TRADITION DU 3‎ > ‎

Le Drapeau du 3/ Sa Devise

Présent sur la plupart des champs de bataille, le drapeau comporte les décorations et les dix inscriptions suivantes :


Il porte la fourragère aux couleurs de la croix de guerre de 1914-1918.
Remise par le ministre de la défense lors de la cérémonie en l'honneur des bretons morts pour la France en 1914-1918 le 16 octobre 2014, au mémorial de la grande guerre de Saint-Anne d'Auray.

Depuis le début de la guerre et jusqu'à son départ pour le front d'Orient (pour lequel il sera cité à l'ordre de l'armée), le 3e regiment d'infanterie coloniale a été pendant plus d'un an constamment au feu et s'est illustré à maintes reprises sous l'énergique impulsion du lieutenant-colonel Condamy. A peine reconstitué, après avoir été décimé à Rossignol (22 avril 1914), a assuré dans des conditions difficiles et au prix de lourdes pertes l'arrière-garde du corps d'armée colonial dans la phase de retraite jusqu'à la Marne. 
Sur la Marne, le 15 septembre 1914, par des actions audacieuses de ses bataillons, a sauvé la situation à la droite du corps d'armée qui autrement eut été tourné par l'ennemi; dans les jours qui ont suivi, s'est cramponné à ses positions, ne cédant pas un pouce de terrain. A perdu en quinze jours 16 officiers et 676 hommes. 
Le 27 et 28 février 1915, rivalisant d'audace et d'héroïsme, ses 1e et 2e bataillons, mis à la disposition du 22e RIC se sont emparés du fortin de Beauséjour que de précédentes unités avaient déjà pris et reperdu à huit reprises. Se sont maintenus sur la position, mais ont eu à déplorer la perte de 17 officiers et 969 hommes. 
Enfin, lors de la grande offensive de Champagne, du 25 au 29 septembre 1915, attaquant avec sa fougue habituelle, le régiment s'est emparé de tous ses objectifs et s'y est maintenu, au prix de pertes à nouveau élevées: 16 officiers, dont le lieutenant-colonel Condamy et deux chefs de bataillons, et près du tiers de ses hommes. 
Partout, depuis le début de la campagne, les hommes du 3e colonial se sont fait remarquer par leur audace et leur détermination et n'ont cessé de donner les plus belles preuves de courage, de dévouement et de patriotisme.

Croix de guerre 1914-1918 avec une palme et une étoile de bronze


Croix de guerre 1939-1945 avec une palme 


Croix de guerre des TOE (Guerre du Golfe 1990-1991) avec une palme



Croix de la valeur militaire avec deux palmes (Tchad 1978 et Afghanistan 2009 )

   

Médaille commémorative de Serbie 


MOGADOR 1844
Expédition au Maroc, liée à la conquête de l'Algérie


Prince de Joinville
En août 1844, la France est engagée depuis près de quinze ans dans la conquête de l'Algérie. Le général Bugeaud n'hésite pas à franchir la frontière du Maroc et à attaquer l'armée chérifienne soutenant l'émir Ab-El-Kader. C'est dans ce contexte qu'une expédition de diversion partant de Toulon le 23 juin en direction de Tanger et de Mogador (aujourd'hui Essaouira) est décidée. Un bataillon de marche du 3ème de Marine aux ordres du commandant Poujol articulé en cinq compagnies y participe. Mogador est défendue par de nombreuses pièces d'artillerie, le prince de Joinville chef de l'expédition décide de passer à l'attaque le 11 août. Vers 16h00, les navires "Pluton", "Cassendi" et "Phare" débarquent le bataillon du 3ème de Marine. La compagnie de grenadier du "3" s'empare d'une batterie marocaine. Les autres éléments attaquent à la baïonnette un ennemi solidement retranché derrière les murailles. La porte de l'édifice est enfoncée, les lieutenants de Petivy et Martin des Pallières pénètrent les premiers. Après de sanglants corps à corps les marocains se rendent. Dans la soirée le drapeau tricolore flotte sur la ville de Mogador.

                    
ALMA 1854
Guerre de Crimée

1854, alliance de la France avec l'Angleterre contre les visées expansionnistes de la Russie en Méditerranée et au Proche-Orient. Napoléon III met sur pied un corps expéditionnaire aux ordres du maréchal de Saint-Arnaud comprenant deux régiments de marche d'infanterie de marine qui sont le régiment de marche de Crimée, sous l'aigle du 3ème de Marine et le régiment de marche de la Baltique, sous l'aigle du 2ème de Marine. Le régiment de marche de Crimée est commandé par le colonel Bertin du Château. Il comprend deux bataillons à huit compagnies. Il prendra part à toute la  campagne, dont la bataille de l'Alma ne sera qu'un épisode. Après un débarquement en avril dans la presqu'île de Gallipoli, le régiment est dirigé en Crimée vers Sébastopol. Il participe d'abord avec les britanniques à la prise de Yevpatoria, avant d'arriver, le 19 septembre, sur l'Alma, fleuve au sud duquel sont solidement retranchés les russes du prince Menhikov. L'attaque se déclenche le 20 septembre. Les deux bataillons d'infanterie de marine doivent conquérir à pied la rive nord de l'Alma. Franchissant ensuite cette coupure, ils partent à l'assaut de l'ennemi tenant fermement un premier plateau. Se réorganisant, ils se remettent au pas de charge vers une ligne de crête qu'ils atteignent après avoir désorganisé l'ennemi. Ce mouvement décisif, sous les feux de quatre batteries russes, conjointement mené avec des unités de zouaves vaudra au régiment les félicitations de l'empereur et du général comte du Monet.

