Constantine (Algérie)

Constantine (Algérie)

Constantine

قسنطينة
Passerelle Sidi-M'Cid sur le Rhummel.
Passerelle Sidi-M'Cid sur le Rhummel.
Géographie
Pays Algérie Algérie
Wilaya Constantine
(chef-lieu)
Daïra Constantine
(chef-lieu)
Superficie  km²
Coordonnées geo. 36° 17' Nord
06° 37' Est
Démographie
Population 750 000 environ (1 000 000 agglomération) hab (2007)
Densité  hab/km²
Politique
Président de l'APC A. Chibane
Mandat en cours 2007-2012
Autres informations
Code ONS 2501
Code postal 25000

Note: voir article Cirta pour la ville antique de Constantine.

Constantine en (arabe : قسنطينة), chef-lieu de la Wilaya de Constantine en Algérie. Métropole du nord-est de l'Algérie, peuplée de plus de 740 000 habitants (1 000 000 dans l'agglomération). Elle est considérée, la troisième ville importante en Algérie en population.

Constantine était appelée Cirta, elle est aussi appelée la « ville des ponts suspendus » ou bien « ville des aigles »,l'une des plus vieilles villes au monde, 25 siècles au moins ,grande et ancienne ville impériale fortifiée,avec une position stratégique, son rocher et ses murailles et d'un accès tellement difficile qu'aucune forteresse au monde ne saurait lui être comparée . La ville Cirta fut une importante ville phénicienne, elle devient capitale de Numidie lors du règne de Massinissa allié de Rome, elle fut détruite en 311 par Maxence et Domitius Alexander. Elle fut reconstruite peu après par l'empereur Constantin Ier, qui lui donna son nom qu’elle porte maintenant depuis 17 siècles.

Constantine, l'une des plus anciennes cités du monde, est surtout connue pour l'art de vivre raffiné de ses habitants. Constantine est aussi une ville importante dans l’histoire méditerranéenne, symbole de la culture arabo-andalouse . Par son histoire, elle devint l'arbitre de l'élégance à 'Al-Andalus, par les modes vestimentaires et l'art raffiné de la cuisine blanche constantinoise. Ville du malouf, la célèbre musique arabo-andalouse, et des oulémas (les savants) avec 2 prix Nobel, elle est la capitale de l'est du pays et la troisième ville d'Algérie.



Carte de l'Algérie (localisation de Constantine)

Histoire [modifier]

Période antique [modifier]

Article détaillé : Cirta.
Carte de la Numidie (rose)

Fondée par des commerçants et explorateurs Phéniciens qui la nommèrent Sarim Batim (Ville royale),la ville existait bien avant l'arrivée des Romains et de Massinissa. Son nom berbère ne nous est pas parvenu. A l'époque numide Numidie, elle prendra le nom de Cirta (khirta) qui signifie ville creusée à pic, nom venant de l'akkadien et du phénicien. Dès la période antique,les Berbères, chasseurs puis pasteurs et cultivateurs, s’organisèrent en tribus et en confédérations que les Grecs distinguaient sous les noms de libyques, numides et maures. La langue berbère est le tamazight. Elle n'a aucun lien avec l'arabe, l'hébreu ou le punique. Selon une légende, les Berbères descendraient du peuple atlante. Ceux-ci seraient arrivés en Afrique du nord par les îles Canaries. Les premiers Hébreux y vinrent, sans doute mêlés aux Phéniciens, peut-être un millénaire avant J.-C. ; mais ce sont les persécutions en Orient, avant et durant l'époque romaine, qui déterminèrent les principales migrations vers l'Afrique du Nord où de nombreuses tribus berbères furent judaïsées et apparaissent dans l'histoire au Ve siècle avant J.C. Elle fut prise par Massinissa,alors roi de Numidie qui en avait fait sa capitale. Refusant le partage de la Numidie en trois royaumes, Jugurtha parvint à isoler Adherbal et entreprit en 112 av-JC le siège de Cirta où s'était réfugié son adversaire soutenu par Rome. La ville tomba après cinq mois.Il est certain que des juifs y vivaient 3 siècles auparavant.

Maurétanie Tingitane (à l'ouest), Maurétanie Césarienne (au centre) [orange], et Numidie (à l'est) [rose]

Cette victoire permit à Jugurtha de gouverner la Numidie sans partage et d'éviter ainsi que le royaume légué par Massinissa n'éclate en fiefs insignifiants. Les berbères nomades de Constantine ont adopté le culte de Tanit déesse carthaginoise de la fécondité dont le haut lieu des cérémonies paraît avoir été la colline d'El Hofra (actuel Hôtel Transatlantique).On trouve également trace de nombreux vestiges de la civilisation punique.

