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LIBERTE : DU 19/06/2013

Actualisation des dossiers et programme des 150 000 logements

Le dg de l’aadl dit tout

Par : K.REMOUCHE

Crédibilité 
Après plus de dix ans de gestion catastrophique de l’AADL, l’agence publique semble retrouver ses marques avec la décision du ministre de l’Habitat actuel de relancer la formule et la nomination d’un nouveau directeur général qui, depuis son installation, a travaillé d’arrache-pied dans un environnement hostile pour redresser la situation. Avec comme atouts, une politique d’une plus grande transparence. Les fruits de cet effort sont aujourd’hui palpables : l’opération d’actualisation des dossiers 2001-2002 est sur le point d’être clôturée. Une bonne partie des souscripteurs avec le versement de la première tranche ont retrouvé espoir. L’autre chantier lancé est celui de la construction des 150 000 logements faisant partie du nouveau programme de l’Aadl. Les travaux de milliers de logements ont déjà débuté, avec comme obligation l’achèvement des logements par des consortiums algéro-étrangers dans un délai de 24 à 30 mois. Une bonne portion de ces logements est réservée aux souscripteurs de 2001-2002.
 Ce programme consistant, financé à hauteur de 15 milliards de dollars par les banques publiques, a suscité l’intérêt de géants du BTP, en particulier Bouygues, Vinci, Astaldi, Prebuild. Il s’agit de savoir si l’Algérie profitera de cette opportunité exceptionnelle pour arracher un réel transfert de savoir-faire, moderniser ses systèmes de construction et favoriser l’émergence de groupes algériens du BTP de grande taille. Par ailleurs, la bataille est loin d’être gagnée. Si jusqu’ici tout semble baigner dans l’huile, l’Aadl sera confrontée dans quelques mois au problème de l’affectation des logements. Parviendra-t-elle à réhabiliter sa crédibilité écornée par une décennie de népotisme, d’opacité et de rumeurs de corruption ? L’enjeu demeure la répartition juste des logements. La bataille ne sera pas facile. Tant que les manipulations et les interférences joueront contre l’effet transparence-équité. Le gouvernement Sellal et le ministre de l’Habitat engageront dans ce pari leur crédibilité, dont l’un des chemins est la réhabilitation des souscripteurs de 2001 et 2002 qui ont vécu le calvaire pendant plus de 12 ans.

DOSSIER : LA RELANCE DE L’AADL

lyes Benidir, Directeur Général de l’AADL, à “Liberté”

“17 400 dossiers déclarés éligibles”

 Par : Khaled R.

 Le premier responsable de l’agence dresse dans cet entretien un premier bilan de l’opération d’actualisation des dossiers 2001 et 2002. Il fournit, en outre, des détails sur le programme de réalisation de 150 000 logements. 


Liberté : Quel est le premier bilan de l’opération d’actualisation des dossiers 2001 et 2002 ?

entretien réalisé Par : K.REMOUCHE

 Lyes Benidir : C’est une opération qui a démarré le 28 janvier 2013 et qui a concerné 108 261 souscripteurs de 2001 et 2002.  L’opération d’actualisation des dossiers des souscripteurs de 2001 a pris fin le 5 mai 2013 et celle de 2002 s’achèvera le 25 juin  2013.

 À ce jour, sur les 108 261 souscripteurs, 41 253 ont procédé à l’actualisation de leur dossier sur 59 272 souscripteurs convoqués, soit un taux de 69,59%. En d’autres termes, l’AADL enregistre près de   32% de désistements pour une raison ou  une autre. Sur les 42 253 souscripteurs, 33 051 sont de sexe masculin, 8 202 de sexe féminin. Et 20 000 dossiers sont passés  par le filtre qui a révélé 17 400 cas éligibles


Ces derniers sont invités au fur et à mesure  et en fonction de la date d’actualisation   par voie de lettre recommandée à récupérer les ordres de versement au niveau de l’OPGI de Bir-Mourad-Raïs. L’opération s’établira sur 6 mois.
 