PALIKAO 1860 
Campagne de Chine

En 1860, la France qui est déjà intervenue militairement en Chine en 1855 pour soutenir l'empereur Tien-Fung aux prises avec les Taiping (rebelles chinois),
prépare une nouvelle expédition conjointement avec les Anglais. Il s'agit de faire respecter des accords de paix signés en 1858, qu'une très vive résistance refuse d'appliquer. Un corps expéditionnaire franco-anglais est mis sur pied, aux ordres du général Cousin-Montauban. Les forces françaises comptent environ 7500 hommes répartis en deux brigades dont la 2ème commandée par le général Collineau.
Cette dernière compte dans ses rangs un régiment de marche des Troupes de Marine commandé par le colonel de Vassoigne (ancien chef de corps du 3ème de Marine et futur commandant de la division bleue à Bazeilles). Ce régiment est composé de douze unités issues des quatre régiments de l'Arme articulées en bataillons. Quatre unités du 3ème de Marine forment le 2ème bataillon (commandant Domenech-Diego). Le 5 avril , un ultimatum ayant été repoussé par les Chinois, les troupes débarquent le 6 juin sur les presqu'îles de Leoa-Tung et Chantoung afin de contrôler le golfe de Pei-Tchi-Li. Le 21 juin, le fort de Takou, à l'embouchure du Pei-Ho, tombe au main des alliés qui remontent le fleuve et s'emparent de Tien-Tsin. Le 17 septembre, un affrontement avec des troupes tartares a lieu à Tong-Tchéou à 12 km de Pékin. L'adversaire décroche et s'empresse de rejoindre l'armée impériale regroupée autour du pont de Palikao, ultime rempart à l'entrée de la capitale. Le 21 septembre la bataille s'engage. En avant du pont 25000 tartares en arc de cercle renforcés aux ailes par l'infanterie et le tout appuyé par de l'artillerie. En arrière du pont : une seconde ligne de défense.
En face les Français tiennent la droite de l'armée alliée, les Marsouins de la brigade Collineau sont en tête du dispositif. A 7 heures du matin, la cavalerie tartare attaque, le choc est terrible, les troupes franco-britanniques résistent admirablement. La bataille se poursuit, à diverses reprises l'issue est incertaine et les combattants alliés, et en particulier nos Marsouins en tête, ont finalement raison des unités chinoises qui refluent en désordre vers le pont à moitié détruit, où va se jouer le dernier acte. Vers midi, le général Collineau, en tête d'une colonne constitué du régiment d'Infanterie de Marine, de deux compagnies du 101ème de ligne et du 2ème bataillon de chasseurs à pied part à l'assaut du pont aux cris de "Vive l'Empereur". Les dernières résistances sont balayées, l'armée impériale défaite, les portes de Pékin sont ouvertes. De retour à Tien-Tsin, le régiment d'Infanterie de Marine est remis à la disposition de l'amiral Charner.
  
KI-HOA 1861
Campagne de Cochinchine

En 1861, lorsque la France intervient pour la seconde fois en Cochinchine, pays avec lequel elle est liée depuis 1787 par un traité d'assistance,
c'est pour dégager la garnison de Saïgon bloquée par les troupes annamites, hostiles à la présence française dans la péninsule indochinoise. Cette mission est confiée à l'amiral Charner, de retour de son expédition en Chine, après la prise de Pékin. Les troupes à terre sont commandées par le général de Vassoigne et comprennent une large partie de celles ayant pris part à la bataille de Palikao, dont le régiment de marche de l'Infanterie de Marine (avec quatre unités du 3ème de Marine), le 2ème bataillon de chasseurs à pied, un détachement de chasseurs d'Afrique, un bataillon de fusillers marins, deux batteries d'artillerie, auxquels s'ajoute un détachement espagnol de 800 hommes venus mettre un terme aux persécutions de leurs missionnaires.
Les annamites, largement déployés dans toute la plaine du cap Saint-Jacques, ont par ailleurs puissamment fortifié le fort de Ki-Hoa qui commande la route de Saïgon. Le 24 février les unités franco-espagnoles débouchent dans la plaine en trois colonnes d'assaut qui franchissent plusieurs lignes de résistance. Cet engagement préliminaire occasionne déjà des pertes significatives. Le lendemain tous les efforts se concentrent sur le fort de Ki-Hoa. L'artillerie entre en action mais l'ennemi rend coup pour coup. Trois unités du régiment d'Infanterie de Marine s'élancent au pas de charge en direction d'un bois touffu jouxtant le fort et à la baïonnette l'ennemi en est délogé.Vers 7 heures, le lieutenant-colonel Favre, commandant l'infanterie de marine, part à l'assaut du fort. Premier objectif : se rendre maître d'un retranchement de 300 mètres de front avec au centre une redoute. Animés d'une ardeur irrésistible et sous une grêle de balles et d'obus, nos Marsouins, aidés des Sapeurs, attaquent et escaladent les différents points de résistance. A 8 heures 30, nos troupes investissent le fort. L'ennemi ayant subi des pertes importantes ne trouve son salut que dans la fuite.