Période musulmane [modifier]



Le septième siècle voit arriver des conquérants arabes (Abou Moujahid Dinar).

Ils dévastent pratiquement la totalité de la ville et prennent son contrôle . Puis arrivent les Omeyyades et les Abbassides en Ifriqiya (Tripolitaine, Tunisie sans les parties désertiques et l'est algerien). La ville et la région passent ensuite sous le contrôle des Aghlabides puis des Fatimides. La période allant du Xe au XIe siècle est pour Constantine une période de quasi autonomie. Du XIe au XIIe siècle, Constantine passe aux mains d'une dynastie originaire de Béjaïa. La période du XIIIe au XVe siècle place Constantine dans la mouvance de Tunis, sous la dynastie des Hafsides.

À partir du XVIe siècle, Constantine passe sous domination turque. En 1568, les partisans des Hafsides massacrèrent les Turcs et expulsèrent leurs séides. Pour ramener l'ordre, le pacha Mohammed dut conduire en personne une expédition contre Constantine. La ville n'osa pas résister et ouvrit ses portes sans combattre. Les Abd el-Moumène, chefs du parti Hafside à Constantine, furent définitivement vaincus par les ouled bencheikh el fegoun qui ont le titre prestigieux de cheikh el-islam. Sidi-Abd-el-Kerim Bencheikh el fegoun arrivé au pouvoir fait alliance avec les Turcs et s'octroie le titre d'emir-er-rekeb. Constantine est alors choisie au XVIe siècle pour être la capitale du Beylik de l'Est. Abd-el-Kerim meurt en 1580 et les Bencheikh el fegoun garderont leur influence et privilèges jusqu'à la seconde expédition de Constantine qui permit aux Français de prendre la ville le13 octobre 1837. Ce fut la dernière grande ville d'Algérie à résister aux français.

Le dernier conseil municipal de Constantine avant l'indépendance :

La Délégation spéciale cédera la place à une municipalité élue au suffrage universel, ouvert aux hommes comme aux femmes, sans distinction, avec un collège unique le 27 avril 1959. Collot rapporte que les candidats musulmans de la région de Constantine s’étaient présentés sur ordre du FLN. La nouvelle municipalité se compose de 36 conseillers municipaux dont une femme la veuve Rebiha Chabi, et il comporte 9 membres européens. Hocine Allouache est élu maire par 34 voix sur 36 voix exprimées. Baptistin Lapica est élu premier adjoint suivi de Paul Bernard, Guy Auclair, Lahcène Allem, Abdelhamid Derrouiche, Mostefa Roudesli, Rebiha Chebi et Naceur Boudra. À l’automne 1960, trois membres de ce conseil municipal sont tués par le FLN. Il s’agit de Mohamed Ouamer, Mohamed Chérif Benachour et Mouloud Noui. Trois autres sont blessés : ce sont Mostefa Bendjelloul, Hadj Abd El Qader Khattabi et Hamou Benelbedjaoui. La dernière séance de ce conseil municipal se tient le 4 juin 1962.

Géographie [modifier]

Constantine en 1972

Constantine se situe à 430 km à l'est de la capitale Alger, à 80 km au sud de Skikda et à 212 km au nord de Biskra.

La ville s'étend sur un plateau rocheux à 649 mètres d'altitude. Elle est coupée des régions qui l'entourent par des gorges profondes où coule l'oued Rhummel, de tous côtés sauf à l'ouest. Le choix de cet emplacement est avant tout une stratégie de défense. Aux alentours, la région dotée de terres fertiles a fait de Constantine le grenier du pays à l'époque romaine.

L'ouverture sur la mer est assurée par le port de Skikda (ex Philippeville), qui avec Constantine et Annaba (ex Bône) forment un triangle industriel important.

Le climat de la région est continental, caractérisé par une chaleur de 25-45° en été et un froid de 0-12° en hiver.

Géologie [modifier]

Au quaternaire, le Rocher de Constantine n'était pas détaché de celui de Sidi M'Cid, et à cet endroit les eaux d'un torrent coulaient vers le sud (à l'inverse du cours actuel). Plus tard le Rhumel, qui jusqu'alors passait à l'ouest du Rocher, vint buter sur la falaise. Les eaux creusèrent une galerie souterraine, et trouvèrent une issue vers le nord. Les voûtes s'écroulèrent donnant peu à peu l'aspect actuel. Le canyon fait 1800 m de long, profond de 135 m à son début, il atteint près de 200 m à Sidi M'Cid.

