Prépa Bac‎ > ‎

Histoire

Définition 
L'histoire renvoie a trois idées très différentes : 
1. ce qui s'est passé, un enchaînement de faits (ex : mon histoire, c'est ce que j'ai vécu)
2. un discours tenu sur ce qui s'est passé (ex : l'histoire comme discipline étudiée par les historiens)
3. une narration qui peut être fictive (ex : raconter des histoires, des sornettes, des mythes, etc.)

Problème 1 :
Le problème de l'histoire croise celui de la vérité en Grèce avec Hérodote et Thucydide au Ve siècle a.n.e. - qui inventent la science historique pour démêler parmi les récits rapportant les faits de guerre, ceux qu'on pouvait accepter comme vrais et qui étaient suspects ou faux. 
Car nous ne rapportons pas toujours exactement le passé (pourquoi?), nous l'interprétons - et il faut distinguer les interprétations fidèles ou vraies et les fausses. 

Problème 2 : 
Il y a des histoires fictives qui néanmoins ne sont pas des mensonges. On les appelle des mythes. Homère et les poètes grecs les ont écrits ou retranscrits. C'est contre eux, ou pour se démarquer d'eux qu'Hérodote et Thucydide ont inventé l'histoire, mais les mythes ne sont pas de vulgaires histoires. Platon lui-même rapportent des mythes et en a inventé (ex : le mythe de l'Atlantide) car il considérait que le mythe contient une vérité supérieure, qu'il invoque quand les efforts de l'analyse rationnelle lui semblent impuissants à rendre compte de la profondeur d'une question. Il va même jusqu'à dire que les mythes "peuvent nous sauver si nous leur accordons foi". Le mythe est l'histoire telle que la racontent les religions, pour nous mettre en relation avec une réalité supérieure que la raison humaine ne peut saisir. On peut donc insister ici sur l'opposition raison vs. foi, ou raison vs. imagination.
La notion d'histoire est donc l'occasion de remettre en question le sens péjoratif du mythe qui est largement devenu synonyme de mensonge. 

Problème 3 : 
Quant à la définition de l'histoire comme enchainement de faits, elle pose le problème du sens ou du non-sens, c'est-à-dire de la logique à l'ordre sous-jacent aux événements. Faut-il ne voir dans l'enchainement de ces faits qu'une succession de hasards aveugles ou y-a-t-il sous l'apparent chaos des guerres et du déchainement des passions humaines, une logique, l'orientation d'une intention, un sens? 
C'est l'occasion de préciser le sens des termes 1. Hasard : survenu aléatoire d'un événement, sans règle fixée d'avance, comme dans les représentations épicurienne ou athée de l'histoire, 2. Fatalité : logique supérieure qui plie ou brise les individus, comme dans les Tragédies grecques (Ex : Oedipe) ; 3.Providence : plan divin qui organise l'histoire, comme dans les monothésimes (ex : Bible).




Comments