MolièreS

Molières

Lycée Saint Joseph – Istanbul

Quelle nouvelle ?

Le petit chat est mort.

C’est dommage ; mais quoi ! Nous sommes tous mortels, et chacun est pour soi.

Ce samedi, pour le deuxième jour du Fest’Istanbul la troupe de théâtre du lycée Saint Joseph est montée sur scène à 17h05 pour nous transporter dans l’univers de Molière. En une seule et même pièce, plusieurs œuvres se sont conjuguées : nous avons retrouvé L’Avare, Les Fourberies de Scapin, Dom Juan, Le Bourgeois gentilhomme et Les femmes savantes. Leurs costumes, la mise en scène, leur éloquence et surtout leur énergie remarquables ont déclenché une avalanche d’applaudissements.

Margaux Navarro et Lalie Dupont

interview avec Garen, Zeynep Su et Deniz

Depuis combien de temps vous faites du théâtre en français et que pouvez-vous nous dire de la pièce que vous venez de nous présenter ?

Garen Varujan Dabanyan : C’est ma première année de théâtre en français et surtout, la première fois que je travaille sérieusement en théâtre. Par ailleurs, je préfère faire du théâtre dans une autre langue que ma langue maternelle qui est le turc, car ça permet d’améliorer son niveau de français et d’être plus libre selon moi. Travailler sur Molière nous a enrichis, nous avons ri de ses pièces, nous les avons comprises. C’est génial. Molière est un génie !

Zeynep Su : J’ai suivi des cours particuliers de théâtre quand j’avais dix ans, mais ça remonte à très longtemps et ça n’a duré que deux mois. Donc, je considère que c’est ma première année de théâtre. En ce qui concerne le fait de jouer en français, il faut avouer que c’est un vrai défi. Par exemple, pour improviser c’est compliqué. On n’a pas toujours les bons mots pour le faire, il faut vraiment bien mémoriser notre texte. C’est difficile de créer une dynamique entre les mots et la gestuelle mais, étrangement, je trouve que ça fonctionne mieux car ça nous pousse à travailler davantage, notamment en apprenant les mouvements que nous devons faire, notre placement, etc.

Deniz : Je fais du théâtre depuis six ans, mais c’est la première fois que je fais partie du club de théâtre de Saint-Joseph. Il y a une grande différence entre le théâtre en français et le théâtre en langue turque. Par exemple, le théâtre turc se focalise sur l’histoire, sur le scénario. Le théâtre français selon moi apporte de l’esthétique avec des costumes et des décors différents. Ils font très attention à l’énergie, ce qui est primordial. Les techniques sont différentes.

Comment avez-vous travaillé pour préparer cette pièce ?

Nous avons commencé à travailler avec des ateliers d’interaction au sein du groupe. Ce n’est que par la suite que nous avons commencé à travailler la pièce. En réalité, en une ou deux semaines, nous avons préparé la pièce avec beaucoup d’improvisation et de techniques de face à face.

C’est la première fois que nous participons à un festival de théâtre. Cela permet de faire beaucoup de rencontres, de partager. Ça nous apporte beaucoup, notamment sur notre façon d’interagir. Ça change notre perception et notre attitude dans le bon sens. Ça nous apporte beaucoup d’assurance.

Mireille Sadège