Culture [modifier]

mosquée de l'émir Abdelkader, deuxième plus grande mosquée du Maghreb

Constantine est un centre culturel, architectural et industriel important et possède deux universités :

  • l'Université Mentouri de Constantine (UMC), dessinée par l'architecte brésilien Oscar Niemeyer, est l'une des plus grandes d'Algérie. Elle accueille depuis 1971 plus de 50 000 étudiants algériens et étrangers répartis sur les treize campus et entre les huit facultés et trente-cinq départements offrant environ 95 spécialités. Elle fut et reste la couveuse de plusieurs générations de cadres algériens ;
  • l'Université des Sciences Islamiques de Constantine est, quant à elle, la plus importante d'Algérie. Elle a été inaugurée en 1994, en même temps que la grande mosquée Emir Abdelkader qui est aussi un magnifique monument architectural, dont elle partage les bâtiments. Elle accueille environ 3 000 étudiants répartis dans deux facultés (Faculté de la Charia et de la civilisation islamique et Faculté de littérature et des sciences humaines

Monuments [modifier]

La vieille casbah conserve de très belles demeures des XVIe et XVIIe siècles. D'autres monuments comme la grande mosquée Emir Abdelkader ou le palais du Bey témoignent de la richesse architecturale de Constantine. Le musée de Cirta rassemble le patrimoine culturel de la ville.

Aujourd'hui la ville se modernise : le building de 22 étages de l'Université, et l'élégante silhouette de l'Université des sciences islamiques "Émir Abd El Kader" en sont l'expression.

Voir aussi :

  • Le Musée Gustave Mercier,
  • Théâtre Régional de Constantine
  • Le monument aux morts: dédié aux enfants de la ville tombés pendant la guerre mondiale 1914-1918.

La ville des ponts [modifier]

le pont des chutes

La géographie de la ville elle-même est unique. Sa situation a nécessité la construction de nombreux ponts. À la fin du XIXe siècle, Guy de Maupassant décrit : « Huit ponts jadis traversaient ce précipice. Six de ces ponts sont en ruines aujourd'hui. » Aujourd'hui les ponts les plus importants sont:

  • le « pont suspendu » aussi appelé passerelle Sidi-M'Cid (1912) (168 mètres de long à 175 mètres au-dessus d'un torrent),
  • le pont d'El-Kantara ouvrant la route vers le nord,
  • le pont de Sidi Rached (1912), long viaduc de 447 mètres et 27 arches dont une de 70 mètres, construit par Paul Séjourné, menacé depuis plusieurs années de disparition,
  • le pont du Diable,
  • le pont des chutes,
  • la passerelle Perregaux.

Transports [modifier]

De nombreux projets sont en cours tels que le tramway de Constantine (début du service prévu en 2010) avec un flux de 6 000 passagers/heure, ainsi qu'un pôle universitaire aussi la realisation du pont geant . À prévoir également une nouvelle aérogare pour l'Aéroport de Constantine - Mohamed Boudiaf.

En juin 2008 le téléphérique de Constantine a été ouvert au public. Il est d'une longueur totale de 2km300. Avec trois stations (Les terminus du charaa , de la cité émir Abdelkader et la station de l'hôpital).

L'Autoroute Est-Ouest traverse Constantine au niveau de l'aeroport Ain El Bey et de l'université Mentouri au sud de la ville et l'a traverse aussi a l'est

Personnalités de la ville [modifier]

Arche naturelle de Constantine. (circa 1899)

Les personnalités les plus connues nées à Constantine sont:

Dans l’Antiquité [modifier]

