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Deborah Wong - Inclusive Development Starts with Inclusion Close to Home

If you’ve ever scanned through old Day of Action photos or have kept up with the EWB Calgary Professional Chapter’s LinkedIn or Facebook pages, the chances are you have come across Deborah Wong in action as an EWBer. Originally a member of the University of Calgary Chapter, the current Advocacy Lead for our Calgary Professional Chapter has seen the ins and outs of a variety of campaigns in Ottawa, Calgary, and Hong Kong.

One of Deborah’s favourite concepts that she has taken away from her time with EWB is the power of systemic change. She believes that in many facets of Canadian life, folks aren’t doing enough to get to the root of some of the bigger issues that stop us from realizing the Sustainable Development Goals. At the government level, she cites the siloed structure of different departments, when the reality is international development is a multifaceted issue. In our approach to thinking about international development as an important issue at a societal level, Deborah argues we should be bringing more people into the conversation, and thinking critically about who isn’t included at the decision-making table. If collaboration were modeled at a government level, Deborah believes that it would be better-modeled and made relevant at the community and voter level, as well.

In her role as Communications and Program Coordinator at Empower Me, Deborah thinks about inclusivity as a solution to root causes on a daily basis. Deborah and her colleagues provide free energy conservation information to members in multicultural and multilingual communities across the greater Calgary area. In her experience, a number of the people that she meets with in her workshops have energy inefficient homes because they’ve simply never had access to the information that suggests they should be doing things differently. Deborah referenced a recent report that found newcomer households are 20% more likely to be energy poor, suggesting that this is in fact a systemic issue.

As someone who moved to Canada in her teens without knowing a word of English, Deborah deeply empathizes with newcomer communities in Canada who experience a major gap in knowledge transfer and information. Partnering with local community organizations, Deborah and her team embody the importance of “meeting people where they’re at” by providing information in their first language and in familiar community spaces. Though Deborah acknowledges that energy efficiency isn’t fancy or glamourous, she believes in the importance of her work as a long-term investment that will pay off on a large scale, despite the amount of effort required to get people to care about it in the beginning.

“Meeting people where they’re at” is a theme that was especially relevant in her experience working with EWB Calgary during this past year’s federal election, as well. When it came to talking about international development funding, Deborah realized that most of the messaging around its importance wasn’t being shaped in a way that spoke to all Canadian voters. The Chapter’s advocacy team focused on breaking down the message of increasing official development assistance (ODA) funding into one that is connected to things Calgarians connect with more tangibly.

The “Five Asks” handout that the team brought with them while doing door-to-door canvassing in Calgary included focuses on reducing methane emissions, investing in climate action, energy efficiency for all, reducing nitrogen oxides, and investing in plastic alternatives. By tying climate action initiatives to ODA funding, Deborah and her fellow Chapter members were able to successfully include new voices in the international development conversation, building a relationship of trust and collaboration with local voters and collecting over 100 signatures in favour of their Five Asks.

Deborah believes that this spirit of diversifying voices in decision making by thinking critically about who isn’t at the table is essential for making meaningful change. At the University of Calgary Chapter, Deborah learned a lot about relationship-building, collaboration, and being able to lean on her team for support, but she didn’t necessarily feel that there was as much of a system of accountability around getting things done on time and at scale (since at the end of the day, getting your degree is your priority at university). Moving to the Professional Chapter level, she saw the opportunity to scale up her work, with more flexibility and funding, and most importantly, a broader audience to engage with. She emphasizes that, by continuing to give weight to voices that don’t typically occupy the top tiers of leadership and decision making spaces, we will better be able to craft solutions that speak to all voters.

Deborah Wong – Section professionnelle d'ISF Calgary

Si vous avez déjà regardé des photos d’anciennes éditions de la Journée d’action ou si vous avez déjà consulté les pages Facebook ou LinkedIn de la section professionnelle d’ISF Calgary, il y a de bonnes chances que vous soyez tombé·e sur Deborah Wong, en action pour ISF. Étant une ancienne membre de la section d’ISF de l’Université de Calgary, notre responsable actuelle du plaidoyer de la section professionnelle de Calgary a vu les tenants et les aboutissants d’une variété de campagnes à Ottawa, à Calgary et à Hong Kong.

Un des concepts favoris de Deborah, tiré de de son passage chez ISF, est le pouvoir du changement systémique. Selon elle, dans plusieurs facettes de la vie canadienne, les gens n’en font pas assez pour s’attaquer à la source de certains des plus grands problèmes qui nous empêchent d’atteindre les objectifs de développement durable. Elle déplore notamment la structure en silos des différents départements gouvernementaux, alors qu’en réalité, le développement international est à multiples facettes. En ce qui a trait à notre façon de considérer le développement international comme un enjeu sociétal important, Deborah soutient que nous devrions donner la parole à plus de personnes et penser sérieusement à qui ne fait pas partie de la table de prise de décision. Si la collaboration était mieux encadrée par des directives gouvernementales, Deborah pense qu’elle serait également mieux façonnée et davantage pertinente au sein de la communauté et pour les électeurs et électrices.

