Knock

KNOCK

Lycée Tevfik Fikret – Ankara

Madame le docteur Knock s’installe à Saint-Maurice. Selon sa théorie « les gens bien portants sont des malades qui s’ignorent. »


"Est ce que ça vous chatouille ou est ce que ça vous gratouille ?"

La pièce se passe dans le cabinet du docteur Knock. Le carnaval des patients et des gérants qui se succèdent pour voir le médecin nouvellement arrivé nous entraîne dans des situations absurdes et loufoques.

C'est comme si la parole scientifique et l'autorité du médecin était interrogées par le côté décalé des attitudes et des gestes des comédiens. Ils jouent avec le rythme, les mimes et les répétitions sur scène. Le moment où le tambour écoute le discours du docteur en le ponctuant de son rythme montre à quel point les personnages sont touchants et les situations bien interprétées.

A l'image de la porte qui apparaît et disparaît sur scène quand on mime son ouverture, les mots du médecin sont comme des formules magiques qui réinventent la réalité, qui la transforment, et qui font même de gens bien portants des malades !

Le public lui aussi a été conquis par ce spectacle étonnant de simplicité, où régnaient une complicité et une écoute dénuées d'artifices et témoignant d'un bel esprit d'équipe dans la troupe.


Hélène Köroğlu

interview avec Yaman, Irem, Yağmur, Ibrahim et Başar

Pourquoi avoir choisi le théâtre ?

Irem : J'aime m'exprimer sur scène et devenir un personnage qui ne me ressemble pas. J'aime être quelqu'un d'autre sur scène.

Yağmur : J'ai fait du théâtre quand j'étais en 5e et cette année j'ai repris le théâtre. On peut donc dire que c'est ma deuxième année. Mais cette année, c'est la première fois en français.

Ibrahim : En ce qui me concerne, je joue du tambour dans la pièce. Je fais du théâtre depuis deux ans et j’ai commencé le théâtre en français cette année. J'ai pensé que cela pourrait être amusant. Je suis très heureux de mon choix.

Başar : C'est ma quatrième année de théâtre, mais c'est la première en français. Dans notre école, nous faisons aussi du théâtre en turc et en anglais, mais il n'y a pas de festival. Nous ne sommes donc pas mis en valeur de la même manière. Par contre, c'est difficile puisque c'est la langue où l'on a le plus de difficultés.

Comment s'est déroulée la préparation de cette pièce ?

L'atelier de théâtre se tient une fois par semaine, pendant deux heures, après les cours. Le choix de la pièce et le partage des rôles ont été effectués par notre professeur. La particularité de la pièce est que le rôle de Knock est habituellement un rôle masculin, mais, dans notre pièce, c’est une fille qui le joue.

Vous participez souvent à des festivals de théâtre ?

Oui. Nous partirons d’ici à Lyon pour un festival où nous allons jouer notre pièce.

Dans les festivals, je trouve que les ateliers sont intéressants. En revanche, ce qui est le plus important pour moi, c'est le fait d'avoir appris à être généreux sur scène.

Mireille Sadège