BAZEILLES 1870 
Guerre contre la Prusse

1870 : la France est en guerre. Son territoire est envahi. Pour prendre part à la lutte, marsouins et bigors sont, pour la première fois de leur histoire, groupés dans une même division, la division de marine qui sera surnommée la division bleue.Commandée par le général de Vassoigne, elle est composée de 2 brigades : la 1ère, général Reboul, est formée du 1er régiment d'infanterie de marine de Cherbourg et du 4ème de Toulon, la 2ème  général Martin des Pallières, comprend le 2ème régiment d'infanterie de marine de Brest et le 3ème de Rochefort. Le 1er régiment d'artillerie de marine de Lorient fournit 3 batteries.
La Division bleue fait partie du 12ème Corps d'Armée sous le commandement du général Lebrun affecté à l'armée de Mac Mahon. Rassemblée au camp de Chalons, celle-ci, dans la deuxième quinzaine d'août, va tenter la jonction avec l'armée de Bazaine enfermée dans Metz.Le 30 août, après six jours de marches et de contres-marches harassantes, un de nos corps d'armée s'étant laissé surprendre à Beaumont, la 1ère brigade, celle du général Reboul, doit intervenir, d'ailleurs avec succès, pour le dégager.Le lendemain 31 août vers midi, c'est l'autre brigade qui est chargée de reprendre Bazeilles que l'ennemi vient d'occuper.Le général Martin des Pallières enlève sa troupe. L'ennemi est refoulé, mais sa supériorité en nombre et en artillerie lui permet, en multipliant ses attaques, de reprendre pied dans la localité. La mêlée est acharnée; les pertes sont sévères des deux côtés; le général Martin des Pallières est blessé et le village en feu.Vers 4 heures de l'après-midi, les nôtres ne tiennent plus que les lisières nord du village. C'est alors que la brigade Reboul, conservée jusque là en réserve, est engagée et, avant la tombée de la nuit, Bazeilles est entièrement reprise une nouvelle fois, toujours au prix de combats acharnés.On s'organise pour la nuit. Seules des grand-gardes, placées aux ordres du commandant Lambert, sous-chef d'état-major de la Division, tiendront la localité. Le commandant Lambert, comprenant que l'ennemi, puissamment renforcé pendant la nuit, va revenir en force, lui tend un piège.Lorsque, le 1er septembre au lever du jour, les Bavarois commencent à pénétrer dans le village, ils croient celui-ci abandonné. Une vigoureuse contre-attaque, menée par 150 marsouins, les surprend et les met en fuite. Nous sommes à nouveau, et pour la troisième fois, maîtres de Bazeilles. À ce moment survient un coup de théâtre. Le général Ducrot, qui vient de remplacer Mac Mahon blessé, veut regrouper l'armée et l'ordre est donné d'abandonner Bazeilles. Ce que l'ennemi n'a pas réussi, la discipline l'obtient : Bazeilles est évacué. Mais le général de Wimpfen, porteur d'une lettre de service, revendique le commandement et, prenant le contre-pied des dispositions de son prédécesseur, ordonne que soient réoccupées les positions abandonnées. Il faut donc reprendre Bazeilles dont les Bavarois n'ont pas manqué de s'emparer entre temps. De Vassoigne n'hésite pas et sa division, en une seule colonne, s'empare du village pour la quatrième fois, malgré la défense acharnée de l'adversaire.Le 1er Corps d'armée Bavarois, renforcé d'une division supplémentaire, et appuyé par une artillerie de plus en plus nombreuse, reprend ses attaques qu'il combine avec des manœuvres d'encerclement, tandis que dans le village se multiplient les incendies.Luttant à un contre dix, les marsouins, malgré les obus qui les écrasent et les incendies qui les brûlent et les suffoquent, défendent pied à pied chaque rue, chaque maison et chaque pan de mur. Ils ne cèdent le terrain que très lentement infligeant à l'ennemi des pertes sévères. Hélas, celles qu'ils subissent ne le sont pas moins et, ce qui est très grave, les munitions commencent à manquer. Le général de Vassoigne, toujours très calme, estime que sa mission est maintenant accomplie, que « l'infanterie de marine a atteint les extrêmes limites du devoir » et qu'il ne doit pas faire massacrer une telle troupe, susceptible de rendre encore des services. Vers midi, il fait sonner la retraite.Cependant le général de Wimpfen veut encore tenter une percée vers l'est. À cet effet, aux environs de 16 heures, il fait appel au général de Vassoigne et se met avec lui, épée en main à la tête des débris dont il dispose. Bazeilles est en grande partie repris, lorsque sur l'ordre de l'empereur, il fait mettre bas les armes. La Division bleue a perdu 2 655 des siens.