(vers 240 avant J-C - vers 149 avant J-C). Vers la fin du troisième siècle av. J.C., apparaît un descendant de la dynastie massylienne (La Massylie est une partie de la Numidie : actuellement la partie orientale de l'Algérie et la partie occidentale de la Tunisie), Massinissa, fils de Gaia, roi dépossédé des terres de ses ancêtres par le Masaesyle Syphax. Pour récupérer cet héritage, Massinissa combat en Espagne en 206 av. J.C. aux côtés des Carthaginois, contre les Romains, alliés de Syphax. Sorti vainqueur du conflit (capture de Syphax en 203 et bataille de Zama, à la frontière algéro-tunisienne, où est défait le Carthaginois Hannibal), Massinissa emploiera son long règne (203 à 148 av. J.C., soit 56 ans) à agrandir son royaume avec la bienveillance de Rome, aux dépens de la Massésylie, à l'ouest, et de Carthage, à l'est. Massinissa un personnage vigoureux qui, sans pour autant dédaigner les fastes de son palais de Cirta (Constantine), chevauchait encore aux côtés de ses cavaliers, par tous les temps, alors qu'il était octogénaire, et laissa une nombreuse progéniture ; il organisa une puissante armée, mit en valeur le sol, noua des relations avec le monde méditerranéen (péninsule ibérique, Rome, Athènes, Rhodes, Délos) et frappa monnaie à la façon des monarques (hellénistiques). Il laisse encore le souvenir du premier souverain qui unifia la quasi-totalité de l'Afrique du Nord en un État organisé.

Orateur réputé, précepteur de l'empeur Marc-Aurèle, sa correspondance avec cet empereur sera retrouvée et publiée. Fut consul en 143 sous Antonin le Pieux. Il a une réputation prodigieuse, il a réalisé exactement l'idéal littéraire de ses comtemporains ; et si nous trouvons, nous, dans ses œuvres, beaucoup d'affectation, de la prétention et du mauvais goût, nous ne devons pas oublier que ces défauts, pour les Romains du IIe siècle, étaient des qualités et que Fronton a été unanimement reconnu, de son vivant, comme un très grand artiste.

  • Constantin Ier (Caius Flavius Valerius Aurelius Constantinus) entre 270 et 288 - 337 Re-fondateur de Constantine Après la victoire des Romains sur les Numides vers 203 av. J.-C., Cirta devint une importante colonie romaine. En 310, elle fut mise à sac par l'armée de l'empereur Maxence, qui régna sur la moitié occidentale de l'Empire romain de 306 à 312. C'est l'empereur Constantin le Grand qui rebâtit la ville en 313 après J.-C. et lui donna son nom.

Époque moderne [modifier]

  • Salah Bey 1725 (Izmir en Turquie) - 1792 Bey de Constantine de 1771 à 1792

Constantine fut choisie au XVIe siècle pour être la capitale du Beylik de l'Est. Le Bey était nommé par le pacha d'Alger qui pouvait le révoquer à volonté. Plus qu'aucun autre, Salah Bey fit vraiment figure de prince. S'appliquant à continuer l'œuvre entreprise par ses prédécesseurs, il voulut doter Constantine de constructions dignes d'un chef-lieu de grande province. En faisant raser de vieilles maisons, il réorganisa tout un quartier, celui de Sidi el-Kettani, voisin de la Kasbah. Il y fit édifier une belle mosquée à laquelle il adjoignit une medersa. Cette école étant devenue rapidement insuffisante, il en créa une seconde à Sidi Lakhdar. On lui doit aussi la reconstruction du pont d'El-Kantara dont le passage avait été interrompu pendant cinq siècles. La carrière de Salah Bey connut une fin dramatique ; Hassan Pacha, le Dey, le démit de ses fonctions, et, devant son refus d'obéir, le fit assassiner, en 1792.

Hadj Ahmed, dernier bey de Constantine, est l'une des grandes figures de la résistance au colonialisme. Après avoir occupé plusieurs postes de responsabilité, il devint gouverneur du Beylik de l'Est en 1826, au temps du Dey Hussein. Le dernier bey de Constantine fit construire son palais de 1826 à 1835. Il eut recours à deux artistes réputés, El Hadj el-Djabri, originaire de la ville et le Kabyle El-Khettabi. Il livra et remporta sa première bataille à Constantine, en 1836, contre les troupes commandées par le maréchal Clauzel. Le 21 novembre 1836, un corps de 8700 hommes arrive devant Constantine. L'armée française entreprit deux assauts par le pont, mais ils se brisèrent devant la porte d'EI Kantara. Battant en retraite, poursuivis par les Algériens, les soldats français abandonnèrent sur le terrain armes, bagages et blessés. En 1837, l'état-major français décida de mener une seconde expédition, qui fut confiée au général comte de Damrémont. Celui-ci disposait de 20400 hommes, dont 16000 combattants, d'une artillerie importante commandée par le général Valée et d'un corps de génie. Le 5 octobre, cette armée arriva à Constantine. Le 13 octobre, après une forte résistance la ville finit par tomber entre les mains de l'ennemi, qui subit pourtant de lourdes pertes. Hadj Ahmed Bey n'abandonna pas pour autant la lutte, et, ayant réussi à sortir de la ville avec quelques cavaliers, il se rallia des tribus de la région et se dirigea vers les Aurès en passant par Biskra. Il incita les populations de la région à organiser la résistance pour paralyser les mouvements de l'envahisseur. Mais, de plus en plus isolé et affaibli, il se rendit en juin 1848. En résidence surveillée à Alger, il y mourut en 1850.

