'un stage de topographie au service géographique de l'armée il est désigné pour faire partie de la brigade topographique de Syrie (1925-1927), puis du service géographique de l'Indochine (1928-1932). Affecté au 3ème régiment de tirailleurs tonkinois, au 2ème RIC, puis au 14ème RTS, il est de nouveau au Tonkin (1934-1936) avant d'entrer en guerre contre l'Allemagne comme commandant le 2ème bataillon du 14ème RTS en 1939 et 1940. Chef de bataillon le 25 juin 1934. Officier de la légion d'honneur le 14 décembre 1937.
Il fera cinq mois de captivité en 1940, est lieutenant-colonel le 25 décembre 1940 et sert au 2ème RIC, et au RICM. Il est en AOF (1941-1943), au Maroc (1943-1944), en Algérie (1944) et participe au débarquement et à la conquête de l'Ile d'Elbe puis à l'épopée qui le conduit à la victoire. Colonel depuis 1943 il commande successivement le 11ème RTS, le 4ème RTS, le CIAC de la 1ère Armée puis le 3ème RIC. 
En 1946, il est nommé commandant du groupe mobile de la division d'Alger. Il est admis dans la 2ème section avec le grade de général de brigade en 1950. 
Le général Cariou est décédé le 19 avril 1985. 
Décorations:
• Commandeur de la légion d'honneur  
• Croix de guerre 1914-1918 avec cinq citations
  "Sous-lieutenant au 118ème RI. Effectuant un repli ordonné, a couvert son bataillon de telle façon qu'il lui a épargné de            grosses pertes. A pu à grand'peine se dégager lui-même, emportant toutes ses pièces"
• Croix de guerre 1939-1945
 Croix du combattant
 Médaille coloniale

Dissolution du 3e RIC le 15 avril 1946

Création du 3e BIC le 16 avril 1946
Garnison région parisienne
 VINCENNES 

Chef de bataillon Marie Gabriel Gilbert ALAIN 
Chef de corps du 3e BIC le 1/06/46 

Né en 1908.
Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr promotion "maréchal Foch" 1928-1930.
Sous-lieutenant à la compagnie de l'Inini (Guyane).
Lieutenant le 1er octobre 1932.
Colonel affecté le 25 juin 1959 dans la zone outre-mer n°2 (AEF).
Général de brigade.
Décédé en 2000.