SONTAY 1883

Campagne du Tonkin

La France de la IIIème république (Jules Grévy) est engagée dans la pénétration du Tonkin, entreprise depuis 1866 par Doudart de Lagrée et Francis Garnier. Mais cette pénétration ne va pas sans difficultés. L'empereur d'Annam, Tu-Duc, hostile à la présence française en Indochine est soutenu dans son combat par la Chine et bénéficie de l'alliance de circonstance des Pavillons Noirs, à la fois mercenaires au service du plus offrant et bandits de grands chemins. La situation se dégrade. En décembre 1873, Francis Garnier est tué au pont de Papier (Hanoï) par les Pavillons Noirs. Neuf ans plus tard, en mai 1882, le commandant Rivière, venu rétablir l'ordre, trouve à son tour la mort, au même endroit et dans les mêmes circonstances. Un nouveau corps expéditionnaire est mis sur pied, sous le commandement du contre-amiral Courbet qui décide de frapper un grand coup en enlevant Sontay. Bâtie à la Vauban par des officiers français, cette cité fait partie de ces villages fortifiés en bordure du fleuve rouge qui verrouillent les accès à la haute région du Tonkin, aux portes de la Chine. La garnison compte une dizaine de milliers de combattants: troupes annamites, chinoises et Pavillons Noirs. 

La force française, transportée par une flottille de navires de guerre légers, est forte d'environ 8000 hommes: marsouins issus des bataillons de marche des quatre régiments d'Infanterie de Marine (celui du 3 est aux ordres du commandant Reygasse), artilleur de marine, légionnaires, tirailleurs algériens, sapeurs, personnel du Service de santé. L'intention de leur chef est de débarquer à environ dix kilomètres au sud de Sontay, de s'emparer du village fortifié de Phu-Xa situé au nord sur le bord du fleuve rouge, puis d'anéantir la garnison de Sontay. Le 14 décembre, vers 9h30, après avoir débarqué, les forces françaises arrivent au village de Tien-Loc et poursuivent en direction de Phu-Xa dont l'artillerie chinoise a été anéantie par nos canonnières et nos batteries de Marine. Vers 13h00, les bataillons des 1er et 3ème de Marine, qui progressent en tête, se heurtent à une importante colonne ennemie partie de Sontay. L'affrontement est rude, mais épaulés par les unités de Légion et de tirailleurs algériens, nos marsouins repoussent l'adversaire, après de durs combats au corps à corps. Nos troupes reprennent la progression pour s'emparer de Phu-Xa. Cette mission est confiée au 1er et au 3ème de Marine, renforcés d'une compagnie d'annamites. De très violents combats à la baïonnette s'engagent contre les Pavillons Noirs. Nos unités, durement éprouvées, s'accrochent aux positions conquises et grignotent la forteresse mètre par mètre. A quatre heures du matin, les Pavillons Noirs refluent en désordre et courent se réfugier dans la citadelle de Sontay. Phu-Xa tombe. Le 15 décembre matin, ne laissant aucun répit à l'ennemi, le corps expéditionnaire attaque Sontay par ses faces ouest et nord. Après une vigoureuse canonnade de la citadelle, les troupes se précipitent sur l'enceinte. Une lutte meurtrière se déroule alors au pied des remparts, mais rien ne résiste à la fougue des assaillants. Les portes sont enfoncées, les défenseurs se débandent ou se rendent. Sontay est prise.


