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Updated Mar 1, 2010, 11:27 PM
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Puissance militaire d'Algérie

Armée nationale populaire 


L’Armée nationale populaire (ANP) est l'appellation officielle qui a été donnée à l’armée algérienne depuis l'indépendance de l'Algérie en 1962. Composée des commandements des forces terrestres, navales et aériennes, ainsi que d'un état-major responsable de l'emploi et de la préparation des troupes au combat. Le sommet de la hiérarchie militaire aboutit au chef de l'État, constitutionnellement chef suprême des Forces armées et ministre de la Défense nationale. Le Président désigne le chef d'état-major des armées, ce poste est occupé depuis août 2004 par le général de corps d'armée Ahmed Gaïd Salah. L'armée algérienne est de 195 000 soldats (appelés au service militaire), L'Algérie dispose aussi de 170 000 réservistes en 2009.

Histoire


Sur le plan historique, cette armée est l'héritière du bras armé du Front de libération nationale (FLN), l'Armée de libération nationale (ALN), qui combattit l'armée française, de 1954 à 1962 (accords d'Évian). Une partie des membres de ce groupe composera son cadre originel d'officiers et de soldats de base. Après 8 années d'une guerre aux conséquences humaines importantes, l'Algérie apparaît aux yeux du tiers-monde comme un symbole de la lutte pour l'autodétermination des peuples.

Les positions anticolonialistes de son gouvernement ainsi que l'inscription idéologique de la nation dans la sphère socialiste (contexte de la guerre froide), renforceront le rapprochement avec l'Union soviétique. C'est la raison pour laquelle l'Armée nationale populaire devint à l'indépendance de l'Algérie le second pays africain, après l'Égypte, à obtenir la plus grosse assistance militaire de Moscou. Lors de la guerre d'indépendance, des unités de l'ALN disposaient de bases arrières en Libye et en Égypte, où elles bénéficiaient déjà de l'appui de conseillers militaires soviétiques .


On assistera à de sanglants règlements de comptes entre l'armée des frontières qui était durant la guerre d'indépendance stationnée en Tunisie et au Maroc et les maquisards des wilaya pour le contrôle du pouvoir après l'indépendance.

En octobre 1963, après plusieurs mois d'incidents frontaliers, la « guerre des sables » éclate entre le Maroc et l'Algérie. Un cessez-le-feu organisé par l'OUA est signé début octobre, et les belligérants retrouvent leurs positions antérieures.

Deux ans plus tard, eut lieu le 19 juin 1965 un Coup d'État qui porta Houari Boumédiène au pouvoir à la place de Ben Bella.

Le 27 janvier 1976, éclata un deuxième conflit entre l'Algérie et le Maroc. Ce dernier pays affirmait ses visées territoriales en annexant le Sahara Occidental, tandis que l'Algérie, refusant l'extension de son voisin au nom de l'intangibilité des frontières héritées de l'ère coloniale et du principe de l'autodéterminationONU); La rhétorique marocaine interprète quant à elle la position exprimée par l'Algérie comme une volonté de celle-ci d'emprunter un couloir vers l'Atlantique, ce qui lui permettrait notamment d'exporter son pétrole ainsi que son important minerai de fer de Gara Jbilet de manière rentable. Les combats se focalisèrent essentiellement à Amgala et s'achève par un cessez le feu. des peuples (position réaffirmée par l'

Structures

L'armée algérienne a toujours bénéficié d'une attention particulière pour son équipement. Le pays est divisé en six régions militaires, chacune comprenant un quartier-général. Un schéma d'organisation adopté pendant la guerre d'indépendance est maintenu après celle-ci, afin de garder à la fois un contrôle des frontières (tensions récurrentes avec le Maroc sur la question du Sahara occidental, grand banditisme dans le désert, etc.), et de lutter contre les insurrections potentielles. Chaque commandement régional est responsable de l'administration des infrastructures militaires, de la logistique, du logement et de la formation des conscrits. À sa tête, il existe un État-major (aujourd'hui dirigé par le chef d'état-major Gaïd Salah) qui coordonne l'ensemble des activités militaires et de lutte contre le terrorisme avec le soutien des commandants des forces terrestres, aériennes, DAT (défense aérienne du territoire) et navales.
Cependant la fonction de chef d'état-major a beaucoup perdu de son influence au profit de la fonction de ministre délégué à la défense détenue par A. Guenaïzia et du secrétaire général du ministère de la défense le général major Sanhadji. Guenaïzia exerce aussi son autorité vis-à-vis de la gendarmerie nationale.

