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Mais d'où vient le Jingle de Fest'Istanbul 2018 sur lequel vous avez toutes et tous dansé ?

Vous mourez d'envie de le savoir, je le sais. Il s'agit d'un extrait de la chanson Dorothy (vous savez, celle du magicien d'Oz) du groupe de musique électronique français Polo et Pan. A la demande générale, voilà le clip !

L'album Canopée sorti en 2014 duquel est tirée cette chanson, est tout bonnement génial !

14H30, 18 MAI 2018 : OUVERTURE DU 17ÈME FESTIVAL DU THÉÂTRE LYCÉEN FRANCOPHONE D'ISTANBUL À NDS !!

C’est avec une petite cérémonie d’ouverture présentée par le directeur du Lycée Notre Dame de Sion, Yann de Lansalut et la coordinatrice du festival, Hélène Köroğlu, que Fest’Istanbul 2018 débute. Pendant cette cérémonie élèves et professeurs ont été répartis dans différents ateliers : les élèves, dans les ateliers de théâtre spécialisés et les profs dans l’atelier clown, animé par Philippe Rousseaux, comédien professionnel.

Lilian Jubert

20 MAI 2018 : clôTURE DU 18ÈME FESTIVAL DU THÉÂTRE LYCÉEN FRANCOPHONE D'ISTANBUL À NDS ...

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A l'heure de se dire au revoir, place aux traditionnels remerciements ... mais avant : surprise ! La troupe du lycée Notre-Dame de Sion Istanbul avait préparé un dernier spectacle qui a ravi les participants.

En effet, le public constitué des festivaliers, des professeurs, des animateurs, du personnel, des techniciens et de la direction ont découvert sur scène un petit florilège revisitant des passages de chaque pièce jouée pendant le festival. Les élèves "zappaient" entre différentes pièces comme des chaînes de télévision et leur sketch mêlait humour et émotion car ils rendaient en quelque sorte hommage à leurs camarades des troupes invitées. Ces derniers se sont facilement pris au jeu et il me semble même qu'ils ont savouré ces instants où chacun attendait de savoir quelle imitation, quelle scène, quelle plaisanterie serait tirée de leur représentation. J'étais personnellement très fière de nos élèves parce que je leur avais lancé ce défi et ni madame Pauline ni moi ne les avons aidés dans la réalisation de ce petit spectacle de clôture ! Défi brillamment relevé !

Dans cet élan enthousiaste nous avons visionné une vidéo où les participants dansaient sur une musique entraînante et enfin des attestations ont été remises à toutes les troupes et leurs professeurs responsables.

Monsieur de Lansalut et moi-même avons remercié chaleureusement les membres du personnel, les professeurs et élèves bénévoles, les familles d'accueil, et tous les participants qui ont contribué à la réussite de cette 17ème édition.

On attend avec impatience l'année prochaine !

Hélène Köroğlu, coordinatrice de Fest'Istanbul

interview avec Hélène KörOğlu, responsable de Fest'ıstanbul

Hélène Köroğlu : « Le festival est un moment jovial avec

des élèves épanouis »

Responsable de Fest’Istanbul depuis deux ans, Hélène Köroğlu revient pour nous sur l’organisation du festival et dresse un premier bilan de l’édition 2018.

Qu’avez-vous pensé du festival et des pièces présentées ?

Outre le niveau de français des élèves qui était bon, j’ai trouvé les pièces passionnantes. Mais ce qui m’a surtout impressionnée, c’est l’investissement dont ont fait preuve les élèves que ce soit sur scène ou dans les ateliers. Ils se sont surpassés. C’est très satisfaisant et enrichissant pour eux, mais aussi pour les professeurs et les organisateurs. C’est notre récompense.

Pouvez-vous nous parler de la préparation de Fest’Istanbul ?

