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Sens de l'humour

"Une blague ne peut être expliquée : soit vous la comprenez, soit vous ne la comprenez pas. Si quelqu'un l'explique pour la rendre parfaitement claire, elle ne vous fera pas rire. C'est quand elle vous surprend que le rire se produit, quand il y a un saut, un saut quantique. Vous étiez sur un plan, l'histoire sur un autre. Puis elle prend un tour inattendu que vous n'aviez pas imaginé, et qui lui donne de la beauté. Il vous secoue, il soulage la tension qui était en train de monter. Vous étiez dans le suspense. - "Que va-t-il se passer?" Tout se déroulait normalement. Tout à coup, l'histoire prend un tour extraordinaire.. Le point de chute doit être soudain. Alors la tension accumulée se relâche et vous vous mettez à rire. (...) Une blague ne se comprend pas, elle s'apprécie. Le monde entier est une blague cosmique. Si vous essayez de le comprendre, vous passez à côté... c'est ce qui est arrivé aux philosophes. Ils ont essayé de trouver le fil conducteur. Il n'y a pas de fil conducteur.C'est un pur mystère. Il n'a ni clés ni serrures. Il est accessible si vous êtes ouvert. Mais un mental qui veut comprendre se tend, il n'est plus disponible. N'essayez pas de comprendre la vie. Vivez-la! N'essayez pas de comprendre l'amour. Engagez-vous dans l'amour! Alors vous saurez. Cette connaissance viendra de votre expérience. "
Osho, Un art de vivre et de mourir, Extrait.

Cohérence du site :
Ce texte traite des rapports de l'amour et de l'humour, et des raisons et de la manière dont l'humour peut trouver sa place dans un cheminement spirituel - car toute forme d'humour n'y a évidemment pas sa place. Ainsi de l'humour professionnel. Mais il y a une manière de pratiquer l'humour qui est une façon de rechercher la détente, l'ouverture, de se rendre disponible à la vie et d'éviter la pompe solennelle dont s'emmiellent trop de chercheurs. Le Nouveau Phalanstère existe partout où la légèreté de l'humour parvient à faire oublier la profondeur du sérieux.
Ces pages devraient rester présentes à l'esprit de ceux qui veulent éviter de transformer le projet phalanstérien en ashram new-age - pour éviter ce qu'Osho prophétisant sa propre perte (i.e. les scandales des années 80) appelait : "la vraie soupe". Raison pour laquelle le Nouveau Phalanstère, tel que nous le pensons, doit rester une communauté totalement ouverte sur le monde profane et fondue en lui, sans clôture, diffuse, et pour ainsi dire sans lieu. Je n'ai pas trouvé de meilleure cachette que cette parfaite publicité, pas de meilleur secret que ce parfait anonymat. Le Nouveau Phalanstere comme art de vivre postmoderne n'est pas seulement de tous les temps, il est aussi de tous lieux, mais sur un mode décalé, toutefois suffisamment intégré pour ne pas attirer les regards, suffisamment conformiste pour passer inaperçus, d'un convenable assez rassurant pour préserver par devers soi l'essentiel d'une exultante liberté. A-topique, plutôt qu'utopique. Sans lieu, la lberté ? Pas exactement. Disons et redisons-le bien : a-topos, sans lieu assignable.

Bibliographie

Osho, Un art de vivre et de mourir (1978), Ed le Relié, Coll Spiritualités, 2001, extrait des pp. 192-193.

Voir aussi l'article Osho sur Wikipédia, notamment les parties biographie et controverses : http://fr.wikipedia.org/wiki/Osho
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