Préparation et soutenance des mémoires

Guide à l’intention des étudiants de

l’Ecole polytechnique des Ingénieurs préparant le mémoire de fin d’études

 

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Le présent guide rassemble des observations, recommandations et prescriptions, à l’intention des étudiants de l’Ecole polytechnique des Ingénieurs. Il sera précisé en tant que de besoin par note de service du directeur de l’Ecole.

 

1. Consistance, étapes et conditions de préparation du mémoire en rapport avec le Projet de fin d’études (PFE)

La préparation du mémoire, qui s'inscrit dans le cadre du projet de fin d’études, est un travail de recherche et de réflexion, mené sous la responsabilité du directeur du projet. Elle représente généralement le premier exercice de ce type et de cette importance effectué par les étudiants, qui doivent être conscients du fait que, pour le mener à bonne fin, il leur faudra lui consacrer beaucoup de temps.

Cette préparation repose sur l’accord librement conclu, sous l’égide du directeur du programme d’études, entre l’étudiant et le directeur du projet. Celui-ci, qui encadrera l’apprenant tout au long de son travail, doit être un enseignant de rang magistral ou un maître-assistant titulaire du doctorat, membre de l’encadrement permanent de l’Université.

Le travail passe par plusieurs étapes, distinguées ici pour les besoins de l’exposé, mais dont certaines peuvent être en fait plus ou moins concomitantes :

- le choix et la validation du sujet ;

- la recherche bibliographique ;

- l’élaboration du plan de recherche ;

- la conduite de la recherche ;

- la rédaction ;

- la pré-soutenance ;

- la soutenance.

 

1.1. Le choix et la validation du sujet de mémoire

Les sujets envisageables sont nombreux. Ils peuvent en effet porter sur toutes les questions en rapport avec les études dont le projet de fin d’études constitue l’aboutissement, étant entendu qu’il est souvent opportun de privilégier celles ayant un caractère novateur et/ou liées à l’actualité.

Le sujet peut être proposé par l’étudiant en concertation avec l’enseignant pressenti pour diriger la recherche, ou par l’Ecole. Il fait l’objet d’une procédure de validation : après accord du Comité de projet, il doit être approuvé par la Direction de l’Ecole (cf. infra).

Le mémoire devant constituer un travail original, de nature à faire progresser les connaissances, il appartient au candidat, au directeur du PFE et aux autorités compétentes, de s’assurer que le sujet n’a pas été déjà traité (ou qu’un sujet voisin ne l’a pas été) au cours des dix dernières années. Le plagiat constitue une faute passible de sanctions disciplinaires et pénales.

Le sujet choisi doit être d’ampleur limitée : certains candidats ont souvent tendance à proposer des sujets trop vastes, ce qui les rend évidemment difficiles à traiter en un temps raisonnable (et en un nombre restreint de pages), par un auteur dont c’est généralement la première expérience significative de recherche et d’écriture. Il appartient au Comité de projet de se montrer vigilant à cet égard.

Avant de décider du choix d’un sujet, l’étudiant devra se faire une idée suffisamment précise de la problématique à laquelle il renvoie, des objectifs poursuivis, de la méthodologie à mettre en œuvre et des résultats espérés. Il sera ainsi à même de formuler le titre du mémoire, lequel doit, autant que faire se peut, être concis mais explicite.

 

1.2. La recherche bibliographique 

Avant d’entamer sa recherche, le candidat doit s’informer aussi précisément que possible sur les travaux antérieurs (ouvrages, articles, communications à des congrès ou colloques, thèses, mémoires…) dont le sujet ou le thème envisagé a fait l’objet. C’est au vu de ceux-ci, qu’il pourra juger :

- de l’originalité et de la pertinence du travail projeté,

- mais aussi de la possibilité de le conduire à bonne fin, tant il est difficile à un jeune chercheur de faire œuvre de pionnier.

Les références doivent être mentionnées dans le corps du texte (lorsque telle ou telle question est abordée) ; elles doivent être reprises dans la bibliographie à fournir en fin de mémoire, bibliographie dont les principaux éléments doivent également figurer dans la notice déposée en vue de la validation du sujet (cf. infra). Cette bibliographie doit être présentée de manière structurée : articles, communications à des congrès ou colloques, ouvrages, thèses, mémoires ou travaux antérieurs... Le candidat doit veiller à ce qu’elle soit actualisée.

Les références citées doivent concerner directement le sujet ; les renvois à des ouvrages, mémentos ou traités très généraux sont à proscrire. Les articles cités doivent être extraits de revues à caractère scientifique et/ou professionnel. Les adresses de sites Internet ne sont à mentionner que si elles concernent des sites consacrés de manière spécifique au sujet traité ; les adresses de sites usuels sont à bannir.

Les références doivent être citées de façon normalisée tout au long du travail.

 

1.3. L’élaboration du plan du mémoire

Un plan n’est pas une liste d’idées ou de points à traiter. C’est une construction minutieuse, qui ne peut être réalisée dans la précipitation mais qui, au contraire, nécessite du temps pour revoir et améliorer progressivement le travail : pour chaque partie, chapitre, section ou paragraphe, une réflexion est à mener pour fixer les principales idées et s’assurer de la logique et de la cohérence du découpage retenu.

