Raconte un conte

Raconte un conte

Lycée Notre Dame de Sion - Istanbul

Une jeune fille désespérée tente de trouver le bonheur et l'amour. Sport, humour, cascades et frissons garantis ... "Raconte un conte" est la réécriture du conte de fées "Cendrillon", à partir de principes de création collective et de techniques d'improvisation.

Avec quelques éléments de décor créés pour l’occasion et leur simple enthousiasme, les élèves relèvent le défi d’improviser une pièce en direct… mais, est-ce vraiment de l’improvisation ...?


Vidéo de regine winisdoerffer

"De ma gorge de belle mère ne s’échapperont que des vers."

"Vous avez 40 minutes pour nous préparer la meilleure mise en scène d’un conte tiré au sort…"

"Nous avons de l’esprit ma chère sœur !"

"Elles étaient belles et blanches de figures mais laides et noires de coeur..."

"Cendres... Lentilles ... AHAHAHAH !!"

"Mais à qui appartient cette chaussure ?"

Le Lycée Notre Dame De Sion d’Istanbul a mis en scène Raconte Un Conte, une pièce originale, écrite par les comédiens de la pièce. Comme c’était la première pièce du festival, il y avait beaucoup d’attente. Nous aussi, nous étions très excitées de voir cette pièce.

C’était une mise en scène du conte classique Cendrillon que tout le monde connaît mais en plus original. Les comédiens incarnaient une troupe de théâtre finaliste d’une compétition et ils devaient interpréter un conte choisi par le présentateur.

Une des belles-soeurs de Cendrillon était jouée par un garçon (Nareg) et, comme c’était inattendu, on a beaucoup ri. Les comédiens avaient de l’énergie et ils ont communiqué avec le public donc nous ne nous sommes jamais ennuyées. Parfois, ils ont utilisé des phrases en turc et ça a fait rire le public. Vers le milieu de la pièce, les comédiens ont échangé leurs rôles et, grâce à ça, nous avons eu la chance de les voir tous sur scène jouer des rôles avec différentes personnalités.

Comme il n’y avait presque aucun décor, ils ont fait des gestes et des mimiques pour concrétiser ce décor absent. C’était génial car nous avons compris tout ce qu'ils voulaient faire ; ce qui prouve qu’ils sont de très bons comédiens !

Ils étaient tous habillés en noir sauf Cendrillon qui portait une robe et seulement, quelques comédiens avaient des accessoires pour illustrer leurs rôles. Par exemple, le prince avait une cape et le père portait un chapeau. Tout était simple mais créatif.

On aurait voulu que cette pièce ne finisse jamais !

Ezgi Özel & Helen Hızarcı

interview avec Nareg

Depuis combien de temps tu fais du théâtre ?

Je fais du théâtre depuis onze ans. J’ai décidé de faire du théâtre, car j’avais remarqué qu’en parlant je faisais énormément usage de mon corps. Par ailleurs, ma mère faisant aussi du théâtre, j’ai commencé avec elle et je n’ai jamais pu arrêter. J’ai été baigné dans cet art. Donc ce fut tout naturel pour moi d’intégrer, il y a deux ans, le club de théâtre de Notre Dame de Sion.

Comme vous avez préparé la pièce ?

Nous avons beaucoup travaillé notre respiration, notre gestuelle, notre façon de parler. Ce fut extrêmement enrichissant. Ce n’est qu’après que nous avons bâti peu à peu notre pièce de théâtre. Elle a d'ailleurs au fil du temps d’autant plus que cette année nous avons beaucoup travaillé l’improvisation.

En ce qui concerne mon rôle dans la pièce de théâtre Raconte un conte, je joue une fille bête et jolie et, franchement, j’adore ce genre de rôle. Ce que j’ai aimé en travaillant pour ce rôle, c’est que j’ai été libre d’y ajouter ma touche personnelle, d’imaginer mon personnage afin de lui donner une âme. Par ailleurs, à chaque représentation, cette jeune fille change, j’improvise et j’adore ça. Selon moi, le plus important c’est les spectateurs. Si le public ne rit pas ou n’applaudit pas, je suis incapable de jouer. Il faut une interaction avec le public.

Quel est l’intérêt des festivals de théâtre ?