Chef de bataillon Paul François RULLIER
Chef de corps du 3e BIC le 1/07/47 


Paul Rullier est né à Sedan le 27 mars 1910.
En possession de deux baccalauréats, série littéraire et mathématiques, il entre à l'é
cole spéciale militaire de Saint-Cyr promotion "général Mangin " 1929-1931.
Sous-lieutenant en 1931, affecté au 51ème BMIC à Carcassonne. Il est d'abord affecté en 1933 au Maroc où il effectue diverses manœuvres à Fez et à Erfoud dans le Djebel.
Après avoir été nommé lieutenant en octobre 1933, il participe jusqu'en 1934 dans le sud du Maroc à des opérations de guerre appelées de "pacification".
Après une affectation en Tunisie, Paul Rullier rejoint le 1er décembre 1938 l'Indochine en qualité d'adjoint au commandement du Territoire. 
Capitaine en 1940, il se distingue durant les campagnes militaires contre les japonais puis contre les vietnamiens sous les ordres notamment du Maréchal de Lattre de Tassigny.
En 1940 il est promu capitaine et est affecté à la 11ème compagnie du 4ème régiment de tirailleurs tonkinois jusqu'en 1946. Au cours des batailles de Hanoï, en mars 1946, il est enlevé par des soldats japonais et subit de nombreuses tortures. Il est grièvement blessé.
Le 25 novembre 1946 il est nommé chef de bataillon et il est rapatrié en 1947 en métropole.
Il est nommé comme commandant le 3ème BIC à Maisons-Lafitte, puis au ministère de la guerre comme adjoint au général délégué du haut-commissaire de la république à la conférence franco-vietnamienne.
De 1948 à 1949, il travaille dans l'unité de prestige du maréchal de Lattre de Tassigny à Maisons-Laffitte où il est chargé de la propagande en faveur des troupes coloniales.
Le 20 mai 1950, il est affecté en Guyane comme commandant militaire.
Il fait valoir ses droits à la retraite en novembre 1954 mais revient en Guyane afin d'entamer une carrière civile en tant que chef des services administratifs du BRGM, le Bureau de Recherches Géologiques et Minières. Il occupera cette fonction de 1954 à 1962.
Il épouse à cette époque mademoiselle Maud Thémire, petite fille de M. Melchior ingénieur des arts et métiers et propriétaires de mines d'or.
Il crée une briqueterie, "les céramiques de Guyane" située sur la route de Rochambeau.
Il se consacre également à de nombreuses œuvres caritatives et socioculturelles. Ainsi :
· Il est élu président du comité départemental de la croix rouge dont il est le fondateur, 
· Il fonde le comité d'entraide de la légion d'honneur ainsi que l'association des anciens combattants de l'union française, 
· Il est nommé président du comité départemental de la lutte contre la tuberculose, le cancer et la lèpre, 
· Il crée la délégation départementale de la prévention routière dont il assure la présidence, 
· Il est porté à la présidence de  "la goutte de lait", organisme qui venait en aide aux plus démunis, 
· Passionné de sport, il fonde la ligue de tennis de la Guyane. 
Sur le plan politique, gaulliste de la première heure, il rejoint en Guyane le groupe composée notamment de Roland Barrat, Georges Guéril et Edouard Gaumont. Secrétaire départemental puis fédéral du mouvement gaulliste, il participe activement à la structuration des différents partis gaulliens : Le RPF, le rassemblement du Peuple Français, L'UNR, l'union pour la nouvelle république.  En Guyane il fonde l'URG, l'union républicaine de Guyane et exprime ses idées dans son journal "La Guyane républicaine".
Il devient :
· Conseiller municipal de Cayenne en mars 1959 et il assure les fonctions d'adjoint au maire sous Roland Barrat jusqu'en 1965, 
· Conseiller général du canton nord-est de Cayenne de 1966 à 1972, en remplacement du docteur Roland Barrat mort le 8 février 1966. 
· Vice-président du conseil général pendant 4 ans, 
· En 1975 élu du comité économique et social de la région dont il devient le 1ersecrétaire.
Paul Rullier est mort le 25 juillet 1979 et repose au cimetière de Cayenne-ville.
Décorations:
• Chevalier de la légion d'honneur en 1946
 Croix de guerre 1939-1945 avec palme
 Croix de guerre TOE avec palme
 Croix du combattant
 Médaille coloniale
 Médaille des blessés
 Médaille des déportés
 Médaille commémorative d'Indochine

Création du 3e RIC le 1er mai 1948
Etat-major et le 1/3e RIC à Clignancourt et Maisons-Lafitte et le 2/3e RIC à Rueil-Malmaison

Lieutenant-colonel Paul JACOBI
Chef de corps du 3e RIC le 1/05/48 

Voir biographie ci-dessous.