Époque contemporaine [modifier]

  • Alphonse Laveran (18 juin 1845 - 1922) Médecin, chercheur - Prix Nobel Après avoir fait ses études classiques au collège Sainte-Barbe, puis au lycée Louis-le-Grand, le jeune Laveran intègre en 1863 l'école du Service de Santé Militaire de Strasbourg. Nommé interne des hôpitaux en 1866, il soutient en 1868 sa thèse de doctorat et rejoint aussitôt l'École d'Application du Val-de-Grâce. En 1878, son temps d'agrégation terminé, Laveran est affecté aux hôpitaux de la division de Constantine, et successivement à ceux de Bône, Biskra et Constantine, où il est promu en 1879, médecin major de 1" classe. C'est à Constantine, en 1880, que Laveran décrit dans le sang d'un soldat paludéen, des corps sphériques pigmentés identifiés à l'hématozoaire du paludisme, découverte fondamentale aussitôt rapportée à l'Académie de Médecine et à l'Académie des Sciences. C'est en 1907, que l'institut royal Carolin de Stockholm décerne à Alphonse Laveran le prix Nobel de physiologie et de médecine pour l'ensemble de ses travaux sur le rôle des protozoaires comme agents infectieux. Il a laissé son nom au lycée des filles de Constantine

1889 - 1940 Né en 1889 à Constantine, Abdelhamid Ben Badis fait ses études à la Zitouna de Tunis. Prédicateur et formateur à la mosquée "Djamaâ Lakhdar" qu'il ouvre en 1911, il se rend en pèlerinage en 1914 à la Mecque. Il participe activement au mouvement de l'Islah musulman et publie dès 1925 Al Mountaqid, journal critique dans lequel il amorce un travail profond de prise de conscience nationale. Après l'interdiction de cet organe, il lance la même année "Achihab" (le météore) puis "El-Bassaïr" (visions d'avenir) où il contribue à faire renforcer dans les plus larges masses les concepts du nationalisme, de l'arabisme et de la fidélité a l'Islam, les trois piliers de la personnalité algérienne. Fondateur de l'Association des Oulémas d’Algérie, il participe au Congrès musulman d'Alger en juin 1936 et déploie une activité constamment entravée par l'administration coloniale. Il meurt en 1940, laissant derrière lui une œuvre politique et culturelle qui a nourri l'esprit de plusieurs générations d’Algériens de son fameux triptyque : "l’Algérie est notre patrie, l'Islam est notre religion, l'Arabe, est notre langue." Promoteur du savoir, il est le 16 avril de chaque année, honoré au cours de "Youm-El-Ilm" (Journée de la science.)

  • Hervé Hannoun Né le 3 août 1950 à Constantine Inspecteur général des finances

Diplômé de l´Institut d´études politiques de Paris. Elève à l´École nationale d´administration (Ena) (promotion Léon Blum, 1973-75), à l´Inspection générale des finances (1975-79), Inspecteur des finances, Chargé de mission à la direction du Budget (1979-81), Chargé de mission puis Conseiller technique au cabinet du premier ministre (1981-84), Conseiller technique au secrétariat général de la présidence de la République puis Chargé de mission auprès du président de la république (1984-88), Sous-directeur au ministère de l´Économie, des Finances et du Budget, Directeur de cabinet (1989-92) de Pierre Bérégovoy (ministre d´État, ministre de l´Économie, des Finances et du Budget puis Premier Ministre), Second sous-gouverneur (1992-99), Premier sous-gouverneur (depuis 2000) de la Banque de France, Inspecteur général des finances, Président du comité des relations internationales du système européen des banques centrales, Membre du conseil de la politique monétaire, du conseil général de la Banque de France et du conseil d'administration de la Banque des règlements internationaux

XXe siècle [modifier]

En sport [modifier]

1898 : Historiquement, le deuxième club de football d'Afrique et des pays arabes est le CSC, fondé après le Club Athlétique Liberté d’Oran (CAL Oran), lequel disparut après l’indépendance 1962. Mais le CSC est le doyen des clubs Algériens.


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