Vergogna, c’est l’histoire d’une honte, l’histoire d’une femme. Une histoire tragique, irréelle, drôle et grinçante, qui nous raconte le parcours accidenté d’une jeune fille qui rêve, rattrapée par la cupidité du monde. C’est ce que comprendra Gloria à chacune de ces représentations, plus elle se mettra à nu, se racontera au travers de ses numéros, face à nous, plus elle deviendra humaine et touchera nos âmes.
Vergogna, c’est aussi l’histoire d’un amour plus fort que tout qui commence par une errance, celle de deux personnes qui s’unissent dans le malheur, deux âmes qui prennent la tangente en bordure du monde, on ne peut les saisir mais ils nous font respirer et supporter à grand coup de fantaisie les affres de nos existences.
Cette fiction parle de nos limites, mais elle parle surtout des victimes qu’engendrent la société moderne, de l’image d’humains décérébrés et radicalement débiles que la télévision cautionne à grand coup de populisme, nous faisant croire que nous sommes leurs égaux.
Plus c’est gros, plus ça marche et certains gobent abrutis qu’ils sont par l’image et le luxe paradisiaque du plastique.
Nous ressentons une honte jouissive et malsaine, nous nous complaisons à regarder ces êtres ridicules singer le pire de ce que nous sommes.
Nous ne sommes pas ces gens, nous n’avons pas besoin d’eux, ce sont des monstres insipides.
Nous avons besoin de tendresse et d’humilité pour vivre s’aimer et grandir.
C’est ce que comprendra Gloria à chacune de ces représentations, plus elle se mettra à nu, se racontera au travers de ses numéros, face à nous, plus elle deviendra humaine et touchera nos âmes.
Vergogna, c’est aussi l’histoire d’un amour plus fort que tout qui commence par une errance, celle de deux personnes qui s’unissent dans le malheur, deux âmes qui prennent la tangente en bordure du monde.
Cet instant T qui les fera passer d’une vie misérable à celle de poètes inspirés et transcendés. Entre eux il y a la route, ce long ruban noir qui colle aux pieds qui va les souder et les révéler. Ils vont passer du statut de victime à celui de roi du vieux monde. Une joie de vivre insolente va jaillir de tout ce fatras.
S’inventer une vie dont on connaît tous le début et la fin, mais dont on peut écrire en marge, le milieu. Ils ne s’évadent pas, ils affrontent, sont courageux. Ils planent au-dessus de nous, comme autant d’étoiles, on ne peut les saisir mais ils nous font respirer et supporter à grand coup de fantaisie les affres de nos existences.