Nous commençons à planifier celui-ci dès décembre avec la formation des professeurs de théâtre. Cette année, nous avons eu une très bonne formation durant deux jours et demi grâce à deux comédiennes et metteuses en scène, Noémi Rodriguez et Andrea Jimenez, qui sont venues de Madrid pour l’occasion. La formation s’est concentrée sur l’utilisation du corps dans la création théâtrale et comme outil de jeu. Cette formation a permis de souder le groupe de professeurs qui avaient dès lors les outils nécessaires pour choisir leurs pièces respectives et commencer à mettre sur pied le festival.

Par la suite, le plus important est de savoir combien d’élèves participeront au festival, car cela permet de déterminer précisément le nombre d’ateliers nécessaires. En général, on connait les chiffres exacts au dernier moment. Mais, vers le mois de mars, je peux déjà contacter les animateurs des ateliers. Cette année, j’ai délégué ce travail de coordination à Derya Solak qui dispose d’une grande expérience et d'une façon de travailler qui ont permis à ces ateliers d’être un franc succès.

Notons que l’organisation du festival est rodée. Les participants connaissent son fonctionnement donc tout se met en place très naturellement. De plus, j'ai pu compter sur une équipe incroyable, expérimentée et très professionnelle, mais qui sait surtout travailler ensemble. Le quatuor Régine Winisdoerffer, Marion Bresson, Derya Solak et moi-même, auquel nous pouvons rajouter un cinquième mousquetaire, Élisée Reclus, a très bien marché cette année. C’est même étonnant la facilité avec laquelle nous avons réussi à créer une synergie.

Y a-t-il eu des innovations dans la mise sur pied du festival ?

Oui. Avec Élisée Reclus nous avons travaillé sur la conception du site du festival en accord avec la direction. L’objectif était de numériser la procédure d'inscription afin de simplifier le traitement des données pour tous les documents et toutes les informations que l'on demandait aux troupes qui procédaient à leurs préinscriptions. Avant, l’inscription était plus fastidieuse, que ce soit pour les participants ou pour ceux qui traitaient les dossiers. Cette nouvelle procédure s’est révélée bien plus efficace.

Les outils qui permettent l’amélioration de l’organisation sont d’autant plus importants que c’est un festival d’envergure. Cette année, nous avions 180 animateurs, professeurs, élèves et responsables à coordonner. Neuf lycées turcs et le lycée d’Évry, en région parisienne, ont participé au festival.

Vous avez participé au festival de Catane, que retirez-vous de cet échange ?

Notre participation au festival de Catane fut un moment clé. Ce périple italien, durant lequel nous avons été choyés, m’a permis de réaliser pleinement le bien fondé et la raison d'être du festival. C’est aussi pour ça que nous avons eu aussi tant de plaisir lors de ces trois jours à Istanbul.

Comment qualifieriez-vous ce festival ?

C’était un moment extrêmement jovial. Tout le monde a adoré y participer, particulièrement les élèves, que j’ai trouvés on ne peut plus épanouis.

L'autre nouveauté c'est aussi que le festival devient annuel.

Tout à fait. Je pense d’ailleurs que c'est un avantage, car cela maintient davantage l’engagement, la motivation et l’enthousiasme des élèves, qui sont des éléments indispensables au succès du festival. S’il y a un laps de temps trop long entre deux festivals de théâtre, les troupes changent complètement, le travail de cohésion est à refaire, la motivation peut être moindre. Faire de ce festival un évènement annuel va donc se révéler être positif pour la vitalité de celui-ci. Je ne m’inquiète donc pas pour la suite, d'autant plus que des établissements scolaires d’autres pays, dont un lycée de Jordanie, désirent participer l’année prochaine. Le festival est en bonne voie pour devenir de nouveau international.

Par ailleurs, il y a eu une autre nouveauté cette année puisque, après le festival en Italie qui s’est déroulé en avril, j’ai eu l’idée d’impliquer l’équipe de Notre-Dame de Sion dans la clôture du Fest’Istanbul 2018. C’était une façon de leur rendre hommage. Ils le méritent.

Y a-t-il des améliorations envisageables en matière d’organisation ou en ce qui concerne le déroulement du festival ?

Le rythme est encore soutenu et très fatigant. Je pense qu’il serait donc intéressant d’ajouter une journée supplémentaire à ce festival afin que tout le monde puisse en profiter plus sereinement.