Une commission d’éligibilité se penchera  sur l’étude des dossiers et en application des critères d’éligibilité contenus dans le décret du 25 décembre 2012 portant modification de l’article du décret du 23 avril 2001, le salaire doit être supérieur à 24 000 dinars et égal à six fois le SNMG, soit 108
000 dinars. Ne peut postuler à ce programme, ni lui ni son conjoint, si le postulant possède un bien à usage d’habitation ou un lot de terrain à bâtir, bénéficié d’une aide financière de l’État, ou de l’acquisition d’un logement. Il y a lieu de noter que l’ordre de versement de l’apport initial de 10% est fixé à  27 millions de centimes pour un F4 et 21 millions de centimes pour un F3.

 Qu’en est-il des cas des veuves et des retraités qui sont âgés entre 65 et 69 ans ? 

Sur instruction de M. le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, le cas des souscripteurs décédés vient d’être réglé. En effet, le traitement de la demande est soumise au principe de solidarité des conjoints et par conséquence en cas de décès de l’un ou de l’autre, le droit de poursuivre la procédure n’est autorisée que pour le conjoint (la veuve a donc le droit d’actualiser le dossier). 

Pour les retraités âgés entre 65 et 68 ans,   ces derniers sont éligibles avec cette précision contenue dans le décret exécutif du 2 novembre 2004 modifiant le décret n°01- 105 qui stipule que “le paiement de la dernière mensualité du prix de vente du logement doit être effectuée par le bénéficiaire avant que son âge dépasse les 70 ans”. 

Les souscripteurs qui avaient un salaire de plus de 24 000 dinars en 2001-2002 et qui à cause des augmentations de salaires de ces dernières années touchent plus de 108 000 dinars ou le cumul de leurs revenus avec leur conjoint depuis dépasse ce seuil, sont-ils éligibles au logement AADL ?


En application du décret 01-105 modifié et complété, les salaires supérieurs à 108 000 dinars ne peuvent prétendre à la formule location-vente. Par contre, leurs dossiers seront transférés à l’Enpi pour être pris en charge dans le cadre du programme promotionnel public (LPP). Ces postulants ont droit à un crédit bancaire préférentiel au taux de 1% pour acquérir ces logements. Il n’y a pas de programme AADL/LPP ; seulement, le gouvernement veut construire des  cités intégrées où il y aura du logement social, du logement AADL et du logement LPP avec tous les équipements nécessaires (ex-cité intégrée de Sidi-Abdallah).

Pouvez-vous nous fournir des détails sur le nouveau programme AADL de 150 000 logements ?

L’AADL a en charge de lancer avant fin 2014, 150 000 logements répartis sur 48 wilayas (contre 24 wilayas dans l’ancien programme de 55 000 logements). Les travaux de réalisation de 40 000 logements sur dix wilayas sont lancés avec un délai de réalisation fixé entre 24 et 30 mois.    
Pour la wilaya d’Alger qui représente 60% de ce programme, les sites dont les travaux  sont déjà lancés sont en l’occurrence Aïn Melha (Birkhadem), Ouled Fayet,  Sidi-Abdallah et Bouinan (Blida).
 

Que reste-t-il à livrer concernant l’ancien  programme AADL de 55 000 logements 2001-2002 ?

À la fin de l’année 2013, on ne parlera plus du programme 2001-2002 de 55 000 logements. Il s’agit de 3 000 logements achevés ou à des taux d’achèvement très avancés.  En effet, l’AADL a  pu terminer la livraison  des logements des sites de Badjarrah et Ouled Fayet. Les 341 logements de Draria, les 271 logements de Aïn Benian et les  962 logements de Heuraoua seront livrés en totalité.

Un dernier mot... 

L’AADL appelle les souscripteurs à être confiants. Car tous les problèmes qui peuvent surgir seront traités et pris en charge.  Il y a lieu de ne pas s’impatienter.   
Par ailleurs, la réhabilitation des cités de  l’AADL constitue pour moi une priorité.  Tous les moyens seront progressivement mis en œuvre pour améliorer toutes les prestations.

