La marine de guerre algérienne

Historique


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La Marine algérienne joua un rôle très important en Méditerranée occidentale entre le XVIe et le XVIIIe siècles, où elle représentait une force militaire de premier plan qui assurait non seulement la défense de la Régence d'Alger mais également de navires internationaux faisant un passage par la Méditerranée, sous la conduite notamment de marins légendaires tels que les frères Barberousse ou encore Kheir Edine et Hassan Agha.

Les origines de la Marine de guerre algérienne (1147 – 1516)

A cette époque le Maghreb sous le contrôle de la dynastie Almohades qui régna également sur l’actuelle Espagne « al-Andalus » et ce de 1147 à 1269. La marine a vu le jour avec l'installation par Abd El Moumen des chantiers navales de l'empire almohade dans les ports d'Oran et de Honaine. Mais le règne de cette grande dynastie allait bientôt être émaillé dans un premier temps par quelques dissensions internes, liées principalement aux difficultés inhérentes à la gestion d’un si vaste territoire. La situation s’aggrava davantage lorsque une partie de la péninsule ibérique repassa sous le contrôle des souverains chrétiens à la suite de la bataille de Las Navas de Tolosa, la décomposition du royaume s’accéléra avec la constitution de trois États en Afrique du Nord. Après l’anéantissement total du royaume des Almohades en 1269 commença alors une rude bataille entre Musulmans et Chrétiens pour le contrôle des différents ports en Méditerranée occidentale, cela s’est traduit par l’occupation par les Espagnols de plusieurs régions algcomme Le Peñon d’Alger, Oran et Bejaia, ce qui a conduit les populations autochtones de ces régions à faire appel à des corsaires en vue de les libérer des envahisseurs chrétiens, ce qui fut fait à travers l’envoi des frères Aroudj et Khayr ad-Din Barberousse, en 1516, ces derniers parvinrent à constituer une flotte.

Présentation des frères Barberousse


Qualifiés par certains historiens comme les plus grands pirates de l’histoire, les frères Barberousse seraient probablement d’origine albanaise, Plusieurs hypothèses sont citées à ce propos mais aucune d’elle n’a été confirmée de manière définitive, cependant, la tendance générale qui se dégage des différentes références historiques tend à renforcer la première hypothèse. Dans la description qui leur est donnée, On raconte que le plus jeune Kheire Edine était plus vif et plus fort de corpulence que son grand frère tandis que Aroudj Kheir Edine était connu pour ses connaissances dans la navigation et les combats maritimes, il fut surnommé Barberousse. Il s’engagea dans la piraterie dans le seul but de se venger des croisés, suite notamment à son emprisonnement pour plusieurs années dans les geôles des souverains chrétiens, son courage et sa grande habilité lui permirent de s’en échapper, fuyant par la suite vers Tunis où le roi Mohamed Ibn Hafss lui permit de construire une base navale à partir de laquelle il parvint à constituer les premiers jalons de sa flotte militaire. Il se dirigea par la suite à la tête de sa flotte vers l’Algérie en vue de sa libération de l’emprise espagnole. Ce qu’il parvint à faire en libérant dans un premier temps Alger, à qui il conféra le statut de capitale d’un nouvel Etat algérien, plusieurs années plus tard, il réunit à nouveau sa flotte et part aussitôt à la conquête du dernier bastion espagnol en Algérie, Mers El Kebir, qu’il parvint à libérer.

Arrivée des Morisques

L'arrivée des réfugiés morisques allait modifier pour toujours le tissus socio-économique de l'Algérie ainsi que la configuration de la marine de guerre algérienne. En effet, l'expulsion forcée des morisques d'Espagne allait créer chez eux un sentiment de haine envers les espagnols et les portugais. Par ailleurs, les morisques étaient d'habiles marins et maitrisaient parfaitement l'art de l'arme à feu. Ces éléments ainsi que l'envie de vengeance vont faire que ces nouveaux algériens vont se montrer de farouches ennemis de la Chrétienté et de fervents défenseurs de l'Islam, religion à laquelle ils ont été privés la pratique durant plus d'un siècle. Ces réfugiés vont commencer à affluer en Algérie à partir du début du XVIe siècle, l'arrivée s'accéléra suite au décret d'expulsion en 1609 jusqu'à leur expulsion totale en 1614.