En tant que responsable des communications et de la coordination de programme chez Empower Me, Deborah pense que l’inclusion fait partie de la solution pour quotidiennement s’attaquer aux causes fondamentales. Ses collègues et elle fournissent de l’information gratuitement sur la conservation de l’énergie aux membres des communautés multiculturelles et multilingues vivant dans la région du Grand Calgary. Dans ses ateliers, elle rencontre un certain nombre de personnes qui ont des maisons dont le rendement énergétique est peu optimal, simplement parce qu’elles n’ont jamais obtenu les informations qui leur indiquaient qu’elles devaient faire les choses autrement. Selon Deborah, les données d’un rapport récent ont révélé que les ménages des immigrant·e·s récent·e·s sont 20 % plus susceptibles de se trouver en situation de pauvreté énergétique, ce qui suggère qu’il s’agit en fait d’un problème d’ordre systémique.

Ayant elle-même immigré au Canada à l’adolescence sans savoir parler l’anglais, Deborah éprouve une profonde empathie pour les communautés immigrantes du pays qui souffrent d’un important manque de transferts de connaissances et d’information. Travaillant en collaboration avec les organismes communautaires locaux, Deborah et son équipe incarnent l’importance de « rencontrer les personnes là où elles sont », dans des milieux qui leur sont familiers, et de les informer dans leur langue maternelle. Bien qu’elle sache que l’efficacité énergétique n’est pas un sujet glamour, Deborah croit en l’importance de son travail sur le long terme. Selon elle, c’est un investissement qui sera rentable à grande échelle, et ce, malgré tous les efforts qu’il sera nécessaire de déployer pour convaincre les gens au début.

Ce thème, la « rencontre des personnes là où elles sont », en est un qui fut particulièrement significatif pour elle l’année dernière lors des élections fédérales, alors qu’elle travaillait pour ISF Calgary. Lorsqu’il était question de l’importance du financement du développement international, Deborah s’est rendu compte que le message n’était pas transmis de façon optimale pour capter l’intérêt de tous les électeurs et électrices canadien·ne·s. L’équipe de plaidoyer de la section a concentré ses énergies à adapter le message d’augmenter le financement de l’Aide publique au développement (APD) pour qu’il soit enligné sur des choses concrètes qui interpellent les résidents et résidentes de Calgary.

Le document The Five Asks (Les cinq demandes), dont les membres de l’équipe disposaient lorsqu’ils faisaient du porte-à-porte à Calgary, traitait entre autres de la réduction des émissions de méthane, de l’investissement dans l’action climatique, de l’efficacité énergétique pour tous et toutes, de la réduction des oxydes d’azote et de l’investissement dans des substituts au plastique. En combinant les initiatives d’action climatique et le financement de l’APD, Deborah et ses compatriotes de la section ont été en mesure d’ajouter avec succès de nouvelles voix dans la discussion sur le développement international. Ils et elles ont établi une relation de confiance et de collaboration avec les électeurs et électrices de la ville et ont pu récolter plus de 100 signatures en faveur de leurs cinq demandes.

Selon Deborah, pour être en mesure d’apporter des changements significatifs dans la diversification des voix dans le processus décisionnel, il est essentiel de réfléchir de manière critique à l’absence de certaines personnes à la table. À la section de l’Université de Calgary, Deborah a énormément appris sur la façon d’établir des relations, sur la collaboration et sur la possibilité de s’appuyer sur son équipe pour obtenir du soutien. Cependant, elle n’a pas eu l’impression qu’il y avait un système de responsabilité aussi important pour ce qui est de faire les choses à temps et dans les bonnes mesures (puisqu’au bout du compte, obtenir son diplôme demeure la priorité des étudiant·e·s universitaires). En passant au niveau de la section professionnelle, elle a eu l’opportunité d’augmenter la portée de son travail, en profitant de plus de flexibilité et de financement, mais surtout en s’engageant auprès d’une plus grande communauté. Enfin, elle souligne qu’en continuant de donner du poids à des personnes qui ne font typiquement pas partie des échelons supérieurs des espaces de direction et des processus décisionnels, nous serons à même de trouver des solutions qui s’adressent davantage à tous les électeurs et à toutes les électrices.

Sydney Piggott - Analyzing International Development at Home and Abroad

What is your current professional role and how (if at all) does it connect to what you were interested in when you were in school?

I’m currently the Director of Programs and Projects at YWCA Canada - the country’s oldest and largest multi-service organization for women. I lead impact-driven initiatives aimed at seeing women and girls empowered in a safe and equitable society. This can range from youth programs to research projects to capacity building initiatives for YWCA member associations and the social services sector more broadly.

I studied international development for my undergraduate degree and global affairs for my master’s and, although YWCA Canada is a national organization, I definitely feel like I’m working on issues that I’ve been passionate about since university. Gender equity is a global issue and many of the programs I work on resonate at an international level. I’m also fortunate to be part of a network of over 100 YWCAs doing amazing work for women and girls around the world. I’ve had the opportunity to connect with them at international events like the United Nations Commission on the Status of Women and the YWCA World Council.

Who or what has been most influential in shaping your approach to international development?

There are so many people in my life that have shaped my approach to international development and my understanding of this space. I’ve had some amazing professors at McGill and the University of Toronto that gave me strong theoretical knowledge of international development and cooperation. I’ve had colleagues, both in Canada and abroad, who have shared their perspectives with me. But I think my greatest influence has been my own family’s experiences of independence movements, colonization and decolonization, war, migration, among other things. I have a personal connection and lived experience that makes me want to see the field of international development improve and centre the voices of people who are made vulnerable by systems of oppression - not just in developing countries, but also here in Canada. There’s still a lot more work to be done, but it’s amazing to see people, especially young people, being critical of these systems and working towards making them better.