LA MARNE 1914 
Première guerre mondiale. Front occidental

Dans la nuit du 7 au 8 août 1914, le 3ème RIC quitte Rochefort à destination de Mussey dans la Meuse. Le régiment dont le chef de corps est le colonel Lamolle se compose de trois bataillons respectivement commandés par les chefs de bataillons Sauvage, Chibas-Lassalle et Mast.
Il formera avec le 7ème RIC, la 3ème brigade (général Rondony) de la 3ème DIC (général Raffenel) du corps d'armée colonial commandé par le général Lefèvre, l'une des quatre grandes composantes de la 4ème armée du général de Langle de Cary. A partir du 11 août, le régiment fait mouvement vers le nord et se trouve sur un axe Dombasle-en Argonne, Dun-sur-Meuse, Stenay. Le 21 août, il est en première ligne à la frontière belge. Il fait partie d'une colonne qui a reçu pour objectif Neufchâteau en Belgique, par Limes, Saint-Vincent et Rossignol. Le 22 août il est violemment pris à partie par l'artillerie allemande à 500 mètres au-delà de Saint-Vincent.
Il parvient néanmoins jusqu'à la rivière Semois que seul le 3ème bataillon franchit. A 12h45, le 3ème RIC reçoit l'ordre de se porter sur Rossignol et de fortifier le bourg. Le régiment est cloué au sol par l'artillerie ennemie. Les pertes sont énormes. Le général Rondony est tué les armes à la main. A 19h00, le régiment est encerclé, le colonel prescrit le repli. Les débris du régiment avec le drapeau forcent le passage et rejoignent la 2ème DIC en soutien. Les pertes s'élèvent à 2085 tués dont le commandant en second du régiment le lieutenant-colonel Mortreuil (photo ci-contre). 
La longue retraite de l'armée française ne s'arrêtera que sur la Marne. Le 3ème RIC est à l'arrière garde du corps d'armée colonial (CAC). Il supporte de rudes combats. Le 27, dans la région de Cesse, il contre-attaque une avancée ennemie avec le concours du 7ème RIC au prix de 117 hommes hors de combat. Le 2 septembre, en repoussant une attaque, 127 hommes tombent encore. Après treize jours de retraite et sous l'impulsion du maréchal Joffre qui galvanise les troupes, le 3ème RIC engage le combat le 6 et le 7 septembre dans la région de Bignicourt-Villotte et inflige des pertes sévères à l'ennemi. Une semaine plus tard, alors qu'entre temps le lieutenant-colonel Condamy a remplacé le colonel Lamolle nommé au commandement de la 3ème brigade, le 3ème RIC repart les 13 et 14 septembre à la poursuite de l'ennemi jusqu'à Massiges et Ville-sur-Tourbe. Le 15 dans la région de Cernay-en-Dormois, il brave les feux de l'artillerie allemande, les marsouins déchaînés franchissent les deux kilomètres qui les séparent de la base d'assaut. Après avoir assuré le recueil des troupes, le 3ème RIC attaque si impétueusement qu'il brise net l'effort allemand. Une fois de plus ses pertes sont considérables, une compagnie entière a disparu au 1er bataillon. Ce jour-là le 3ème RIC a sauvé la situation à la droite du corps d'armée colonial.


CHAMPAGNE 1915
Première guerre mondiale. Front occidental

En septembre 1915, un an après la victoire de la Marne, qui évita à notre pays d'être complètement envahi, le conflit s'est figé en guerre de tranchées. Le front part de Belfort jusqu'à Dunkerque en passant par Nancy, Bar-le-Duc, Verdun, et Arras. Le généralissime Joffre est persuadé qu'une tentative d'attaque en Champagne, combinée à une action en Artois peut conduire à la victoire. Cette grande offensive entre Reims et l'Argonne est confiée au général de Castelnau qui dispose de deux armées: la 2ème de Pétain et la 4ème de de Langle de Cary.
Cette dernière comprend dans ses effectifs le 2ème corps d'armée colonial (2ème CAC) récemment constitué à partir des 10ème et 15ème DIC, le 1er corps d'armée colonial (dont fait partie la 9ème DIC) étant pour sa part rattaché à la 2ème armée. A cette date, le 3ème RIC, qui s'est illustré entre temps dans la conquête du fortin de Beauséjour (27 et 28 février) et dans la reprise de l'ouvrage Pruneau (16 et 17 mai), fait toujours partie de la 9ème DIC. I
l se trouve dans la région de Ville-sur-Tourbe. Ses objectifs sont à l'ouest de la route Vouziers-Sainte-Ménéhould, sur les pentes orientales de la main de Massiges, avec notamment la cote 191. L'attaque démarre le 25 septembre vers 9h00. Dans un élan superbe, le colonel en tête, les hommes du 3ème colonial jaillissent des tranchées. Ils sont cueillis au débouché par le feu meurtrier des mitrailleuses allemandes qui causent de terribles pertes. Néanmoins au prix d'énormes sacrifices, tous les objectifs de la première ligne adverse sont atteints, dont la fameuse cote 191. Cinq jours durant, jusqu'à sa relève, le régiment tiendra ses positions, repoussant de nombreuses contre-attaques; mais pas plus que les autres unités impliquées dans cette action, il ne parviendra à progresser plus avant.
Cette grande offensive de Champagne, fut une nouvelle tentative très coûteuse en vies humaines, qui ne peut être considérée comme un véritable succès. Les deux armées engagées perdirent plus de 130 000 hommes pour une dérisoire avancée de quatre kilomètres. Une fois de plus, le 3ème RIC paya un lourd tribut. Parmi ses très nombreux morts: 16 officiers, dont le chef de corps (Lcl Condamy tué d'une balle en pleine tête en faisant le coup de feu au milieu de ses hommes, au parapet d'une tranchée de la première ligne ennemie qui venait d'être conquise et que l'adversaire cherchait à reconquérir), deux chefs de bataillon sur trois (Commandants Posth et Raudot) et six capitaines commandants d'unité. Ci-contre la photo de l'adjudant François Luciani qui s'illustra au fortin de Beauséjour et qui se distingua par sa bravoure et son calme au combat. Blessé par un éclat d'obus, il sera cité à l'ordre de l'armée et décoré de la médaille militaire le 21 mars 1915. Il sera promu au grade de sous-lieutenant à titre temporaire.