Colonel Robert Emile Marie SIZAIRE
Chef de corps du 3e RIC le 1/09/48 


Né le 2 mars 1904 à Cassel (Nord). 
Marié le 21 novembre 1931 à Bamako (Soudan Français) avec mademoiselle Lucienne Marie Perrier.
S'engage en 1922, à 18 ans, au titre du 23e RIC à Paris. Cinq ans plus tard, après un séjour au Maroc où il a découvert le baroud lors de la campagne du Rif contre Abd el Krim et ses partisans, il est affecté au 21e RIC en 1927 puis il entre à l'école militaire de l'infanterie de Saint-Maixent. Sous-lieutenant, dès ses premiers commandements, Robert Sizaire montre un dynamisme empreint de rigueur, allié à une énergie et une opiniâtreté qui ne se démentiront jamais tout au long de sa carrière. Certes, l'homme est rugueux; ses manières autoritaires, parfois cassantes, lui valent quelques solides inimitiés. Mais pour ses hommes, il est le "Vieux", avec tout le respect et l'affection que lui vouent les soldats de carrière. Comme la plupart des coloniaux de son temps, le lieutenant Sizaire sert en Afrique noire, au Soudan, puis, passionné d'aviation, il demande sa mutation au 1e groupe d'aviation d'Afrique pour rejoindre l'Asie, où il occupe plusieurs postes de responsabilité en Indochine et en Chine. A la veille de la guerre, le capitaine Sizaire est affecté au 12e RTS avec lequel il participe à toute la campagne de France avant de rejoindre le 7e RTS à Dakar. Lors de la reconstitution du 4e RTS, le colonel Borgnis-Desbordes le choisit comme officier de renseignement. En septembre 1943, il est promu chef de bataillon et prend le commandement du 3/4e RTS. A sa tête, il participe à la campagne de l'île d'Elbe et se distingue en s'emparant du monte-Tambonne et des batteries allemandes d'Aquabonna. On le trouve également en tête de son bataillon à Toulon et à Pont-de-Roide. Au début de 1945, le bataillon Sizaire est de tous les combats autour de Mulhouse. Et quand le 21e RIC, qui a succédé au 4e RTS, entre en Allemagne, Robert Sizaire est alors lieutenant-colonel et commandant en second du régiment.
Avec lui, il part en Indochine où il participe aux opérations autour de Saïgon, avant d'en prendre le commandement le 15 avril 1946 et d'être promu colonel le jour de Noël. Lorsqu'il quitte le 21e Colonial, le colonel Sizaire effectue encore un temps de commandement à la tête du 3e RIC. Le 22 janvier 1951 il embarque à Orly pour l' Extrême-Orient. Il commande le secteur de Langson où il retrouve ses marsouins et vit avec eux la fin de l'Indochine Française. En 1955, une page est tournée ; le colonel Sizaire est nommé général de brigade. Il retrouve l'AOF avant de rejoindre Brazzaville pour un dernier commandement outre-mer. Promu général de division le 1er avril 1959, de retour en métropole, il est désigné en 1962 comme commandant de la 7e région militaire. En 1963, le général Sizaire obtient sa quatrième étoile et quitte le service actif en 1964. Grand officier de la légion d'honneur et titulaire de onze citations, le général Sizaire sera pendant dix ans le maire de Cayeux-sur-Mer (Somme), le bourg qui avait accueilli sa famille en 1914. 
Décédé le 16 août 1975 à Cayeux-sur-Mer (Somme).
Décorations:
 Grand officier de la légion d'honneur
 Croix de guerre 1939-1945
 Croix de guerre des TOE 
 Croix du combattant
 Distinguished service cross 1944