A lot of people believe that international development work is only for folks who work in the field at development organizations or who work in UN country offices. One of the things that we do here at EWB is advocate for more Official Development Assistance funding from the Canadian Government to reach programs in other countries. How do the work and projects that you do at YWCA Canada contribute to international development?

YWCA Canada belongs to an international network led by World YWCA and is connected to dozens of national and local YWCAs in the Global South. Our International Cooperation Committee supports work in our partner organizations around the world from disaster relief to support for innovative programs to sponsoring young women from developing countries to attend important international events. Through Canada’s Feminist Foreign Assistance Policy, we help YWCAs abroad access funding and other resources from the Canadian government to strengthen their programs and services. In my role, I’ve had the opportunity to share YWCA Canada’s initiatives with national YWCAs in other parts of the world and in international forums like the Inter-Parliamentary Union’s Conference for Young Parliamentarians, RightsCon and the Commission on the Status of Women.

I also believe in the saying “think globally, act locally” and there are many themes in international development that are applicable in a Canadian context. For example, gender-based violence in Canada is a national crisis, especially in the case of missing and murdered Indigenous women, girls, trans and Two-Spirit people where it has amounted to genocide. YWCA Canada and our member associations do a lot of work around ending gender-based violence and offering support to survivors. By doing this work in our own context, we strengthen our ability to contribute to the eradication of gender-based violence on a global scale.

You are also very active in your community beyond YWCA - between local boards, youth delegations and international fellowship opportunities, you’ve gotten to contribute to some pretty interesting dialogues happening in Canada and abroad. How have these experiences shaped your professional life, and what is one piece of advice that you would give to current students hoping to pursue similar opportunities?

I’m still early in my career and trying to figure out what my long-term goals are. Since I’m not working in a traditional development role, I try to find other opportunities that allow me to remain connected to the international development and cooperation fields. These opportunities allow me to position my work with YWCA Canada within a global ecosystem of organizations, individuals and institutions working towards gender equity. For example, I connected with the Ontario Council for International Cooperation last year as a youth delegate to the Women Deliver Conference in Vancouver. Now, I collaborate with them on their Youth Policy-Makers Hub. I’m also part of the British Council’s current Future Leaders Connect cohort where I’ve had the opportunity to learn from senior policy-makers and fellow youth leaders from around the world on how to advance gender equity on a global scale. The skills and networks that I gained from these experiences have been a huge part of my job and my career journey.

A really important thing to keep in mind is balance. It can be exciting to travel to new places and learn new things, but it can also be difficult to manage school, your job, fellowships and volunteer obligations. I recommend prioritizing one or two things outside of your full-time job or studies that are meaningful to you and the community you serve. If you aren’t taking care of yourself, you can’t take care of your community, so don’t feel obligated to do everything!

Based on your involvement in international development as a student, professional, and youth delegate, what is one thing that you wish would be done differently in current international development approaches? Are there any examples of organizations that you admire currently moving towards this type of work?

One of the reasons why I’ve found it difficult to work in international development is because of how problematic it can be. As much as we see the field changing in recent years, it’s still rooted in colonialism, paternalism and a saviour complex that I don’t feel is in the best interest of people who experience marginalization. I also think that we as Canadians have to be more critical of ourselves and our role in creating inequities, within and outside our borders. I wish that I had been more self-reflective before I had started this work and been honest with myself about the inherent privilege that comes with working in development. I think that exercising self-reflection and acknowledging power dynamic is essential to the principle of “do no harm.” What reassures me is that young people entering the field of international development are challenging the way we do things and it’s great to see!

Ultimately, I think that international development is best done in a way that is community-led and bottom-up. We need allies and accomplices within traditional power structures to advocate on behalf of communities when they don’t have a seat at the table, but the solutions we’re looking for to key development issues will come from the grassroots. I used to work with a great organization doing community-based education work in South Africa called IkamvaYouth. I love the way that their model focuses on creating the conditions for youth to empower themselves and “paying it forward” so that communities have control of their own growth. In Canada, I’ve been really impressed with VIDEA and their program that brings Indigenous youth to Sub-Saharan Africa to exchange traditional knowledge for sustainable development.

What has been one highlight for you so far in your career? Is there any moment, project, or accomplishment that you are most proud of?

It’s hard to think of a single thing that I'm most proud of in my career. Nothing that I’ve accomplished has been on my own. I have an incredible team at work and so many supporters outside of that - my family, friends, collaborators and mentors. The fact that I get to work with people every day who are passionate and motivated by making positive change is a constant highlight of working in this field; whether it’s in my job at YWCA, in my volunteer work or other communities that I’m a part of. When you’re working towards systems change, it’s hard to recognize accomplishments because there’s still so much work ahead, but having people to lean on, strategize with and build community with feels like a win in and of itself. Maybe ten years from now I’ll have a better answer for you, but for now, I’m happy to continue growing and learning!

Inter-Council Network youth delegation to Women Deliver

Délégation des jeunes du réseau inter-conseil de Women Deliver

With YWCA of Taiwan presenting programs

Présentation de programmes avec YWCA Taïwan

Sydney Piggott – Analyser le développement international au pays et à l'étranger

Quelle est votre situation professionnelle actuelle et comment est-elle reliée aux intérêts que vous aviez lorsque vous étiez à l’école ?