La confection du plan représente une part importante de l’ensemble de l’effort à fournir parle candidat. Elle lui donne l’occasion de vérifier que le sujet envisagé est bien « traitable » en un délai raisonnable. Il est donc normal de lui consacrer un temps important avant de soumettre le sujet à la validation.

Les mémoires sont généralement organisées de la façon suivante :

- Au début du travail, l’introduction vise, d’une part, à situer le sujet, à dégager sa pertinence et son originalité et, d’autre part, à présenter les intentions de l’auteur et les parties qui composeront le mémoire (et donc le plan qui sera suivi).

- Le corps du mémoire est constitué de deux (ou trois) parties (voire davantage), elles-mêmes divisées en deux ou trois chapitres : les parties ont un contenu bien distinct et aboutissent chacune à une conclusion partielle, qui est surtout un résumé de celui-ci. Il est fréquent que la première partie soit théorique ou porte sur l’« état de l’art » et les travaux antérieurs sur le sujet, et que la deuxième partie présente les expériences, enquêtes ou études statistiques réalisées par l’auteur, ainsi que les résultats qu’elles ont permis d’obtenir.

- En fin du travail, la conclusion doit proposer un résumé des conclusions partielles mais aussi une ouverture, débouchant sur des propositions ou prolongements possibles de la recherche.

 

1.4. La conduite de la recherche

Une fois le sujet validé, le candidat peut s’engager dans son travail. Il prendra connaissance des travaux antérieurs, il précisera le champ et l’objet de recherche (« ce qu’il veut montrer »), formulera, s’il y a lieu, des hypothèses, proposera une méthodologie, notamment pour effectuer les « opérations de terrain » (expériences en laboratoire, enquêtes, études statistiques…).

Il rencontre périodiquement le directeur de projet, pour lui rendre compte des travaux effectués et recueillir ses observations et conseils.

1.5. La rédaction

La rédaction du mémoire constitue un travail important. Il est conseillé aux candidats de ne pas attendre l’achèvement de la recherche pour l’entreprendre, mais de procéder par étapes et de le commencer dès que suffisamment d’informations jugées pertinentes ont été réunies. Il n’est pas en particulier nécessaire d’avoir terminé les « opérations de terrain » pour écrire la partie relative à l’« état de l’art ». Grâce aux facilités de l’informatique, le candidat pourra reprendre le texte initial autant de fois qu’il l’estimera souhaitable, en vue d’assurer la cohérence d’ensemble du document.

S’agissant de la forme, les candidats veilleront particulièrement tout au long de leur travail à l’orthographe, à la grammaire et au style. Leur attention est également attirée sur le fait que, dans le cadre de la rédaction d’un mémoire, ils doivent mentionner les emprunts à des auteurs ou textes auxquels ils se livrent, en faisant référence avec précision à la source citée ou reprise. Dans le cas contraire, ils se rendraient coupables de plagiat.

1.6. La soutenance

Lorsque la rédaction du travail est achevée, le candidat doit le présenter et le soutenir (le défendre) en deux étapes (pré-soutenance et soutenance), dans les conditions et selon les modalités définies infra (cf. point 2, Règles et procédures).

La soutenance a notamment pour but de montrer que le candidat est bien l’auteur du travail et qu’il est en mesure de défendre les idées, méthodes et résultats qui y sont exposés.

2. Règles et procédures

2.1. Validation du sujet

Avant d’entamer son travail, le candidat dépose à la Direction de l’Ecole une demande de validation du sujet qui doit comprendre :

- une notice explicative exposant les raisons du choix du sujet, les objectifs recherchés par le candidat et les possibilités qu’il a de les atteindre ;

- une proposition de plan de recherche ;

- des éléments bibliographiques.

La Direction, sur proposition du Comité de projet, fait connaître par écrit au candidat son acceptation ou son refus motivé.

2.2. Soutenance du mémoire

2.2.1. Dépôt du mémoire et de la note de synthèse

Le candidat dépose son mémoire auprès de la Direction de l’Ecole, sous format électronique et sous format papier (en un nombre d’exemplaires déterminé par celle-ci), quatre semaines au moins avant la date prévue pour la soutenance.

Il joint une note de synthèse (sous format papier et électronique), qui résume en deux ou trois pages le contenu du mémoire. Elle doit être rédigée de sorte que le lecteur puisse se faire une idée précise du travail présenté.

2.2.2. La pré-soutenance

Le directeur du programme d’études organise une pré-soutenance du mémoire. Il fixe la composition du Jury et en désigne le Président, le rapporteur et les membres, au nombre desquels le directeur du projet.

A l’issue de la pré-soutenance, le Jury formule ses critiques, observations et recommandations. Elles sont consignées dans le rapport de pré-soutenance.

2.2.3. Autorisation de soutenance

L’autorisation de soutenance est donnée par la Direction de l’Ecole, après avis des membres du Jury de pré-soutenance, en considération des corrections effectuées par le candidat pour tenir compte des observations et recommandations qui lui ont été faites lors de celle-ci.