Lieutenant-colonel Robert QUILICHINI
Chef de corps du 3e RIC le 15/01/51 


Robert Quilichini est né le 27 décembre 1912 à Neuillé-le-Lierre en Indre-et-Loire.
Admis à l'Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr en 1930 (promotion Joffre), il en sort deux ans plus tard avec le grade de sous-lieutenant et est affecté au 4ème régiment de tirailleurs sénégalais.
Désigné pour l'Indochine en juin 1933, Robert Quilichini est muté au 9ème régiment d'infanterie coloniale, puis, promu lieutenant en 1934, il quitte l'Indochine en 1936.
Désigné ensuite pour servir en AOF, il débarque à Dakar en juillet 1938 et rejoint le 8ème bataillon de tirailleurs sénégalais . Dès juin 1940, refusant l'armistice, le lieutenant Quilichini quitte le Dahomey et passe au Nigeria britannique. Il y rencontre notamment Henri Laurentie, secrétaire général du Tchad, envoyé par le gouverneur Eboué prendre contact avec les autorités anglaises.
Robert Quilichini débarque au Cameroun, à Douala, dans la nuit du 26 au 27 août 1940, pour rallier le territoire avec le colonel Leclerc et une vingtaine d’hommes. Il est alors affecté au 1er Régiment de tirailleurs du Cameroun avec lequel il prend part à la campagne du Gabon.
Promu capitaine, il passe, fin novembre 1940, au régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad (RTST). Bientôt affecté à l'état-major de la Colonne Leclerc il prend part aux campagnes du Fezzan, de Tripolitaine et de Tunisie où il est blessé par éclats de mine, le 24 février 1943, au cours des combats de Ksar Rhilane. Le lendemain, il est évacué sur l'Egypte avant de suivre une longue convalescence d'un an en Afrique du Nord.
Nommé chef de bataillon, Robert Quilichini est affecté à la tête du 1er Bureau de l'état-major de la 2ème division blindée et fait mouvement avec son unité vers l'Angleterre en mai 1944. Le 1er août, il débarque à Arromanches avant de d'obtenir, un mois plus tard et après de multiples demandes, le commandement du 1er Bataillon du régiment de marche du Tchad.
Faisant preuve d'un grand sens tactique, il se distingue notamment pendant les campagnes des Vosges et d'Alsace, nettoyant le terrain boisé entre Meurthe et Vezouze, traversant Sarrebourg sous un feu meurtrier et passant le premier la Sarre à Sarraltroff, enlevant d'un seul élan les puissantes défenses de Mittelbronn, bastion avancée de la défense du col de Saverne. Il termine la guerre au grade de lieutenant-colonel.
En 1946, il est désigné pour prendre le commandement des troupes françaises de Chine au Yunnan.
En 1947, il est affecté en Allemagne et, l'année suivante, en Afrique où il prend le commandement du détachement motorisé autonome de l'AEF. A compter du 15 janvier 1951, il est nommé chef de corps du 3ème RIC dans la région parisienne en remplacement du colonel Sizaire muté en Extrême-orient à Saïgon..
En 1952, Robert Quilichini passe quelques mois au cabinet du chef d'état-major de l'armée avant de retrouver, avec le grade de colonel, le commandement en Indochine du secteur de Son Tay.
Adjoint au général commandant les territoires du sud algérien en 1955, il reçoit ses étoiles de général de brigade en 1960 et devient commandant supérieur des forces armées de la Côte française des Somalis.
Commandant supérieur interarmées du groupe Antilles-Guyane en 1965, Robert Quilichini est en 1969, avec le grade de général de division, commandant des troupes françaises de l'Afrique centrale.
Promu général de corps d'armée, il est nommé, en 1970, inspecteur des Troupes de Marine avant d'être admis, en 1972, en 2ème Section (réserve).
Robert Quilichini est décédé le 20 septembre 1979 à Bayonne. Il est inhumé à Clamart dans les Hauts-de-Seine.
Décorations:
• Grand officier de la légion d'honneur
• Compagnon de la libération - décret du 12 juin 1945
• Grand croix de l'ordre national du mérite
• Croix de guerre 39/45 (6 citations)
• Croix de guerre des TOE (3 citations)
• Croix de la valeur militaire
• Médaille coloniale avec agrafes "Fezzan", "Tripolitaine", "AFL", "Tunisie", "E-O"
• Croix du combattant 
1939-1945 
• Croix du combattant volontaire 1939-1945
• Croix du combattant volontaire de la résistance
• Médaille des blessés
• Médaille des services volontaires dans la France Libre
• Médaille commémorative 
1939-1945
• Médaille commémorative d'Indochine
• Médaille commémorative des opérations de sécurité et du maintien de l'ordre en AFN
• Commandeur du Nicham Iftikar (Tunisie)
• Grand officier du Million d'Eléphants (Laos)
• Grand officier du Parasol Blanc (Laos)
• Commandeur du Dragon d'Annam
• Commandeur de l'Etoile Noire (Bénin)
• Commandeur du Ouissam Alaouite (Maroc)
• Commandeur de l'Etoile d'Anjouan


Colonel Paul Charles Emile JACOBI
Chef de corps du 3e RIC le 4/02/52 

Né en 1905.
Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr promotion "du Rif " 1924-1926.
Sous-lieutenant le 1er octobre 1926 et affecté au 1er RIC. 
Lieutenant le 1er octobre 1928 au BTS n°3. C'est au groupement nomade d'Agadez (Niger) qu'il fait ses premières armes. Il est ensuite affecté au Maroc où, de 1930 à 1933, il participe aux dernières opérations de pacification. 
Capitaine le 1er octobre 1933 étant au 4ème RTS . En 1937, il rejoint l'extrême-orient. il est tout d'abord affecté à Cao-Bang, puis à Hanoï, au moment du coup de force des japonais. Deux fois blessé en 48 heures, il est finalement fait prisonnier et passera six mois en captivité dans des conditions très pénibles. Début 1947, au terme de dix années passées en Indochine, il est rapatrié sur la métropole où comme chef de bataillon, il prend le commandement par intérim de la 1ère demie brigade coloniale. En novembre 1948, il est affecté à Madagascar et participe jusqu'en 1951 aux difficiles opérations de maintien de l'ordre qui sont alors conduites dans la grande île. De retour en métropole, il prend en février 1952 le commandement du 3ème RIC. Colonel le 1er juillet 1952. En octobre 1953, il est mis à la disposition du ministre chargé du Sahara et des départements et territoires d'outre-mer. 
Il quitte le service actif en 1962. Il décède le 3 décembre 1996 à Juan-les-Pins (Alpes-maritimes).
Décorations:
• Officier de la légion d'honneur  
• Croix de guerre 1939-1945 avec palme
  "Lors de l'attaque japonaise de la citadelle de Hanoï, les 9 et 10 mars 1945, a du prendre à l'improviste le commandement    du sous-quartier sud-est, avec les unités du 9ème régiment d'infanterie coloniale. Exemple de bravoure et de sang-froid, a      su résister pendant 20 heures aux attaques répétées d'un ennemi très supérieur en nombre, parvenant même parfois à le       rejeter sur ses bases de départ par des contre-attaques énergiques. A été blessé à deux reprises par éclat d'obus et de       grenades et à chaque fois, a repris le commandement aussitôt après avoir reçu les premiers soins."  