Je suis actuellement la directrice des programmes et projets de YWCA Canada, l’organisme offrant toute une gamme de services pour les femmes le plus ancien et important au pays. Je dirige des projets axés davantage sur l’incidence et destinés à donner le pouvoir aux femmes et aux filles dans une société sécuritaire et équitable. Cela peut englober autant les programmes pour la jeunesse que des projets de recherche ou des projets pour développer les capacités des associations membres de la YWCA, et plus largement du secteur des services sociaux.

J’ai fait mon baccalauréat en développement international et ma maîtrise en affaires internationales, et bien que YWCA Canada soit une organisation nationale, je peux dire sans hésitation que je travaille sur la résolution de problèmes qui me passionnent depuis l’université. L’égalité des sexes est un enjeu mondial, et plusieurs des programmes pour lesquels je travaille ont une influence à l’échelle internationale. J’ai également la chance de faire partie d’un réseau comptant plus de 100 membres de la YWCA qui font un travail extraordinaire pour les femmes et les filles partout dans le monde. J’ai eu l’occasion de créer des liens avec elles grâce à des événements internationaux, tels que la Commission des Nations unies sur la condition de la femme et le Conseil Mondial de la YWCA.

Qu’est-ce qui a eu la plus grande influence dans la mise au point de votre approche sur le développement international?

Mon approche sur le développement international ainsi que la perception que j’en ai ont été influencées par de nombreuses personnes présentes dans ma vie. J’ai eu d’excellents professeur·e·s à McGill et à l’Université de Toronto qui m’ont enseigné un savoir théorique solide concernant le développement international et la coopération. Certain·e·s collègues également, autant au Canada qu’à l’étranger, ont partagé leurs visions avec moi. Je pense cependant que ce fut mon histoire familiale qui m’a le plus inspirée et son expérience des mouvements indépendantistes, de la colonisation, de la décolonisation, de la guerre et de l’immigration, entre autres. Ce sont mes intérêts personnels et mon expérience de vie qui me donnent envie de voir le domaine du développement international s’améliorer et être à l’écoute des gens qui sont vulnérables par la faute des systèmes oppressifs, et ce, non seulement dans les pays en développement, mais également au Canada. Bien qu’il y ait encore beaucoup de pain sur la planche, c’est fantastique de voir des gens, et en particulier des jeunes, être critiques de ces systèmes et tenter de les améliorer.

Beaucoup de personnes pensent que le développement international est un domaine réservé à ceux et celles qui travaillent au développement d’organisations sur le terrain ou dans les bureaux nationaux de l’ONU. Une de nos activités chez ISF est de plaider pour que les fonds d’Aide publique au développement du gouvernement canadien soient plus élevés, de façon à ce que nous puissions aider des programmes dans d’autres pays. Comment votre travail chez YWCA Canada et vos projets contribuent-ils au développement international?

YWCA Canada fait partie d’un réseau international dirigé par la YWCA Mondiale. Nous sommes également connecté·e·s à des douzaines d’autres associations YWCA, nationales et régionales, dans les pays du Sud. Notre comité de coopération internationale soutient le travail de nos organisations partenaires dans le monde, comme le secours en cas de catastrophe ou l’appui de programmes innovants, en passant par le parrainage de jeunes femmes dans les pays en développement afin de leur permettre d’assister à des événements internationaux importants. À l’aide de la Politique d’aide internationale féministe du Canada, nous aidons les associations YWCA étrangères à accéder à des fonds et à d’autres ressources du gouvernement canadien afin qu’elles renforcent leurs programmes et leurs services. Grâce à ma position, j’ai eu la chance de partager les projets de YWCA Canada avec d’autres YWCA nationales étrangères et dans des forums tels que la Conférence des jeunes parlementaires de l’Union interparlementaire, RightsCon et la Commission sur la condition de la femme.

Je crois aussi en l’expression « penser globalement, agir localement », et plusieurs des thématiques abordées en développement international sont applicables dans le contexte canadien. Par exemple, la violence fondée sur le genre au Canada est une crise nationale, en particulier dans le cas des disparitions et des meurtres de femmes et de filles autochtones, de personnes transsexuelles et non-binaires, qui a pris l’ampleur d’un génocide. YWCA Canada ainsi que nos associations membres œuvrent pour mettre fin à la violence fondée sur le genre et apporter un soutien aux survivant·e·s. L’accomplissement de ce travail dans notre propre situation renforce notre contribution à l’éradication de la violence sexiste à l’échelle mondiale.

Vous êtes également très active au cœur de votre communauté, en dehors de la YWCA. Entre les commissions locales, les délégations de jeunes et les possibilités de stages internationaux, vous avez participé à plusieurs événements de discussion intéressants au Canada et à l’étranger. De quelle façon ces expériences ont-elles marqué votre vie professionnelle, et quel conseil donneriez-vous aux étudiant·e·s qui espèrent accéder à des expériences similaires?

