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La celebration du tricentenaire de notre chere cite "Grande Riviere"

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Grande Grande Rivière du Nord, une Ville, une Paroisse

 

Grande Rivière du Nord, une Ville, une Paroisse.
Sans ostentation, d’être le mieux placé pour parler de la Grande Rivière du Nord, voulez-vous, chers amis rivenordais, qui êtes si fiers de votre ville natale, qu’ensemble nous cherchons à découvrir une tranche trop négligée de son histoire vieille de plus de ces 300 ans qu’on s’apprête à célébrer en cette année glorieuse de 2012.
Pour la vérité, l’histoire de la Grande Rivière du Nord, n’avait pas attendu 1712 qui marquent la fondation de la Paroisse pour commencer. Rappelons qu’il a fallu attendre près de 70.000 ans avant le présent, selon les estimations les plus généreuses, pour que les envahisseurs venus d’Asie des homos sapiens pénètrent le continent américain, jusque là ignoré par les géographes du monde. Déjà, l’espace que nous occupons existait.
Cependant, par clémence, nous allons retracer l’histoire de la Grande Rivière du Nord à partir de la période pré colombienne. Disons à nos jeunes gens qui l’ignorent que le nom originel de la ville fut Guanaraquaï nom améro-indien qui signifierait Grande rivière. Ce fut une ancienne bourgade du Marien, Royaume qui fut placé sous l’autorité de Guacanagaric. Nous savons peu de chose sur la population de l’époque, seulement des historiens contemporains nous font croire que certains vocables tels : Hamac, Coui, Mabouya, Bo, Canari, Anna, y furent utilisés.
A l’arrivée des Espagnols, en 1492, l’île d’Haïti devenait Hispaniola. Guanaraquaï avait subi la politique de rapine des européens, imposée à travers : le repartimientos, l’introduction du christianisme, le meurtre, le rapt, les chiens policiers, les maladies étrangères et la famine artificielle. Ce qui décima la population des autochtones, improprement surnommés Indiens du fait que Colomb se croyait arriver aux Indes, en un rien de temps au point que la zone fut méprisée et abandonnée par les Espagnols.
Une situation qui faisait de la région du Marien, la proie facile des premiers aventuriers français et anglais qui disputent l’île d’Haïti au début du 17ème siècle. Déjà entre 1625 et 1630, les français en ont pris possession d’une partie, en attendant le traité de Ryswick de 1697, où 1/3 de la zone occidentale d’Hispaniola fut cédée à la France par l’Espagne. Ainsi, Guanaraquaï (Grande Rivière) de même que les autres régions du Marien devenait possession française.
Dès leur installation, les français substituèrent le vocable St-Domingue à Hispaniola et commencèrent par franciser la dénomination indienne de tous les lieux occupés. Ce fut ainsi que Guanaraquaï fut changée en Sainte- Rose comme les français ont fait pour franciser d’autres localités de l’ancien Caciquat telles que Sainte Suzanne, Saint-Michel de l‘Ata laye, Saint-Raphaël pour ne citer que cela.
Ce faisant, les français ont avec raison pensé que dans un pays sillonné de rivières où l’on rencontre dans l’Ouest, la Grande Rivière du Cul de sac, la Grande Rivière de Léogâne ; dans le Sud, la Petite Rivière de Nippes ; au Centre, la Petite Rivière de l’Artibonite ou encore les Trois Rivières au Nord-ouest, il n’était pas nécessaire d’encombrer le vocabulaire géographique d’une autre Grande Rivière du Nord. Il était préférable de distinguer la région en la désignant par un vocable aussi sonore qu’élégant, d’où le nom de Sainte-Rose fut attribué à ce petit coin de terre.
Cependant, une grande déception attendait les français qui n’ont pas réussi à imposer cette dénomination à la région. Car ils furent bousculés par l’usage populaire considéré comme maitre tout-puissant de la toponymie (science qui étudie les noms des lieux) qui imposa le nom de la Grande Rivière du Nord à l’espace que nous occupons.
D’où, mes chers amis, disons maintenant que les origines de la ville de la Grande Rivière du Nord sont très anciennes. Et cette histoire doit faire disparaitre cette dualité qui se maintiendra entre l’année de fondation de la ville et l’année 1712 où la Chapelle Sainte-Rose de Lima qui dépendait sur le plan religieux de la circonscription ecclésiastique de la Paroisse de Quartier-Morin, du Diocèse du Nord, fut élevée elle-même au rang de Paroisse conçue comme un territoire sur lequel un Curé exerce son ministère. Et un jésuite noir du nom de Père Mérice fut institué comme le premier Curé de cette Paroisse.
Nous croyons avoir dit assez, vous pouvez nous compléter !

Me. Wisner Saint-Juste, Av

 

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