2.2.4. Inscription en vue de soutenance

Lorsqu’il a obtenu l’autorisation sollicitée, le candidat s’inscrit en vue de la soutenance. Il s’acquitte, à cette occasion, des frais de soutenance mis à sa charge.

2.2.5. Soutenance

a) Jury de soutenance

Le mémoire est soutenu devant un Jury composé de cinq membres :

- un Président, qui doit être un enseignant de rang magistral du domaine ;

- le rapporteur ;

- deux assesseurs ;

- le directeur du projet de fin d’études.

Le Rectorat, sur proposition de la Direction de l’Ecole, nomme les membres du Jury, qui doivent relever de la spécialité (ou à défaut du domaine : Sciences de l’Ingénieur) sur laquelle porte la recherche. Au moins deux membres du celui-ci (autres que le directeur du projet) doivent être des enseignants de rang magistral.

Tous les membres du Jury ont voix délibérative, à l’exception du directeur du projet, qui a voix consultative.

Les membres du Jury reçoivent chacun un exemplaire du mémoire deux semaines au moins avant la date de soutenance. Une grille d’évaluation est annexée à chaque exemplaire.

 

b) Déroulement de la soutenance et appréciation du travail

La soutenance est publique. Elle dure une heure 30 minutes au plus. Pour commencer, le Président présente le candidat et les membres du Jury ainsi que le sujet du travail.

Le Président donne la parole au candidat pour un exposé de quinze à vingt minutes. Il présente son travail, les objectifs poursuivis, la méthodologie mise œuvre, les principaux résultats et apports sur lesquels celui-ci débouche, ses limites et possibles prolongements.

Les membres du Jury posent ensuite des questions au candidat. Ils veillent à ce que ses réponses occupent la majeure partie du temps de la soutenance.

Au terme de l’épreuve, et hors de la présence du candidat, le Jury procède à l’évaluation du mémoire et de sa défense ;  il attribue trois notes : une pour la présentation écrite et orale, une deuxième pour les résultats obtenus, une troisième pour la défense. Le Jury porte ensuite, sur la feuille d’évaluation, les appréciations générales, la note moyenne de soutenance, et compte tenu du cheminement de l’étudiant (moyenne du cycle), la note moyenne générale (moyenne arithmétique entre la moyenne du cycle et la moyenne de la soutenance), ainsi que la mention obtenus par l’étudiant (cf. barème des mentions en annexe 1).

Le Jury informe le candidat du résultat de ses délibérations ; il lui indique, s’il y lieu, les corrections qu’il devra effectuer avant validation définitive du travail. Il l’invite à remettre le document (le cas échéant, après corrections) sous format électronique et papier à la Direction de l’Ecole (pour le format papier, en nombre d’exemplaires déterminé par celle-ci). Elle autorise ou non le dépôt du mémoire à la bibliothèque universitaire.

Le rapporteur établit le rapport de soutenance, qui est cosigné par tous les membres du Jury.

Le diplôme est délivré ultérieurement par le Service de la Scolarité, à la demande de la Direction de l’Ecole, conformément aux décisions du Jury.

Conakry, le 22 juillet 2016.


Annexe 1 : Barème des mentions

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Les mentions suivantes sont attribuées, conformément à l’échelle ci-après (notation sur 20 points) :

 

            Excellent                                :           15,00 et plus ;

            Très Bien                                :           13,00 à 14,99 ;

            Bien                                      :           11,01 à 12,99,

            Assez Bien                             :           10,00 à 11,00 ;

 

 

Annexe 2 : Proposition de présentation matérielle des mémoires de fin d’études

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Afin d’homogénéiser la présentation des mémoires, il est proposé aux candidats de bien vouloir, d’un point de vue matériel, respecter les consignes de rédaction suivantes :

-  papier format A 4 :

interligne 1,5, avec une marge à gauche d’environ 4cm (soit environ 2000 signes, espaces compris, par page),

  impression recto simple ;

- pages numérotées depuis la première jusqu’à la dernière ;

- sommaire (résumé de la table des matières) en début du mémoire ;

-  table des matières détaillée, paginée et placée enfin de mémoire;

-  tout tableau quelconque avec un titre et de préférence numéroté ;

-  figures numérotées ;

-  notes de bas de page numérotées de 1 à x et non page à page, dactylographiées en caractères plus petits que ceux du texte ;

-  documents auxiliaires de plus d’une page renvoyés en annexe ;

- annexes précédées d’une liste des annexes et numérotées (1, 2,…) ;

- page de couverture mentionnant :

  Université Kofi Annan de Guinée,

Ecole polytechnique d’Ingénieurs,

  NOM – Prénom (pour les femmes  mariées : nom de naissance suivi du nom d’épouse),

Mémoire de fin d’études pour l’obtention du titre d’Ingénieur d’Etat en       – présenté et soutenu le (date),

  TITRE en majuscules pour tous les mots du titre.

..Composition du Jury, avec fonctions des membres.

- résumé du mémoire en quatrième de couverture.


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