Je ne suis encore qu’au début de ma carrière et j’essaye de définir quels seront mes objectifs à long terme. Puisque je ne travaille pas dans un poste de développement classique, j’essaye de dénicher des occasions qui me permettront de rester connectée avec le domaine du développement international et de la coopération. Ce sont ces occasions qui me permettent par la suite de situer mon travail au sein de YWCA Canada dans un écosystème global d’organisations, d’individus et d’institutions qui travaillent pour l’égalité des sexes. Par exemple, l’année dernière, je suis entrée en contact avec le Conseil de l’Ontario pour la coopération internationale en tant que jeune déléguée à la conférence Women Deliver à Vancouver. Désormais, je collabore avec eux pour leur Youth Policy-Makers Hub, un pôle de jeunes décideurs et décideuses de politiques. Je fais également partie de la cohorte Future Leaders Connect du British Council. J’ai eu l’occasion d’y fréquenter d’autres jeunes leaders de toutes les origines ainsi que des décideurs et décideuses politiques expert·e·s avec qui j’ai appris comment faire avancer l’équité des genres à l’échelle mondiale. Les compétences et les contacts que j’ai gagnés de ces expériences ont grandement contribué à mon travail et à mon parcours professionnel.

L’équilibre est une notion importante à garder en tête. Aussi excitant soit-il de partir en voyage dans de nouveaux endroits ou d’apprendre de nouvelles choses, il peut également être difficile de jongler entre l’école, le travail, les stages et le bénévolat. Je recommanderais de prioriser une ou deux activités en dehors de votre travail à temps plein ou de vos études qui sont importantes pour vous et pour la communauté que vous aidez. Si vous ne prenez pas soin de vous, vous ne pouvez pas non plus prendre soin de votre communauté alors, ne vous sentez pas obligé·e de tout faire!

Si l’on se base sur votre implication dans le développement international autant comme étudiante, professionnelle et jeune déléguée, est-ce qu’il y a quelque chose que vous souhaiteriez voir fait différemment dans l’approche actuelle en développement international? Y a-t-il des exemples d’organisations que vous admirez qui se dirigent présentement vers ce type de travail?

La manière dont le développement international peut devenir problématique est l’une des raisons pour lesquelles j’ai trouvé extrêmement difficile de travailler dans ce milieu. Bien que nous ayons vu un changement s’opérer ces dernières années, le secteur est encore enraciné dans le colonialisme, le paternalisme et le complexe du sauveur qui, selon moi, ne bénéficient pas aux personnes marginalisées. Je pense également qu’en tant que Canadien et Canadienne nous devons faire preuve de plus de sens critique envers nous-mêmes et notre rôle dans la création d’iniquités autant à l’intérieur qu’à l’extérieur de nos frontières. J’aurais aimé avoir fait plus d’introspection avant de commencer ce travail, et avoir été honnête envers moi-même au sujet des privilèges inhérents à un emploi en développement. Je pense que d’être introspectif et que de reconnaître les dynamiques de pouvoir est essentiel afin de « ne causer aucun tort ». Cependant, cela me rassure de voir de jeunes personnes se lancer dans le domaine du développement international en remettant en question notre façon de faire les choses. C’est une vision réjouissante!

Finalement, je pense que le développement international est mieux exécuté s’il est dirigé par les communautés et dans une démarche ascendante. Nous avons besoin d’allié·e·s et de complices à l’intérieur des structures de pouvoir traditionnelles afin de défendre les intérêts des communautés qui n’arrivent pas à se faire entendre. Cependant, les solutions que nous recherchons afin de résoudre les problèmes de développement viendront des citoyen·ne·s. J’ai travaillé un temps à IkamvaYouth, une excellente organisation qui fait du travail d’éducation communautaire en Afrique du Sud. J’adore de quelle façon leurs modèles se concentrent sur la création de conditions propices afin que la jeunesse se donne les moyens d’agir et « donne au suivant » de manière à ce que les communautés contrôlent leur propre développement. Au Canada j’ai été très impressionnée par VIDEA ainsi que par leur programme qui permet à de jeunes autochtones de se déplacer en Afrique subsaharienne pour échanger des connaissances traditionnelles en faveur du développement durable.

Quel est l’élément qui vous a le plus marquée jusqu’à présent dans votre carrière? Est-ce qu’il y a un moment, un projet ou un succès dont vous êtes particulièrement fière?

Ce n’est pas facile de ne penser qu’à une seule chose dont je serais fière au cours de toute ma carrière. Aucune de mes réalisations n’a vu le jour uniquement grâce à moi. En plus de travailler avec une équipe exceptionnelle, il y a tellement d’autres personnes qui me soutiennent en dehors du bureau : ma famille, mes ami·e·s, des collaborateurs et collaboratrices et des mentor·e·s. Travailler quotidiennement avec des gens qui sont passionnés et motivés par la recherche de changement positif est un avantage constant, que ce soit dans le cadre de mon emploi à la YWCA autant que dans mon poste de bénévole ou dans les autres communautés dont je fais partie. Lorsque l’on travaille pour apporter des changements systémiques, il peut être difficile de reconnaître les réussites, car il y reste toujours du travail, mais pouvoir se reposer sur une équipe avec qui l’on peut établir une stratégie et construire une communauté constitue en soi une réussite. Peut-être que dans 10 ans j’aurai une meilleure réponse à vous offrir, mais pour l’instant je suis heureuse de continuer à grandir et à apprendre!

Anum Khan - Clogged Systems and the Art of Unclogging Them

This month, we caught up with Anum Khan, the current Water for the World Lead at EWB’s Toronto Professional Chapter. With a background in Civil Engineering, Anum is a passionate and engaged individual who keeps busy with Master’s research in the environmental field, volunteering with UNICEF and EWB, and galvanizing students to apply for the international project funds that are available to them on the Ryerson campus.

