DD : Climatoscepticisme

Climatoscepticisme

Le climatoscepticisme renvoie à l'ensemble des discours scientifiques qui mettent en question le degré de certitude des arguments en faveur du réchauffement climatique. C'est un discours critique à l'égard du positivisme écologique orthodoxe (catastrophiste).

Il souligne la sous-évaluation des incertitudes des thèses de la doxa scientifique portée par le GIEC (IPCC) et s'inquiète des conséquences sociales des discours dominants de la science qui pourraient bien malgré eux se trouver pris au piège d'un certain dogmatisme. Ce type de discours doit être mis en relation avec une réflexion sur l'indépendance de la recherche scientifique et la réhabilitation des sciences humaines (réflexion philosophique sur les rapports science-politique).

Ses principaux arguments consistent à minimiser l'importance du CO2 comme cause du Réchauffement (l'augmentation des concentrations de CO2 dans l'atmosphère serait plutôt pour eux un effet de ce réchauffement), à souligner l'importance de l'activité solaire et des nuages (qui aurait été sous-évaluée par le GIEC). Ils font porter le soupçon sur la constitution de l'équipe des 2500 spécialistes du GIEC (qui seraient loin d'être tous des climatologues!) et sur la nature des relations politiques entre le GIEC et l'ONU, voire sur les intérêts économiques qui lient le catastrophisme écologique au sort de certains capitaines d'industrie, dont le célèbre Maurice Strong (Club de Rome, Sommet de la Terre, Charte de la Terre).

Tandis que les catastrophistes (GIEC) reprochent aux climatosceptiques leur conservatisme irresponsable, les climatosceptiques reprochent aux catastrophistes leur partialité, leur malhonnêteté scientifique et une certaine dérive vers l'activisme politique.

Le climatoscepticisme se distingue du polémisme écologique (représenté en France par C. Allègre) par ses méthodes scientifiques, critiques, et son style distancé.

Nous avons choisi de rapporter ici les propos d'un géologue-géophysicien français :

- Vincent Courtillot, membre de l'Académie des Sciences.

Mais il convient également de citer :

- Tim Ball, pr de climatologie à l'Université de Winnipeg

- Nir Shaviv, Institut de physique de l'Université hébraïque de Jérusalem

- Ian Clark, pr au Dpt des Sciences de la Terre de l'Université d'Ottawa

- Pers Corbyn, métérologue de "Weather Action" rendu célèbre pour ses travaux sur l'activité solaire

- John Christy, auteur de rapport pour le GIEC, puis démissionnaire

- Philipp Stott, pr honoraire de géographie de l'Université de Londres

- Paul Reiter, ancien membre du GIEC, membre de l'Institut Pasteur

- Richard Lindzen, GIEC et MIT (Université du Massachussetts)

- Patrick Moore, cofondateur de Greenpeace

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