Colonel Jean Armand BROYELLE
Chef de corps du 3e RIC le 6/10/53 

Né le 14 juin 1906 à Annecy (Haute-Savoie).
Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr promotion "Maroc et Syrie" 1925-1927.
Sous-lieutenant le 1er octobre 1927 et affecté au 1er RIC.
Capitaine le 25 septembre 1935 étant au 23ème RIC.
Chevalier de la légion d'honneur le 25 décembre 1943 chef de bataillon à titre conditionnel.
Affecté en 1949 à la direction des troupes coloniales à Paris.
Officier de la légion d'honneur le 27 décembre 1950 lieutenant-colonel à Hanoï (Tonkin). Colonel chef d'état-major des Forces Armées en Extrême-Orient.
Le 25 novembre 1955 muté comme colonel commandant la subdivision de Tamatave (Madagascar).
Commandeur de la légion d'honneur le 31 décembre 1956.
Général de brigade.
Décédé le 20 décembre 1968 à Paris.

Colonel Jean Claude Emile MAILLOUX
Chef de corps du 3e RIC le 16/07/54 

Né le 26 janvier 1904 à Lambézellec (Finistère).
Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr promotion "de Metz et Strasbourg" 1922-1924.
Sous-lieutenant le 1er octobre 1924 et affecté au 2ème RIC.
Capitaine le 25 septembre 1933 étant au régiment de tirailleurs malgaches.
Il sert successivement au Levant, en Chine, à Madagascar, au Maroc, puis comme  capitaine en 1939 et 1940 au 2ème RIC. Il est fait prisonnier dans la Somme après une résistance que l'ennemi lui-même s'est plus à reconnaître. 
Chevalier de la légion d'honneur le 5 septembre 1940. A son retour de captivité, en juin 1945, le chef de bataillon Mailloux, affecté au 15ème RTS, y assume les fonctions de commandant de bataillon, puis celles de chef d'état-major. En janvier 1947 au Tonkin: chef de bataillon au 23ème RIC, il se distingue à la prise de Doson, puis à la pacification de Dong-Trieu et achève son séjour avec le grade de lieutenant-colonel et la rosette d' officier de la légion d'honneur le 30 décembre 1948. De 1951 à 1953, il effectue un séjour en AOF comme chef d'état-major de la 2ème brigade à Abidjan. A son retour il se voit affecter au 3ème RIC qu'il quitte pour prendre le commandement du 23ème RIC en AFN. Colonel le 1er octobre 1955. Au 8 décembre 1956 colonel commandant le 23ème RIC à Ameur El Aïn au Maroc. Affecté en AOF le 25 juillet 1957 comme commandant du 1er RTS.
Décédé le 5 février 1959 à Saint-Mandé. 
Décorations:
• Commandeur de la légion d'honneur  le 30 juin 1956
 Croix de guerre 1939-1945
 Croix de guerre TOE
 Il totalise cinq citations dont deux à l'ordre de l'armée

