1-04 Les Hmongs noirs et les rizières à Tu Le (9 août 2012)

Nous prenons le petit déjeuner avec notre guide chez notre hôte. Il mange un pho bo (soupe au boeuf) agrémentée d'un oeuf. Il nous explique alors sa vision des femmes. On le savait déjà pas très fidèle... pour lui c'est un concept occidental. On dit que la femme, c'est le riz, car c'est ce qu'on mange à la maison, tandis que la maîtresse c'est le pho (soupe), car il faut sortir pour en manger.

On se dirige vers le village de Pa Lau, un village Hmong noir. C'est grâce à notre hôte qui travaille à la municipalité qu'on y a accès. En route, notre guide explique qu'il y a un marché de l'amour. Même les hmongs mariés y vont pour y rencontrer d'anciennes conquêtes. Parfois des enfants arrivent suite à ces rencontres, mais ce n'est pas grave, ils ne vivent alors pas avec leur père. Les marchés hmongs "normaux" sont aussi des lieux de rencontre. Il n'y a pas de jalousie en cas d'infidélité, car les femmes savent que les hommes ne les quitteront pas: en effet avoir une nouvelle femme est relativement cher (3 buffles, des cochons, et un peu d'argent).
C'est notre hôte de la veille qui nous emmène dans ce village hmong. Le Vietnam impose l'accompagnement pour éviter la propagande missionnaire (de Corée, de Chine, ou du Vatican).

Nous passons dans une école, où Ho Chi Minh est bien présent. Les écoles sont gratuites pour les ethnies afin de faire la propagande "officielle" et d'apprendre le vietnamien.
Puis nous nous baladons dans le village et visitons quelques maisons où il y a un broyeur à maïs. Nous pouvons aussi observer les premières rizières en terrasse.

Après cette visite, on dépose notre hôte, on traverse les dernières plantations de thé, puis nous partons vers la vallée de Tu Lé, la route des photographes. En chemin, on crève un pneu ce qui nous permet de faire plus de photos.
Puis on repart et on cherche le resto (ci-dessus avec notre guide déguisé en dao - on est dans l'ethnie Dao). On tombe dans une maison pourrie qui n'a pas l'air d'un resto, mais on s'y arrête. Les hommes fument la pipe à eau, il y a des araignées, des colonnes de fourmis, bref c'est dégueux, mais on tient bon. A la fin du repas, le pneu est réparé, et on arrive à la vallée de Tu Lé, et là, c'est l'émerveillement. D'ailleurs la sélection de photos ne fut pas aisée. On se promène dans les rizières sous le soleil qui commence à percer. La terre sur laquelle on marche est assez glissante. On a de la chance, à midi, il pleuvait.
Ca y est, assez de photos, il est l'heure de repartir. On passe à travers plusieurs glissements de terrains. Le ciel bleu arrive, il y a des rizières. Il faut s'arrêter.

Nous arrivons enfin à Mu Cang Chai, on fait connaissance de notre hôte. On va ensuite se balader dans le village, et on entend la propagande et les informations comme les muezzins. On croise des buffles, assez féroces, mais Alia est téméraire et se laisse approcher.

Ce fut une journée où on en a eu plein les yeux. Vraiment une belle région, à recommander.

Repas arrosé à l'alcool de pommes séchées en rondelles (le long de la route) avec le maïs ou l'arachide. 

Le lendemain, on part vers Bac Ha, chez un hôte de l'ethnie Tay