The MASc student, who had her beginnings with EWB at the Ryerson student Chapter in 2014, surprised herself by making the decision to extend her studies after being inspired by her research supervisor and professor. She was reassured of the importance of her research and the fact that it had the potential to make a tangible difference. And what exactly was this research? Through testing products that claim to break apart in sewage systems, Anum found that a number of them actually end up being false claims, meaning that the old pipe systems in cities such as Toronto end up being at a greater risk of clogging. Among other things, she is looking into the possibility of developing a sensor or camera that can be put into sewage systems to detect hot spots for clogs and blockages.

The decision couldn’t have been a better one - the work done by Anum, her fellow Master’s research colleague, and her professor has now been picked up by a number of news outlets, including the Toronto Star, CBC, and CTV, among others. Their work has also garnered interest amongst some organizations and associations, like Friends of the Earth Canada, requesting that her team test their products against an international ‘flushability’ specification. With this sort of momentum, Ryerson is working towards developing a third party testing facility, which would be the first of its kind in North America! Needless to say, it isn’t hard to see why her team’s work was selected as one of Canada’s Ten Innovation Achievements this year.

Anum’s interest in water and sanitation isn’t limited to the pipes of old, established cities. She is most inspired by SDGs number 1 - No Poverty, 2 - Zero Hunger, and 6 - Clean Water & Sanitation, because they are basic necessities for survival, and she believes that they are very achievable for governments if enough people become aware of these issues and raise their voices. Today, she champions education around these issues with youth in the Greater Toronto Area through the Toronto Professional Chapter’s instalment of the Water for the World program. Managing a team of six team leads, Anum believes that there is power in getting youth in Canada to become aware of issues that are happening beyond their immediate lived experiences.

Ultimately, she hopes to bring her work abroad after being inspired by an entrepreneur she met during her 4th year capstone showcase during her Bachelor program. Through his personal story about setting up a well building and water sanitation project, she realized that doing sustainable, meaningful development work is possible with an engineering skill set. In April, she will be heading over to Finland with the Water Policy & Governance Group on a grant to do a comparative study on how water is governed in Finland in comparison to Toronto. She believes that this kind of research, alongside the use of powerful visuals (think sea turtle and straws photo) that help to remind people of the interconnectivity and consequences of their actions abroad.

Anum Khan – L’art de débloquer les systèmes

Ce mois-ci, nous avons discuté avec Anum Khan, l’actuelle responsable de Water for the World à la section professionnelle torontoise d’ISF. Avec une formation en génie civil, Anum est une personne passionnée et engagée qui fait sa recherche de maîtrise dans le domaine de l’environnement, effectuant du bénévolat pour UNICEF et ISF et qui encourage les étudiant·e·s du campus de l’Université Ryerson à présenter une demande de financement qui est à leur disposition pour des projets internationaux.

Cette étudiante à la maîtrise en science appliquée, qui s’est jointe à la section étudiante de Ryerson en 2014, s’est surprise à prendre la décision de prolonger ses études après avoir été inspirée par son superviseur de recherche et son professeur. Elle a été rassurée de l’importance de ses recherches et du fait qu’elles avaient le potentiel de changer les choses de façon tangible. Quelle était exactement cette recherche? En testant des produits prétendument biodégradables dans les réseaux d’égouts, Anum a constaté qu’un certain nombre d’entre eux ne se dégradent pas vraiment, ce qui signifie que les vieux réseaux de conduites dans des villes comme Toronto risquent davantage de se bloquer. Entre autres idées, elle étudie la possibilité de mettre au point un capteur ou une caméra qui pourrait être placé dans les systèmes d’égouts afin de détecter les zones sensibles aux blocages.

La décision n’aurait pu être meilleure. Le travail effectué par Anum, son collègue de recherche à la maîtrise et son professeur a été repris par un certain nombre de médias, dont le Toronto Star, la CBC et CTV. Leurs travaux ont également suscité l’intérêt de certaines organisations et associations, comme Les Ami(e)s de la Terre, qui ont demandé à son équipe de tester leurs produits en fonction d’une spécification internationale de « biodégradabilité ». Avec cette lancée, l’Université Ryerson travaille à la mise sur pied d’une installation d’essai indépendante, qui serait la première du genre en Amérique du Nord! Il va sans dire qu’il n’est pas difficile de comprendre pourquoi le travail de son équipe a été choisi comme l’une des dix réalisations canadiennes en matière d’innovation cette année.

L’intérêt d’Anum pour l’eau et l’assainissement ne se limite pas à la vieille tuyauterie des villes établies. Elle est surtout inspirée par 3 des ODD de l’ONU : ODD 1 - Pas de pauvreté; ODD 2 - Faim Zéro; et ODD 6 - Eau propre et assainissement, parce que ce sont des nécessités de base pour la survie, et elle croit qu’elles sont tout à fait réalisables par les gouvernements si suffisamment de personnes prennent conscience de ces questions et font entendre leur voix. Aujourd’hui, elle se fait la marraine de l’éducation sur ces questions auprès des jeunes de la région du Grand Toronto dans le cadre du volet Water for the world de la section professionnelle de Toronto. À la tête d’une équipe de six responsables, Anum croit qu’il est possible d’amener les jeunes du Canada à prendre conscience des problèmes qui se posent au-delà de leurs expériences vécues.