DOBROPOLJE 1918
Première guerre mondiale. Front oriental

En septembre 1918, le 3ème de Marine est endivisionné au sein de la 17ème DIC  aux ordres du général Pruneau, rattachée à la 2ème armée serbe du voïvode Stépanovich. Elle comprend les 1er, 3ème et 54ème RIC, 4 bataillons de tirailleurs sénégalais et 4 groupes d'artillerie. Il est depuis plus de deux ans sur le front d'Orient, où il s'est distingué à maintes reprises, notamment dans les durs combats du lac Doiran (août 1916) et du massif de la Cerna (décembre 1916), qui lui valurent, deux ans après la fin des hostilités, la seule citation à l'ordre de l'armée à lui être décernée au titre de la guerre de 1914-1918. Le 15 septembre 1918, il va s'illustrer une nouvelle fois, lors de la vaste offensive lancée par le maréchal Franchet d'Espérey, commandant en chef des armées d'Orient. Cette offensive va rompre le front bulgare dans la région du massif de la Moglena (région montagneuse de Macédoine au nord de la Grèce, en partie boisée, d'une altitude moyenne de 1800 m, située entre la vallée de la Cerna et celle du Vardar et dont dépend le massif du Dobropolje), puis à exploiter par cette brèche en direction du nord, vers Belgrade et le Danube. Elle a également pour but de fixer une partie des troupes austro-allemandes dans les balkans, pendant que se déroule l'offensive décisive sur le front occidental. La mission de la 17ème DIC placée en tête du dispositif est d'enlever les hauteurs du Kravitza, du Kravitchi-Kamène et du Borova-Tchouka, qui font partie du système fortifié du Dobropolje. le 3ème RIC est à droite du dispositif d'attaque de la division. A 5h30, après une intense préparation d'artillerie de près de 24 heures, la vague d'assaut s'ébranle face à un ennemi que notre artillerie est loin d'avoir anéanti et dont les mitrailleuses et autre minenwerfer commencent à entrer en action. Dans le secteur du 3ème colonial, malgré une vive résistance du 29ème régiment bulgare, le bataillon Hentchell conquiert rapidement l'ouvrage Ribareff, faisant 275 prisonniers et s'emparant de 7 mitrailleuses et 3 minenwerfer. Plus à l'ouest, les 54ème et 1er RIC se heurtent également à de sérieuses résistances. La pugnacité des coloniaux est telle que vers onze heures, après une matinée de combat, tous les premiers objectifs sont atteints. L'adversaire, replié sur une seconde ligne de défense, reste cependant très combatif et solidement accroché au terrain, de sorte que nos marsouins ne sont pas encore au bout de leur peine. Ils repoussent de nombreuses contre-attaques, particulièrement sur le Kravitza, verrou du champ de bataille. Ils doivent se rendre maître des derniers objectifs et surtout de cet autre point clé que constitue le massif du Kravitchi-Kamène. Alors dans un terrain escarpé, boisé, enchevêtré, battu par des tirs de toutes sortes, ils continuent à aller de l'avant. A 15h30, enfin, le Kravitchi Kamène est enlevé par une action combinée des bataillons Rossa (54ème RIC) et Hentchell (3ème RIC) et vers 17 h00, le front bulgare est enfoncé. La 17ème DIC a rempli sa mission, au prix de 211 tués, 690 blessés et 42 disparus. 