 Le programme des 150 000 logements

Par : Said SMATI

Les projets de construction des premiers logements du nouveau programme de l’AADL (Agence nationale de l’amélioration et du développement du logement), qui vise à réaliser 150 000 unités, ont été lancés fin mars dernier. Une convention de financement pour la réalisation des 100 000 logements a été signée par le Crédit populaire d’Algérie (CPA), l’AADL et la Caisse nationale du logement (CNL). Le CPA financera, au nom de l’ensemble des banques publiques, quelque 100 000 logements de type location-vente sur les 150 000 prévus dans le nouveau programme AADL.
Les 50 000 logements restants seront financés directement par le Trésor public. L’État a décidé d’injecter quelque 5 milliards de dollars pour les nouveaux programmes de logements afin de résorber définitivement la crise. Les 150 000 logements bénéficieront aux 48 wilayas. Pour la wilaya d’Alger uniquement, où un sérieux problème de foncier se pose, des assiettes ont été dégagées pour recevoir au moins 60 000 logements. Pour mener à bien ce projet, le ministère a choisi d’aller vers des joint-ventures avec des entreprises étrangères notamment portugaises, italiennes et espagnoles. D’ailleurs, les Portugais sont les premiers à démarrer un chantier de logements à Alger où l'AADL et l’Entreprise nationale de promotion immobilière (Enpi) prévoient la réalisation de 60 000 logements “location-vente” et 45 000 logements promotionnels publics (LPP) en 2013 et 2014. Près de 60% des nouveaux logements AADL qui seront réalisés dans le cadre de la formule location-vente sont des F4 d’une superficie de 90 m2. Les logements restants seront des F3 d’une superficie de 75 m2. Le délai de réalisation, fixé à 24 mois, peut être exceptionnellement prolongé à 30 mois, avait indiqué M. Tebboune, qui a promis que le scénario du programme AADL 2001 ne se reproduira plus.

 

Gestion des cités AADL

La nouvelle feuille de route

Par : Khaled R.

“Le DG de la filiale gestion immobilière de l’AADL a été relevé de ses fonctions, par nos soins. On a recruté un nouveau DG  avec une nouvelle feuille de route”, a indiqué à Liberté Elias Benidir, DG de l’AADL. 
En quoi consiste-t-elle ? “Elle consiste à  coiffer tous ces gérants en leur changeant de site, ainsi que la création de postes de superviseurs qui auront comme mission de  contrôler le travail des gardiens d’immeubles et des gérants de site. C’est toute une réorganisation qui va être mise en place dans un délai de trois à quatre mois. À cette échéance, les fruits de cette réorganisation seront palpables”, a-t-il ajouté.
 
Des mesures seront également prises pour prendre en charge les ascenseurs.
“Un appel d’offres a été lancé. Il s’est avéré infructueux. On va lancer un nouveau appel d’offres dans les prochains jours à l’intention des entreprises spécialisées afin d’assurer la maintenance des ascenseurs des cités AADL”, a précisé M. Benidir.
Le DG de l’agence compte ainsi prendre le taureau par les cornes et mettre fin à la gestion catastrophique de nombreuses cités AADL.

 DOSSIER : LA RELANCE DE L’AADL

Logement

Faire renaître l’espoir chez le demandeur

Par : Said SMATI

 Le nouveau programme AADL vise à réaliser 150 000 logements en 2013 et 2014, dont la priorité sera donnée aux souscripteurs de 2001 et 2002


Le nombre global des souscripteurs de 2002 concernés par l'actualisation des dossiers sur tout le territoire national avoisine les 32 000 personnes, alors qu'il dépassait les 60 000 pour les souscripteurs de 2001. En exigeant de l'Agence nationale de l'amélioration et du développement du logement (AADL) de travailler les samedis et vendredis, c'est du temps que veut gagner le ministre pour en finir, rapidement, avec l'actualisation des dossiers des souscripteurs de 2001 et 2002.


Pour mener à bien cette opération, la direction générale de l’AADL a décidé d’accorder un délai supplémentaire pour l’actualisation des dossiers des souscripteurs au programme de 2001. Fixée initialement au 26 mai dernier, la date butoir a été retardée au mercredi 5 juin 2013.
 


Au-delà de cette date, aucun dossier de 2001 ne pourra être actualisé. S’agissant des souscripteurs au programme location-vente de 2002, l’opération d’actualisation des dossiers devait s’achever le 15 juin prochain, mais un délai supplémentaire de dix jours a également été accordé aux retardataires. Passé le 25 juin, aucun dossier de 2002 ne sera retenu, met en garde l’Agence nationale de l’amélioration et du développement du logement, qui invite les souscripteurs “à respecter scrupuleusement les dates et heures de convocation et à ne plus se présenter au siège de la direction générale au-delà des délais fixés”.


