Frère André


Caroline Vadeboncoeur, coordonnatrice du RANCA, a initié la démarche auprès des autorités de l'Oratoire il y a de cela maintenant 2 ans afin que le  Saint-Frère André devienne le Saint-Patron des Aidants(es) naturels(les) à l’échelle mondiale. Cette démarche est en évolution.


Elle fait nommer le frère André patron des aidants naturels au Canada

Publié le 6 octobre 2016
            
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Caroline Vadeboncoeur a travaillé pendant six ans sur le dossier de la nomination du saint frère André comme patron des aidants naturels du Canada.

©Photo TC Media - Alexandre Faucher

AIDANTS. Après six années de démarches, Caroline Vadeboncoeur peut être fière. En grande partie grâce à elle, le saint frère André vient d'être reconnu comme le patron des aidants naturels du Canada par la Conférence des évêques canadiens.

Pour la coordonnatrice du Regroupement des aidants naturels du comté de L'Assomption, cette reconnaissance est une belle nouvelle pour les aidants naturels. Elle pourrait d'ailleurs aller plus loin alors que le titre sera recommandé à l'Église universelle.

«Qu'on y croit ou non [en l'Église], c'est quand même une reconnaissance pour les aidants naturels qui est faite par un système. Dans le système actuel, les aidants naturels, c'est vraiment le dernier des soucis», indique Mme Vadeboncoeur.

Pour l'appuyer dans ses démarches, elle avait fait appel aux dirigeants de l'Oratoire Saint-Joseph. Dès le début, elle affirme avoir très bien été reçue, même que depuis cinq ans, une journée du mois d'août est consacrée aux aidants naturels à l'Oratoire.

«Ils sont très progressistes, je ne m'attendais pas à ça. Ils ont été humains et ils ont vraiment compris le message. Ils m'ont donné un coup de main. L'année suivante nous avions déjà une journée complète consacrée aux aidants naturels», indique la principale intéressée.

Trois ou quatre années après ses premières démarches à l'Oratoire, elle décide de se tourner vers les évêques canadiens, puisque le pouvoir décisionnel repose entre leurs mains.

Si la réponse qu'elle a reçue de leur part le 30 septembre l'a prise par surprise, c'est qu'elle avait décidé de lâcher prise, elle qui se demandait combien de temps les procédures pouvaient bien prendre.

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«Ça a été un exercice de persévérance. Je n'en ai pas vécu souvent dans ma vie. Les deux dernières années, les évêques me répondaient qu'ils travaillaient sur le dossier. Je me demandais jusqu'à quel point ça allait être rapide. Au moment où je venais d'effectuer un formidable lâcher-prise, j'ai reçu le courriel», raconte-t-elle.

Pour celle qui a déjà été une aidante naturelle, cette nouvelle reconnaissance se veut être un outil pour montrer aux autorités en place l'importance des aidants.

La base des démarches

C'est alors qu'elle était découragée de la situation des aidants naturels en général qu'elle s'est remise à penser au saint frère André. Celui-ci avait été précieux pour elle à l'époque où elle était elle-même aidante naturelle.

«Lorsque j'étais désespérée à cause de l'épuisement, la pauvreté ou l'isolement, je me confiais au frère André», se souvient-elle.

C'est ensuite dans ses fonctions de coordonnatrice de l'organisme lanaudois qu'elle a trouvé un certain lien entre les aidants et le saint frère.

«Lorsque le frère André recevait des malades à l'époque, j'imagine que des aidants devaient les accompagner pour les aider à se rendre jusqu'au frère. Après qu'il ait soigné les malades, le frère devait aussi donner des instructions aux aidants», souligne Mme Vadeboncoeur.

Et peu importe que les gens soient croyants ou non, estime-t-elle, car si dans certains cas il incarne l'Église, pour les autres, le saint frère André est un «sympathique personnage historique».


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