Colonel Albert Louis MOULLET 
Chef de corps du 3e RIC le 8/1/55 

Né le 15 août 1908 à Marseille, le général de corps d'armée Moullet est décédé le 11 mai 1991.
Après des études secondaires au lycée de Toulon prolongées par une préparation au concours d'entrée à l'école spéciale militaire de Saint-Cyr, il est reçu en 1927, et appartient à la promotion" Maréchal Galliéni"1927-1929. Sorti second, il choisira l'infanterie coloniale. Il y servira une carrière longue de 41 années de service restant attaché à son arme et à ses traditions. De nombreux séjours outre-mer, 24 années dont plus de huit années en Indochine, le général Moullet connaîtra tous les horizons: Tchad, Indochine, AEF, Cameroun, Algérie, Madagascar, Sénégal.
Le jeune sous-lieutenant nommé le 1er octobre 1929, puis lieutenant le 1er octobre 1931 fera ses premières armes au régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad comme officier méhariste, au cours d'un premier séjour de 1930 à 1933 au groupe nomade du Tibesti, puis, après une courte affectation, à Paris, au 21ème régiment d'infanterie coloniale, c'est à nouveau au même groupe nomade du RTST de 1934 à 1937 qu'il sert mais comme commandant du groupe. 
Capitaine en 1936, et à son retour en France, il retrouve, comme commandant d'unité le 21ème régiment d'infanterie coloniale à la caserne Clignancourt, il séjournera dans la capitale de 1937 à 1938 avant de rejoindre l'Indochine.
D'un long séjour de plus de huit années dans ce territoire, il occupera des fonctions importantes souvent partagées entre des missions d'ordre militaire et des activités administratives. C'est ainsi que commandant de compagnie et délégué administratif, le capitaine Moullet sera de 1938 à 1941 à Muong Tê, au 4ème territoire militaire , dans la partie nord-ouest du Tonkin et, dans les mêmes activités, de 1941 à 1942 à Phuong-Tho dans ce même territoire militaire. Il y administre là des territoires vastes comme un département français avec une population de 40 000 âmes et surveillant une frontière longue de 200 kilomètres.
De 1942 à 1944, le chef de bataillon Moullet regagne le delta tonkinois occupant tour à tour les fonctions d'adjoint au commandant d'un bataillon du 1er régiment des tirailleurs tonkinois à Kien An, près Haïphong, puis celle de major de garnison de Hanoï, avant de prendre, comme chef de bataillon, le commandement du 2ème bataillon du 9ème régiment d'infanterie coloniale à Quang Yen en 1943 et 1944.
En mai 1944, le commandant Moullet est appelé au commandement du 5ème bataillon du 1er régiment de tirailleurs tonkinois et du 3ème territoire militaire à Hagiang à la pointe nord de l'Indochine. Là encore fonctions militaires et fonctions "civiles"sont les siennes: 5 compagnies réparties en 23 postes isolés, territoires d'une superficie égales à 4 départements français, une population de 300 000 habitants. Le territoire, qui borde la frontière sino-indochinoise, connait aussi des problèmes frontaliers, très délicats en cette période de conflit.
Attaqué par traîtrise, le 9 mars 1945, par la garnison japonaise de Hagiang, le commandant Moullet est l'âme d'une résistance acharnée, payée au prix de lourdes pertes; submergés par un ennemi très supérieur en nombre et en moyens, les éléments français sont contraints de déposer les armes.
Après avoir pris le commandement d'un bataillon formant corps du 9ème régiment d'infanterie coloniale, à la citadelle d'Hanoï d'août 1945 à novembre 1946, le chef de bataillon Moullet regagne la France en novembre 1946.
Il sert d'avril à juillet 1947 à Briançon, dans les Hautes-Alpes, à la tête du 4ème bataillon d'infanterie coloniale , puis comme commandant du 1er bataillon d'infanterie coloniale au camp de Satory, à proximité de Versailles. Promu lieutenant-colonel le 1er janvier 1949, il est affecté d'août 1948 à août 1949 comme l'adjoint du général commandant la 1ère demi-brigade coloniale à Versailles.
A la suite du concours de 1949, le lieutenant-colonel Moullet est admis comme élève à l'école supérieure de guerre d'où il sortira breveté d'études supérieures militaires.
C'est au Cameroun comme chef d'état-major du général, commandant supérieur des troupes de l'Afrique Equatoriale Française, qu'il effectue de décembre 1951 à décembre 1954, un nouveau séjour outre-mer. Officier de la légion d'honneur le 1er octobre 1953. Colonel le 1er janvier 1954.
De retour en métropole, le colonel Moullet est placé à la tête du 3ème régiment d'infanterie coloniale à Paris, ce corps détachant des bataillons en Tunisie, au Maroc et en Algérie. Après un séjour parisien de janvier 1955 à mai 1957, le colonel Moullet est affecté comme chef d'état-major du général commandant supérieur des troupes de Madagascar et dépendances (la Réunion, les Comores et les Terres Australes) du 1er juillet 1957 au 31janvier 1960.
Promu au grade de général de brigade, de mai 1960 à février 1962 le général Moullet assumera la lourde responsabilité du secteur autonome d'Alger-Sahel, englobant la ville d'Alger et tout l'arrière pays jusqu'à la Mitidja. Cette région connut des évènements particulièrement graves et douloureux auxquels le général Moullet eut à faire face.
Il est appelé de mars 1962 à à juin 1964 à prendre les fonctions de chef de cabinet militaire du ministre de la défense.
Le général Moullet effectuera son dernier séjour outre-mer, à Dakar au Sénégal, comme commandant supérieur des Forces Françaises du point d'appui de Dakar de juin 1964 à au 31 août 1966.
La Bretagne accueillera le général Moullet à la fin de sa longue carrière militaire. D'abord comme adjoint au général commandant la IIIème Région Militaire de mai à novembre 1966 à Rennes, puis du 1er décembre 1966 au 31 août 1968, le général de corps d'armée Moullet prendra le commandement de la IIIème Région militaire.
Grand officier de la légion d'honneur, titulaire des croix de guerre 1939-1945 et TOE et de la croix de la valeur militaire, le général Moullet, aimé et respecté de tous ceux qui l'ont connu, laissera le souvenir d'un chef d'une grande droiture ayant le sens profond de l'humain vaillant soldat. Avec l'expérience de longs séjours outre-mer, il s'est attaché à faire aimer la France auprès des populations dont il a eu la charge, et dont il avait su gagner l'estime.
Patriote farouche sans partage, il a bien servi la France et les Troupes de Marine auxquelles il était si attaché. 