Inspirée par un entrepreneur rencontré durant l’évènement Capstone de sa quatrième année au baccalauréat, elle espère pouvoir poursuive son travail à l’étranger. Grâce à l’histoire personnelle de cet entrepreneur sur la mise en place d’un projet de construction de puits et d’assainissement de l’eau, elle a réalisé qu’un travail de développement durable significatif est réalisable avec des compétences en ingénierie. En avril, elle se rendra en Finlande avec le Water Policy & Governance Group grâce à une subvention, afin de mener une étude comparative sur la façon dont l’eau est régie en Finlande et à Toronto. Elle croit que ce type de recherches, parallèlement à l’utilisation de visuels puissants (dans le genre photo de tortue de mer et pailles de plastique), aide à sensibiliser les gens au phénomène de l’interconnectivité et aux conséquences qu’engendrent leurs actions à l’étranger.

Mwansa Chalo - Making Social Impact Through a For-Profit Venture

Meet Mwansa Chalo. Chalo, who was a member of this year’s Kumvana Fellow cohort, is currently based in Lusaka, Zambia, where he leads Spotless Africa alongside his co-founder, Kabwela. The for-profit company operates across five Zambian towns, serving 100 clients and cleaning more than 600,000 sq. metres of glass over the past three years. The pair hope to expand operations to a pan-African level, reaching most countries on the continent within the next ten years. By providing young and low-income Africans access to sustainable jobs with competitive salaries, the company holds on to a core commitment to having social impact.

As a first-generation entrepreneur, Chalo is very consistent with his belief in finding African solutions to African problems. Self-identifying as an “impatient optimist,'' the biggest challenge that Chalo and his team have faced to date is figuring out how to scale the business and create impact quickly. To illustrate the value for an end-user, Chalo cited the impact their services have had for one of their cleaners, Jane Mwape. The mother of four made $150 through their platform last month, ringing in five times the industry average and her highest monthly income, ever.

The company’s Spotless Shared Value model champions a deliberate recruitment process that seeks to employ staff from the most economically marginalized families, where most staff are making earnings to support seven or more dependents. This, Chalo reasons, can truly create systemic change because it can have a significant trickle-down effect in the fight against hunger and poverty in Africa as families are economically empowered. With the help of technological tools, especially, the company has the potential to expand its reach, piloting a new on-demand platform that can be used by homeowners to book cleaning services.

For Chalo, the Kumvana Fellowship was an opportunity to grapple with new frameworks and models of thought to apply systems change leadership to his every day work. Upon returning from his visit to Canada, he started implementing social and environmental projects at his company, switching to more eco-friendly products and reducing paper usage. The Fellowship also helped Chalo and his team to be more concrete about the impact they would like to create in their communities, helping them with the roll out of a framework for measuring and evaluating impact.

When asked what advice he had for young Canadians and Africans looking to start their own businesses, Chalo was very direct:

Just start. Do not overthink it. Do not over-plan - just start. However scrappy, disorganised or incomplete - just start. You only learn how to run a business by actually running a business. Take a chance at yourself and start. A thousand people's lives may be attached to that dream you keep holding back. It is tough, but take a leap of faith and, as someone said, "what is the point of having wings if you do not have the courage to fly?". Start!”

Mwansa Chalo– L’impact social grâce à une entreprise à but lucratif

Voici Mwansa Chalo. Mwansa, qui a été l’un des bénévoles de la cohorte 2019 du programme Kumvana, se trouve actuellement à Lukasa en Zambie, où il dirige Spotless Africa (L’Afrique sans taches) avec son cofondateur, Kabwela. La compagnie fait affaire dans cinq villes de la Zambie où elle sert 100 clients et a lavé plus de 600 000 m² de vitres au cours des trois dernières années. Le duo espère étendre ses opérations à toute l’Afrique et être actif dans la plupart des pays d’ici 10 ans. En offrant aux jeunes Africain·ne·s un emploi durable et un salaire concurrentiel, la compagnie respecte son engagement principal d’avoir un impact social.

En tant qu’entrepreneur de première génération, Mwansa tient mordicus à trouver des solutions africaines aux problèmes africains. Il s’identifie comme un « optimiste impatient », et le plus grand défi que son équipe et lui ont affronté jusqu’à maintenant a été de trouver comment prendre de l’expansion tout en ayant une incidence rapide. Pour donner une idée de la valeur de ses services auprès de l’utilisateur, il a parlé de Jane Mwape, une de ses employées. Cette mère de quatre enfants a gagné 150 $ le mois dernier à l’aide de leur plateforme, empochant cinq fois la moyenne de l’industrie et son meilleur revenu mensuel à vie.

Le modèle Valeur partagée sans taches de la compagnie met de l’avant un processus de recrutement qui vise intentionnellement à embaucher des gens des familles les moins bien nanties, qui pour la plupart doivent soutenir sept personnes et plus. Cette façon de faire, selon Mwansa, peut réellement mener à un changement systémique par son effet de retombée positive qui aide à combattre la famine et la pauvreté en Afrique, puisque les familles atteignent l’autonomie financière. Grâce aux outils technologiques, entre autres, la compagnie a le potentiel d’étendre sa portée, en gérant sa nouvelle plateforme d’accès à la demande qui permet aux propriétaires de résidence de réserver les services de nettoyage.

Pour Mwansa, le programme Kumvana a été une occasion de manier de nouveaux schémas et modèles de pensée afin d’exercer un leadership en changement systémique dans son travail quotidien. À son retour au Canada, il a commencé à implanter des projets sociaux et environnementaux dans sa compagnie, en recourant à des produits plus écologiques et en réduisant l’utilisation du papier. Le stage les a aussi aidés, son équipe et lui, à être plus concrets et solides envers l’incidence qu’ils aimeraient avoir auprès de leur communauté, en les aidant à déployer des outils de mesure et d’évaluation de leur incidence.

