Le message du Président

Lors de son voyage en Bulgarie et en Macédoine du Nord, entrepris du 5 au 7 mai 2019, le pape François a rappelé le fait qu'à travers l'histoire des Eglises trois oecuménismes ont marqué la chrétienté. 

L'oecuménisme du sang qui est celui par lequel se retrouvent et se sont retrouvés, dans la persécution et sans le vouloir, depuis le début de leurs divisions, les chrétiens des différentes Eglises. Cet oecuménisme existe ; il est presque permanent et bien réel.l'histoire des Eglises trois oecuménismes ont marqué la chrétienté. 

L'oecuménisme du pauvre qui est celui qui unit, sans qu'ils ne le sachent, les chrétiens des diverses Eglises dans leurs efforts à soulager leurs frères les plus pauvres et les exclus de la société dans lesquels le Christ est présent.   

Enfin, il y a l'oecuménisme de la mission grâce auquel les chrétiens des différentes Eglises se retrouvent lorsqu'ils annoncent, chacun de leur côté, l'Evangile. 

Toutefois, le Saint-Père n'a pas voulu s'arrêter là. Il nous a proposé un oecuménisme de la base qui n'attende pas que les solutions tombent d'en haut. C'est ce qu'il a autrement qualifié d'oecuménisme du témoignage qui est aussi en quelques sortes, selon nos propres termes, un oecuménisme de l'exemplarité. D'autres ont parlé pour lui d'un Oecuménisme de l'action qui se traduit par un effort de paix entre les peuples. 

En adhérant aux ACOS, vous emboîtez le pas de l'oecuménisme du témoignage et de l'exemplarité car c'est en particulier sur cette dernière forme d'oecuménisme que notre association entend porter ses efforts à travers le rayonnement chrétien de ses membres qui deviendraient des témoins d'un oecuménisme réussi et, par le biais du dialogue amical, en suscitant des témoignages de fraternité et de compréhension entre chrétiens catholiques et orthodoxes.

Telle est la nature de notre engagement pour l'oecuménisme que nous appelons de nos voeux et qui doit être commun aux orthodoxes et catholiques et que notre Pape a qualifié "d'exigence essentielle de la foi que nous professons, un prérequis qui naît de notre identité même de disciple de Jésus". C'est "un chemin irréversible", dit-il, en insistant sur le fait qu'il ne s'agissait pas d'une "option".  

Jean-Pierre Fattal