Pour rester dans cette même dynamique, l’agence a commencé, dès le 5 mai dernier, à convoquer les souscripteurs dont les dossiers ont été actualisés pour payer la première tranche du prix de leurs logements. La première tranche est fixée à 210 000 DA pour les logements de type F3. Ils seront destinés aux familles ne comptant pas plus de trois membres (en comptant uniquement les parents et leurs enfants à charge) et 270 000 DA pour les logements de type F4, réservés aux familles de quatre personnes ou plus.

 Des interrogations persistent 


Le directeur général de l’AADL, Elias Benidir, a, maintes fois, fait savoir que “tous les souscripteurs des années 2001 et 2002 seront pris en charge”. Selon lui, l’Agence n’a oublié personne et tous les souscripteurs seront convoqués pour actualiser leurs dossiers et, par la suite, retirer leurs ordres de versement. Mais ces déclarations n’ont pas suffi pour rassurer les souscripteurs aux logements AADL, notamment ceux qui n’ont pas encore été convoqués pour actualiser leurs dossiers. Des interrogations, sans cesse grandissantes, entourent encore la démarche.
 


Plusieurs centaines de souscripteurs au programme de l’Agence nationale de l’amélioration et du développement du logement (AADL) de 2001-2002, qui ont reçu des convocations pour le renouvellement de leurs dossiers, s’interrogent encore pourquoi ils n’ont toujours pas été appelés pour procéder à la phase de paiement de la première tranche.
 
Par ailleurs, bien que l’opération d’actualisation des dossiers des anciens souscripteurs au programme AADL de 2001 tire à sa fin, le 25 juin, certains points demeurent flous pour les bénéficiaires potentiels. Faute d’interlocuteur devant prendre en charge leurs doléances, des centaines de souscripteurs s’étaient rassemblés récemment devant le siège de l’AADL, à Alger, pour protester contre une décision excluant les veuves, les orphelins et des personnes âgées du droit à la formule location-vente, de même que les souscripteurs ayant un revenu inférieur à 24 000 DA, réorientés vers le logement social.  Mais la direction de l’AADL à travers l’entretien accordé à Liberté veut dissiper les rumeurs, barrer la route aux manipulations et rendre le processus transparent.

 

Souscripteurs Aadl

Scepticisme chez les postulants

Le retour de la formule location-vente a-t-il redonné espoir aux citoyens qui rêvent d'accéder à un logement.

Par : Said SMAT

“L’Aadl de 2012 n’est pas l’Aadl de 2001. L’époque de l’anarchie est révolue.” C’est de la sorte que s’était exprimé le DG de l’Aadl (Agence pour l’amélioration et le développement du logement), Elias Benidir, lors de son passage au forum de Liberté. 
Les souscripteurs qui attendent depuis plus d’une décennie leur logement ne demandent qu’à y croire.
 
Tout le monde s’accorde à dire que la réactivation de la formule location-vente est une très bonne chose, car c’est la meilleure formule pour la grande majorité des citoyens en quête de logements. “Nous comprenons que l’offre est en deçà de la demande, mais le vrai problème se situe ailleurs, en particulier dans les attributions des logements, distribués sans aucun critère de transparence, de droit et de priorité.
Là est l’injustice sociale évidente”, explique un des premiers souscripteurs (18 août 2001) et qui attend toujours son logement. “Certes, j’ai réactualisé mon dossier. J’ai même été parmi les premiers à payer la première tranche. Mais l’expérience m’a appris à ne jamais crier victoire avant l’heure”, conclut-il. Même scepticisme chez un cadre d’une entreprise nationale qui estime que “l’anarchie que j’ai constatée lors de la réactualisation de mon dossier à l’APC de Bir Mourad Raïs ne me rassure pas quant au bon déroulement de l’opération. Ceux qui avaient des dossiers complets sont refoulés sans ménagement. Ils sont obligés de revenir le lendemain, empiétant sur les rendez-vous prévus ce jour-là”. 
Dans leur ensemble, les souscripteurs de 2001-2002, même sceptiques, veulent croire à une fin heureuse pour tous.
 
C’est le cas de cet enseignant qui après avoir versé la première tranche estime que “personne ne peut prédire ce qui va se passer. On a attendu plus de douze ans sans rien voir. Aujourd’hui, les choses semblent aller dans le bon sens. Alors laissons faire”.
 