L’intérêt des festivals de théâtre comme celui de ce week-end c’est de rencontrer des personnes qui partagent notre passion, de découvrir d’autres théâtres de Turquie et de l’étranger et ce, tout en s’amusant. De plus, en jouant en français, force est de constater que nous améliorons notre français.

Mireille Sadège

ınterview avec Jülide

Depuis combien de temps fais-tu du théâtre ?

J'ai commencé cette année.

Pourquoi as-tu décidé de faire du théâtre ?

J'ai pensé qu'exprimer mes idées et mes émotions en faisant du théâtre, c'était un bonne idée. C'est pour cette raison que j'ai choisi d'intégrer le club de théâtre.

Presque un an après, es-tu contente de ce choix ?

Oui, beaucoup. C'est une bonne manière pour se sociabiliser et rencontrer des gens.

Comment s'est fait la préparation de cette pièce ?

On avait un texte de base puis on l'a modifié en faisant des improvisations avec de nouvelles techniques que notre professeur nous a enseignées.

Qu'est ce qu'elle vous a appris cette année ?

J'ai appris à utiliser mon corps différemment. J'ai amélioré mon expression corporelle.

Qu'est-ce que tu garderais comme moment fort ou comme souvenir de cette expérience au sein du club de théâtre ?

Je pense que c'est le sentiment après avoir joué. Produire une pièce avec notre corps c'est un sentiment totalement différent que je n'avais jamais expérimenté. Je pense que c'est très différent le fait de mettre en scène notre corps au lieu de proposer quelque chose de fade sur scène. C'est très satisfaisant et je pense que c'est très différent d'atteindre le public avec quelque chose de soi-même sur scène. Nous n'avons pas utilisé de décors. C'est mieux je pense. On n'est pas dépendants. On est seuls, vivants et libres sur la scène.

Que retiens-tu de ta participation au club de théâtre cette année ?

Un sentiment de bonheur, de réalisation après notre sortie de scène. C’est une expérience incroyable et unique.

Mireille Sadège

interview avec Ekin

Depuis combien de temps fais-tu du théâtre ?

C'est ma première année.

Comment as-tu eu l'idée de faire du théâtre ?

À la base, j'étais pas sûre de choisir le théâtre en français. Puis mes amis m'ont parlé du voyage en Sicile ! De plus, le théâtre c'était quelque chose qui m’intéressait, mais je ne trouvais pas le temps. Donc je me suis dit que c'était l'occasion de le faire.

Alors comment se sont passés les premiers cours ?

C'était différent. On a fait des activités super cool. Le premier cours m'a beaucoup plu. C'est pour cette raison que j'ai continué. Je ne m'attendais pas du tout à cela. C'est différent du théâtre en turc. On fait des activités en utilisant la créativité, l'énergie et le corps.

Vous avez appris des techniques. Quelle technique t'a le plus plu ?

C'est surtout l'improvisation comme dans cette pièce. C'est cela qui m’intéressait le plus.

Est-ce que votre professeur vous a laissé libres de faire ce que vous vouliez ? Est-elle intervenue à certains moments ?

Lorsque l'on a choisi la pièce, nous faisions d'abord des activités d'improvisation et le professeur nous laissait libres. C'était à nous de choisir le thème, les paroles et les mouvements. Mais pour la pièce que l'on a jouée c'était un texte que notre professeur nous a donné. Puis nous avons changé la moitié du texte.

Est-ce que le professeur est intervenu dans cette écriture ?

Oui, à certains moments.

Quand avez-vous senti que la pièce était prête ?

Personnellement, je ne me sentais pas prête avant que l'on parte en Sicile. Mais là-bas juste avant de monter sur scène, deux secondes avant de commencer, je me suis dit que c'était bon.

Qu’est-ce que vous apporte la participation au festival de théâtre ?

Premièrement, je pense que c'est de rencontrer des gens à l'international comme lors de notre voyage en Italie. Je pense que c'est vraiment la rencontre avec d'autres personnes. C'est aussi le fait de faire des ateliers avec des animateurs et faire de nouvelles activités. Cela apporte beaucoup et je me suis beaucoup amusée.

Vas-tu continuer le théâtre ?

Je pense que oui.

Mireille Sadège