KOWEIT 1990-1991
Première guerre du golfe

Le 2 août 1990, 100 000 irakiens de Saddam Hussein envahissent le Koweit de l'émir Jaber Al Sabah, sous prétexte de revendications territoriales. A partir du mois de septembre une coalition internationale de 500 000 hommes sous l'égide de l'ONU se déploie en Arabie Saoudite. Ayant épuisé toutes les ressources de négociation, le 17 janvier 1991, les alliés entament les opérations aériennes destinées à préparer l'assaut terrestre du 24 février. Depuis le début la France avec des forces maritimes, aériennes et terrestres, la division Daguet, commandée par le général Mouscardès, puis le général Janvier est présente au sein de la coalition. L'ensemble des forces est placé sous la responsabilité du général Roquejeoffre. Pendant cinq mois la division connaît l'attente, l'entraînement, les alertes NBC et la vie rustique. Sa montée en puissance s'achève le 7 janvier avec l'arrivée du 3ème RIMa renforcé.
Le 17 janvier jour de l'offensive aérienne, Daguet quitte le secteur d'Hafar Al-Batin et se porte sur la frontière irakienne, près de Rafah. L'opération "Bouclier du désert" devient "Tempête du désert". La division constitue le fer de lance du 18ème corps aéroporté US. Le 24 février à 4h30, le général Janvier donne l'ordre d'engagement à ses chefs de corps. L'heure de l'affrontement a sonné. Au point du jour, à 6h00, le colonel Thorette, commandant le 3ème RIMa, lance le régiment à la conquête de la frontière irakienne : "Toute la colo, au paquet, en avant!". Le régiment de marche du 3 est contitué de ses unités: CCS, CEA, 1ère Cie, 2ème Cie, 4ème Cie. Lui sont rattachées les 2ème et 4ème compagnies du 21ème RIMa renforcées de sections anti-chars, du 2ème escadron du RICM et d'un DLO (observateur d'artillerie) du 11ème RAMa. Le régiment s'élance avec le groupement est, nom de code Montcalm. Progressant à droite de l'axe Texas, avec les AMX 30 B2 du 4ème Dragons, c'est l'élément lourd de la division. Ayant à sa gauche la 2ème brigade de la 82ème division aéroportée, il est appuyé par le 1er RHC, des éléments du 6ème REG et le 8ème RA de la 18ème brigade d'artillerie américaine. Il est opposé aux éléments de la 45ème division d'infanterie irakienne qui contrôle l'axe menant à la ville d'As-Salman. Sa mission est de conquérir le point d'appui irakien principal Rochambeau pour le 24 soir,
puis le carrefour Toulouse dominant As-Salman afin de livrer la totalité de l'axe Texas aux forces américaines dès le 25 soir. Les premiers contacts permettent dès 8h00 de faire quelques prisonniers, puis le régiment traite une série de positions sur lesquelles sont engagées successivement les compagnies des capitaines Fertinel, Lancelot, Toutous et Gaillard appuyées par les 10RC du capitaine de Revel et la CEA du capitaine Boulnois. L'accrochage le plus important de la journée se situe au moment ou l'assaut vers les fortifications irakiennes est mené par la compagnie Gaillard. Le régiment s'arrête à la nuit à proximité de Rochambeau. Le 25 février, le groupement est chargé de l'ouverture de l'axe Texas, la conquête, puis le dépassement de Rochambeau. A 17h00, les hauteurs d'As-Salman sont prises, l'axe Texas est libre. les soldats de la 45ème division irakiennes ont perdu toute combativité et se rendent par centaines. Le lendemain la ville doit être prise, si possible sans dommage pour la population. Une action psychologique est menée dès 7h00, visant à faire sortir les habitants de la ville. A 9h30, le régiment entreprend, dans une tempête de sable la conquête de la ville.Appuyés par l'escadron et la CEA, les compagnies progressent en sûreté. Les marsouins giclant des VAB investissent et fouillent les habitations. Ils trouvent de nombreux dépôts d'armes et de munitions. La ville est truffée de cluster bombs. A la fin de cette opération, vers 15h00, alors qu'ils fouillent le fort où se trouve le PC de la division irakienne, une cluster bombs explose dans la cour provoquant 2 morts et 24 blessés parmi les hommes du groupement CRAP de la 11ème DP. Le 27 février, à J+3, le régiment s'installe en couverture du dispositif de la division. Le cessez-le-feu, sonné par le clairon du PC, le caporal Tombois, intervient le 28 février 1991 à 8h00 locale.




"DEBOUT LES MORTS!"




Debout les Morts ! Cette phrase, devenue la devise du régiment, est prêtée à l'adjudant Jacques Péricard qui l'aurait prononcée le 8 Avril 1915, pour stimuler ses troupes, lors de la lors d' une contre attaque pour la reprise du saillant de Saint-Mihiel au Bois Brûlé.
Selon certaines informations, la phrase serait: "Debout les morts, on change de cimetière"


LES EMBLEMES SUCCESSIFS


  Garnison du 3e RIM de 1838 à 1854                                                              Garnison du 3e RIM de 1854 à 1946
 

1842-1e emblème
Drapeau tricolore et remis par le roi Louis Philippe 1er. Il mesurait 1m x 1m.
Sur l’avers: 
Le roi des français au 3régiment d’infanterie de marine
Au revers: 
Honneur et patrie
Par changement de régime il fût brûlé après la révolution de 1848.

1852-2e emblème 
Tricolore il était surmonté d’un aigle impérial aux ailes déployées (remise le 10 octobre 1852). 
Sur l’avers: 
Louis-Napoléon au 3e régiment d’infanterie de marine
Au revers: 
Honneur et patrie
Avec les inscriptions OCEANIE 1843-1845-1846- MOGADOR 1844 - SENEGAL 1843-1844-1849-1853. Il fut présenté au 3e RIM à Toulon le 13 juin 1852.
En avril 1854 les parties flottantes de l’avers furent remplacées par un modèle richement décoré au chiffre du nouvel empereur. L’empereur Napoléon III au 3e régiment d’infanterie de marine.

