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Mon retour sur la Soirée SAV de l'agilité (spéciale « fails ») organisée par la FSUG

L’objectif de cet article n’est pas de revenir sur le déroulement général de la soirée. En effet, vous pourrez trouver ici et des retours plus complets et très appropriés.
Le but est de partager mon sentiment général, pour ensuite focaliser mon attention sur un « fail » qui m’a particulièrement touché.

Sentiment

Tout d’abord, je tiens à remercier l’ensemble de l’équipe de la FSUG pour l’animation sans faille de cette soirée. Effectivement, la dynamique insufflée par les organisateurs a permis de garder l’attention des participants durant l’intégralité de la soirée. De prime abord, il ne semble pas évident de capter l’attention d’une assemblée sortant d’une journée de dur labeur. Mais le pari a été réussi, ce qui a donné une soirée très vivante.
Par la suite, j’ai apprécié la complémentarité de l’équipe SAV qui a permis d’obtenir une large diversité dans les solutions proposées. J’ai en particulier découvert une personnalité. Le Philippe Etchebest de l’agilité, j’ai nommé Bertrand Dour. Je l’imagine très bien dans une émission du type « Cauchemar dans la DSI» en train d’interpeller énergiquement des chefs de projets fraîchement certifiés PMI.

« Fail » projet au forfait

Comme mentionné précédemment, un « fail » m’a particulièrement touché. Voici son pitch : « C’est l’histoire d’un projet agile dont les parties prenantes sont liées par un contrat au forfait. Le projet est assez massivement sous chiffré. L’équipe n’est pas formée. La priorisation est mal faite. Le budget n’a jamais été réévalué. Le produit n’est jamais sorti. » (J’ai pris la liberté de reprendre le pitch ici).

C’est le seul « fail » pour lequel j’ai trouvé le SAV un peu léger dans ses propositions. Il s’agit peut-être d’un schéma trop évident pour eux. Je les ai senti un peu lassés. Le SAV s’est très vite arrêté à : « Fallait pas signer !!! ».


Je pense au contraire que le sujet du contrat au forfait mérite un peu plus d’attention. En effet, il faut savoir qu’en général, la majorité des contrats IT se signent au forfait. Faut-il pour autant enterrer l’idée de mettre en place une démarche Agile ? Je ne le pense pas. La plupart du temps les métiers et/ou DSI n’ont pas le choix. Elles sont contraintes par leur service juridique et par leur service achat qui offrent rarement d’autres possibilités. Cela leur permet de détourner tous les risques juridiques et financiers vers un tiers.

Mais, face à un client intelligent, il est pour moi possible d’opter pour une démarche agile. Pour cela, il faut s'assurer que le client veuille bien jouer le jeu. Il faut également être sûr que votre compréhension de l'agilité est en phase avec celle de votre client. Surtout bien lui expliquer que son implication doit être constante et bien ajustée, de possibles renoncements en terme de périmètre devront être arbitrés, et j’en passe…

Pour cela, à la signature du contrat au forfait il faut exiger la validation par le client d’un livrable documentaire de type « Plan d’Organisation Projet » afin de décrire en détail la démarche Agile que vous souhaitez adopter. Pensez à rajouter une condition de sortie du projet au cas où ce livrable n’est pas validé. Si tout se passe bien, ce document fini par être oublié dans un tiroir. Mais en cas de soucis, vous pouvez toujours le ressortir pour mettre en évidence les manquements de votre client aux règles énoncées dans ce document. Cela permet ainsi d’éviter de tomber dans le syndrome trop souvent rencontré du QBQ (Qui B... Qui !!!) énoncé par Raphaël Goumot de l'équipe du SAV.


Je l’ai déjà expérimenté. Une fois la confiance gagnée par le client, le renouvellement du contrat a pu être en partie signé en régie...