L'été des mangeurs d'étoileS

L’été des mangeurs d’étoiles

Charles de Gaulle - Ankara

Un village entre Nîmes et Montpellier au milieu des vignes. C’est l’été. Comme chaque année depuis l’enfance des amis s’y retrouvent. Entre eux des amitiés, des amours, des jalousies. Deux adolescents turcs, frère et sœur, viennent de s’installer au village avec leur mère. Qui sont-ils ? Pourquoi sont-ils là ? Leur présence va semer le trouble, bousculer les habitudes. Solitude amoureuse, conflit de cultures, les mangeurs d’étoiles vivront cela le temps d’un été.


La pièce intitulée L’été des mangeurs d’étoiles a été jouée par la troupe du lycée Charles de Gaulle, à Ankara.

C’est l’histoire de deux adolescents frère et sœur, Nedim et Selma, qui partent de Turquie pour s’installer à Avignon, dans le sud de la France, avec leur mère. C’est une région où, d’après un groupe d’amis, il ne se passe pas grand chose. L’arrivée de Nedim et de Selma dans le groupe d’amis va semer le trouble entre amitié, amour, jalousie et trahison.

Cette pièce permet de donner un message dans un premier temps sur l’intégration en France, en l’occurrence pour des jeunes. On y retrouve aussi une critique sur l’égalité homme / femme en Turquie, où sur comment le sexe féminin doit dépendre du sexe masculin.

Les spectateurs ont retenu le ton moderne, le jeux des lumières, la mise en scène de la pièce mais aussi, et surtout, la beauté du texte, très poétique.

Lilian Jubert

L'été des mangeurs d'étoiles est une pièce qui reflète parfaitement les préjugés et les différences entre les cultures. Je n’étais pas très intéressée par le sujet de la pièce mais les comédiens ont retenu mon attention ; plus précisement, les filles qui ont joué des rôles de garçons étaient incroyables. Etant comédienne moi-même, je sais très bien que devenir un garçon pour une fille, est une des choses les plus difficiles au théâtre. Elles étaient parfaitement dans la peau de leurs personnages. En entrant dans la salle, j’ai vu des cartons sur la scène. J’ai aimé la façon dont ils les ont utilisés comme décor, mais c'est dommage que ça n'ait été que pour une scène. J’ai pensé qu’ils allaient transformer l'espace en remplaçant les boites, ce qui aurait pu être splendide.

Merci aux comédiens qui étaient merveilleux !

Helin Elaydın

interview de Hakan et Delya

Depuis combien de temps vous faites du théâtre et comment s’est passée la préparation de votre pièce ?

Delya çelik : J’ai fait du théâtre en quatrième et cette année. J’ai adoré jouer dans différentes salles avec différents publics.

Pour préparer cette pièce, nous avons passé la première moitié de l’année à faire des exercices de respiration et d’improvisation. Par la suite, nous avons lu la pièce, nous nous sommes imprégnés peu à peu du texte. Nous avons aussi procédé à plusieurs réflexions d’ordre général tous ensemble afin de créer une belle unité.

Que pensez-vous du festival de théâtre des lycéens francophones d’Istanbul ?

C’est mon premier festival et j’adore ce format puisque cela me permet de rencontrer des élèves de différentes écoles et pays, de découvrir leur façon d’approcher le théâtre et leurs pièces.

Hakan Yiğitoğlu : Je n’avais jamais fait de théâtre avant cette année. En revanche, en primaire, nous faisions des spectacles de fin d’année. C’est donc une vraie première cette année. Jouer dans trois salles différentes ne diminue en rien la pression, bien au contraire. Mais c’est super de dépasser le trac, de jouer un personnage et de s’oublier. Évidemment, il y a toujours une part d’improvisation quand on joue, que ce soit dans nos paroles ou dans notre gestuelle.

Quant au festival, je trouve ça vraiment intéressant et agréable de rencontrer des personnes qui partagent notre passion du théâtre, ou même du cinéma. On échange nos points de vue, nos idées. C’est très enrichissant.

Mireille Sadège