Cet optimisme ne semble pas être l’apanage d’autres souscripteurs, notamment ceux de 2003 à 2005. “Je cherche la liste des souscripteurs Aadl 2003. J’ai un accusé de réception et je veux vérifier si je suis toujours parmi eux. Rien n’a été dit pour le moment, L’Aadl parle d'actualisation des dossiers de 2001 et 2002 et l'ouverture des nouvelles souscriptions seulement.  D’après ses déclarations, le DG de l’Aadl est prêt à ouvrir les portes aux nouveaux souscripteurs, mais à aucun moment il n'a évoqué les souscripteurs de 2003 à 2005”, explique l’un d’eux. D’autres sont dépités par le problème qui se pose pour les dossiers qui ont été refusés par l’Aadl à cause de la limite d’âge qui est fixée selon eux à 65 ans.  Les concernés ont tous déploré cette décision. “S’il n’y avait pas l’accumulation des retards dans la réalisation des logements, on n’aurait pas eu à vivre ce problème aujourd’hui”, a signalé un citoyen dépité. A travers le panel des souscripteurs interrogés, il ressort que personne ne doute de l’opération de réactualisation.
 
Ni même, pour certains, de celle relative au payement de la première tranche du prix du logement. Mais tous évoquent des craintes quant à la distribution des logements. “Payer la première tranche n’est pas une garantie de recevoir son logement”, nous dit l’un d’eux, qui pour argumenter évoque les nombreux souscripteurs ayant payé il y a dix ans et qui attendent toujours. La balle est dans le camp de l’actuel ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme ainsi que du directeur général de l’Aadl, qui devront mettre toutes leurs compétences et tous les moyens pour éviter que les souscripteurs ne revivent un autre calvaire.

 

DOSSIER : LA RELANCE DE L’AADL

 Distribution des logements

La fin du clientélisme ?

Par : A HAMMA

La problématique des critères de distribution des logements, couplée à l’érosion du pouvoir d’achat des catégories les plus vulnérables en écorchant les couches moyennes, de même que la montée du chômage des jeunes, nourrissent le terreau de la contestation sociale et peuvent mener à toutes les dérives.

Au demeurant, les émeutes qui émaillent quotidiennement la quasi-totalité des régions du pays surgissent, le plus souvent, lors des opérations de distribution des nouvelles habitations par les autorités locales. A l’évidence, les conditions d’attribution, aux yeux des citoyens, obéissent beaucoup plus au “clientélisme” lié aux intérêts des féodalités locales qu’aux priorités objectives. Et pourtant, s’il y a un secteur, où de grandes réalisations ont été accomplies par l’Etat algérien, c’est bien celui du logement. La formule AADL, qui a permis aux catégories sociales moyennes d’accéder à un toit, a été, pour des raisons inexplicables, stoppée court. Il semble que le nouvel exécutif veuille la relancer. Il est vrai, paradoxalement, que la majorité des Algériens reconnaît que le secteur du logement a connu ces dernières années une activité remarquable, perceptible à travers les réalisations déjà effectuées durant le plan quinquennal 2005-2010 et d’autres en cours de livraison. Lors de la réunion d’évaluation du secteur de l’habitat, tenue dans le cadre des auditions présidentielles, le bilan des réalisations à la fin de l’année 2009 a fait état de la livraison de 1 045 000 logements dont 59% urbains et 41% ruraux. A la fin de la même année, le parc national de logements aurait atteint 7 090 000. Le taux d’occupation, quant à lui, a enregistré une baisse significative, passant de 5,79 personnes par logement en avril 1998 à 4,49 à la fin 2009. Pour ce qui est du plan 2010-2014, 2 000 000 de logements sont programmés, dont 1 200 000 seront livrés durant la période quinquennale. Parmi ces habitations, 800 000 devront être de nature sociale locative et le reste (1 200 000) bénéficiera de l’aide de l’Etat (logement social promotionnel et rural). Dans ce même contexte, il est prévu la résorption de l’habitat précaire pour son éradication totale. Il reste que cette dynamique, dont les retombées sociales et économiques sont indéniables en termes de croissance, de création d’emplois et de relance de l’investissement, devra tendre vers plus de qualité, de maîtrise des coûts, du respect des normes antisismiques et de transparence dans les critères et les modalités d’affectation des logements. Par ailleurs, les pouvoirs publics seraient bien avisés de combattre, plus énergiquement, deux fléaux qui tendent à devenir structurels dans ce secteur. Le premier est relatif à la corruption, notamment au niveau des collectivités locales. Qui ne sait pas que compte tenu du bas prix de cession des logements sociaux participatifs, par rapport aux prix du marché de l’immobilier, certains citoyens recourent à la “chipa” pour acquérir un appartement. L’autre problème que tout un chacun sait, au moins par ouïe-dire, c’est la reconstitution quasi automatique des habitations précaires par le fait de certains bénéficiaires de logements eux-mêmes, qui n’hésitent pas à les revendre en renchérissant sur les prix. C’est probablement pour lutter contre ces phénomènes pervers que le projet de loi de finances 2012 a prévu la réintroduction de l’incessibilité du logement social pour une durée de 10 ans. A l’évidence, la question du logement et l’amélioration du cadre bâti se déclinent aujourd’hui comme problématiques à la fois cruciales et complexes, qui sont au cœur des revendications sociales. Dans le sillage de cette dynamique ambitieuse de réalisation de logements à l’horizon 2014, “le programme global de réalisation de logements 2010-2014 est de 2 400 000 unités et coûtera à l’Etat 50 milliards de dollars” – loin de compenser les besoins –, on ne peut, au vu des chiffres officiels affichés, que s’interroger sur les raisons du mécontentement des citoyens sur cette politique. Cela est probablement dû à un faisceau de facteurs croisés, dont principalement le scepticisme de nombreux Algériens à pouvoir accéder à un logement, compte tenu de l’injustice avérée dans les critères de répartition des habitations. Du reste, il ne se passe pas un jour sans que des émeutes, parfois violentes, éclatent à chaque affichage, par les communes, de la liste des bénéficiaires des nouveaux logements. Parmi les autres facteurs, il y a lieu de noter les pesanteurs bureaucratiques, la survivance de réticences des banques publiques à jouer pleinement le jeu en termes de financement, notamment, des projets de promotions immobilières privées, l’accès aux assiettes de terrains viabilisés.