Lorsqu’on lui a demandé quel conseil il donnerait aux jeunes Canadien·ne·s et Africain·ne·s qui désirent se lancer en affaires, Mwansa a été très franc :

« Allez-y, tout simplement. N’y réfléchissez pas trop. Ne planifiez pas trop — foncez. Peu importe que vous soyez mal préparé, désorganisé ou imparfait, allez-y. Il n’y a pas meilleure façon d’apprendre à gérer une entreprise qu’en le faisant réellement. Faites-vous confiance et lancez-vous. Peut-être que la vie de mille personnes tient à ce rêve que vous retenez. Ce n’est pas facile, mais sautez dans le vide et, comme quelqu’un a déjà dit : “À quoi bon avoir des ailes si vous n’avez pas le courage de voler?” Allez-y! »

Aditya Chaudhuri - How to Stretch the Magic of EWB into the "Real World"

Meet Aditya Chaudhuri. The Calgary Professional Chapter President has been a member of EWB since 2012, and currently works as a Parts Analyst, EIT, with Siemens. With an EWB tenure that includes a Junior Fellowship, Kumvana Fellow-hosting, and a countless number of conference, Leadership Day, and Day of Action appearances, he says that systems change fits into his day-to-day work “all the time”. There are always problems to solve, and root cause analysis and human-centered design both help you to look at the core of things.

After taking a little break from EWB chapter involvement after graduating, he realized how much he missed participating in EWB things, and reasoned there’s even more potential for an impact in the working world because his stakeholder group was exponentially bigger than it was on campus. When building up the Calgary Professional Chapter, he realized there is a huge demographic out there of working people who still want to make an impact but don’t know how to anymore.

Adi’s human-centered approach to recruitment has lent itself to the development of a diverse chapter membership. By targeting passionate people and realizing that passionate people exist at every age, he has managed to rally leaders ranging from under 10 to over 40, covering portfolio bases such as a parents’ club, National Fair Trade Conference, and advocating with MPs. The secret is to design commitments around realistic expectations.

On a personal level, Adi’s style of activism has become a lot more “real” since graduating because of all of the real-world factors that weigh in. He has become a lot more pragmatic and is better able to realize when things will work, and when they won’t. When asked what piece of advice he would give to someone hoping to start up their own professional chapter, he had this to say:

Have faith. Have patience. Be realistic. You’re in the real world now, so things aren’t going to go according to plan. But trust that you’re setting out with this amazing plan, finding passionate people, and keep your eye on that plan. Use a human-centered design approach - realize that this is a passion-driven cause, and what’s driving you is passion as well.

Aditya Chaudhuri – Comment transposer la magie d’ISF dans la « Vraie vie »

Voici Aditya Chaudhuri. Le président de la section professionnelle de Calgary est membre d’ISF depuis 2012 et travaille actuellement comme analyste des pièces, ingénieur stagiaire, chez Siemens. Fort d’un mandat au sein d’ISF qui comprend un stage à court terme, un stage Kumvana et un nombre incalculable de congrès, de Journées du leadership et de Journées d’action, il affirme que le changement systémique a « toujours » sa place dans son travail quotidien. Il y a toujours des problèmes à résoudre, mais l’analyse des causes fondamentales et la conception centrée sur l’humain aident à examiner les choses en profondeur.

Après avoir brièvement quitté ISF, à la suite de l’obtention de son diplôme, il a réalisé à quel point sa participation aux activités d’ISF lui manquait. Il s’est rendu compte que le potentiel d’impact dans le monde du travail est énorme parce que son groupe d’intervenant·e·s était exponentiellement plus grand que lorsqu’il était sur le campus. Lorsqu’il a créé la section professionnelle de Calgary, il a constaté qu’il y avait un énorme bassin de travailleurs et travailleuses qui voulaient encore avoir une incidence, mais qui ne savaient plus comment le faire.

L’approche centrée sur l’être humain d’Adi en matière de recrutement s’est prêtée à la création d’une section diversifiée. En ciblant des gens passionnés et en réalisant que cette passion n’a pas d’âge, il a réussi à rallier des leaders âgé·e·s de moins de 10 ans et de plus de 40 ans, agissant dans différents milieux tels que des associations de parents, le Congrès national du commerce équitable et militant auprès des député·e·s. La clé est de formuler des engagements en fonction d’attentes réalistes.

Sur le plan personnel, le style d’activisme d’Adi est devenu beaucoup plus « vrai » depuis l’obtention de son diplôme en raison de tous les facteurs de la « vraie vie » qui entrent en ligne de compte. Il est devenu beaucoup plus pragmatique et il est mieux en mesure de savoir quand les choses vont fonctionner et quand elles ne fonctionneront pas. Lorsqu’on lui a demandé quel conseil il donnerait à quelqu’un qui espère lancer sa propre section professionnelle, il a répondu ceci :

« Ayez confiance. Faites preuve de patience. Soyez réaliste. Vous êtes dans la vraie vie maintenant, alors les choses ne se dérouleront pas comme prévu, mais croyez que vous mettez en branle un plan incroyable, que vous trouvez des gens passionnés et restez concentré·e sur ce plan. Réalisez qu’il s’agit d’une cause guidée par la passion et que c’est aussi la passion qui vous motive