Le Colonel Chabert

Le colonel Chabert

Lycée Notre-Dame de Sion- Evry

Nous sommes en France sous la Restauration. Rose est la veuve du Colonel Chabert. Ce dernier a été tué au champ d'honneur, au service de l'Empereur ; son corps n'a jamais été retrouvé. Rose a brillamment refait sa vie aux côtés d'un aristocrate de l'Ancien Régime. Mais un jour, un homme à l'allure misérable, se présente chez elle : il prétend être Chabert, son mari ...et bien vivant.

"Cette vielle momie est vivante, son nom est Chabert."

Signé un médecin polonais.

Quand Chabert passe les cafards trépassent !

"Votre défunt mari mort à Austerliz."

"Qu’est-ce que c’est que ces salades, vous délirez !"





On a assisté à la pièce de théâtre Le Colonel Chabert, préparée et écrite par la troupe de Notre-Dame de Sion Evry. Ils ont dit que l’histoire était inspirée du roman de Balzac qu’ils ont lu et qu'ils avaient imaginé la suite.

L’histoire parle d’un colonel, le colonel Chabert, qui a été tué quand il était au service de l’Empereur mais dont le corps n’a jamais été retrouvé. Sa veuve, Rose, s’est remariée avec un aristocrate de l’Ancien Régime. Ils vivaient une vie heureuse. Mais un jour, un homme misérable vient chez eux et se présente comme Chabert, son mari “mort”. Comme Rose et son mari ne le croient pas, il essaye de justifier son identité.

Les costumes d’époque étaient tellement professionnels qu’on n’avait aucun doute que la pièce se passait en France sous la Restauration. Le décor, minimaliste, était constitué d’une table et de plusieurs chaises et de quelques petits accessoires. C’était simple mais bien utilisé !

La chose qui nous a le plus charmées, c’était l'utilisation de l'éclairage. En effet la lumière faisait partie intégrante du décor. Elle a été utilisée comme si c'était la source lumineuse de la pièce dans laquelle se trouvaient les comédiens.

Les comédiens ont bien joué. Quelquefois, ils ont utilisé les comique de gestes et de mots qui ont fait rire le public et quelquefois, ils ont détruit le quatrième mur pour mieux communiquer avec les spectateurs.

On a bien aimé cette pièce. Félicitations à Notre Dame de Sion Evry pour cette performance remarquable !

Ezgi Özel & Helen Hızarcı

"C’est creux, on dirait une bouche ! Je peux mettre le doigt ?"

"T’es un mort vivant, c’est pour ça qu'tu pues !"

Les élèves du Lycée Notre-Dame de Sion, mais celui qui est à Evry en France, ont mis en scène une histoire vraisemblable, s’appelant Le Colonel Chabert. Cette pièce impressionnante se passait pendant La Révolution Française. Comme un des personnages disait ‘’ … cette femme, elle veut La République…’’ et comme les costumes ressemblaient à ceux du 18ème siècle, j’ai pensé comme ça.

J’ai eu l’impression de regarder une pièce professionnelle. La mise en scène était très créative. J'ai bien aimé le changement des décors… Voir deux différents types de maison et de famille alternativement était génial. Ces changements nous ont permis de mieux comprendre la situation entre deux familles françaises. Leurs costumes étaient attirants et beaux comme s’ils venaient d’une émission de télé. De plus, l'ensemble des gestes expressifs, les mimiques étaient vraiment très réalistes. J'ai eu l'impression que cette pièce n’a pas été jouée par des amateurs.

Comme nous avons parlé de La Révolution Française et de La Première République pendant ce semestre en cours de français, le sujet de cette pièce était plus compréhensif pour les élèves de 11ème. Mais je suis sûr que, grâce au talent des acteurs et des actrices, tous les autres ont compris.

Je les félicite et je leurs souhaite un merveilleux avenir !

Meriç Gürbüz

interview de Lalie, Maelys et Ingrid

Comment s’est fait le choix de la pièce et sa préparation ?

Nous avons commencé à travailler cette pièce en septembre dernier dans le cadre scolaire grâce à notre professeur, M. Lemmonier, qui a mis sur pied ce projet avec deux de ses classes. C’est notre professeur qui a choisi la pièce Le Colonel Chabert de Balzac. Par la suite, la moitié de la classe s’est consacrée à l’écriture avec M. Lemmonier tandis que l’autre moitié s’est répartie les rôles sous la responsabilité de notre metteur en scène. En revanche, nous avons tous un peu contribué à l’écriture de la pièce lors des premières séances. Nous avons consacré deux heures par semaine à ce projet, mais les dernières semaines nous avions davantage de répétitions.

Et comment avez-vous travaillé la pièce ?

Pour travailler notre pièce, nous nous sommes basés sur des références cinématographiques et théâtrales, mais aussi sur de grands auteurs tel que Zola. On essayait de se réapproprier certaines techniques que nous pouvions observer chez certains comédiens et de les reproduire à notre façon. Pour appréhender nos personnages, nous avons d’abord effectué un travail personnel que nous avons revu et corrigé avec notre professeur.

Qu’est-ce qui vous a le plus marqué lors de vos préparations pour cette pièce ?

C’est difficile de dire ce que nous avons préféré. Ce fut tellement riche que c’est même impossible de choisir surtout que notre metteur en scène, Allek El Hachimi, était tout bonnement génial. C’est une personne à découvrir. Nous avons adoré travailler avec lui. Il était entièrement impliqué dans ce projet. Très dynamique, il nous a donné beaucoup de conseils issus de sa propre expérience.

Que pouvez-vous nous dire du festival de Notre-Dame de Sion ?

Nous avons appris en novembre que nous allions peut-être venir à Istanbul pour jouer notre pièce dans le cadre d’un festival. Peu à peu, ce projet s’est confirmé et concrétisé. Et nous voilà ! C’est la première fois que cela nous arrive. Nous sommes très impressionnés de jouer ici, dans un autre pays. Nous avons été extrêmement bien accueillis, les élèves de Notre-Dame de Sion d’Istanbul sont adorables et ça nous donne encore plus envie de jouer devant eux et de découvrir leur pièce.

Mireille Sadège