 Dossier du logement

Démocratiser le traitement

Par : A HAMMA

Les difficultés que rencontrent les potentiels acquéreurs individuels à obtenir des crédits bancaires soumis à des cautions de garanties… Ces efforts considérables, il faut bien le souligner, ont été salués par Mme Ronik, experte en logement et urbanisme, déléguée onusienne aux droits de l’homme, lors de sa visite en Algérie en juillet 2011. “J’ai apprécié l’effort considérable en matière de logement social, gratuit et vraiment dirigé vers les nécessiteux, et l’inversion budgétaire de l’Etat dans ce domaine à considérer un contexte où la tendance mondiale montre un désengagement des Etats en matière de logement.” Tempérant ses propos optimistes, elle a ajouté : “Il y a crise de logement, et le déficit est structurel.” Elle impute ce déficit à plusieurs facteurs, tels que les pressions économiques dans le passé, liées à l’effondrement des cours du pétrole, l’exode rural massif durant les années du terrorisme, aux prix inflationnistes de l’immobilier… Ce faisant, elle a préconisé une diversification des solutions à la problématique du logement, en liant cette dernière à “l’impératif de démocratiser le traitement du dossier en impliquant davantage la société civile qui pourrait remettre en question la rigidité uniforme des critères d’attribution et d’éviter le cycle infernal des émeutes”.


LE TEMPS D’ALGERIE DU 19/06/2013

18-06-2013

LE MINISTRE DE L'HABITAT L'A CONFIRMÉ HIER :
Réception des dossiers des nouveaux souscripteurs Aadl avant la fin de l'été

Le ministère de l'Habitat et de l'Urbanisme procédera au plus tard avant la fin de l'été à la réception des dossiers des nouveaux souscripteurs Aadl, a laissé entendre le ministre, Abdelmadjid Tebboune. S'exprimant en marge du forum du Cnes, le représentant du gouvernement a estimé que d'ici l'été l'opération des nouvelles inscriptions débutera. 

«On travaille même le vendredi mais les gens (souscripteurs 2001-2002) ne viennent pas et s'agglutinent le samedi», a-t-il commenté avant de préciser : «Plus ils viennent plus les échéances des nouvelles inscriptions approchent.» «Nous avons traité les dossiers de 2001 nous sommes dans ceux de 2002», a-t-il encore ajouté.

