Recherche - Laboratoire APILAB

© David Enon

LABORATOIRE DE RECHERCHE APILAB

La recherche à l’ESA Réunion est structurée par APILAB, le laboratoire Arts, Paysages, Insularités. En adéquation avec les spécificités de notre positionnement géographique, il vise à explorer la complexité des notions de « paysage(s) » et « insularité » dans leurs dimensions conceptuelles, scientifiques et artistiques. Ce sont des terrains d’étude et d’expérimentation multiples pour les artistes et les chercheurs de toute obédience.

Le laboratoire APILAB est constitué de l’équipe enseignante de l’ESA Réunion, ainsi que des étudiants de second cycle. Le rattachement au laboratoire fait l’objet d’une demande écrite motivée de la part des candidats. Ces demandes sont adressées au Bureau de la Recherche (BDR), composé du responsable de la recherche, de la directrice et des porteurs d’axe. Il a pour mission d’impulser et organiser la recherche ainsi que la diffuser.

AXES DE RECHERCHE

Les problématiques de recherche de l'ESA Réunion se déclinent selon trois axes principaux :

Paysage

La phénoménologie est une science sensible du vécu, ici d’un objet – l’île – qui se donne à vivre comme théâtre des représentations. L’île est hyle en contact, chair à chair, avec l’esprit et la main des hommes. Cette ligne de recherche se voue à ses manifestations sensibles, à ses formes et à ses paysages. Une attention particulière est portée à toute notion ou manœuvre permettant de dévoiler sans clichés les phénomènes liés aux insularités réelles, métaphoriques, (géo)poétiques ou conceptuelles.

Il s’agit d’explorer, à travers la production des images, notamment le cinéma, les notions esthétiques de l’île, puis celles de ses spécificités géologiques, végétales et atmosphériques, criminologiques, politiques et artistiques. La forme de fiction ainsi que celle du documentaire mènent aux enjeux de la temporalité et du rythme qui permettent de comprendre les liens au champ des arts visuels, en s'imprégnant des esthétiques particulières.

À partir du cinéma, de l’art contemporain et d’apports littéraires et scientifiques, cet axe ouvre le débat sur lescon questions du paysage, des mythes et contes, du fragment, de la couleur, ainsi qu’à la musique en tant que construction immatérielle d’espace et du temps.

Paysage, patrimoine

La modification du paysage due au développement économique de La Réunion est trop souvent opposée à l’identité régionale, l’admiration du passé, l’authenticité d’un folklore affirmant sa différence.

Du paysage originel d’une île inhabitée, l’axe de recherche «paysage/patrimoine» travaille sur les transformations apportées par une culture importée, à la reconnaissance de la valeur artistique et esthétique des propositions contemporaines dans la réalité de notre appropriation du territoire. La physionomie de notre paysage est aujourd’hui fortement modelée par l’interventionnisme de l’homme. D’un vernaculaire incontrôlé à la maîtrise artistique d’un génie civil d’avant-garde, les créations humaines composent avec un paysage exubérant et hors norme. Les solutions, quelques fois ostentatoires et antinomiques, doivent être étudiées comme autant de propositions de durcification maladroites d’un patrimoine contemporain au cours d’élaboration. Étudier cet étalage hétéroclite de la réalité de notre environnement esthétique constitue l’axe de recherche de «paysage/patrimoine».



Paroles, gestes et territoires

Cet axe aborde la question du document intrinsèquement lié à la pratique du chercheur, tant dans son besoin d’informer sa recherche, de capter et transmettre les connaissances développées par d’autres avant lui, que dans sa capacité à créer de nouveaux documents pour défricher, semble-t-il, des terrains (de réflexion), jusque là, vagues. En s’appuyant sur cet outil traditionnel et essentiel à la recherche scientifique, il s’agit d’explorer les relations entre le document et son appropriation artistique. Des glissements méthodologiques et formels sont opérés en convoquant notamment une diversité de savoirs qu’ils soient institués et donc scientifiques ou vernaculaires et populaires.

Cet axe de recherche s'attache particulièrement à questionner la légitimité des savoirs, des systèmes, des outils et conventions qui régissent nos comportements, nos modes de vie et de pensée, au regard de notre territoire, en variant les points de vue (depuis « l’archipel » : la zone Océan Indien, l’île : : La Réunion, « l’îlot » : l’Ecole Supérieure d’Art).

PROJETS DE RECHERCHE - Quelques exemples

"Mineral Accretion Factory" Projet de David Enon (chercheur associé)

Ce projet de recherche est engagé dans l’école depuis 2016, avec un soutien de la DGCA (ministère de la Culture) en 2019.

"Territoires précaires" Projet de Yasmine Attoumane, Ter'la éditions-ESA / 2021

SÉMINAIRES DE RECHERCHE

Tout au long de l'année, l'ESA organise des séminaires qui viennent alimenter les problématiques de recherche développées à l’ESA au sein de l’unité de recherche APILAB.




Les actions du laboratoire APILAB reçoivent le soutien du Ministère de la Culture à travers une bourse de recherche.