Aptitude médicale

Pourquoi un certificat d'aptitude médicale et mentale aéronautique ?
  1. A l'évidence, un pilote ne doit pas souffrir d'une pathologie qui pourrait le priver subitement de la faculté de piloter en sécurité son appareil.
  2. Il doit avoir une audition suffisante pour par exemple converser avec le contrôle aérien dans un environnement souvent bruyant, et où les communications sont parfois de mauvaise qualité.
  3. Il doit avoir une acuité visuelle lui permettant d'assurer en vol, la séparation vis-à-vis des autres appareils, souvent difficile à distinguer lorsqu'il n'y a pas un bon contraste visuel.
  4. Il doit prendre de nombreuses décisions, certaines ont une action directe sur la sécurité du vol.
  5. etc...
Pour ces différentes raisons, un examen médical est obligatoire pour pouvoir voler en tant que Commandant de bord (= seul à bord, ou avec des passagers).

L'arrêté du  2 décembre 1988 définit les principaux critères d'aptitude pour les pilotes non professionnels (cliquer ici).
Veuillez trouver ci-dessous un résumé de cet arrêté.


APTITUDE Médicale au pilotage d’avion léger (Aptitude classe 2)

  • Les pilotes professionnels doivent passer une visite médicale (Aptitude classe 1) qui se déroule dans des centres d’expertise du personnel navigant.
  • Les pilotes Privés doivent passer une visite médicale (Aptitude classe 2) qui doit être réalisée par un médecin agréé. Liste des médecins agréés (cliquez ici).
  • Ces visites médicales ne sont pas remboursées par la Sécurité Sociale. Les éventuelles demandes d'examens complémentaires non plus.


Pour voler seul  (pilote breveté, élève lâché), il est obligatoire d’être apte médicalement.
Pour cela il est nécessaire de consulter un médecin agréé et de répondre à des normes médicales définies par arrêté.

Le rôle du médecin aéronautique est de vérifier si le candidat répond ou non à cet arrêté, si le candidat ne répond pas à ces normes, le candidat peut demander au conseil médical de l’aviation civile une dérogation, ce conseil siège à Paris et examine le dossier du candidat sur pièces. La validité de la visite médicale est de 5 ans pour les moins de 40 ans, de 2 ans pour les plus de 40 ans et d'un an pour les plus de 50 ans.

Le médecin agréé ne peut pas de lui-même autoriser une quelconque dérogation à cet arrêté.

Voilà pour le principe général, en pratique quelles sont les principales maladies qui peuvent rendre le candidat inapte définitivement ?

Ophtalmologie
La perte de vision d’un œil.
Une acuité visuelle inférieure à 7/10 malgré le port d’une correction optique.
Une puissance de verres correcteurs supérieurs à +5 ou -5 Dioptries.
Par contre, contrairement aux idées reçues, le daltonisme n’est pas une inaptitude pour un pilote privé,  (il sera simplement inapte au vol de nuit).

Audition :
Une surdité même appareillée doit faire l’objet d’un examen ORL avec audiogramme et demande dérogation

Cardiologie :
Un antécédent d’infarctus est théoriquement accessible à une dérogation, mais quasiment à chaque fois refusée.
Un Pace Maker entraîne l’inaptitude définitive.
Une Hypertension artérielle traitée (sous réserve que le traitement soit compatible avec le vol) est autorisée.

Cancérologie :
Un antécédent de cancer doit faire l’objet d’une demande dérogation, celui-ci doit être en rémission.

Handicap :
Un handicap de l’appareil locomoteur (rachis, membre inférieur, membre supérieur) doit faire l’objet d’une demande de dérogation.

Pneumologie :
Un asthme nécessite une dérogation, et peut être difficile à obtenir selon la gravité de celui-ci.
Un syndrome d’apnée du sommeil entraîne l’inaptitude.

Le Diabète :
Une dérogation est possible si le diabète est équilibré, absence de lésions secondaires, et bien sûr si pas de traitement par insuline.

Neurologie :
L’épilepsie entraîne l’inaptitude définitive.

La prise de médicament :
Certains médicaments rendent le pilote inapte en particulier à cause des effets secondaires possibles (somnolence…),
il est difficile ici de les passer tous en revue.

Rendent le pilote inapte :

  • La prise d’anticoagulant.
  • Un traitement psychotrope.
  • L’insuline.
  • Certains antidiabétiques oraux.

Les informations présentées ci-dessus sont un résumé succinct afin de répondre aux questions les plus fréquentes, si vous n’êtes pas dans les cas décrits ci-dessus, cela ne signifie pas que vous êtes apte pour autant, il faudra vous rapprocher du médecin aéronautique.

Voici deux liens à ce sujet :
http://www.pilotlist.org/medico/aptitude.html

http://www.medsyn.fr/perso/g.perrin/aero/normes/main.htm