Je réfléchis donc déjà à la prochaine édition et j’ai beaucoup d’idées grâce aux critiques, positives comme négatives, qui ont pu être faites lors de ces trois jours. L’une de ces idées me vient de Derya : il faut absolument créer un club de staff qui travaillera durant l’année scolaire sur les techniques journalistiques et la photographie.

Mireille Sadège

quelques témoignages

Fest’Istanbul : Une organisation rodée, une équipe incroyable et une synergie gagnante.

Ils sont professeurs, animateurs, coordinateurs. Quels que soient leurs profils, leur objectif est que Fest’Istanbul soit un franc succès. Rencontre avec ces passionnés qui partagent avec nous les moments marquants du festival, les émotions qui les ont traversés et qui évoquent leurs contributions à cet événement festif et pédagogique.

Derya Solak

Pour ce 17e festival, je me suis occupée de la coordination des animateurs et de l’équipe du festival en général, ou le staff comme on l’appelle, qui est composé d’élèves volontaires de différents niveaux. En général, il y a un « club » pour le staff, mais nous n’en avions pas dans le cadre du festival. Le staff est important pour tout ce qui entoure l’accueil et l’animation lors du festival, mais aussi pour récolter les informations qui serviront à nourrir les réseaux sociaux. Un staff doit s’occuper d’une troupe et d’un atelier (prise de contact avec les animateurs, assistance lors de l’atelier, prise de photos, etc.). De plus, nous avons un staff qui s’occupe de la salle des costumes et qui s’occupe de prendre des photos et de faire des vidéos. J’ai donc orienté les élèves qui composent le staff pour pouvoir effectuer ces diverses missions et faciliter la vie des festivaliers.

En ce qui concerne les ateliers, j’ai un réseau qui m’a permis de constituer une équipe de formateurs. Nous avons des habitués, mais nous avons aussi réussi à recruter de nouveaux animateurs. C’est important de bien les orienter et de s’assurer qu’ils soient, avant et pendant le festival, constamment en contact avec le staff. Pour préparer les activités, c’est aux formateurs de réfléchir au format selon le thème que nous leur avons communiqué. Durant ces neuf heures d’atelier, ils doivent orienter et motiver les élèves pour constituer un petit spectacle autour du thème.

C’est la première fois que je participe à ce festival, mais m’y étant déjà rendue et ayant déjà organisé des événements similaires, je savais à quoi m’attendre et comment m’organiser. Par contre, ce qui a été difficile c’est de gérer l’équipe de staff, car elle a été constituée un peu à la dernière minute.

Ce qui ne change pas par rapport aux premières éditions c’est la qualité des pièces et l’enthousiasme des élèves participant au festival. Par ailleurs, nous avons une équipe d’organisateurs qui a été très performante grâce aux anciens toujours présents qui nous ont beaucoup soutenus et ont fait un travail remarquable. De plus, l’ambiance est extraordinaire, grâce aux élèves notamment, mais aussi aux formateurs et professeurs qui ont tous une énergie incroyable. Cela permet d’avoir cette ambiance où la cohésion et la bonne humeur règnent. Ce genre de moments, c’est une force pour tous.


Régine Winisdoerffer :

J’ai travaillé dans le cadre de quatre festivals de théâtre. Mon premier était en 2009. Je suis responsable des relations presse. Je m’occupe donc des élèves des écoles d’Istanbul, ou d’ailleurs, qui écrivent sur les pièces qu’ils sont amenés à découvrir. Cette année, nous avons eu la chance d’avoir cinq élèves charmants de l’école Notre-Dame de Sion d’Évry (France) qui ont écrit sur les pièces au programme du festival. Mon travail consiste donc à m’assurer que tous les spectacles soient couverts par au moins deux étudiants-journalistes et à relire leurs articles afin de les corriger. Cette année, Elisée étant absent, je me suis également occupée des étudiants-journalistes et j’ai eu un peu moins de temps à accorder aux élèves pour le travail d’écriture.