 Le ministre a également loué le travail des agents de l'Aadl. «Il faut que les gens sachent que les agents de l'Aadl n'ont jamais été aussi mobilisés que maintenant. Ils travaillent toute la semaine, ils font l'impossible pour renouveler tous les dossiers de tout le monde et les reprendre, c'est moi qui l'ai exigé», a-t-il dit, avant de regretter que «certains citoyens mal intentionnés ont semé dans les esprits des gens l'idée qu'on était en train de donner des documents (ordre de virement) pour les calmer».

 S'agissant des «assiettes de terrain», le ministre a affirmé qu'elles sont disponibles. «La plupart des terres autour de la capitale sont urbanisables», a-t-il dit. Les seules domaines «intouchables, quitte à habiter sous les tentes, sont les forêts, les terres irrigables ou productives».

 Toutes les terres à faible rendement sont à exploiter, le périmètre urbain augmente. Le problème se pose uniquement, selon lui, dans certaines villes mais il ajoutera qu'aucune terre agricole n'a été touchée, seulement celle «à faible rendement». «Nous faisons l'impossible pour satisfaire le citoyen», dit-il, rappelant que le problème avec le ministère des Finances concernant l'enveloppe globale des 150 000 logements est «réglé».



Adresse : Web :www.aadlalger2001/2002

EL MOUDJAHID DU 18/06/2013

Mise en garde du ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme : Les entreprises de construction défaillantes seront lourdement sanctionnées

Les entreprises de construction ne respectant pas les délais de réalisation seront «lourdement» sanctionnées et interdites de tout projet de logements à l’avenir, a averti, hier à Alger, le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, Abdelmadjid Tebboune.

PUBLIE LE : 19-06-2013 | 0:00

Les entreprises de construction ne respectant pas les délais de réalisation seront «lourdement» sanctionnées et interdites de tout projet de logements à l’avenir, a averti, hier à Alger, le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, Abdelmadjid Tebboune. «Nous avons transmis dernièrement une circulaire aux autorités locales visant à sanctionner les entreprises engagées dans la réalisation du programme de logements publics, notamment le Logement social participatif (LSP) et les mettre dans une liste noire», a déclaré M. Tebboune, en marge du forum économique et social du cinquantenaire, organisé par le Conseil national économique et social (CNES). Les sanctions portent essentiellement sur le retrait de l’agrément à certains promoteurs immobiliers et l’exclusion d’autres de tout marché dans le secteur de l’habitat. «Ces entreprises sont tenues d’achever leurs projets. Mais, tout de même, elles seront sanctionnées à l’avenir. Il faut qu’elles comprennent que le temps, c’est de l’argent. Les retards ne font que des pertes, et ce n’est pas le citoyen qui doit supporter les carences de l’entreprise», a-t-il averti. Il a, par ailleurs, appelé les entreprises à moderniser leur processus de réalisation et leur mode de gestion en se dotant des nouveaux moyens de construction, dont les laboratoires et les bureaux d’études. «Nous sommes l’un des rares pays à avoir l’ambition de loger ses citoyens. Nous faisons dans le développement humain d’une façon extraordinaire. Seulement, nous ne pouvons plus construire d’une manière traditionnelle», a-t-il souligné, rappelant que la moyenne de réalisation de logement en Europe est de trois mois et demi, contre trois ans en Algérie.
Concernant le programme de location-vente de l’Agence nationale de l’amélioration et du développement du logement (AADL), M. Tebboune a affirmé que l’opération d’actualisation des anciens dossiers de 2001 et 2002 est en cours de finalisation, permettant ainsi aux nouveaux postulants de s’inscrire à ce programme «très prochainement». «Je ne peux pas vous donner une date exacte pour le début de la réception des nouveaux dossiers, mais je vous rassure que ce n’est pas loin», a-t-il déclaré à la presse. Selon le ministre, cette opération dépend essentiellement de la clôture de l’actualisation des dossiers de 2001 et 2002, dont le nombre dépasse 110.000 demandes.
«Les agents de l’AADL n’ont jamais été autant mobilisés que cette fois-ci. Ils travaillent 7/7 jours. D’énormes efforts sont déployés pour renouveler les anciens dossiers. Cependant, beaucoup de citoyens ne respectent pas leur rendez-vous», a-t-il déploré.
Par ailleurs, le ministre a assuré que le problème du foncier est en cours de règlement, et considère qu’il est l’un des plus grands problèmes qui freine l’avancement du programme de logements publics, mais beaucoup de terrains ont été attribués récemment au secteur en attendant d’autre assiettes foncières pour réaliser les différents programmes, notamment AADL qui compte ajouter prochainement 150.000 logements. Quant aux terres agricoles, M. Tebboune a affirmé qu’il est strictement interdit d’utiliser les forêts et les zones irriguées. Toutefois, les promoteurs publics ont recouru aux terres à faible rendement agricole, ce qui est permis par la loi, selon le ministre qui souligne que ce genre de problème ne se pose que dans les grandes wilayas telles qu’Alger, Oran et Annaba. Le ministre prévoit par ailleurs une réduction du déficit national en logements qui serait de seulement 720.000 unités à la fin de l’actuel programme quinquennal (2010-2014). «Le fichier national des demandeurs de logements élaboré ces quatre derniers mois révèle  qu’après la fin du programme actuel, et après suppression des (doubles) demandes, le besoin en logements sera de 720.000 demandes», a-t-il expliqué. «Nous faisons l’impossible pour rattraper le retard. Mais les ingrédients nécessaires pour résoudre le problème sont très difficiles à intégrer», a-t-il reconnu.
AP 
 Publié dans : Abdelmadjid Tebboune


