Pranisme et gratuité

Le 02/05/2017, Réponse à un post FB Gabriel Lesquoy au sujet de la gratuité des stages de nourriture pranique, audible à l'adresse suivante : https://www.youtube.com/watch?v=qKmtORbQRf0
Une réponse en guise de question, ou l'inverse - qui pourrait valoir pour tout type de stage à vocation/prétention spirituelle : Oui, c'est un sujet sensible. L'analyse de la théorie de l'argent facilitateur de lien qui doit circuler fait tout de même réfléchir, me semble à compléter : l'argent est-il vraiment une énergie neutre?... Je témoigne pour ma part d'un problème récurent observé dans les milieux les plus spirituels (sans parler du luxe caricatural du Vatican ou de certains temples même bouddhistes - ou les retraites praniques - mais ayons la pudeur de ne pas les nommer trop fort) où l'argent est le moyen de reconnaissance que le guide/thérapeute exige (égotiquement?) en compensation de la carrière à laquelle il renonce dans la société d'où il vient...Croire que le monde pranique en serait à l'abri et pourrait se contenter de renvoyer les semeurs de doute à l'autoanalyse est peut-être un peu court?... L'examen du pitoyable décalage qu'il peut y avoir entre les discours (pronant le détachement) et la réalité du quotidien peut nous éclairer... Gabriel, tu as déjà su déflorer certains préjugés du monde pranique (je pense par exemple à la très discutable distinction jeûne/nourriture pranique), pourquoi ne pas continuer avec la même liberté?... C'est un problème qui n'échappe à personne, sauf en général à l'organisateur de stage qui revendique un prix (qu'il confond avec la valeur) de ce qu'il enseigne. Saint François, Jésus, Socrate (particulièrement réputé pour son mépris de l'argent) ont-ils confondu l'argent et la valeur de leur témoignage? Gabriel, est-ce parce qu'ils étaient "français" (pour reprendre ton argument du "français" pour lequel l'argent "tabou" ne sent pas bon)? Je propose donc de prendre le prix moyen des stages et de le diviser par deux.
Biensûr, on n'est pas obligé de viser ce niveau là, mais du coup, c'est la valeur de ce qu'on enseigne qui interrogerait - du moins, ça M'interroge - surtout quand on sait que nul ne peut transmettre la "technique" qui permet de devenir pranique... Quand on sait que les progrès tiennent à la persévérance, on pourrait diviser encore ce prix par deux, n'est-ce pas? et pourquoi pas offrir tous les stages, gratuits, aux les jeûneurs ou praniques qui font un troisième séjour... car cette persévérance n'est-elle pas la vraie plus-value du cheminement? Confucius acceptait tout salaire symbolique (dans ses Entretiens, il est question d'accepter un "bout de viande séchée") et Socrate était fier de ne pas faire payer les questions que lui dictait sa docte ignorance : entre le presque-rien et le rien du tout, voilà où se situait pour eux la valeur économique de ce qu'ils partageaient.
Un exemple difficile à mettre en pratique tant que notre besoin de reconnaissance n'est pas satisfait.
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