Aujourd’hui, nous avons un site pour promouvoir le festival. C’est un support très intéressant, car il nous permet de travailler le contenu en tout temps. Avant, nous n’avions qu’un journal papier et c’était beaucoup plus stressant : il fallait qu’il soit imprimé en d’innombrables versions à une heure définie, c’était un processus très fastidieux. Néanmoins, le travail reste le même.

Les photos et les vidéos sont très importantes pour évoquer le festival. La génération de nos élèves y est très sensible. Certaines photos et vidéos, notamment celles des ateliers, sont très efficaces et circulent donc davantage.

Comme tous les ans, ce festival s’est caractérisé par une ambiance festive, les enfants étaient ravis de participer. Concernant les spectacles de cette année, la pièce du lycée Sainte-Pulchérie m’a vraiment impressionnée. J’en suis sortie avec la chair de poule. Toutes les pièces étaient de qualité et je suis surprise à chaque édition du festival de constater le talent des élèves participants. Chaque festival est constitué de multiples rencontres et c’est toujours émouvant de voir les élèves qui, à la fin, ont du mal à se quitter. Ça prouve qu’une vraie cohésion s’est créée entre eux et on l’a ressenti sur scène pendant le spectacle des ateliers. C’est très enrichissant pour les jeunes.

Ajda Ahu Giray

Durant ce festival, j’anime un atelier de chants pour les comédiens. En d’autres termes, je leur apprends à travailler leurs voix à travers le chant. Ça leur permet d’aborder le travail autrement. Mon objectif est d’intégrer le chant dans leurs jeux de rôles et que chanter soit aussi naturel que parler. C’est un atelier où l’on s’échauffe tant sur le plan corporel que vocal. On travaille aussi le placement vocal ainsi que l’expression scénique qui sont indissociables du chant. Certains élèves hésitent à chanter, mais j’essaye de faire en sorte qu’ils s’impliquent et qu’ils considèrent cet atelier comme étant partie intégrante de la performance scénique. Cet atelier se passe très bien, même mieux que je l’imaginais. Il y a beaucoup d’interactions et c’est ce que je recherche.

J’ai accepté de faire cet atelier, car c’est quelque chose qui me correspond en tant que professeur de chant et chef de chœur. Je n’avais jamais organisé et animé d’ateliers pour comédiens, mais ayant fait du théâtre j’avais une idée de ce qu’il fallait réaliser. Je suis très satisfaite du résultat et heureuse d’avoir pu partager des moments forts avec ces jeunes qui ont beaucoup de talent, de créativité et d’énergie. C’est extrêmement enrichissant.

Nicolas Cador

C’est le troisième festival auquel je participe. Je réalise les mêmes exercices, je ne réinvente pas la roue. Ce qui a fait ses preuves est réutilisé avec de nouveaux élèves qui doivent être des acteurs actifs de leur apprentissage. Dans les ateliers, nous travaillons chaque année l’expression corporelle, le souffle et les voix. En ce qui me concerne, je me charge davantage de l’expression corporelle notamment en intégrant dans les exercices de l’acrosport qui sont certes difficiles à reproduire sur scène, mais qui permettent aux élèves d’être à l’aise sur scène. En général, les élèves sont toujours volontaires et motivés. Ils se lancent rapidement dans ces ateliers qui leur permettent de surmonter certaines de leurs craintes et d’avoir les outils nécessaires pour se sentir bien sur scène.

Ce festival représente une opportunité précieuse pour que les élèves se rencontrent. Ils ne peuvent en ressortir qu’enrichis et heureux.

Melisa Yener

Lors de ce festival, j’anime un atelier de théâtre. Dans ce cadre, nous avons effectué des exercices de concentration, de respiration et de voix. De plus, nous avons fait beaucoup d’improvisations sur des thèmes, des mots, ou encore des images. Le festival permet aux élèves de découvrir d’autres façons de faire du théâtre. Par ailleurs, il y a beaucoup d’établissements francophones à Istanbul il est donc nécessaire et important de créer des occasions pour que les élèves se rencontrent et échangent.

Témoignages recueillis par Mireille Sadège