Toutefois, le pouvoir de l'armée dans le pays forme également un binôme très complexe avec le pouvoir politique grâce à l'influence du DRS (services de renseignements) : une structure héritée du contexte de l'indépendance, avec l'État-Major Général (EMG) de l'Armée de libération nationale qui œuvrait parallèlement avec le gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA). Ce schéma n'a jamais été exempt de tensions à l'exemple de l'annulation des élections de décembre 1991 ou de la démission de Liamine Zeroual de sa fonction de président de la république.1999
Aujourd'hui, ce schéma est dit persistant même si le président Bouteflika œuvre actuellement pour un renforcement du « pouvoir civil » au sein de l'État. Toutefois, cet exercice s'avère toujours délicat.

En juillet 2006, le président Bouteflika a élevé au grade de général de corps d'armée (le plus haut grade de l'ANP, n'ayant été détenu jusqu'à cette date que par le seul ancien chef d'état major Mohamed Lamari) les généraux majors Gaïed Salah (CEM et le plus âgé des généraux), Mohamed Mediène (DRS) et Abbas Ghezeiel (le plus ancien général major en activité et ex-chef de la gendarmerie, actuellement conseiller militaire de Bouteflika).

Grades de l'ANP


Les dénominations sous lesquelles se déclinent les différents grades, sont communes à toutes les armées (Terre, air, Marine, Défense aérienne du Territoire et gendarmerie) qui composent l'ANP, et répertoriées au sein de groupes hiérarchiques bien définis. Le grade le plus élevé de la hiérarchie est celui de général de corps d'armée.


Grades d'officiers supérieurs de l'ANP
Grades d'officiers et de sous-officiers de l'ANP
Grades de soldats de l'ANP

La hiérarchie se compose des groupes suivants :

  • Officiers-généraux
    • Général de corps d'armée
    • Général-Major
    • Général
  • Officiers-supérieurs
    • Colonel
    • Lieutenant-colonel
    • Commandant
  • Officiers
    • Capitaine
    • Lieutenant
    • Sous-lieutenant
    • Aspirant
    • Élève-officier
  • Sous-officiers 
    • Adjudant-chef
    • Adjudant
    • Sergent-chef
    • Sergent
    • Élève sous-officier
  • Hommes de troupes
    • Caporal-chef
    • Caporal
    • Soldat

Armée de terre

L'armée de terre algérienne dispose en 2007 d'un effectif de 190 000 soldats (appelés au service militaire).

Principaux matériels de l'armée de terre algérienne[4]
Matériel Type En service (+commandes)
T-90S              Char de combat 300 (en cours de livraison)
T-72AG Char de combat 500
T-62 Char de combat 300
T-55AMV Char de combat 280
BRDM-2 Véhicule de reconnaissance 90 (dont 64 équipés de missiles AT-3)
BMP-3 Véhicule de combat de l'infanterie 100
BMP-2 Véhicule de combat de l'infanterie 304
BMP-1 Véhicule de combat de l'infanterie 680
BTR-80 Véhicule de transport de troupes 150
BTR-60 Véhicule de transport de troupes 400
Fahd Véhicule de transport de troupes 100
OT-64 Véhicule de transport de troupes 150
BCLM-5 Véhicule de transport de troupes 800
BTR-50/OT-62 Véhicule de transport de troupes 110
2S1 Gvozdika Artillerie 175
2S3 Akatsiya Artillerie 75
D-30 Artillerie 490
D-74 Artillerie 35
M-46 Artillerie 10
BM-21 Lances roquettes 50
BM-14 Lances roquettes 50
BM-24 Lances roquettes 50
BM-30 Lances roquettes 18
SA-3 Goa SAM 11
SA-6 Gainful SAM 40
SA-7 Grail SAM 180
SA-8 Gecko SAM 48
SA-9 Gaskin SAM 50
SA-13 Gopher SAM 24
SA-14 Gremlin SAM 180
S-300 SAM 8
SA-22 G


Les Forces Spéciales d'intervention (parachutistes) disposent de 17 brigades Para-Commando, adaptée à la lutte antiterroriste et aux incursions en territoire ennemi dont le signe distinctif est le port du béret vert rouge ou noir. Formés au combat rapproché à l'EATS (École d'application des troupes spéciales) de Biskra grâce à l'art martial du Kuksool d'origine coréenne.

De nos jours, des officiers militaires américains s'activent dans le Sud algérien et fournissent des équipements à l'armée, comme des HMMWV(350), des lunettes à infrarouge afin de lutter contre le terrorisme du GSPC qui est devenu Al Qaïda Maghreb et les Touaregs rebelles séparant les frontières sud particulièrement entre le Mali, le Niger, la Mauritanie et l'Algérie.