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3 - La commune de Deauville

    Après la loi du 14 décembre 1789, l’arrêté du 1er mars 1790 met en place les municipalités : Deauville est constituée en commune et intégrée au canton de Touques avec Trouville, Bénerville, Blonville et quelques autres communes. Le premier maire est Louis Dubosq jusqu’en 1795.



Acte signé par le Maire Louis Dubosq en 1793 (l'année 1792 est manquante aux archives).












    Puis la Terreur s’étend au Calvados et Deauville reçoit son agent national, Jean-Baptiste-Thomas Canivet qui fait appliquer les décisions d Comité de Salut Public et de la Convention mais sans rigueur excessive.

    Pendant le Directoire, la loi du 19 vendémiaire de l’an IV (1796) oblige Deauville, commune de moins de cinq mille habitants, à transférer son administration au canton. F.Lefebvre est alors délégué comme « agans municipal de la commune de Deauville » pour former « l’assemblée municipale cantonale » : des visites domiciliaires sont organisées, la surveillance des côtes renforcée, les patrouilles fréquentes ; les premiers conseils de révision se tiennent pour constituer l’Armée citoyenne, les trois premiers Deauvillais sont ainsi affectés à la Marine en 1798.

    L’arrêté du 6 brumaire de l’an X rattache la commune au canton de Pont-l’Evêque et Deauville retrouve une certaine autonomie, replacée sous l’autorité de son maire Robert-Nicolas Saucisse de 1801 à 1829. Le premier maire Louis Dubosq est son ajoint jusqu’à sa mort en 1812, remplacé par son fils Jacques-Rémy Dubosq né en 1776, adjoint en 1822 et maire de 1829 à 1835. Jusqu’en 1848 ces deux familles alternent à la mairie.

    Le budget est en équilibre et même en 1827 une partie de l’excédent est placé au Trésor royal. Pendant les vingt années suivantes le budget triple et reste excédentaire, complété de sources supplémentaires de revenus comme la vente de sable non salé ou celle des « fumiers et échouages ». L’entretien de la voirie constitue la charge la plus lourde mais le Conseil comprend qu’il faut diminuer l’isolement de la commune et en septembre 1839 elle participe à l’entretien de la route Touques-Varaville pourtant hors de son propre territoire. En 1844 la création de chemins à travers le marais est envisagée pour ouvrir le village vers la mer, Trouville, Bénerville et Saint-Arnoult. De plus les travaux « procureront du travail aux ouvriers ».

    L’école depuis l’Empire était rattachée à la circonscription scolaire de Tourgeville comme Bénerville et saint-Arnoult.

    La paroisse de Saint-Laurent sans prêtre attitré depuis 1792 devra attendre 1865 pour que la vieille église retrouve brièvement son rôle paroissial.

    En 1859 Trouville approche les cinq mille habitants et obtient la création d’un nouveau canton avec Deauville en 1872.
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