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Georges Dandoy

Le Major R.A. Georges DANDOY

Co-fondateur du M.N.B.

  Dès 1940, il participa à la fondation du Mouvement National Belge et fut adjoint, sous le n° matricule 2, au chef du Comité Central, son frère Aimé (matricule n° 1).

Georges DANDOY jeta les bases du M.N.B. dans la province du Hainaut et participa à son organisation dans le restant du pays.

Il participa, en temps que chef-adjoint du Comité Central M.N.B. à des réunions avec des dirigeants de différents groupements similaires, ceci afin de synchroniser les divers activités de la Résistance. Ces réunions eurent lieu dans des locaux mis à la disposition par monsieur Minne et au local du M.N.B.

Il fit du recrutement intensif et porta à l'ennemi, avec les moyens restreints dont il disposait à l'époque, des coups déjà bien rudes.

Il sabota, en toutes circonstances, le matériel allemand.

Il tira, au stencil ou à la pâte à polycopier, des tracts en langues française et allemande, qui eurent une influence démoralisante sur l'esprit des soldats allemands et leurs collaborateurs.

Il rechercha et cacha des armes nécessaires à l'activité clandestine.Des pistolets de tous calibres, des bombes furent ainsi entreposées, dès le début de 1941, dans diverses cachettes. Ces armes devaient être d'un grand secours aux résistants.

Sous les surnoms de BRUTUS et de FREDDI, il collabora activement, avec le chef du Comité Central, son frère Aimé, à centraliser ces renseignements militaires et économiques importants pour les alliés, à les acheminer vers la ligne M.I.L.L.

Lorsque les allemands établirent, à l'aérodrome de Gosselies, une souricière en vue de procéder à l'arrestation des jeunes gens désireux de rejoindre les forces alliées en Grande-Bretagne, au moyen d'avion, Georges et son ami BLINDENBERG purent découvrir le traquenard et l'auteur de celui-ci. Des mesures furent prises immédiatement qui enrayèrent définitivement ces arrestations.

En 1942, il réorganisa le secteur : Etterbeek, Ixelles, Woluwe-Saint-Lambert, Woluwe-Saint-Pierre et Auderghem.

En 1943, il fut rappelé au Directoire, en qualité de chef du secrétariat administratif. Il fut également chargé du commandement de la Brigade Spéciale de Sécurité du Directoire M.N.B.

Il constitua et organisa cette unité qui se composait à l'origine de quelques hommes, disciplinés et vaillants, triés sur le volet. Plus tard, il forma plusieurs équipes, chacune de 5 hommes, qui furent entraînés spécialement pour les missions dangereuses. Il prit pour adjoint Hubert GEENIS (Pierre) à qui était confiée la direction de la Brigade de parachutage.

Les plans des terrains de parachutages de Maransart furent établis et transmis par Georges Dandoy. Ils furent agréés par Londres. Georges assista plusieurs fois Hubert Geenis dans ses missions. Ils avaient l'ordre de détruire le matériel de transmission en cas de surprise par l'ennemi.

Georges Dandoy fut un intermédiaire actif entre la brigade de sabotage d'Adolphe KARELSEN (commandant René) et le Directoire M.N.B. Des plans furent soumis et des sabotages eurent lieu.

Malheureusement, la plupart des archives relatant ces faits furent détruites lors de son arrestation par la C.F.P.

En ce qui concerne la presse clandestine, l'aide apportée par Georges Dandoy fut éminente.

En 1941, naquit la "Voix des Belges", journal clandestin, organe du M.N.B., qui devait prendre une extension relativement importante dès sa parution. Georges et Aimé coopérèrent à la fondation de ce journal et en organisèrent la distribution dans le pays tout entier, en collaboration avec messieurs Camille Joset, Louis Schmidt (Bourgmestre d'Etterbeek), Van Love, Berlingin, Deneweth et d'autres encore.

Le dépôt général fut installé chez les parents de Georges et Aimé de août à octobre 1941. C'est à la fin de ce mois, qu'Aimé fut arrêté, au cours d'un transport massif de journaux (20.000 exemplaires). A chaque parution, de 10.000 à 15.000 exemplaires étaient pliés, comptés et emballés pour la répartition entre les agents distributeurs.

D'autres journaux furent encore distribués par son intermédiaire. Son activité s'étendit aux réfractaires au travail obligatoire et nombreux furent ceux qui bénéficièrent de sa sollicitude.

Au cours de l'année 1941, il fut interrogé par la G.F.P. et la gestapo, à son domicile. Il put, toutefois, induire les policiers en erreur et parvint à se sauver. Il se cacha à l'hôpital civil d'Etterbeek, grâce à la complicité du Directeur, monsieur René DE VOS, membre du M.N.B. Ses parents furent menacés d'arrestation s'il ne se rendait pas.

En novembre 1943, nouvelle alerte. La feldgendarmerie s'intéressa à son sort, au sujet d'une mission qu'il avait effectuée la nuit à l'hôtel Métropole, place de Brouckère. Surpris avec des documents importants, il parvint à les soustraire au nez et à la barbe des allemands. Il dut toutefois rester à la disposition de la police allemande.

En janvier 1944, la formation B de Rex (place Rouppe) établit un dossier à sa charge. Il put, heureusement, être prévenu du danger par un de ses agents qui était détaché au service de traitres.

La geheim-feldpolizei eut finalement raison de sa vaillance le 18 février 1944. Il fut arrêté et incarcéré à la prison de Saint-Gilles jusqu'au 3 septembre 1944, date de la libération de Bruxelles par les alliés. Il fit partie du groupe de prisonniers qui purent échapper aux bagnes nazis grâce à l'audace et au patriotisme des cheminots belges (Voir Le Train Fantôme )

Georges reprit aussitôt sa place à la tête de son mouvement avec énergie.

Les missions qui lui furent confiées furent menées avec sang-froid et détermination, avec un complet dédain du danger.

Protection d'émission clandestine, coups de main contre des agents de contre-espionnage allemand, collaboration avec d'autres groupes de résistants, engagements contre des patrouilles allemandes et vers la fin, sabotage intensif de tout matériel ennemi, etc...

Il reprit sa place aux côtés de monsieur Joset, chef national, dès que celui-ci, libéré des geôles allemandes, put reprendre, à la tête du Mouvement National Belge, son action interrompue par les évènements de guerre.

Il fit dorénavant partie du Directoire.

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