Madame Glyphospathe

"Fallait pas cracher Mme Glyphospathe !"

Madame Glyphospathe

Lycée Saint Benoît - Istanbul

Nous consommons tout ! La nature, les animaux, les gens (!) la nourriture, les vêtements, les produits chimiques ou technologiques et bien sûr... beaucoup d'argent ! Et Madame Glyphospathe vous propose un remède magique : "la poule qui pond des œufs d'or" pour satisfaire votre ego mais on vous avertit quand même... Méfiez-vous d'elle…

"Les cochonmateurs nous attendent avec de nouvelles créations !"

"Ils ne savent toujours pas que leur vie dépend de cette psychopathe !"

Mme Glyphospathe est une pièce du lycée st Benoît à Istanbul. C’est l’histoire de mme Glyphospathe, descendante d’une race d’ « élites », êtres qui dominent le monde du commerce et de la consommation.

Accompagnée de ses quatre chercheurs spécialisés dans l’alimentation, la cosmétique, la mode et la technologie, elle met au point des produits toujours plus petits, toujours plus discrets et… toujours plus chers !

« Glyphospathe » est composé de trois mots : "phosphate" et "glyphosate" qui sont deux molécules dangereuses pour la santé et "psychopathe", en référence au caractère violent de madame ! C’est une pièce très originale qui critique la société de consommation qui, aux premiers abords, semble accueillante et bienveillante, mais qui est en réalité un poison pour l’homme. De plus, elle est très différente des autres pièces du festival et apporte un peu de fraîcheur !

Les spectateurs ont trouvé cette pièce très originale et ont aimé les beaux décors. Ils ont aussi apprécié le jeu fabuleux des acteurs !

Lilian Jubert

Le décor nous a fait entrer dans l’ambiance avant même d’avoir regardé la pièce. Les comédiens ont bien travaillé ensemble mais j’aurais préféré que les répliques soient mieux partagées entre eux car, après la moitié de la pièce, je me suis ennuyée. J'aurais aimé voir quelqu’un d’autre que Mme Glyphospathe sur scène même si elle était vraiment très talentueuse. Le message était très frappant mais, à mon goût, il y avait beaucoup de répétitions de situations… mais c'était très bien joué ! Merci :)

Helin Elaydın

"Nous avons détruit toute l'écologie pour l'egologie de cette psychopathe !"

"Soit vous me restez fidèles en travaillant comme un chien, soit vous mourez comme un chien comme tous les infidèles !"

interview avec ırmak Avcı


Qu'est-ce qui t'a donné envie de faire du théâtre ?

C'est mon professeur de littérature turque qui m'a proposé de faire du théâtre. Aimant être sur scène, j’ai pensé que c’était une bonne idée. J'ai fait une année de théâtre en langue turque puis je suis passée au théâtre en français, car j’aime beaucoup cette langue.

Tu étais très crédible sur scène avec tes mimiques et ton jeu, comment t’es-tu préparée ?

Je fais du théâtre depuis quatre ans, j'ai donc eu la chance de m'entraîner et de travailler avant de jouer ce rôle. La pièce est écrite par notre professeur de théâtre, Uğur Aktas. C’est donc une pièce sur mesure pour nous que nous avons préparée en trois mois.

Comment avez-vous travaillé cette pièce sachant que vous n'étiez pas très nombreux et que tu avais beaucoup de texte ?

Mes camarades ont commencé à faire du théâtre cette année. Ils n'étaient donc pas très à l'aise. C'est pour cette raison que j'ai eu le rôle principal. On a beaucoup travaillé le texte afin de le mémoriser, mais aussi notre accent et notre diction.

Tu joues deux personnages différents dans la pièce. Comment les as-tu travaillés ?

Monsieur Uğur m'a proposé quelques mouvements et gestuelles. Ensuite, j'ai fait des recherches sur internet. Je me suis inspirée de films et même de dessins animés. J'ai beaucoup travaillé mon personnage. J'ai parfois modifié les phrases parce qu'il y avait beaucoup de répétitions.

Qu'est-ce que t'apporte la participation au festival de théâtre ?

Le fait d'apprendre mais aussi de se sentir appréciée et surtout de créer des liens avec les autres. Je saisis l'opportunité de développer mes relations. De plus, dans les ateliers, nous avons appris beaucoup de choses afin de nous améliorer lorsque nous sommes sur scène.

Mireille Sadège