Adresse : Web :www.aadlalger2001/2002

EL NAHAR DU 10/06/2013

شريطة أن يدفعوا ثمن الشقة دفعة واحدة

استفادة المسنين الذين تجاوزوا 65 سنة من سكنات ²عدل²

أفادت مصادر عليمة إن وزارة السكن و العمران و وكالة  ²عدل² قررتا استقبال ملفات المكتتبين الذين يتجاوزون 65 سنة، على أن يدفعوا ثمن الشقة قبل استلام المفاتيح، و هو الإجراء الذي يأتي بعد إقصاء الكثير من هذه الفئات.

و تشرع الوكالة في استقبال الأشخاص المعنيين الذين تم إقصاؤهم في وقت سابق، بسبب احتمال عدم تمكنهم من تسديد المبلغ خلال 20 سنة بسبب تقدهم في السن، و اعملوا بالإجراءات الجديدة المتخذة من أجل منحهم سكنات، و أن عليهم دفع مبلغ الشقة على دفعة واحدة أو حتى مرات كثيرة ، على أن لا يتجاوزوا المهلة المتفق عليها، و هي مدة انجاز السكنات، حيث أنهم لن يحصلوا على مفاتيح الشقة  إلا أذا دفعوا المبلغ كاملا، و هو الإجراء الذي يعتبر خطوة من طرف الوكالة لتحسين صورتها، خاصة بعد أن شهدت عدة احتجاجات من طرف الفئات التي حرمت من السكن، بسبب تأخر بناء السكنات و التلاعب في تحديد قوائم المستفدين، كما يطالب المتقاعدون الذين لا يتجاوز راتبهم اليوم 24 ألف دينار بإعادة إدماجهم و تحمل الوزارة الوصية ة الوكالة مسؤوليتهما في التكفل بهم، كما هددوا بالاحتجاج أمام مقر الوكالة يوم الخميس المقبل و ²الانتحار حرقا² في حال ما إذا كان رد الوزارة سلبيا و لم تعثر على الحلول التي تمكن هذه الفئات من سكنات  ²عدل²   مصطفي بسطامي.



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 EL NAHAR DU 09/06/2013

الحكومة تسوي وضعيتهم بإجراء تعديلات على القانون المعمول به

 

تمكين النساء الأرامل من الحصول على مساكن "عدل"

 

قررت الحكومة تسوية وضعية الأشخاص المتوفين الذي أودعوا على مستوى الوكالة الوطنية لتحسين السكن و تطويره "عدل" من خلال تحويل السكن مباشرة الى الأرملة، و هو قرار الذي سيصبح عمليا خلال الأيام القليلة القادمة و ذلك بعد إجراء بعض التعديلات، ستتمكن بها وكالة "عدل" من تسوية وضعية النساء الأرامل خاصة و أن الإجراءات المعمول بها في هذا الشأن تؤكد على أن السكن يكون من نصيب الزوج                            

 ح م