Phase de construction et de consolidation


Après la libération de la totalité des régions qui furent sous l’emprise espagnole, il était dès lors tout à fait envisageable de songer à la construction de la Marine algérienne, ce qui fut entrepris à travers la construction dans un premier temps de quatre petits navires de guerre, au fil du temps, une véritable industrie militaire vit le jour à travers plusieurs chantiers navals (notamment à Cherchell, Bejaia et Alger) qui fournissaient à la Marine algérienne un nombre considérable de navires de guerre équipés de canons développés entièrement par des compétences algériennes. A partir de là une nouvelle page s’ouvrit pour l’Algérie qui à travers sa Marine put imposer son leadership en Méditerranée durant près de 3 siècles.

Cette domination lui permit également de repousser plusieurs attaques provenant d’un certain nombre de pays européens à commencer par celle qui fut menée par Charles Quint en octobre 1541, les troupes de ce dernier furent sévèrement défaites par la flotte algérienne qui était alors sous le commandement de Hassan Agha, d’autres attaques furent menées par les Espagnols aux 16 et 17 siècles mais elles furent toutes repoussées par la Marine algérienne.

Autres attaques d’importance, l'expédition américaine de 1815 et celle que conduisirent les Marines britannique et hollandaise sur Alger en août 1816, ces dernières subirent de grandes pertes et furent empêchées d’accoster sur Alger. Cependant l'armada algérienne perdit également un très grand nombre de navires.


Par ailleurs l’Algérie imposait aux différentes flottes pénétrant en mer Méditerranée un impôt, avec protection contre toutes attaques de pirate ou de pays tiers.

ci-dessous la liste des pays ayant souscrit à cet impôt :

  • Suède : 25 000 livres (tous les 10 ans)
  • Venise : 50 000 barres d’or
  • Espagne : 120 000 francs
  • Danemark : 120 000 francs (tous les 2 ans)
  • Royaume-Uni : 267 500 francs
  • France : 200 000 francs
  • États-Unis : 125 000 dollars par mois.



Bataille de Navarin


En 1827, l’Algérie dirigea la presque totalité de ce qui restait de ses unités navales au secours de la marine ottomane menacée par une coalition britannique française et russe, pendant la guerre d'indépendance de Grèce. Une bataille navale d’une extrême férocité eut lieu, dans une région appelée Navarin, et lors de laquelle la marine algérienne perdit le gros de sa flotte de combat .

Après cette rude épreuve, l’Algérie perdit presque tous ses moyens de défense et était devenue vulnérable à toute attaque étrangère. Trois années plus tard Charles X se lança dans un blocus naval puis dans une expédition militaire contre Alger qui tomba finalement en 1830. l’Algérie endura pendant un siècle et 32 ans la domination française jusqu'au 5 juillet 1962, date à laquelle le pays retrouva son indépendance.


Équipements

  • Sous-marins 

Classe Kilo 877E : Rais Hadj Slimane Rais Hadj Mubarek. Deux nouveau sous marin de classe Kilo(KC2)sont en projet.
  • Frégates 

Classe Koni :
  • Rais Korfou
  • Rais Kellich
  • Mourad Rais
  • Corvettes

Classe Nanouchka :
  • Rais Hamidou
  • Saleh Rais
  • Rais Ali
Classe Djebel Chenoua :
El Chihab
El Kirch

  • Patrouilleurs

Classe Kebir :

  • El Yadekh
  • El Mourakeb
  • El Kechef
  • El Moutarid
  • El Rassed
  • El Djari
  • El Saher
  • El Moukadem
  • El Mayher

Classe Osa II :

  • EL Choughaa
  • EL Séndide
  • El Fatih
  • EL Wafiy
  • El Moukatil
  • El Mouhami
  • El Watan
  • El Anyde
  • Embarcations de débarquement

Classe Kalaat Beni :

  • Kalaat Beni Hammad

  • Kalaat Beni Rached

Classe Polnochny :

  • Soummam


La marine algérienne réfléchit depuis 2006 à l'acquisition de 2 à 3 frégates neuves de 3 000-4 000 tonnes pour un montant supérieur à un milliard d'euros. Les classes Aquitaine de DCNS/Fincantieri, MEKO200 de TKMS ainsi que des bâtiments d'origine russe sont actuellement étudiés. La marine algérienne pourrait également se doter à l'avenir de 2 LHD de classe Mistral, construit par DCNS. Par ailleurs, elle commissionnera d'ici 2011 21 patrouilleurs rapides construits par Océa Shipbuilding










































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