1854-3e emblème 
Changement d’appellation du 2e RIM. Il devient le 3e RIM. Les inscriptions BALTIQUE - BOMARSUND étaient portées sur la soie. Le 13 février 1857  vient s'ajouter l'inscription  CHANGHAI 1855.
En 1862 l’aigle surmontant la hampe de l’emblème est remplacé par un autre en aluminium doré. 
Cet emblème est partagé à Sedan - Bazeilles en 1870 pour ne pas tomber aux mains de l’ennemi : 
· Les morceaux sont distribués aux officiers présents, 
· La hampe brûlée, 
· L’aigle caché par un marsouin dans son havresac (sac), 
· Les extrémités de la cravate reviennent au lieutenant Badens de l’état major du général Reboul. 



Les reliques reviennent au régiment à Rochefort. Après 90 ans l’aigle réapparaît et rejoint Vannes en juin 1963. 
Etonnante histoire de cette aigle: 
Le marsouin qui le détient est tué au combat. Ses équipements sont alors apportés au maître cordonnier pour réparation. C’est ainsi que l’aigle est découvert et ramené en Charente-Maritime par Victor Béhu. Il le laisse à son fils cultivateur et maire de Fouras près de Rochefort. La veuve de ce dernier le remet enfin à un ancien du “ 3 ”,  le colonel Puiffouloux pour le confier au régiment. Ainsi le 3e RIMa est le seul des quatre régiments de la division bleue à conserver dans sa salle d'honneur l'aigle et un morceau de la cravate présents à Bazeilles. En service de 1854 à 1870, ce drapeau portait les inscriptions suivantes: OCEANIE 1843-1844-1845-1846, MOGADOR 1844, BALTIQUE-BOMARSUND 1854, CHANGHAÏ 1855.

1871-4e emblème 
Jusqu’en 1880 drapeau provisoire en laine puis brûlé au service de l’Artillerie à Vincennes. 

1880-5e emblème 
Nouvel emblème reçu des mains de Jules Grévy, président de la république à Longchamps.
Quatre inscriptions : MOGADOR, ALMA,
PALIKAO, KIHOA, sans les millésimes.                                                 Inscription “MARINE” remplacée par “COLONIALE”. 

1917-6e emblème 
Après le naufrage du “ PROVENCE II ” nouveau drapeau remis sur le front de Macédoine en 1917.
1926 :inscriptions par décision ministérielle: 
MOGADOR 1844, ALMA 1854, PALIKAO 1860, KI-HOA 1861, SONTAY 1883, LA MARNE 1914, CHAMPAGNE 1915, DOBROPOLJE 1918.
En 1938 le drapeau rejoint le musée des Invalides et un neuf le remplace.

1939-7e emblème 
Celui de la salle d’honneur qui ne fût pas brûlé au moment de la reddition de 1940 caché puis restitué au régiment en 1976. 
Histoire du 7e emblème: 
En 1940 avant la reddition, le colonel commandant le 3e de Marine demande de ne pas brûler le drapeau et de le cacher pour le récupérer dès que les circonstances le permettront. 
Circonstances : 
Drapeau détaché de sa hampe et enterré à Bouzanville (Meurthe-et-Moselle) au pied de la colline de Sion, 30 kms au sud de Nancy dans le cimetière au pied de l’église. 
L’officier qui enterre le drapeau donne toutes les indications à l’abbé Vacassiau pour récupérer l’emblème. Mais c’est la captivité pour tous. Au camp de prisonniers ce dernier confie son secret à un autre prêtre, l’abbé Boucher.  Profitant du passage d’un officier de gendarmerie rapatrié et se rendant dans les Vosges, le prêtre demande de faire parvenir à sa famille les consignes afin de récupérer le drapeau. Informé, monsieur Boucher père, chef d’escadron de réserve réussit à récupérer le drapeau après deux tentatives.  En février 1945, il remet l’emblème au général commandant la 1e armée française. L’emblème est alors placé en dépôt aux Invalides. 


1953 - 8e emblème 
Confectionné pour sauvegarder les reliques de 1918 et 1945 mais ne fut jamais utilisé.
1952: l’inspecteur des troupes coloniales obtint l’inscription BAZEILLES sur le drapeau. 
En 1958 “ COLONIALE ” remplacée par “ MARINE ”.

1963 - 9e emblème
Remis officiellement le 23 avril 1963.
Inscriptions : MOGADOR 1844, ALMA 1854, PALIKAO 1860,  KI HOA 1861, BAZEILLES 1870, SONTAY 1883, LA MARNE 1914, CHAMPAGNE 1915, DOBROPOLJE 1918. 
1991: Décoré de la croix de guerre des théâtres et des opérations extérieures.
2001 - 10e emblème
Emblème dont le régiment a actuellement la garde depuis le 21 janvier 2001. 
2011: Inscription KOWEIT 1990-1991.
31 août 2012: Décoré de la croix de la valeur militaire avec palme (Tchad 1978) par le général Ract-Madoux (CEMAT) .
7 septembre 2012: Décoré de la croix de la valeur militaire avec palme (Afghanistan) par monsieur Le Drian (MINDEF).
2014: Décoré de la fourragère 1914-1918.
Sous-pages (1) : Les chefs de corps