Colonel René Paul Léon Jules KELLER 
                                                                Chef de corps du 3e RIC le 1/06/57 

Né le 27 novembre 1909 à Trois-Fontaines (Moselle).
Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr promotion "général Mangin" 1929-1931.
Sous-lieutenant le 1er octobre 1931 et affecté au 22ème RIC. Puis affecté au régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad.
Lieutenant le 1er octobre 1933.
Capitaine le 25 septembre 1939 alors à la région militaire de Paris.
Lieutenant-colonel en 1949.
Colonel le 1er avril 1957.
Général de brigade.
Décédé en 1975.

Colonel René Laurent Antoine GINABAT
Chef de corps du CI/3e RIMa le 10/03/59

Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr promotion "général Mangin" 1929-1931.
Sous-lieutenant le 1er octobre 1931 et affecté au 42ème régiment de tirailleurs malgaches.
En 1933 affecté au 11ème RIC en Indochine. Le 21 avril 1934 hospitalisé à l'hôpital Grall.
Chef de bataillon en Extrême-Orient le 25 décembre 1948.
Lieutenant-colonel en 1953.
Affecté à la Côte Française des Somalis le 25 novembre 1954.
Colonel le 27 septembre 1958.

Colonel Lucien Amédée TAIX
Chef de corps du CI/3e RIMa le 22/02/60

Né en 1906.
Admissible à l'école militaire d'infanterie et des chars de combat de Saint-Maixent le 2 juin 1929.
Lieutenant de réserve au 4ème RTS.
Sous-lieutenant d'active le 1er octobre 1931.
Lieutenant  le 1er octobre 1933 alors au bataillon autonome d'infanterie coloniale du Maroc.
Capitaine le 1er septembre 1939 affecté à la 15ème région. En 1943 en Tunisie intègre la France Libre.
Chef de bataillon chevalier de la légion d'honneur en 1949.
Lieutenant-colonel en 1953.
Affecté le 25 mars 1955 en AEF.
Colonel le 31 mars 1960.

Colonel Jean Marie Etienne Amédée LACOUR
Chef de corps du CI/3e RIMa le 22/12/61

Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr promotion "du maréchal Foch" 1928-1930.
Sous-lieutenant le 1er octobre 1930 et affecté au 52ème tirailleurs tonkinois.
Lieutenant le 1er octobre 1932 et affecté au 3ème régiment de tirailleurs tonkinois.
Lieutenant-colonel le 1er octobre 1955. Affecté le 25 mars 1956 en AOF. Chef de corps du CI/23ème RIMa du 1er octobre 1962 à 1963. Colonel chef d'état-major du général commandant les forces armées de la zone sud de l'océan Indien à la Réunion.

Le 1er octobre 1962 devient le Centre d'Instruction du 23e RIMa à Maisons-Lafitte